Histoire

Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 00:05
L' ÂGE  DU  FER

   À cette époque, les Celtes, venus de l'Europe centrale, se répandent vers l'ouest et fusionnent avec les autochtones. Les Gaulois marquent de leur empreinte les terres qu'ils occupent grâce à cette supériorité indiscutable que leur confère la maîtrise de la technologie du fer.
   Le fer, forgé lentement, s'avère bien plus résistant que le bronze. Il a fallu, pour en arriver là, dominer encore un peu plus le feu et porter la température du foyer à près de 1500°. Le feu va être encore source de progrès car aussi bien dans le domaine des armes (épées, pointes de lances et de flèches, protections du corps) que dans celui des outils (socs de charues, pioches, bêches, houes etc...) la solidité du matériau va permettre d'étendre les capacités de tous ces objets et d'en fabriquer en grande quantité, de manière artisanale, comme le faisaient encore les forgerons il y a moins de 70 ans.
Les Gaulois sont des agriculteurs très avertis et de la moissonneuse au tonneau, peu d'inventions utilitaires vont leur échapper.

L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/minefer.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Minerai de fer très riche Diélette (Manche)  

L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/artisans.gif » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Serpettes et serpes en fer

L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/copie-1-outils.gif » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs. L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/fer.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

Outils et armes forgés en fer



L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/img009-2.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Outils divers

L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/img010-2.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Bêche en fer forgé

L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/img021.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Fourche gallo-romaine

L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/metaux.gif » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
La panoplie du parfait guerrier Celte

Un tour d'horizon succinct sur le Net

Vingt siècles plus tard, (au XIXè siècle) les maîtres des forges remettront à l'honneur ces technologies en les rendant encore plus performantes et en créant une industrie florissante, avec une variante pour alimenter le feu. Le bois se raréfiant, ce fut ensuite le charbon qui fournissait une chaleur plus intense.

Par Merlin - Publié dans : Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 00:04



  L'espace des poètes est celui des premiers hommes qui s'émerveillent devant ce qu'ils découvrent comme le font les enfants si on leur en laisse l'opportunité. L'univers de l'art est celui des esprits qui n'ont pas accepté les conventions ni les diktats. Ces domaines sont et resteront ceux de la liberté de recréer l'environnement sensible avec naïveté et lucidité à la fois. Les premiers mèmes qui ont fait que l'Homme se distinguait une fois pour toutes des autres primates ont été ceux qui lui ont fait comprendre la magie, la poésie et les pouvoirs du feu et du soleil.
   Puis il y a eu le matin des magiciens, avec tout son ésotérisme et ses mystères, juste avant le désenchantement du monde qui commença après l'inquisition.

L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/poesie.gif » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

La poésie
Tapisserie de Jean Lurçat
 (Le chant du monde)


   Aujourd'hui, le matérialisme et le consumérisme sont en mesure de détruire toute poésie autour de nous. Mais le méta-mème de la poésie est encore bien vivant, en dépit du désenchantement du monde.

                            Quelques illustrations de ce dilemme

    Poésie et religion sont les deux volets d'une même aspiration au sublime, au transcendantal et à l'indicible beauté de la Création.

Cela vient à chaque fois en même temps que l’envie de poésie.

Bien sur, je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite.
Au début je prenais l’un pour l’autre :
Cyrano préparait une lettre d’amour et le bellâtre la récitait.

Ainsi j’ai longtemps cru que ma joie venait du poème, de cette irruption du mot en ses plus beaux atours qui suivait plus ou moins proche d’elle, cette tension des peaux – propre à faire venir la clarté –
celle du dos de la main
celle qui tapisse la paroi interne du cœur
ou celle du scribe – cet esclave qui transcrit sur ordre le chant de leur désir et qui, toujours, trahit un peu, tant est grand son appétit de pouvoir –
cette tension que je vivais dans l’impatience, sans comprendre qu’elle était la source de mon plaisir.

Depuis peu je sais qu’il me faut renverser les apparences.

Le poème n’est rien que la trace d’un pas sur le chemin, l’indice d’une présence passée.
Lorsque les mots viennent à s’écouler de ma plume, je sais que « ça » n’est plus là.
L’haleine chaude du monstre a disparu, mes tempes ne sont plus maintenues comme par un mélange d’amitié et de crainte, le châle d’une amante ou les fers de la captivité.

Pourtant il reste un peu de cette présence dans la forme des vers, le déséquilibre harmonieux de certaines consonnes et même dans l’espace qui s’ouvre lorsque le texte se referme.

Mais si peu comparé à cette brûlure qui traverse mon corps juste avant que la plume ne se libère en bavardage mielleux.

Un jour, quand je saurai les paroles dont autant la couleur que le contour n’est que silence, alors je n’aurais plus besoin du poème pour voler.


                                 Luc Comeau-Montasse (Poète et bateleur)

Par Merlin & Le Bateleur - Publié dans : Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /Mai /2008 14:30

Il n'est pas facile de faire de l'histoire au sujet des peuples Celtes car ceux-ci n'ont pas laissé de documents écrits. Leurs connaissances se transmettaient exclusivement oralement. Il nous faut donc, pour essayer de bien comprendre leur manière de vivre, leur civilisation, nous contenter de ce qu'en ont écrit les peuples étrangers qui les côtoyaient, notamment les Grecs et les Romains.

 

Enseignement de l'histoire à l'école primaire

Cette note d'histoire 1/3 est la première d'une série de trois articles dont les deux premiers présenteront des exposés de groupes de cinq élèves présentés aux autres du groupe classe avec l'appui documentaire et méthodologique de l'enseignant préalable à ce travail. Le n° 3/3 sera une sorte de conférence de l'enseignant qui fera la synthèse et les mises au point nécessaires dans la perspective de faire mémoriser à tous les acquisitions possibles à la suite de ces trois séquences. La perspective globale est de faire comprendre ce qu'est la discipline de l'histoire en faisant parler les documents d'époque et en utilisant toutes les ressources de la logique.
Cette séquence évoquera
- leurs caractéristiques générales, telles qu'elles furent perçues par des anciens comme Strabon
- leur organisation en tribus homogènes bien définies et nommées de manière précise
- leur habitat (avec la pièce à vivre) et leurs constructions annexes
- l'agriculture gauloise et son inventivité
- la métallurgie et l'art celtiques à partir d'objets exceptionnels



Des textes anciens comme ceux de Strabon d'Amassée (57 avant JC-25 après JC)  nous dépeignent les Gaulois tels que lui-même les voyait :

5.  Τῷ δ' ἁπλῷ καὶ θυμικῷ πολὺ τὸ ἀνόητον καὶ ἀλαζονικὸν πρόσεστι καὶ τὸ φιλόκοσμον· χρυσοφοροῦσί τε γάρ, περὶ μὲν τοῖς τραχήλοις στρεπτὰ ἔχοντες, περὶ δὲ τοῖς βραχίοσι καὶ τοῖς καρποῖς ψέλια, καὶ τὰς ἐσθῆτας βαπτὰς φοροῦσι καὶ χρυσοπάστους οἱ ἐν ἀξιώματι. Ὑπὸ τῆς τοιαύτης δὲ κουφότητος ἀφόρητοι μὲν νικῶντες, ἐκπλαγεῖς δ' ἡττηθέντες ὁρῶνται. Πρόσεστι δὲ τῇ ἀνοίᾳ καὶ τὸ βάρβαρον καὶ τὸ ἔκφυλον, ὃ τοῖς προσβόρροις ἔθνεσι παρακολουθεῖ πλεῖστον, τὸ ἀπὸ τῆς μάχης ἀπιόντας τὰς κεφαλὰς τῶν πολεμίων ἐξάπτειν ἐκ τῶν αὐχένων τῶν ἵππων, κομίσαντας δὲ προσπατταλεύειν + τὴν θέαν τοῖς προπυλαίοις. Φησὶ γοῦν Ποσειδώνιος αὐτὸς ἰδεῖν ταύτην τὴν θέαν πολλαχοῦ, καὶ τὸ μὲν πρῶτον ἀηθίζεσθαι, μετὰ δὲ ταῦτα φέρειν πρᾴως διὰ τὴν συνήθειαν. Τὰς δὲ τῶν ἐνδόξων κεφαλὰς κεδροῦντες ἐπεδείκνυον τοῖς ξένοις, καὶ οὐδὲ πρὸς ἰσοστάσιον χρυσὸν ἀπολυτροῦν ἠξίουν. Καὶ τούτων δ' ἔπαυσαν αὐτοὺς Ῥωμαῖοι, καὶ τῶν κατὰ τὰς θυσίας καὶ μαντείας ὑπεναντίων τοῖς παρ' ἡμῖν νομίμοις. Ἄνθρωπον γὰρ κατεσπεισμένον παίσαντες εἰς νῶτον μαχαίρᾳ ἐμαν τεύοντο ἐκ τοῦ σφαδασμοῦ. Ἔθυον δὲ οὐκ ἄνευ Δρυϊδῶν. Καὶ ἄλλα δὲ ἀνθρωποθυσιῶν εἴδη λέγεται· καὶ γὰρ κατετόξευόν τινας καὶ ἀνεσταύρουν ἐν τοῖς ἱεροῖς καὶ κατασκευάσαντες κολοσσὸν χόρτου καὶ ξύλων, ἐμβαλόντες εἰς τοῦτον βοσκήματα καὶ θηρία παντοῖα καὶ ἀνθρώπους, ὡλοκαύτουν.

5. A leur franchise, à leur fougue naturelle les Gaulois joignent une grande légèreté et beaucoup de fanfaronnade, ainsi que la passion de la parure, car ils se couvrent de bijoux d'or, portent des colliers d'or autour du cou , des anneaux d'or autour des bras et des poignets, et leurs chefs s'habillent d'étoffes teintes de couleurs éclatantes et brochées d'or. Cette frivolité de caractère fait que la victoire rend les Gaulois insupportables d'orgueil, tandis que la défaite les consterne. Avec leurs habitudes de légèreté, ils ont cependant certaines coutumes qui dénotent quelque chose de féroce et de sauvage dans leur caractère, mais qui se retrouvent, il faut le dire, chez la plupart des nations du Nord. Celle-ci est du nombre : au sortir du combat, ils sus-pendent au cou de leurs chevaux les têtes des ennemis qu'ils ont tués et les rapportent avec eux pour les clouer, comme autant de trophées, aux portes de leurs maisons. Posidonius dit avoir été souvent témoin de ce spectaçle, il avait été long à s'y faire, toutefois l'habitude avait fini par l'y rendre insensible. Les têtes des chefs ou personnages illustres étaient conservées dans de l'huile de cèdre et ils les montraient avec orgueil aux étrangers, refusant de les rendre même quand on voulait les leur racheter au poids de l'or. Les Romains réussirent pourtant à les faire renoncer à cette coutume barbare ainsi qu'à maintes pratiques de leurs sacrificateurs et de leurs devins qui répugnaient trop à nos moeurs : il était d'usage, par exemple, que le malheureux désigné comme victime reçût un coup de sabre [à l'endroit des fausses côtes,] puis l'on prédisait l'avenir d'après la nature de ses convulsions [et cela en présence des Druides], vu que jamais ils n'offraient de sacrifices sans que des Druides y assistassent. On cite encore chez eux d'autres formes de sacrifices humains : tantôt, par exemple, la victime était tuée [lentement] à coups de flèches, tantôt ils la crucifiaient dans leurs temples, ou bien ils construisaient un mannequin colossal avec du bois et du foin, y faisaient entrer des bestiaux et des animaux de toute sorte pêle-mêle avec des hommes, puis y mettant le feu, consommaient l'holocauste.

Un élève lit ce texte traduit à voix haute pour en faire partager le contenu à ses camarades auditeurs...




Les peuples Gaulois qui vivaient en France et aux alentours

Nous nous intéresserons particulièrement aux Unelles, au Abrincates, aux Viducasses, aux Bajocasses et aux Lexoviens puisque c'était les peuples qui vivaient à l'époque sur la Basse-Normandie actuelle. On compte ainsi pas loin de 90 groupes organisés dont on a retrouvé la trace sur les territoires représentés sur la carte ci-dessous.

 




Comment vivaient ces peuples gaulois qui, pour une petite part sont malgré tout nos prédécesseurs, un peu nos ancêtres lointains ?



L'habitation gauloise est rectangulaire et assez spacieuse. Sa structure est en bois pour l'armature des murs qui sont faits de terre mélangée à de la paille. La toiture est couverte de chaume. Elle comprend une partie dans laquelle se retrouvent souvent le foyer (dont la fumée s'échappe par une ouverture vers la pointe du pignon), un four à pain et du moblier de cuisine indispensable. Ce type de maison est semblable en tous points à toutes les maisons danubiennes et scandinaves de la même époque.
La hutte circulaire montée sur des poteaux est une réserve à céréales. Les pierres qui surmontent le colonnes sont installées ainsi pour empêcher les rongeurs (comme les rats) d'aller piller les réserves de blé (par exemple) de la famille. Le puits et une réserve s'ajoutent à l'habitation principale.



Ces éléments de l'habitat gaulois ont pu être reconstitués grâce à des fouilles archéologiques sur des sites occupés il y a 2000 ans ou plus par des peuples Celtes.
Faire un court résumé expliquant comment est leur conçue leur habitation, l'intérieur et ce qu'ils sont supposés y faire.
(La partie repos-couchage est à l'opposé de celle où s'imposent le foyer et le four. Le four était d'ailleurs quelquefois dehors.)
Les animaux se retrouvent parfois sous le même toit que les humains et dans ce cas la maison fait 20 m de long parfois...


Hutte gauloise selon une illustration d'un livre d'histoire SUDEL des années 1940-1950
(Qu'en pensez-vous ?)

Il semble que souvent à cette époque il y ait eu confusion dans les fouilles entre les constructions qui servaient de greniers et de réserves diverses de nourriture avec les habitations proprement dite. Mais cela n'interdit pas de penser qu'il a pu y avoir des habitations circulaires, mais beaucoup plus grandes ou alors servant parfois de forge ou d'ateliers de tissage. Mais souvent, les bâtiments réservés aux humains et servant aussi d'abris hivernaux aux animaux étaient rectangulaires. Il en était de même pour les maisons scandinaves et danubiennes.

LES ACTIVITÉS AGRICOLES

La moissonneuse

 « Dans les vastes domaines des Gaules, une énorme caisse garnie de dents est conduite sur deux roues à travers les moissons par un bœuf qui la pousse devant lui, les épis arrachés par les dents tombant à mesure dans le coffre. »

 Pline, Histoire naturelle.




LA MÉTALLURGIE & L'ART


Ce somptueux casque d'Agris date du IVème siècle avant Jésus Christ. Le timbre est en fer, le couvre-nuque est riveté sur celui-ci. Le décor est exécuté sur une feuille de bronze recouverte d'une feuille d'or. On remarque aussi le protège-oreille richement décoré.
Cet objet précieux est exposé au musée d'Angoulème.




















La forge







Les fers des équidés sont forgés par forgerons gaulois avec toute la capacité d'adaptation qui les caractérise.









Il en est de même pour la confection des outils agricoles dont
chacun d'eux a une fonction, un usage  bien spécifique :






Une bêche gauloise




Le chaudron de Gundestrup est un chaudron celtique du IIème siècle avant Jésus Christ retrouvé dans une tourbière du Jutland au Danemark. Il est constitué de l'assemblage de 13 plaques d'argent. On peut le voir au musée national du Denemark à Copenhague. C'est un objet fantastique dont les motifs figuratifs sont très réalistes.



Le cratère de Vix est un vase de bronze découvert en 1953 dans la tombe d'une princesse de Vix en Côte d'Or (21). Il date de 510 ans avant Jésus Christ.
Par Merlin - Publié dans : Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés