L'esclavage de l'heure

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TEMPUS FUGIT...
 

Le temps s'en va madame
Las le temps
Mais nous nous en allons

Et tôt serons étendus sous la lame...
 

Un univers pascalien

 
Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.

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Le libre arbitre des hommes consiste à choisir la femme qui décidera à leur place.

C’est le propre des censures violentes d’accréditer les opinions qu’elles attaquent.
(Voltaire)

Si tu ne mènes pas ton propre combat, on fera de toi le combattant d'une cause qui n'est pas la tienne.

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  • : Merlin le zététicien des Mèmes
  • memetics-story
  • : Homme
  • : 01/01/2008
  • : Pontorson

Présentation

Dimanche 1 avril 2007

Étude révolutionnaire Chopin

  L'espace des poètes est celui des premiers hommes qui s'émerveillent devant ce qu'ils découvrent comme le font les enfants si on leur en laisse l'opportunité. L'univers de l'art est celui des esprits qui n'ont pas accepté les conventions ni les diktats. Ces domaines sont et resteront ceux de la liberté de recréer l'environnement sensible avec naïveté et lucidité à la fois. Les premiers mèmes qui ont fait que l'Homme se distinguait une fois pour toutes des autres primates ont été ceux qui lui ont fait comprendre la magie, la poésie et les pouvoirs du feu et du soleil.
   Puis il y a eu le matin des magiciens, avec tout son ésotérisme et ses mystères, juste avant le désenchantement du monde qui commença après l'inquisition.


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La poésie
Tapisserie de Jean Lurçat
 (Le chant du monde)


   Aujourd'hui, le matérialisme et le consumérisme sont en mesure de détruire toute poésie autour de nous. Mais le méta-mème de la poésie est encore bien vivant, en dépit du désenchantement du monde.

                            Quelques illustrations de ce dilemme

    Poésie et religion sont les deux volets d'une même aspiration au sublime, au transcendantal et à l'indicible beauté de la Création.

Cela vient à chaque fois en même temps que l’envie de poésie.

Bien sur, je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite.
Au début je prenais l’un pour l’autre :
Cyrano préparait une lettre d’amour et le bellâtre la récitait.

Ainsi j’ai longtemps cru que ma joie venait du poème, de cette irruption du mot en ses plus beaux atours qui suivait plus ou moins proche d’elle, cette tension des peaux – propre à faire venir la clarté –
celle du dos de la main
celle qui tapisse la paroi interne du cœur
ou celle du scribe – cet esclave qui transcrit sur ordre le chant de leur désir et qui, toujours, trahit un peu, tant est grand son appétit de pouvoir –
cette tension que je vivais dans l’impatience, sans comprendre qu’elle était la source de mon plaisir.

Depuis peu je sais qu’il me faut renverser les apparences.

Le poème n’est rien que la trace d’un pas sur le chemin, l’indice d’une présence passée.
Lorsque les mots viennent à s’écouler de ma plume, je sais que « ça » n’est plus là.
L’haleine chaude du monstre a disparu, mes tempes ne sont plus maintenues comme par un mélange d’amitié et de crainte, le châle d’une amante ou les fers de la captivité.

Pourtant il reste un peu de cette présence dans la forme des vers, le déséquilibre harmonieux de certaines consonnes et même dans l’espace qui s’ouvre lorsque le texte se referme.

Mais si peu comparé à cette brûlure qui traverse mon corps juste avant que la plume ne se libère en bavardage mielleux.

Un jour, quand je saurai les paroles dont autant la couleur que le contour n’est que silence, alors je n’aurais plus besoin du poème pour voler.

                                 Luc Comeau-Montasse (Poète et bateleur)


par Merlin & Le Bateleur publié dans : Autour du feu primitif
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Lundi 6 février 2006
EN ROUTE VERS LE CANYON  DE LA MONTAGNE DE LA CHÈVRE...

   Un @mi m'a dit aujourd'hui "Ce qui est curieux, c'est que tu as été déçu de ne pas trouver réponses à tes questions, sans comprendre que plus on cherche à répondre à des questions, et plus on en trouve des questions. C'est un des principes de la recherche..."
  
Je lui propose tout d'abord de lire ce texte qui est une parabole de la vie et de la manière de représenter les connaissances de toute nature qu'on y acquiert en se posant des questions dans tous les domaines, chemin faisant :
Le parcours initiatique de la vie

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   Je voudrais reprendre aujourd'hui cette image du canyon afin de mieux expliciter le cheminement de la pensée d'un être humain dans ce difficile et long chemin de l'acquisition de savoirs, de savoir-faire, de savoir-être et de savoir-vivre au final.
Ce canyon est magnifique ! C'est le Canyon de la Connaissance. Vous voulez bien que je l'appelle comme ça ?

    Je suis né, aux Sources d'Elle, une toute petite rivière normande, il y a un peu plus de six décennies. Au départ,  je ne voyais rien de ce canyon car je suis resté à l'horizontale ou à quatre pattes plus de seize mois, retardé sans doute par des souvenirs de guerre qui n'aident pas à se redresser hardiment... Lorsque je me suis relevé un peu de mes frayeurs, j'ai commencé à apercevoir la belle ligne arborée que constitue sa partie la plus haute.
   Et puis, fasciné par l'étrange beauté de ce paysage lointain, j'ai pris la décision d'avancer vers lui, à petits pas.
  J'ai découvert au tout dbut du sentier le langage des hommes, celui que m'a appris ma mère essentiellement et Cécile l'employée de maison (comme on dit...)
  J'ai rencontré la mort très tôt, celle de ma pauvre mère, alors que j'avais deux ans, puis j'ai connu des maîtresses exigeantes, compréhensives et bienveillantes à la fois jusqu'à cinq ou six ans...
   Au fur et à mesure que mon pélerinage avançait, je découvrais de nouveaux aspects du canyon, de plus en plus précis. Les détails s'accentuaient, se précisaient, et chemin faisant, je faisais souvent des hypothèses car je n'avais pas de guide...
  Vers mes sept ans, la lune et ses aspects divers de croissant ou de disque d'or m'intriguait : je décidai d'imaginer que ce serait grossièrement une demi-sphère, semblable à un ballon dégonflé, dont l'une des parties était rentrée dans l'autre; la partie rentrée étant obscure alors que la partie convexe était toujours lumineuse. Elle tournait sur elle-même et se présentait donc sous tous ses aspects : disque plein, croissant vers la droite, croissant vers la gauche ou creux invisible. J'avais imaginé ces phases de la lune... parce que personne ne voulaitou ne savait m'expliquer la réalité du phénomène...
  Une partie de mon chemin a été difficile, triste, pénible même. J'avançais péniblement, souvent en pleurant, car j'étais seul au monde et l'image de la falaise du canyon, bien que je m'en approchât était trouble au travers de mes larmes.
  Un peu de volonté retrouvée me fit découvrir les joies de la géométrie dans l'espace, la magie des nombres et la beauté du dessin et de la peinture auxquels je pouvais m'adonner sans réserves. Je voyais de mieux en mieux la rive droite de mon canyon et j'y découvrais des secrets incroyables au fur et à mesure que je croisais des gens qui, comme moi, se dirigeaient vers les mêmes buts : comprendre, savoir, agir, grandir.
  Je commençai alors à saisir un peu mieux les règles de la société dans laquelle je vivais malgré moi : il s'agissait de reproduire les mêmes habitudes que celles que nos prédécesseurs avaient imaginées, reproduites, vécues. Les comportements, les mots, les gestes et les manières d'être étaient recopiés à l'infini et chaque rencontre nouvelle était l'occasion d'une nouvelle façon de singer ceux que nous croisions.
  Je m'approchais toujours, lentement, du bord du canyon, mais - si j'en découvrais les apparences et les évidences avec de plus en plus de netteté, je ne distinguais pas encore les détails fins que j'aurais voulu observer de beaucoup plus près.
  Bien sûr, des livres achetés dans les échoppes sur le parcours racontaient les merveilles et la beauté de la nature de l'autre côté ; la faune et la flore y étaient répertoriées par le menu. Mais je voulais voir tout ça de près,  par moi-même. J'achetai alors des jumelles, puis une lunette à fort grossissement. Je pouvais voir à présent des choses nouvelles qui m'éblouissaient et me comblaient de bonheur.
  Mes connaissances de la faune et de la flore de cette rive droite devenaient importantes. Mais je n'y étais toujours pas. Pendant ce temps, je rencontrais de plus en plus de semblables qui se passionnaient aussi pour cette quête de la réalité de l'autre rive qui s'approchait de plus en plus. Et là, il y avait un autre sujet d'étude, bien plus complexe, surtout le soir au bivouac. Les uns affirmaient qu'ils avaient imaginé une théorie globale explicative de tout ce qu'il y avait de l'autre côté, tandis que d'autres donnaient le détail de chaque élément  de vivant ou d'inerte présent le long de la merveilleuse falaise des connaissances. Et puis, ils inventaient des manières, des méthodes, des procédures, des protocoles et faisaient déjà des simulations informatiques sur les écrans de leurs portables de ce qu'on rencontrerait là-bas...
  Je fis, lors de ce périple, la connaissance de jeunes filles charmantes qui tournaient autour de moi, mais je continuai mon chemin et c'est seulement quelques années plus tard que j'en rencontrai une avec laquelle je poursuivis mon chemin, pour la vie, en compagnie de deux petits garçons qui nous accompagnèrent alors.
  Comme j'avais déjà acquis quelques rudiments, je les transmis en route à des centaines de jeunes gens car ma profession consistait à faire passer des mèmes dans les cerveaux d'enfants, d'adolescents ou de jeunes gens. C'était des moments passionnants pendant lesquels je leur faisais appréhender la nature des choses rencontrées le long du parcours commun, mais aussi des images de l'autre rive.
par Jean-Pierre CRESPIN publié dans : Autour du feu primitif
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Lundi 30 janvier 2006



Voilà ! Cela fait 10 jours que ces textes étaient en ligne. Je donne les résultats manquants :

- LES MÈMES FONT-ILS DE LA FUMÉE
GUY DE MAUPASSANT dans "BEL AMI" chap III
- LES MÈMES MYTHIQUES DU GRAND OUEST
YVES BERGER dans "L'ATTRAPEUR D'OMBRES" 1992 éd Grasset
- LES MÈMES ROMANESQUES DE L'IMAGINATION FERTILE
JACQUES ATTALI dans "AU-DELÀ DE NULLE PART" éd Fayard 1997
- LES MÈMES DE LA PHILOSOPHIE
PIERRE LÉVY dans "L'INTELLIGENCE COLLECTIVE" éd de la Découverte 1994

Je n'en propose pas d'autres pour l'instant... on aurait pu mieux jouer peut-être, sans la moindre arrière pensée. Lévy avait été trouvé... mais pas dit.
S'agissant de la musique, l'auteur était Phil Collins "A day in paradise".
@mitiés



J'ai déposé dans les cinq articles qui suivent cinq extraits de textes de nature différente à chaque fois (philosophiques, poétiques ou pris dans des romans ou nouvelles...)

À vous de découvrir l'auteur et le titre de l'ouvrage d'où cet extrait provient.
Celui/celle qui aura trouvé le plus de bonnes réponses sera le gagnant ou la gagnante.

Euh, ce jeu n'est pas vénal c'est juste pour le plaisir de chercher et de participer, si le coeur vous en dit...

J'ajoute aujourd'hui dimanche 5-2 quelques 1-10 qui pourront vous mettre sur la piste des auteurs :

-"Les mèmes font-ils de la fumée?" Un très grand auteur, parmi les plus grands. Il est Normand...

-"Les mèmes mythiques du grand ouest" Il est mort depuis peu mais avait obtenu le prix Fémina il y a quelques décennies...

-"Les mèmes romanesques de l'imagination fertile" L'auteur est un surdoué touche à tout lui aussi mais pas essentiellement écrivain. Il a côtoyé la politique, la banque etc...

-"Les mèmes de la philosophie" Ce philosophe est pour moi l'un des phares les plus éclairants de notre époque. Ça n'engage que moi bien sûr & je ne fais pas dresser un hit parade mais je le classe dans la demi-douzaine des plus grands philosophes vivants. Il a plus ou moins quitté la France, comme beaucoup de penseurs ou de chercheurs et il est les deux à la fois.

- Dans "Le jeu un super-mème vieux comme le Monde" La petite musique midi est d'un jeune londonien qui a été très lié à Genesis, ce groupe fabuleux. Auteur de musiques de films, batteur, chanteur, c'est...


Question subsidiaire (afin de départager les éventuel(le)s ex-aequo)

Quel est le titre de ce morceau et qui en est le compositeur ?

Avez-vous trouvé ? Qui ? Quoi ?
par Jean-Pierre CRESPIN publié dans : Autour du feu primitif
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Lundi 30 janvier 2006
Dites moi qui a écrit ce texte et quel est le titre de l'ouvrage, s'il vous plaît...


"Dans l'espace des marchandises, ce n'est pas seulement la parole qui est séparée d'une situation vivante. Tableaux et visages, paysages et musiques, rites et spectacles, les événements de toutes sortes sont indéfiniment reproduits et diffusés par les livres, la presse, la photo, les disques, le cinéma, la radio, les cassettes, la télévision, hors de leur contexte d'émergence. Multiplié par les médias, emporté par mille voies et canaux, le signe est détérritorialisé.
Avant l'enregistrement du son et la radio, la majeure partie de l'humanité n'avait jamais entendu que les musiques de sa nation, de sa région, et toujours en liaison avec une circonstance particulière : chants de travail ou d'amour, seguedille ou bourrée, chansons de fête ou cantique religieux. Avant la photographie, le cinéma et la télévision, les images étaient attachées à des lieux, à des occasions, à des saisons. Désormais, les signes sont déliés. Le Territoire séparait la chose du signe, mais pour mieux les réarticuler par l'arbitraire de la convention, de la loi, de l'État. Sur l'espace des marchandises, les flux des signes courent sans frein. La coupure a si bien fonctionné que la transcendance ne fait plus lien.
L'écriture avait permis une analyse du discours, une réification des mots, une première décontextualisation du langage. Les médias opèrent une décontextualisation massive et généralisée de tous les signes qu'aucune transcendance ne vient plus réguler.
La sémiotique du Territoire distinguait la chose de sa représentation. Sur l'Espace marchand ou médiatique, il n'y a plus vraiment de chose, de référent, d'original. La monnaie continue à circuler en l'absence d'étalon-or. La mélodie écoutée à la radio ou enregistrée sur le disque n'a jamais été chantée telle que je l'entends : ce n'est qu'un effet de studio, cela n'existe que dans la sphère du spectacle. La presse et la télévision créent l'événement, produisent la réalité médiatique, évoluent dans leur propre espace plutôt que de nous envoyer les signaux des choses mêmes. La référence ne renvoie qu'à la médiasphère. Le grand magasin du signe, ou le Spectacle, devient alors une sorte de surréalité par quoi toute parole ou toute image doit passer si elle prétend avoir quelque efficacité."
par Jean-Pierre CRESPIN publié dans : Autour du feu primitif
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Samedi 15 octobre 2005


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Dans une autre galaxie
par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Autour du feu primitif
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Mercredi 21 septembre 2005
KESKE  C  QUE ÇA 
d'après vous ?


M2
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OUI  C'EST ÇA !


M2 = E <=> E = M2

Mais où est passé le C ?

par Jean-Pierre CRESPIN publié dans : Autour du feu primitif
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Mardi 20 septembre 2005
par Jean-Pierre CRESPIN publié dans : Autour du feu primitif
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Mercredi 23 mars 2005


Histoires d'eau et...
 de verticales sur l'eau



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Les colonnes qui se trouvent sur le fronton blanc de l'église San Giorgio à Venise sont parfaitement verticales. Toutes les photos (celle qui est produite ci-dessous) et ce superbe tableau peuvent en témoigner

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Photo sans trucage ni rectification


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   Ici, sur cette aquarelle de Bernard Pigeyre (08-05), les colonnes et les deux côtés du fronton penchent régulièrement de 4,5 ° et, chose étonnante, leur reflet dans l'eau par effet de symétrie en miroir est oblique dans la même direction.
Deux @mies & admiratrices du peintre m'ont affirmé qu'ils'agissait pour lui de donner de l'élan à son tableau.
   Ainsi s'exprime Martine la Pèlerine :

Sa peinture révèle une vraie personnalité et [.......] je dirais que c'est justement le traitement particulier de ses lignes verticales (qui ne le sont pas du tout c'est vrai !) qui donne du mouvement et de l'énergie à ses aquarelles. C'est ce qui ressort le plus de ses tableaux, le mouvement et l'énergie... On l'imagine très bien donnant de grands coups de pinceaux (on les voit...) cherchant à insuffler du rythme. Je suis sûre  qu'il n'est pas "statique" en peignant et qu'il développe une grande énergie...

Ce qui me fait penser que la recherche de ces verticales obliques est voulue c'est que toutes ses verticales justement ne sont pas traitées de la même manière... Regarde bien par exemple les murs de l'église de la Salute à l'admirable coupole, ils sont bien verticaux, alors que les pieux fichés dans la lagune ne le sont plus ni même l'entrée du porche... Regarde encore l'Eglise San Giorgio dont le clocher à la verticale sobre et sanglante donne encore plus de tangage au rehaut blanc du porche... et puis enfin le mur abrupt rouge sang de la Scuola San Marco parfaitement rectiligne et en miroir avec les murs opposés, font bel écrin à la verticalité relative des murs blancs perpendiculaires qui semblent s'y appuyer.... Oui je suis sûre que ces verticales sublimées sont voulues... et donnent tout le relief à ces sublimes aquarelles...

Quelqu'un ajoute un peu perfidement "
Il faut bien peu connaître Venise pour exiger que les verticales soient verticales"...
Quel amour de la vérité !


Le peintre  Bernard PIGEYRE , lui, déclare qu'il n'a pas eu ces intentions de rendre les colonnes obliques : il s'agit simplement pour lui d'un aléa de fabrication car il peint à plat et néanmoins n'a pas jugé utile de rectifier la verticalité de ses coups de pinceaux dans la mesure où il peint sur un support absorbant (papier de Chine assez épais imprégné de restes de paille de riz) et que cela fait partie de ses instants de saisie de l'image. S'y ajoute peut-être a-t-il ajouté un renforcement dû à l'encadrement...
Ce qui me surprend le plus dans ces obliques légères, (plus de 4° quand même) c'est le parfait alignement du reflet des colonnes avec les colonnes du fronton à la surface de l'eau du Grand Canal. J'avoue que cela me laisse perplexe et interrogatif...
Ça laisse imaginer une situation rigoureuse de verticalité quand même ! Le reflet d'une ligne oblique est une oblique inversée, dans la réalité physique normale...

En voici la photo didactique des plus évidentes :
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Réflexion sur une surface : l'angle de réflexion est égal à l'angle d'incidence



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Pas ici

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De même ici pour le fronton de l'église de la salute, les colonnes seules sont obliques à un peu plus de quatre degrés...

par Merlin des Mèmes publié dans : Autour du feu primitif
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