Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 18:26

CLUNY, L'APOGÉE DU ROMAN...


Par Jipé - Publié dans : Mèmes religieux/anti-religieux
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 16:00

 

.
.

Qu’est-ce que la mémétique ? Quels liens avec la communication ? Pascal Jouxtel, co-fondateur de la Société Française de la Mémétique nous donne une définition détaillée de cette théorie et explique ses usages dans le domaine de la communication.

À propos de Pascal Jouxtel, sa vie professionnelle l’a conduit vers le marketing et la sociologie des organisations. Actuellement, il est consultant dans un grand cabinet français dont une des spécialités est le levier comportemental de la performance durable des entreprises.

En apprendre plus sur la mémétique c’est aussi simple que de cliquer ici.

 

Ce que dit Pascal dans la vidéo ci-dessus :

"La mémétique, c'est une théorie de l'autonomie des choses. On dit "La mémétique est à la culture ce que la génétique est à la nature", c'est à dire que c'est une théorie qui tente d'expliquer comment les choses humaines se reproduisent et se propagent pour leur propre compte à travers le tissu de la société. Et donc, ça me permet d'enchaîner directement sur le rapport entre la mémétique et les réseaux sociaux : en fait, la mémétique a beaucoup progressé grâce à l'essor de l'internet. Elle a commencé à devenir importante dans les années 80. Le mot "mème" (le terme 'mème') date de 1976. La mémétique a grandi à mesure qu'on a commencé à envisager d'étendre le modèle évolutionniste darwinien à des formes de vie qui n'étaient pas biologiques, un vivant qui peut être informationnel, qui peut être ... de civilisation a donné la mémétique. Donc, aujourd'hui - pour moi - la mémétique c'est l'étude de créature culturelles, c'est à dire ce que les gens font tous les jours, ce que vous et moi, nous faisons tous les jours...

La mémétique apporte une nouvelle métaphore : elle apporte une nouvelle paire de lunettes et de nouveaux outils, de nouveaux modèles pour comprendre ce qui se passe dans le monde et notamment des choses qui se passent dans le monde aujourd'hui et qui ne s'étaient jamais passées avant. Par eemple, le tissu social : aujourd'hui, avec Internet, le tissu social n'est plus du tout ce qu'il était. Les individus sont de plus en plus reliés entre eux, c'est à dire qu'il se crée une couche de communication entre les gens et, ce nouveau tissu social, aucune science humaine n'a jamais apporté des outils pour l'étudier ou pour l'expliquer parce que ça ne s'était jamais produit auparavant et donc, la mémétique considère ce tissu social comme une sorte de nouveau terrain d'évolution, une sorte de nouvelle niche écologique où de nouvelles habitudes, de nouvelles façons de vivre, de nouvelles pratiques, de nouveaux gestes, de nouveaux rites et tout un nouveau vocabulaire sont en train de naître. C'est un peu comme si on avait découvert un nouveau continent, et sur ce nouveau continent eh bien il y a une théorie évolutionniste qui étudie les créatures ... de ce continent.

Une des choses que la mémétique nous apprend, c'est que utiliser un objet qui est voyant et qui donc permet d'augmenter votre visibilité en société se reproduit : par exemple, un téléphone portable. Et, dans le nouveau territoire de l'Internet, il y a une faune nouvelle qui est en train de se reproduire à toute vitesse, c'est ce qui s'appelle de près ou de loin "partager du contenu". C'est à dire que, lorsque je vois quelqu'un sur FaceBook - un de mes amis - qui a déposé des photos, je dis "Ah, moi aussi je vais faire pareil, je vais mettre des photos !" Et si vous regardez bien, à chaque fois que vous passez votre souris sur un contenu (photo, texte, etc...) vous avez des petits menus contextuels qui disent "Ah, vous pouvez le partager sur..." (plein de petites icônes s'ouvrent) et si vous vous souvenez bie, il y a encore deux ans, il y avait deux ou trois petites icônes de cette sorte qui apparaissaient sous votre souris quand vous le faisiez. Et aujourd'hui, il y en a à peu près douze ou quinze.

Ces choses-là se reproduisent de façon autonome, de façon naturelle, pour leur propre compte, comme s'il s'agissait d'espèces vivantes qui utilisent quoi ? qui utilisent le temps de cerveau et tout ce qui est capable de se nourrir de temps de cerveau et de l'attention à la fois des individus et des groupes aussi de l'attention partagée eh bien ces choses sont capables de se reproduire et de proliférer..."

 

 


Juste une remarque : "Ces choses-là se reproduisent de façon autonome, de façon naturelle, pour leur propre compte, comme s'il s'agissait d'espèces vivantes".

Voilà une curieuse façon de dire que les gestionnaires de FaceBook ou autres réseaux sociaux ajoutent des icônes pour augmenter le traffic et le buzz sur leurs sites car plus il y aura de mouvement, de copies et de réplications, de partages comme ils disent, plus ils gagneront en audience et en bénéfices ! Tout simplement !

 


L'article de Pascal JOUXTEL sur le Larousse encyclopédique contributif.

 

Mémétique
Publié le:16/11/2008

Tentative de définition par un méméticien


Les mots "mème" et "mémétique" ne figurent à ce jour dans aucun dictionnaire de la langue française.

 

La mémétique est un théorie évolutionniste des phénomènes culturels humains.

Le mot "culturel" est ici pris par opposition à "naturel". Il englobe tout ce qui s'est ajouté, à travers l'homme, à ses diverses façons d'exister, en plus de sa condition naturelle d'origine.

La théorie évolutionniste étendue nous fait dire, quant à elle, que tout système autonome, capable de générer des instances ressemblantes de lui-même (nommées véhicules, créatures ou interacteurs) présentant entre elles des différences quant à leur capacité d'interagir avec l’environnement, évoluera naturellement, au fil des générations, dans le sens d'une adaptation progressive à cet environnement.

Voyons de quels phénomènes ils s'agit.

 

Champ d'observation et d'étude

La mémétique est une approche transdisciplinaire qui prend le parti d'étendre le vivant au-delà du strict règne biologique. Elle étend la notion de "vivant" à tout ce qui constitue la sphère d'activité humaine, notamment les techniques et les idées.

Au regard de la théorie mémétique, la sphère - considérée comme unique - des techniques et des idées inclut aussi l'économie, les arts, les religions et les lois. Les phénomènes - impliquant des humains - qui se produisent dans cette sphère sont considérés de plein droit comme des phénomènes naturels non biologiques. Ces phénomènes font appel au potentiel de désir, de réflexion et d'action des humains, mais leur existence ne dépend pas d'une quelconque volonté ou responsabilité, individuelle ou collective.

Les phénomènes qui relèvent de la mémétique sont donc de nature événementielle et transpersonnelle. Ils traduisent "ce qui se reproduit", c'est-à-dire la relation entre des personnes et des techniques. Exemple : deux personnes font une heure de footing le dimanche matin dans un parc, en ville. La créature "nait" au moment où les deux personnes se mettent à trotter côte à côte et "meurt" lorsqu'elles se séparent.

Les méméticiens nomment habituellement "pré-instanciation" ce qui se produit entre le moment où la possibilité de passage à l'acte pour cette instance donnée est envisagée et le moment, porteur d'une certaine irréversibilité, où la créature mémétique se manifeste. La pré-instanciation correspond, dans le vivant biologique, aux périodes transitoires telles que la gestation, les états larvaires et toutes les formes d'ontogénèse.  

Les créatures ou véhicules qui rendent possible l'expression, la sélection à travers l'épreuve de vie, et la reproduction des codes culturels reproductibles ou mèmes, sont les solutions (de connaissance ou d'action) mises en oeuvre par l'homme.

Le mème exprimé par "porter des baskets" ainsi que le mème exprimé par "être à deux dans un parc" sont communs à cette solution particulière et à d'autres. 

Les véhicules mémétiques se regroupent en familles de solutions comparables  que l'on peut tenter de classer selon diverses formes de taxonomies pour rendre compte d'une phylogénèse.

Exemple : loisirs collectifs >> activités physiques >> entrainement informel >> footing du dimanche. 

 

La mémétique en tant que discipline

La discipline dont il est question est la mise à l'épreuve de la théorie mémétique ainsi que son utilisation pour re-percevoir le monde. La discipline mémétique est avant tout un changement de regard.

Le terme anglais "memetics" aurait été suggéré en 1982 par un lecteur de la rubrique de Douglas Hofstadter, Metamagical Themas, dans la revue Scientific American.

Le mot "mémétique" est construit sur le modèle du mot "génétique", en utilisant le radical "mème" proposé par Dawkins, lui-même inspiré de "gène", du grec mimesis (imitation) et du français "même" pour représenter l'idée d'un code culturel élémentaire reproductible et imitable. Pour autant, la mémétique n'est pas une simple analogie, mais plutôt un chantier de rénovation de notre façon de percevoir ce que nous sommes et ce que nous faisons, ou plus exactement ce qui se fait par nous.

La mémétique se distingue nettement de la sociobiologie, laquelle s'intéresse aux influences du génome d'une espèce animale sur les comportements sociaux de cette espèce.

 En terme philosophiques, la mémétique s'apparente davantage à une épistémologie (modélisant l'évolution de ce que l'on tient pour vrai) qu'à une ontologie (qui indiquerait la nature essentielle des choses). En particulier, le fait que la définition "officielle" des mèmes dans la langue française ne soit pas encore reconnue, alors qu'elle l'est dans la langue anglaise depuis 1996, ne constitue pas un obstacle majeur à l'investissement intellectuel dans la recherche mémétique.

Elle est pourtant assez facile à donner : 

 

Mème, n. m.

 Elément de code culturel reconnaissable et reproductible.

 

Etat de l'art en matière de définition publique.

Le plus probant est de voir ce qui n'appartient plus à aucun auteur en particulier, mais traine librement sur le web de mise à jour en mise à jour. Voici une présentation anonyme qui synthétise l'essentiel des idées reçues actuelles et comporte un certain nombre d'erreurs, comme par exemple d'attribuer la paternité du mot "mémétique" à R.Dawkins.

La vision des mèmes qui ressort de la liste d'exemples est à mon sens erronée car trop limitative.  Imaginez ce que pourrait être une liste d'exemples de gènes, et comparez.

 

 (Pascal Jouxtel dans l'encyclopédie contributive Larousse.)

 

 

L'article de Pascal

 

 

 

 

 

http://www.fra.eu/mmtique_fr.html

 


 

 

 

Qu'est-ce qu'un mème ?

On comprend clairement que chacun donne sa définition d'un mème en fonction de ses représentations personnelles, et c'est bien normal qu'il en soit ainsi jusqu'à ce qu'on aille débusquer leur trace là où ils ont laissé une empreinte.
Et le livre alors ?

.
.
28 novembre 2005

clspg.jpg     clsp.jpg    clsp-pj.jpg

C'est koi ÇA ?

   Oh, c'est un ensemble de recettes bien décortiquées parues le 27 octobre dernier pour faire pousser des mèmes sur toutes sortes de terrains.
   Ça s' intitule "Comment les systèmes pondent" et celui qui l'a... pondu s'appelle Pascal  JOUXTEL* aux éditions 'Le pommier'. Ainsi, après la pomme vous aurez aussi les pépins et vous pourrez les semer pour qu'ils pondent de nouveaux pommiers.

Je zoome un peu si vous voulez mieux voir ?

L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/clspg2.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

   Je ne vous raconte pas, non ! Ce n'est pas un roman...
De la science fiction ? Que nenni ! Plutôt de la science-frictions avec beaucoup de questions à la clef.

   Bon ! Voilà : CLSP c'est une somme de travail importante, un gros bouquin de plus de 330 pages qui explique comment les objets de culture se reproduisent dans le microcosme d'un certain Homo sapiens. C'est un exposé clair, documenté, humoristique parfois et jamais ennuyeux de ce qu'est ou pourrait devenir la mémétique francophone. C'est très bien écrit, logique et bien construit !
Je considère à présent davantage cet ouvrage qui se veut être "Une introduction à la mémétique" comme un bloc de réflexions que l'on peut consulter dans tous les sens et, si le coeur vous en dit, on peut y saisir au hasard - comme on lirait des versets du Coran - quelques paragraphes édifiants comme par exemple à la page 287 (je jure que j'ai utilisé la fonction randomize !), là où Pascal parle "du premier présent que l'on offre à un enfant : un nom ! L'auteur ne fait pas allusion aux modalités de réplication du code, de ce prénom donné en "baptême" à chaque gamin qui vient de naître, mais les règles qui avaient cours jusqu'à la moitié du XXème siècle étaient alors immuables, tant dans le choix du premier prénom que dans l'ordre des suivants...

Lire ce message

Au sujet des mèmes de la soupe, je voudrais ajouter quelques éléments : je confirme que dans l'élaboration de cet objet culturel précieux et si sympathique, le feu est l'élément sans lequel rien de ce qui ressemble à une soupe ou à un potage ne se serait produit.
Pascal Jouxtel évoque successivement
- un mème symbolique, celui de la convivialité et du partage autour d'un plat qui rassemble le groupe, la famille. Que d'expressions familières avec le mot soupe ! Mais curieusement c'est peut-être l'une des soupes les plus simples qui est la plus conviviale et la plus... festive : je veux parler de la soupe à l'oignon !
- un mème logique qui donne des justifications ou des explications autour de cette pratique culinaire : pourquoi ? comment ? Quelles conditions matérielles, circonstancielles et environnementales président à la confection d'une soupe ?
- un mème pratique qui énonce le code en sollicitant la mémoire sémantique et un peu la mémoire épisodique.
- un mème neuronal qui regroupe les états émotionnels, les procédures mémorisées et qui est un engramme neuro-chimique bien circonscrit.

L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/pascal.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

Pascal ? C'est une soupe aux oignons
ou une omelette norvégienne ?

 

    En fait, je considère personnellement que c'est ce mème neuronal qui est le détenteur et l'enveloppe des quatre mèmes dont parle Pascal, car il traite en des lieux divers du cortex tous les aspects de l'information culturelle soupe.

    Pour en finir (juste pour aujourd'hui) je voudrais dire que cet ouvrage est à lire absolument. Je ne dirai pas que je partage tous les points de vues qu'expose le président de l'AFM*, mais il ouvre des horizons et des champs de réflexion sur ce que pourrait être la mémétique et c'est une quête formidable qui se prépare...


    Ma plus grosse objection à cette vision de la transmission de tous les patterns de culture tient au fait qu'elle réduit le libre-arbitre de l'homme à zéro ou quasiment et que Pascal considère les humains comme étant juste un terrain de propagation pour les mèmes de toutes sortes... Une maison accueillante ! Un home douillet.
    Je considère pour ma part que les mèmes sont des créations humaines et que c'est essentiellement la volonté et l'énergie que les hommes déploient pour les faire fructifier qui permet leur propagation. Je dirais même que le succès de certains mèmes est proportionnel à la somme des énergies dispensées pour les faire valoir. Or, l'énergie à dispatcher n'est  pas dans les mêmes résidents mais dans les potentialités neuro-chimiques et notamment neuro-hormonales des êtres humains. Appelons cela personnalité, motivation, pugnacité, comme on veut. Mais ce ne sont pas des mèmes, juste des gènes ou leurs expression sociale et personnelle, aussi magnifiquement surprenante que le sont les fractales tant il est vrai que le fonctionnement du cerveau humain est chaotique, à l'unisson de tout ce qui s'agite dans l'univers.

* Pascal Jouxtel  (Pascal est un prénom d'agneau mais si vous trouvez la signification onomastique du patronyme Jouxtel, je vous envoie un mème gratuit... Jean Tosti ne l'évoque même pas !)
Je propose donc, par parenté avec le verbe de langue normande "joster" Jouxtel = joueur invétéré ??? Peut-être joue-t-il avec les mêmes mèmes que nous-mêmes ?
À moins que ce ne soit le mot latin "juxta" qui soit son mème lexical originel, auquel cas s'il jouxte, c'est qu'il est un voisin... Mr Jouxtel est donc un parent sémantique de Mr Voisin ?
En tout cas, c'est un patronyme assez ancien, comme le mien !



Par Jipé - Publié dans : Mémétique appliquée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 12:10


CONFÉRENCE DE JEAN DECETY





DORIS BISCHOF-KHOLER



Par Merlin le zététicien des Mèmes - Publié dans : Mémétique appliquée
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 12:09

 

Nous n'avons pas de vidéo d'époque hélas ;o(( mais peut-être une indication avec Pierre HANTAÏ et son clavecin :

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Merlin des mèmes - Publié dans : Mémétique appliquée
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 12:08

  DIABÈTE ET OBÉSITÉ

 


  Les mutations du gène ENPP1 :

 

Le gène ENPP1 est en train de faire des dégâts dans nos sociétés développées occidentales où la nourriture abonde mais aussi dans lesquelles les habitudes alimentaires s'orientent vers des pratiques anarchiques de grignotage de n'importe quoi n'importe quand. Cette pandémie semble aussi se répandre dans des pays en développement grâce à l'importation de surplus alimentaires en provenance des pays développés. On évoque pour ce gène le concept de diabésité car il est à la fois à l'origine de l'obésité (y compris celle de l'enfant) et du diabète sucré ou diabète de type 2.

 

Qu'en est-il au départ ?

 

Au début de la Révolution Néolithique, les hommes se sont progressivement trouvés contraints à modifier leurs habitudes alimentaires : de chasseurs-cueilleurs, ils sont devenus agriculteurs et éleveurs... Mais de nombreux aléas climatiques (inondations, sécheresses ou autres catastrophes naturelles) les ont trop souvent mis en situation de manque, de famine, de disettes. Il a été inévitable que des adaptations évolutives leur permettent de résister et de survivre. Il semble que le gène ENPP1 ait subi à cette époque des mutations qui se sont trouvées favorables à ceux qui en avaient été touchés et à une partie de leur descendance. ENPP1 est indiscutablement un déterminant génétique commun à l'obésité et au diabète. On peut parler d'un gène de la "diabésité". Or ce gène semble avoir subi trois mutations qui lui conférent ses caractéristiques.

Durant des millénaires, manger à sa faim n'a pas toujours été la chose la plus courante.

 

Diabésité

  link (Vers le Power point) 

 

Depuis les premiers moments de l'apparition de l'Homme, il lui a été indispensable de lutter et de dépenser beaucoup d'énergie physique à la recherche sa nourriture., pour partie en chasses et d'autre part en cueillettes. Quand il trouvait ce qu'il lui fallait, il n'hésitait pas à se nourrir d'abondance en pensant aux jours à venir qui pourraient être maigres.

Gérard SLAMA, professeur de médecine à l'Hôtel Dieu de Paris,  présente une hypothèse qui postulerait que ces mutations du gène ENPP1 auraient été favorables à la survie de l'humanité. pendant des milliers d'années... Mais aujourd'hui - compte-tenu de conditions de milieu radicalement changées - ce serait devenu au contraire une prédisposition à une redoutable maladie. En Europe, le diabète touche 25 à 30 % des sujets de 65 ans ou plus.

L'insulinorésistance qui s'ensuit est génétiquement déterminée. On a localisé cette anomalie sur la région chromosomique 6q liée à la « diabésité », du gène ENPP1 qui code pour un inhibiteur du récepteur de l’insuline.

Les chercheurs soupçonnent quatre régions du génome, qui seraient localisées situées sur les chromosomes 6, 8, 10 et 20, et qui présentant des liaisons génétiques redondantes tant pour  l’obésité que le DT2, suggérant que dans ces régions pourraient se trouver des gènes ou packs de gènes responsables de cette pathologie.Mais d'autres chromosomes seraient impliqué : les numéros 2, 6, 15, 16, 17 et 19, le plus fort signal de liaison se situant dans la région 6q 22.31-q23.2. (Chromosome 6.)

  ENPP1  (Détails)

  Les personnes qui actuellement sont porteuses de ces mutations sont à contre-temps et on peut considérer que nous sommes avec ce gène de la diabésité dans une impasse de l'Évolution. Ces "mutants" devront donc manger moins, manger mieux, bouger plus et finalement se soigner avec les nouvelles techniques thérapeutiques qui seront mises à leur disposition.

À moins que ne reviennent de nouvelles périodes de famines, de disettes ?


Je me souviens que - dans la première partie du XXème siècle encore - les gens 'bien en chair' étaient enviés et considérés comme ayant en eux un gage de bonne santé et de longévité associé à celui  d'être à l'abri en cas de famine ou de manque de nourriture. Aujourd'hui, on a plus de considération pour les top models plus ou moins anorexiques qui se contentent d'une pomme ou d'un yaourt par repas : les temps changent !

Les gènes aussi mais beaucoup plus lentement...


 

Des recherches sur l'obésité

 

"À l'Hôpital Necker, Daniel Ricquier, professeur et directeur du Centre de recherche sur l'endocrinologie moléculaire et le développement, travaille également sur le tissu adipeux, et plus précisément, sur les différences entre les deux types d'adipocytes qui le composent : les adipocytes blancs qui stockent les graisses pour résister au jeûne et les adipocytes bruns qui sont capables d'oxyder les graisses et de les transformer en chaleur. « Chez les animaux, ces derniers sont très importants pour lutter contre le froid ou pour réchauffer leur corps lors du réveil qui suit l'hibernation, explique le chercheur. Mais chez l'homme, ce tissu n'existe pratiquement plus, sauf chez le bébé à la naissance où il semblerait prêt à fonctionner comme une sécurité dans le cas d'un refroidissement brutal. »

Cependant, de récents travaux réalisés chez les rongeurs montrent que le tissu adipeux brun pourrait aussi contribuer à la thermogenèse alimentaire. Chez des souris obèses, on a remarqué en effet la faible activité de ce tissu. Mais qu'en est-il chez l'homme ? Est-il encore actif ? « Chez certaines populations qui vivent dans le froid, en Europe ou en Amérique du Nord, des adipocytes bruns ont été mis en évidence », annonce Daniel Ricquier. Mais favorisent-ils pour autant l'oxydation des acides gras ? La question est ouverte et reste une piste intéressante pour le traitement de l'obésité. En effet, il n'est pas inenvisageable un jour de mettre au point des molécules qui puissent accélérer la combustion énergétique. « Chez un adulte, avec une activité régulière et un poids corporel constant, la totalité des calories alimentaires est dissipée sous forme de chaleur, explique le chercheur. 60 % de ces calories8 sont oxydés par les cellules qui ont besoin d'énergie pour vivre, se multiplier, bouger, accomplir leurs tâches. Mais si le corps ne dépense pas les 40 % restant, le poids s'accroît9. »

Pourquoi ? Les molécules carbonées – glucose, acides gras et acides aminés – produisent, lors de leur transformation, de la chaleur et de l'ATP10, des molécules riches en énergie. L'énergie de l'ATP est ensuite utilisée par les cellules pour leurs travaux. Les chercheurs savent qu'un excès d'ATP favorise le stockage d'énergie sous forme de graisses. Or les adipocytes bruns ont un rendement très faible en ATP et brûlent leurs graisses contrairement aux autres cellules. C'est pourquoi une piste thérapeutique actuelle est la recherche de molécules qui favorisent l'oxydation et réduisent légèrement le rendement en ATP dans les muscles par exemple. De telles molécules auraient peut-être une action anti-obésité. Une autre piste de recherche est de favoriser la population des adipocytes bruns au détriment de celle des adipocytes blancs. L'équipe de Louis Casteilla et de Luc Pénicaud à Toulouse travaille actuellement sur le problème en essayant de prime abord d'identifier ces deux types de cellules au stade préadipocytaire.

Le terrain génétique

Et les gènes dans tout cela ? Sont-ils responsables de l'obésité comme on a pu souvent le lire ? C'est en 1998 que la forme génétique la plus fréquente d'obésité monogène11 est découverte par le Laboratoire de Génétique des maladies multifactorielles de Lille (CNRS–Institut Pasteur) que dirige Philippe Froguel. Mais le fameux gène de l'obésité ne concerne en réalité que 5 % des obèses massifs qui sont porteurs de la mutation. « Ce sont finalement des formes assez rares d'obésité. Il convient de les distinguer des 95 % d'obèses qui souffrent d'une forme commune, multifactorielle et polygénique de la maladie », explique David Meyre, responsable du projet « Génétique de l'obésité infantile » au laboratoire.

Aujourd'hui, son équipe préfère donc se concentrer sur des combinaisons de mutations de gènes à effet modeste et étudier leurs interactions avec des facteurs environnementaux. En 2003, le premier gène d'obésité polygénique a d'ailleurs été identifié dans le laboratoire : le gène GAD212. Comment procèdent les chercheurs ? C'est en partant du génome entier qu'ils détectent des combinaisons de facteurs génétiques liés à l'obésité. « Pour chasser ces gènes, nous préférons désormais travailler sur le génome d'enfants obèses parce qu'ils ne sont pas encore atteints par des complications médicales, explique Philippe Boutin, ingénieur de recherche CNRS du laboratoire. C'est pourquoi depuis 1997, nous recrutons des familles dont au moins un enfant – et de préférence deux – est obèse. Notre objectif est d'obtenir, à terme, au moins mille familles avec obésité infantile, pour identifier de manière exhaustive les gènes de prédisposition dans la population française ». Une fois l'ADN récupéré, les chercheurs visent des gènes sur une région précise d'un chromosome qui se distingue par une forte ressemblance génétique entre enfants apparentés. C'est de cette façon qu'ils viennent d'identifier sur une région du chromosome 6 une forte liaison avec l'obésité infantile13. Et ces gamins avaient une glycémie plus élevée que les autres. « Nous avons donc recherché sur ce chromosome des gènes impliqués dans les voies de signalisation de l'insuline et nous sommes aperçus que le gène ENPP1 codait pour un inhibiteur du récepteur de l'insuline », explique David Meyre. Cette surprenante découverte montre qu'une des causes de l'obésité serait, dès la naissance et certainement dès la période fœtale, une résistance à l'insuline. Et on le sait désormais, une personne insulinorésistante va produire dans un premier temps une grande quantité d'insuline. Une surproduction qui serait impliquée dans le stockage de graisse dans les adipocytes.

Ce résultat, parmi les autres14, confirme qu'une approche polygénique est primordiale pour essayer de comprendre toute la complexité de la maladie. « Mais il faut être clair, affirme David Meyre. La prédisposition génétique ou les mutations ne peuvent pas expliquer à elles seules la prévalence actuelle de l'obésité. D'autre part, plus le nombre de gènes impliqués sera important, plus il sera difficile de mettre un traitement au point. Car à chaque obésité correspondra alors une combinaison particulière de facteurs de risques : pour certains, cela va jouer sur la prise alimentaire, pour d'autres sur la sécrétion d'insuline, pour d'autres encore, sur la fonction des adipocytes. » Le mythe d'un gène de l'obésité est bien loin."

 

 Origines bio de l'obésité (Texte de Fabrice IMPERIALI)

 

Pas si sûr ! Et si les hommes de la préhistoire avaient développé (pour certains) une aptitude à stocker des graisses pour résister aux hivers très rigoureux qui se sont répétés jusqu'à la dernière glaciation ?

 

 

 

http://www-good.ibl.fr/accueil/presse/html/campagne-obe-0108/DNID_diabesite_genotype_econome.htm 

  (Par Philippe FROGUEL)

 

 

Fatigué en hiver, sommeil un peu plus long (on dort en moyenne 1/2h à 1h de plus les mois d'hiver),  ne seriez-vous pas en train d'hiberner, enfin d'hiverner, comme l'ours polaire?

Un chercheur toulousain Christian Bourbon, médecin spécialiste du sommeil au CHU de Toulouse soutient cette hypothèse.


L’explorateur Stéphane Lévin s’est prêté à cette étonnante expérience : muni de capteurs avant et après son expédition, il a dû passer 5 mois en Arctique  seul, dans l’obscurité, trois mois et demi sans soleil à des températures de -40°C.


Les données récoltées lors de cette expéditions montrent, plus encore que le facteur solaire, que la température ambiante agit sur notre sommeil. "Elle est capable de déclencher une réponse conduisant à des nuits de seize à dix-huit heures de sommeil et à une augmentation de 75 % de la somnolence pendant la journée" explique Christian Bourbon. Comme l’ours polaire, pendant l’hibernation, Stéphane Lévin alterne de nombreuses phases d’éveil et de sommeil.


Source l'article de Maxiscience

Déjà en 1931,  Le professeur Jean Lhermitte rapportait dans son petit ouvrage « Le sommeil » une observation faite par un médecin russe le Dr Volkov qui décrivait le sommeil hibernal des paysans russes où pendant 4 à 5 mois lors de l’hiver le plus rude,  le paysan et sa famille se mettaient « en couchée ». « La maison est  plongée dans l’obscurité et le silence… Le sommeil ne s’interrompt que pour des motifs impérieux ; aussitôt que les dormants ont satisfait  à leurs besoins les plus immédiats, tout se replonge dans un silence de mort ».

 

Ce comportement a été également rapporté dans d’autres régions polaires, où les habitants n’avaient guère le choix pour survivre. Ainsi ils  essayaient de tromper leur faim et d' éviter de souffrir du froid.  Il est bien évident qu’on s’éloigne du sommeil normal pour se rapprocher du sommeil hibernal de l’ours qui se met en situation d’économie pour survivre au manque de nourriture lié à la saison hivernale.

Ce qui confirme l’adage « qui dort dîne ». (nb: en fait cette adage n'a rien à voir... C'était l'obligation faite aux clients des auberges de prendre un repas s'ils souhaitaient dormir sur place 

L'homme a-t-il des capacités d'hibernation résiduelles  (Lien vers l'article entier)

 

"L’homme possède-t-il une capacité latente à hiberner qui ne demande qu’à être développée? Le British Medical Journal rapporte qu’il y a un siècle, les paysans de la région de Pskov, dans le nord-ouest de la Russie «adoptaient l’expédient économique» de passer la moitié de l’année à dormir:

«Dès la première chute de neige, toute la famille se rassemblait autour du fourneau, s’allongeait, et cessait de se battre avec les problèmes existentiels, pour aller tranquillement dormir. Une fois par jour, chacun se réveillait pour manger un morceau de pain dur… Après six mois de cette existence au repos, la famille se réveillait, se secouait et sortait pour voir si l’herbe avait poussé."

 

Homo hibernatus ?  (Lien vers le site source)

 

 


 

Par Merlin des mèmes - Publié dans : Mémétique appliquée
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés