On trouve difficilement des vidéos de Gaston BACHELARD, même sur le site de l'INA et c'est bien dommage.
Celle-ci est très brève mais elle permet au moins de saisir la modestie et la lucidité du personnage qui reste malgré tout branché en direct sur le monde, sans toutefois laisser le soin aux
autres de faire les commentaires des événements relatés par les médias.
"Il émane des choses et de nous-mêmes un rayonnement invisible, des vibrations, des ondes indéfiniment propagées selon la
diversité de rythmes nombreux ; il existe en nous, autour de nous, comme le flux et le reflux d'une mer où nous serions baignés jusqu'aux profondeurs de nos fibres charnelles, des
pulsations mystérieusement accordées entre elles et d'une telle importance pour chcune de nous, à cause de leur étroite parenté avec le principe même de la vie, que les hommes reconnurent
de tout temps un don céleste à quiconque se révélai capable de fixer pour les autres, fût-ce par hasard ou fugitivement, ces rapports étranges. Toute notre existence idéique semble ainsi
sortir de nous-mêmes, pour constituer autour de notre être une sorte d'atmosphère obscure et se projeter à certaines heures, au souffle de nos volontés, loin par-delà la banalité des
vulgaires contacts, dont la pression sur elle ne cesse, toutefois un seul instant d'agir. On a comparé l'âme humaine à un miroir, à la boîte sonore d'un instrument de musique, à ces
harpes primitives dont les cordes se laissent doucement émouvoir par le vent qui passe, et voici que la nouvelle science vient, en effet, de découvrir de quels reflets cachés ou
concordants s'animent, sous certains chocs, certains êtres, certains corps ou certaines ténèbres. Sonores, lumineuses, magnétiques ou radioactives, selon l'expression récente qu'il a
fallu créer, mille ondulations s'entrelacent et se remplacent, se correspondent et se répondent, et le monde est comme un piano dont elles seraient les cordes et dont nous serions les
touches... sous quels doigts ?"
Et de nos jours ? Y a-t-il encore des philosophes ou hommes de réflexion de cette envergure ?
Peut-être Marcel GAUCHET. Nous en reparlerons dans 10 ans, 15 ans, 20 ans...
Storytelling, marketing viral, télé-réalité, swap, feuilletons tranches de saucisson, coachs conseils et redresseurs de torts en
ligne, le formatage des télespectateurs et plus généralement de tous les citoyens (allons enfants de la patri-i-e !) se poursuit avec l'aide et la
participation du monde politique qui prend la part du lion...
Mais le cinéma et la littérature aussi. Nous sommes cernés !... Toutes les manipulations nous attendent sur la distance, en longueur et profondeur.
Soyez vigilants !
"De Reagan à Bush, et donc à Karl Rove, du Watergate à l’Irak, c’est ici la partie la plus intéressante de l’analyse de Christian Salmon dans son décryptage des limbes de la politique moderne. Celle d’un monde où réalité et fiction copulent et cohabitent dans notre
rapport au réel et à l’imaginaire. Ici, c’est non seulement le réel qui est en danger, mais aussi le futur. Salmon précise : "Le monde de demain sera le résultat d'une lutte entre les narrations
imposées et les contre-narrations libératrices."
Et pendant ce temps-là le Ministère de l'Éducation Nationale
fait de la mémétique préventive.
Article paru ce jour-même dans le quotidien Ouest-France, p. 4
Qu'est-ce que ça doit être aux RG et dans tous les services de renseignement ?
Finalement, nos enfants et nos petits enfants n'auront pas tort de nous accuser si nous ne nous redressons pas, le poing levé,
pour dire HALTE À TOUT CE GÂCHIS DE LA NATURE ET DES ÊTRES VIVANTS QUI LA COMPOSAIENT JADIS !
Copiez-collez cet URL dans votre navigateur : http://nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/ (Puis cliquez sur voir la bande-annonce)
« On ne peut saisir les raisons de l'incertitude où s'enfoncent actuellement les démocraties sans
avoir élucidé au préalable la manière dont elles se sont extirpées de la crise du libéralisme. Ce qu'il s'agit de dégager c'est la révolution de l'être-ensemble qui aura été la vraie révolution
du XXème siècle, la révolution silencieuse dissimulée derrière ses convulsions, une vraie révolution puisqu'au travers d'elle l'humanité a trouvé le moyen de se structurer indépendamment de la
religion, puisqu'elle inaugure un nouveau mode de coexistence à l'échelle de l'aventure humaine. L'intelligence de cette mutation décisive est le seul fil à même de nous guider dans le labyrinthe
de nos contradictions et de nos désarrois. Elle ne nous met pas seulement en position de discerner pourquoi et comment le libéralisme met la démocratie en crise ; elle nous apporte surtout de
quoi nous orienter par rapport à la seule question qui vaille aujourd'hui, la question de savoir ce qu'il peut advenir de cette démocratie qui ne se comprend plus. »
(Marcel Gauchet, « La crise du libéralisme », pages 18-19)
"Le triomphe du supercapitalisme a conduit, indirectement et par inadvertance, au déclin de la démocratie. Mais ce n'est
pas inévitable. Nous pouvons avoir à la fois une démocratie dynamique et un capitalisme dynamique. À condition de mettre en place une cloison étanche entre les deux sphères. Le but du
capitalisme est d'optimiser la satisfaction du consommateur et de l'investisseur. Le but de la démocratie est d'atteindre collectivement des objectifs que nous ne pouvons pas atteindre en
tant qu'individus. La frontière qui les sépare est violée lorsque des entreprises semblent assumer des responsabilités sociales ou encore lorsqu'elles utilisent la politique pour renforcer ou
conserver leur position concurrentielle."
Robert REICH* "Supercapitalisme" Éd Vuibert jan 2008 p. 241
* Ancien Secrétaire d'État à l'Emploi de Bill CLINTON.
Très didactique, cette vidéo de Paul GRIGNON, fort agréable et fort bien faite, nous apprend en 52 minutes chrono l'histoire
de l'argent, l'avènement des banques et autres organismes financiers
ou comment on gagne beaucoup d'argent avec du vent et des
promesses.
Ne dit-on pas qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ? Non, notre président n'est pas un imbécile, lui : il
communique, que les vents soient d'ouest ou d'est, forts ou doux comme une brise. Il ne varie pas d'un pouce dans ses convictions qu'il est toujours le meilleur, en tout endroit et en toute
discipline. L'économie, c'est son cheval de bataille, comme tous les autres...
Hommage attristé à la mémoire de Guillaume DEPARDIEU
Lorsque j'écoute cette improvisation, cette interprétation inspirée d'un au-dedans exceptionnellement dense, douloureux, torturé, alors je
pleure car c'est une figuration de la perfection possible entre les sentiments d'un homme et la technicité qu'un luthier a conférée - avec le plus grand art - à un instrument
magique.
Ne pleurez pas trop ! Ça assèche les glandes lacrymales...
Un film magnifique ! Un acteur expressif et convainquant...Pauvre garçon !