Philosophie, littérature et poésie

Dimanche 17 septembre 2006 7 17 /09 /Sep /2006 15:59
La Calabraise aux yeux de braise
A remis son chapeau sur sa tête
Elle a sauté joyeusement sur la glaise
De sa Calabre en air de fête

En imaginant ces Normands de Hauteville
Ses ancêtres de bientôt mille ans
Qui se pressaient à la conquête de la ville
Qui l'a vue naître il y a moins de quarante ans

Le souffle de la mer transporte le souvenir
Vieux de plus de neuf siècles, de la la conquête inutile
Des fils de Tancrède qui ne songeaient qu'à se réjouir

D'une éphémère gloire avant d'aborder la Sicile.
Mais aujourd'hui, la Calabraise a retrouvé sa terre
Et elle danse sous la pluie d'orage, dans le tonnerre.

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 LA PREUVE...


L'automne nous fait cadeau de ses dernières fleurs

Que l'on cueille à pleines brassées

comme un coucher de soleil en gerbe

avec

même s'il fait encore étonnamment doux

l'haleine froide de l'hiver

déjà sur la nuque


...
Se dépêcher de vivre la lenteur

 

 

des pétales et des odeurs

emplir les yeux et les oreilles

 des silences et des couleurs

...
Au creux de la main

le bouquet

comme nous

perd peu à peu ses forces

pour le sourire d'une belle
© L C-M

Par Merlin des Mèmes - Publié dans : Philosophie, littérature et poésie
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Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /Jan /2006 17:20
    Un texte qui est le début d'un ouvrage assez récent pour réjouir les amoureux du Nouveau Monde...
Quel est le titre du livre et le nom de l'auteur (qui a quand même obtenu le prix fémina il y a quelques décennies !)
QUI  EST-CE ? C'est dans  ..............................   ........................... ?


   "C'était un jour où, plus que les autres, l'Amérique me manquait, au point que je me sentais, dans le Vieux Monde où je suis né et où je vis, en manque du Nouveau. En exil. Des merveilles depuis le matin entraient en moi, sortaient de moi, revenaient, rapides à la façon des nuages que le vent prend en chasse, merveilles fiévreuses puisées à mes voyages américains et que la mémoire, qui les avait retenues, activait, là dans la forge des souvenirs dont elle poussait soudain les feux mais je reconnaissais d'autres images, à venir et à vérifier celles-là, toutes issues de mes lectures, de mon savoir, de ma voyance, de ma méditation, appréhension et impatience des choses d'Amérique. Faucon Pélerin a surgi à ce moment où tant de richesses eussent pu me submerger...
   De toutes les images qui me font une vie intérieure, le faucon pélerin est celle peut-être que je j'aime le plus... Celle dont j'ai le plus besoin, en Europe. Un jour, voici longtemps, mon esprit happa l'oiseau, qui depuis lors ne cesse de m'habiter. En moi son nid, ses erres, ses pinces...
Mystère Faucon Pélerin. Les autres me traversent mais lui, son aire est en moi."
Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Philosophie, littérature et poésie
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Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /Jan /2006 14:19
Voici un bref extrait d'un roman dont je vous demande quel est le titre ainsi que le nom de son auteur.




"La nuit était décidément très chaude et A.............. ressentit encore l'impression de vertige qui l'avait saisi peu avant d'arriver chez lui. Sa vue se brouilla, il en vint à perdre l'équilibre et faillit tomber de sa chaise. Quand il se fut remis d'aplomb et que son esprit fut redevenu lucide, il se leva, alla ouvrir les trois grandes portes-fenêtres du salon et fit quelques pas sur la terrasse entourant la maison. Il resta un moment à contempler les lumières de la ville et, un peu plus loin, la masse opaque du Centre. Même la nuit ne parvenait pas à rafraîchir le désert.
A.............. n'avait pas d'enfants et n'éprouvait nullement d'en avoir depuis le départ d' Anna.... Pourtant, cette prédiction le rendait heureux. Sans doute se dit-il un peu plus tard -  fut-ce la raison pour laquelle il décida de poursuivre la conversation.
Il revint dans la moiteur du salon et s'installa de nouveau devant la console. Il relut attentivement tous les textes qui s'étaient inscrits depuis le début. En son absence, lautre avait questionné :
 - Vous êtes toujours là, Professeur ? Vous êtes encore là ?"
Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Philosophie, littérature et poésie
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Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /Jan /2006 13:56
Dites moi qui a écrit ce texte et quel est le titre de l'ouvrage, s'il vous plaît...


"Dans l'espace des marchandises, ce n'est pas seulement la parole qui est séparée d'une situation vivante. Tableaux et visages, paysages et musiques, rites et spectacles, les événements de toutes sortes sont indéfiniment reproduits et diffusés par les livres, la presse, la photo, les disques, le cinéma, la radio, les cassettes, la télévision, hors de leur contexte d'émergence. Multiplié par les médias, emporté par mille voies et canaux, le signe est détérritorialisé.
Avant l'enregistrement du son et la radio, la majeure partie de l'humanité n'avait jamais entendu que les musiques de sa nation, de sa région, et toujours en liaison avec une circonstance particulière : chants de travail ou d'amour, seguedille ou bourrée, chansons de fête ou cantique religieux. Avant la photographie, le cinéma et la télévision, les images étaient attachées à des lieux, à des occasions, à des saisons. Désormais, les signes sont déliés. Le Territoire séparait la chose du signe, mais pour mieux les réarticuler par l'arbitraire de la convention, de la loi, de l'État. Sur l'espace des marchandises, les flux des signes courent sans frein. La coupure a si bien fonctionné que la transcendance ne fait plus lien.
L'écriture avait permis une analyse du discours, une réification des mots, une première décontextualisation du langage. Les médias opèrent une décontextualisation massive et généralisée de tous les signes qu'aucune transcendance ne vient plus réguler.
La sémiotique du Territoire distinguait la chose de sa représentation. Sur l'Espace marchand ou médiatique, il n'y a plus vraiment de chose, de référent, d'original. La monnaie continue à circuler en l'absence d'étalon-or. La mélodie écoutée à la radio ou enregistrée sur le disque n'a jamais été chantée telle que je l'entends : ce n'est qu'un effet de studio, cela n'existe que dans la sphère du spectacle. La presse et la télévision créent l'événement, produisent la réalité médiatique, évoluent dans leur propre espace plutôt que de nous envoyer les signaux des choses mêmes. La référence ne renvoie qu'à la médiasphère. Le grand magasin du signe, ou le Spectacle, devient alors une sorte de surréalité par quoi toute parole ou toute image doit passer si elle prétend avoir quelque efficacité."
Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Philosophie, littérature et poésie
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Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /Jan /2006 11:56
Voici comme promis, la première d'une série de cinq énigmes :
De qui est ce poème ?
 
LA MER


Ainsi qu’une prairie au printemps sous la brume
La mer s’épanouissait en pétales d’écume
Et papillons géants qui tournent et se penchent
Les mouettes dans leur vol effleuraient ces fleurs blanches


À l’horizon fume le soleil rouge
Pareil à quelque tas broussailleux d’herbes rousses
Qui finit de brûler dans l’ombre
À petites secousses…

Là-bas aussi par où le ciel vient se confondre
Dans la nuance de l’eau
Les mâts des bateaux
Ont l’air de faner sur les roches
Le foin des nuages qui s’effilochent…

Ainsi qu’une prairie au printemps sous la brume
La mer s’épanouissait en pétales d’écume.



Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Philosophie, littérature et poésie
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