Storytelling, marketing viral, télé-réalité, swap, feuilletons tranches de saucisson, coachs conseils et redresseurs de torts en
ligne, le formatage des télespectateurs et plus généralement de tous les citoyens (allons enfants de la patri-i-e !) se poursuit avec l'aide et la
participation du monde politique qui prend la part du lion...
Mais le cinéma et la littérature aussi. Nous sommes cernés !... Toutes les manipulations nous attendent sur la distance, en longueur et profondeur.
Soyez vigilants !
"De Reagan à Bush, et donc à Karl Rove, du Watergate à l’Irak, c’est ici la partie la plus intéressante de l’analyse de Christian Salmon dans son décryptage des limbes de la politique moderne. Celle d’un monde où réalité et fiction copulent et cohabitent dans notre
rapport au réel et à l’imaginaire. Ici, c’est non seulement le réel qui est en danger, mais aussi le futur. Salmon précise : "Le monde de demain sera le résultat d'une lutte entre les narrations
imposées et les contre-narrations libératrices."
Et pendant ce temps-là le Ministère de l'Éducation Nationale
fait de la mémétique préventive.
Article paru ce jour-même dans le quotidien Ouest-France, p. 4
Qu'est-ce que ça doit être aux RG et dans tous les services de renseignement ?
Finalement, nos enfants et nos petits enfants n'auront pas tort de nous accuser si nous ne nous redressons pas, le poing levé,
pour dire HALTE À TOUT CE GÂCHIS DE LA NATURE ET DES ÊTRES VIVANTS QUI LA COMPOSAIENT JADIS !
Copiez-collez cet URL dans votre navigateur : http://nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/ (Puis cliquez sur voir la bande-annonce)
« On ne peut saisir les raisons de l'incertitude où s'enfoncent actuellement les démocraties sans
avoir élucidé au préalable la manière dont elles se sont extirpées de la crise du libéralisme. Ce qu'il s'agit de dégager c'est la révolution de l'être-ensemble qui aura été la vraie révolution
du XXème siècle, la révolution silencieuse dissimulée derrière ses convulsions, une vraie révolution puisqu'au travers d'elle l'humanité a trouvé le moyen de se structurer indépendamment de la
religion, puisqu'elle inaugure un nouveau mode de coexistence à l'échelle de l'aventure humaine. L'intelligence de cette mutation décisive est le seul fil à même de nous guider dans le labyrinthe
de nos contradictions et de nos désarrois. Elle ne nous met pas seulement en position de discerner pourquoi et comment le libéralisme met la démocratie en crise ; elle nous apporte surtout de
quoi nous orienter par rapport à la seule question qui vaille aujourd'hui, la question de savoir ce qu'il peut advenir de cette démocratie qui ne se comprend plus. »
(Marcel Gauchet, « La crise du libéralisme », pages 18-19)
"Le triomphe du supercapitalisme a conduit, indirectement et par inadvertance, au déclin de la démocratie. Mais ce n'est
pas inévitable. Nous pouvons avoir à la fois une démocratie dynamique et un capitalisme dynamique. À condition de mettre en place une cloison étanche entre les deux sphères. Le but du
capitalisme est d'optimiser la satisfaction du consommateur et de l'investisseur. Le but de la démocratie est d'atteindre collectivement des objectifs que nous ne pouvons pas atteindre en
tant qu'individus. La frontière qui les sépare est violée lorsque des entreprises semblent assumer des responsabilités sociales ou encore lorsqu'elles utilisent la politique pour renforcer ou
conserver leur position concurrentielle."
Robert REICH* "Supercapitalisme" Éd Vuibert jan 2008 p. 241
* Ancien Secrétaire d'État à l'Emploi de Bill CLINTON.
Très didactique, cette vidéo de Paul GRIGNON, fort agréable et fort bien faite, nous apprend en 52 minutes chrono l'histoire
de l'argent, l'avènement des banques et autres organismes financiers
ou comment on gagne beaucoup d'argent avec du vent et des
promesses.
Ne dit-on pas qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ? Non, notre président n'est pas un imbécile, lui : il
communique, que les vents soient d'ouest ou d'est, forts ou doux comme une brise. Il ne varie pas d'un pouce dans ses convictions qu'il est toujours le meilleur, en tout endroit et en toute
discipline. L'économie, c'est son cheval de bataille, comme tous les autres...
Hommage attristé à la mémoire de Guillaume DEPARDIEU
Lorsque j'écoute cette improvisation, cette interprétation inspirée d'un au-dedans exceptionnellement dense, douloureux, torturé, alors je
pleure car c'est une figuration de la perfection possible entre les sentiments d'un homme et la technicité qu'un luthier a conférée - avec le plus grand art - à un instrument
magique.
Ne pleurez pas trop ! Ça assèche les glandes lacrymales...
Un film magnifique ! Un acteur expressif et convainquant...Pauvre garçon !
Charles CERISIER est prêtre, comme l'était CÔTIS-CAPEL lui-même. Sans doute fut-il lui aussi un peu en dehors des sentiers battus
traditionnels de cette fonction. Dans ce 'recueil de documents', il nous invite à mieux connaître celui qui fut pendant les quinze dernières années de sa vie (CÔTIS est mort en 1986) un compagnon
de route tant au plan fraternel que spirituel.
Beaucoup de lecteurs et admirateurs du poète connaissent son lyrisme incomparable et tous les vrais défenseurs de la langue
normande ne tarissent pas d'éloges à l'égard
d'Albert LOHIER
devenu CÔTIS-CAPEL comme pour mieux s'ancrer dans ses origines haguaises.
Mais dans ce livre, Charles CERISIER ne se contente pas de présenter des oeuvres poétiques de son ami. Il y ajoute quelque chose qu'il serait difficile d'appeler une biographie ou
des 'mémoires par procuration' mais plutôt une sorte de mémorial fait d'archives et de scènes de vie réunies.
Ce travail de compilation est précieux pour mieux comprendre l'oeuvre de CÔTIS-CAPEL, ses engagements et le souci permanent d'être au clair avec le cheminement entrepris depuis le
début, tant dans le domaine de sa foi que dans celui de son rôle social auprès de ceux qu'il a souhaité approcher dans l'atmosphère de leur travail quotidien. À cet égard, le titre "J'ai gardé le cap" me paraît très évocateur de cette ligne de conduite toujours maintenue, contre vents et marées.
Prêtre ouvrier, Albert fut le premier prêtre marin pêcheur et il dut subir les foudres vaticanes comme tant d'autres dès 1959.
Albert LOHIER écrivait en 1951 : "Être missionnaire de la mer n'est pas une fonction attribuée à un prêtre auquel
l'autorité religieuse confierait le soin habituel des âmes avec l'obligation d'assumer le culte, de promouvoir les oeuvres diverses ou même d'animer l'action catholique dans le milieu.
Le missionnaire a accepté de vivre totalement la vie même des pêcheurs. Il est professionnel, inscrit maritime, embarqué. Il travaille comme un matelot. Il vit de son salaire. Il doit, le cas
échéant, souffrir les aléas du métier : long séjour à terre à cause du mauvais temps, en cas de panne, en cas de chômage." (Extrait p. 107 du livre de Charles CERISIER.)
Bien entendu, dans cet ouvrage, le défenseur de la langue normande et le poète ne sont pas oubliés. Dans le chapitre 5, "Une écriture", CERISIER présente l'oeuvre de CÔTIS
comme un élément de sa quête, une recherche. Albert aurait aimé que l'on dise "ses méditations". Mais Albert LOHIER, c'est aussi une voix "persuasive, rapide, coléreuse, explicative et
ponctueée..., retenue et méditative ... un peu éraillée par la pipe et marquée par des difficultés respiratoires, bronchite et asthme"...
À la fin de l'ouvrage, un CD présente 16 enregistrements de la voix de CÔTIS-CAPEL et les textes se trouvent dans les chapitres 5 à 8. Je trouve cette idée tout à fait remarquable et, si
les traductions du normand en français n'avaient pas de sens pour le poète CÔTIS, elles ont au moins le mérite de permettre à ceux qui ne comprennent pas parfaitement la langue normande, de
saisir les idées et le sens général des méditations d'Albert, dans son loceis...
J'avais déjà eu l'occasion de faire une brève présentation de
à la mi-juin dernier, juste après que l'auteur nous eût
présenté son livre.
Voici ce que CÔTIS-CAPEL écrivait à propos du grand
métier qu'est celui de la mer :
(Le prêtre marin pêcheur dit lui-même son poème)
Pendant les vacances, des critiques injustifiées ont été formulées à l'encontre de ce travail. Je n'en dirai pas plus que ces quelques mots, pour quatre
pages ignobles :
Tout ce qui est excessif est dérisoire et lorsqu'on aimerait soi-même être mis en valeur, on écrit quelque chose de positif, utile à tous et à la langue normande. C'est le cas lorsque
l'on met à la disposition de tous un recueil de documents sérieux et faciles à consulter. Il n'en est pas de même lorsqu'on se prétend "expert en langue normande" et qu'on affirme que les
mots "quétoun" et "devaunté" ne font pas partie de notre loceis et qu'il faudrait dire "âne" et "tablier". Mais voyons ! ...
Ce qu'il faut, c'est humblement se mettre au service de cette langue normande qui a déjà été si souvent bafouée par le passé. Chiche ! Il y en a qui le font déjà très bien et je pense en
particulier au groupe Magène, à son site et à tous ses animateurs. Et puis, dans l'ombre et le silence, il y a les experts, les vrais qui se taisent en mesurant avec tristesse les dégâts
occasionnés.
À l'évidence ces quatre pages vindicatives et remplies d'un fiel amer ont été écrites par un cuistre égocentrique. Ça ne l'empêche pas d'écrire :
"Certes, je peux lui savoir gré de ne pas m'avoir trop cité afin que ma modestie ne puisse en souffrir, je ne suis pas d'un naturel à me mettre en avant
et je préfère la discrétion et la retenue aux effets de manchettes et aux déclarations intempestives si prisées des fans de la 'com'."
Une annonce en forme de précaution oratoire; un bel oxymoron ironico-paranoïde ou l'art de dire tout le contraire de ce qu'on pense. C'est pitoyable
! La suite du paragraphe le démontre d'abondance...
Je pense revoir Charles CERISIER prochainement mais je recommande dores et déjà à tous la lecture de son livre qui
est paru au 2ème trimestre 2008 chez isoète.Un outil bien précieux !