L'esclavage de l'heure

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TEMPUS FUGIT...
 

Le temps s'en va madame
Las le temps
Mais nous nous en allons

Et tôt serons étendus sous la lame...
 

Un univers pascalien

 
Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.

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Le libre arbitre des hommes consiste à choisir la femme qui décidera à leur place.

C’est le propre des censures violentes d’accréditer les opinions qu’elles attaquent.
(Voltaire)

Si tu ne mènes pas ton propre combat, on fera de toi le combattant d'une cause qui n'est pas la tienne.

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  • : Merlin le zététicien des Mèmes
  • memetics-story
  • : Homme
  • : 01/01/2008
  • : Pontorson

Présentation

Tentatives de définitions

MÉMÉTIQUE: Discipline nouvelle des sciences humaines qui observe et étudie par des approches pluridisciplinaires la manière dont les activités culturelles de l'Humanité sont initiées, se développent, se reproduisent, se répliquent au sein des communautés d'Homo sapiens sapiens, dans le temps et dans l'espace...

MÈME: Unité d'information contenue dans un cerveau *, échangeable au sein d'une société donnée.  Il s'agit d'un contenu culturel capable de se dupliquer, de se répliquer (idée, technique, comportement, habitude, tradition, mode)  en se recopiant d'un cerveau vers d'autres cerveaux, selon des processus évolutionnistes et grâce à des procédures variées : mimétisme dû aux neurones miroirs, paroles, écrits, dessins, attitudes, etc... Tous les modes de broadcasting peuvent être utilisés entre le cerveau émetteur et les cerveaux récepteurs.
* Jean-Pierre CHANGEUX parle d'engramme neuronal dès 1983.

(Les mots mémétique et mème  juste au-dessus sont cliquables et ils apportent de précieuses informations...)

LES MÈMES DE LA LANGUE NORMANDE
(Cliquer sur ce lien)
Dimanche 1 avril 2007

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La quête du feu dans les premiers incendies de broussailles

   Ce sont les premiers incendies de broussailles qui vont inciter des individus audacieux à "capturer" le feu et c'est assurément la maîtrise progressive du feu qui a déclenché la première révolution dans les processus d'hominisation. Entre - 790 000 ans et - 400 000 ans, les peuples hominidés vont s'approprier le feu sous des formes différentes. Ces mammifères devenus bipèdes ont fait petit à petit la découverte du feu et de ses multiples utilités pour le groupe au sein duquel ils vivaient.
   Tout d'abord, à la suite d'orages ou d'éruptions volcaniques générant des incendies ici et là, les Erectus ont constaté, par hasard, que les viandes des gibiers grillés, cuites par le feu avaient une autre saveur que la viande crue. Ils se sont essayés à reproduire cette cuisson en alimentant le premier "feu de camp". La première chose qu'ils surent faire bien sûr était de l'alimenter, de l'entretenir et ces actes si importants pour le clan devinrent vite des sujets de disputes et de pouvoir. 
   Il y eut rapidement sacralisation du feu...

   On peut dire que la conservation et la pérénisation de cet allié sacré a été à n'en pas douter l'un des premiers fondamentaux sociaux de ces hominidés. C'est en quelque sorte la forme archétypale du mythe de Prométhée : Erectus subtilise le feu aux puissances qui le produisent mais en même temps c'est un grand pas vers la connaissance car de cet acte fondateur vont découler quantités de découvertes technologiques qui auront une importance capitale dans toutes les civilisations humaines.
   À partir du moment où le feu a été un tant soit peu maîtrisé par ces primates évolués, un mème puissant s'est aussitôt développé et répliqué à loisir tant il avait de l'importance pour tous : "développer chez tous les congénères et dupliquer sans discontinuer le respect de cet allié puissant, indispensable qu'était devenu le feu, élément sacré du foyer tribal primitif."


   Bien des pouvoirs se sont alors assis, constitués, obtenus autour de ce feu, devenu indispensable à la survie de tous...

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par Merlin d'Armor publié dans : Autour du feu primitif
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Dimanche 1 avril 2007
   Beaucoup plus tard, Homo néanderthalensis puis Homo sapiens vont apprendre à produire eux-mêmes le feu. Plusieurs techniques concurrentes mais également complémentaires seront utilisées et elles doivent autant au hasard qu'à la pure inventivité des ces hommes qu'ils sont devenus à part entière.

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   Ce sont d'autres mèmes et de nouveaux pouvoirs qui se sont alors mis en place car les individus les plus aptes à produire à volonté le feu et non plus à le conserver dans un foyer au service du clan sont devenus les chefs de tribus d'autant qu'ils étaient indispensables au cours des parties de chasse qu'ils organisaient. L'art de savoir reproduire le feu permettait aussi de continuer à être des nomades audacieux sans le risque de manquer de cet élément réchauffant, réconfortant, cuisant les viandes et effrayant les animaux prédateurs.
    Ce savoir-faire, le mème de la maîtrise du feu est devenu un pouvoir au sein des différents clans. Ceux qui l'avaient assimilé ne distribuaient leur compétence que très parcimonieusement. De tels mèmes sacrés ne se transmettaient que de père en fils ou au sein de la famille très proche (frères, oncles etc...)

   Les premiers "sorciers" se sont auto-proclamés ainsi, puis le chamanisme et le recours aux esprits divers sont apparus, donnant tous les pouvoirs à des chamanes de plus en plus inspirés. Ce fut le début des micro-sociétés hiérarchisées sur la base de pouvoirs plus ou moins occultes conférés par des savoir-faire utiles et assez exceptionnels. Le cadre des entrées des cavernes et des cavités plus profondes fut le décor idéal pour ces ébauches d'institutions dans lesquelles dominaient au départ la pensée magique et le désir d'avoir un effet sur les événements à venir. Les premières peintures rupestres datent de cette époque.

    Là encore, comme le signalait Marcel Gauchet, on ne peut être que frappés par l'universalité du phénomène 'chamane' qui s'est développé partout dans le monde, là où Homo sapiens a trouvé refuge.
    Dans ces conditions initiales on peut poser la question qu'est-ce donc qu'un mème ?

Ne serait-ce pas un élément de connaissance (savoir, savoir-faire ou savoir être) que l'on accepte de transmettre à ses semblables, sous certaines conditions ?

  - Une première catégorie de mèmes semble contenir avant tout des mèmes utilitaires, bénéfiques aux membres du clan.     Néanmoins, les leaders, les individus dominants se les approprient afin d'en retirer un pouvoir. Ils y associent les esprits dont ils affirment qu'ils communiquent avec eux au nom de tous les autres. Ils affirment qu'ils sont le lien sacré entre les esprits et leurs congénères.

  - D'autres mèmes plus banals se transmettent par imitation simple. On observe un geste de l'autre et on le reproduit par simple effet de mimétisme. On écoute les sons produits par son voisin et on les imite d'abord par jeu, mais tout cela finit par faire sens. Au départ, l'essentiel de la communication inter-groupe est de type non-verbal à peu près à 100 % puis progressivement des sonorités répétées codant pour du sens voient le jour pour atteindre aujourd'hui 45 % de notre communication. Il nous reste encore 55 % d'éléments signifiants faits de communication non-verbale, ce qui n'est pas rien ! Tous les langages sont nés ainsi.

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Débuts des premières industries humaines et débuts du langage

par Merlin d'Armor publié dans : Autour du feu primitif
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Dimanche 1 avril 2007
Les Industries du Paléolithique

   Les premiers outils en pierre taillée datent de 2 700 000 ans environ, mais cette époque préhistorique appelée paléolithique va durer jusqu'à une période assez proche de nous, 6000 à 8000  ans environ avant JC.


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   Parallèlement à ces créations d'outils et également d'armes pour la chasse et les conflits naissants entre tribus voisines, l'homme va développer, il y a environ 5 dizaines de milliers d'années, (sans doute autour du feu où il fabrique tous ces outils qu'il invente) une capacité extraordinaire à se projeter dans le futur, à imaginer et à créer des nouveautés technologiques de plus en plus sophistiquées.

(Conférence par Mark Turner au Collège de France)

    À ce point d'humanisation - relativement récent si l'on rapporte cette période aux 3 millions d'années qui nous séparent des premiers Australopithèques graciles comme Lucy  (1/60è) - on peut se poser la question de savoir si les mèmes créés par ces Homo sapiens sapiens se sont mis à "voler de leurs propres ailes" en se répliquant à qui mieux mieux, au même titre que les gènes...
Rien n'est moins sûr !
   Le développement de ces industries, de toutes ces technologies premières, autour du feu, n'a pas toujours permis que chaque pattern nouveau soit divulgué dans le domaine public car très vite, au sein des clans, il s'est formé des corporations qui ont transmis leurs savoir-faire, leurs connaissances et de multiples petits secrets de fabrication, moyennant d'autres avantages. Les éléments minima d'information ne se sont pas transmis aussi vite ni aussi largement que semble le prétendre Susan Blackmore lorsqu'elle affirme que les capacités cérébrales de l'homme se seraient progressivement accrues en même temps que le volume du cerveau sous la "poussée mémétique" qui aurait incité les gènes à répondre en améliorant l'imitation sélective.


  "Si cette évolution mémétique va trop loin, les gènes répondront avec des améliorations dans l'imitation sélective, mais leur réponse sera toujours subséquente à la compétition mémétique. De cette façon, les mèmes tiennent toujours les rênes. Ceci est le processus que j'ai nommé "poussée mémétique" : les mèmes sont en concurrence entre eux et évoluent dans une direction. Les gènes répondent ensuite en améliorant l'imitation sélective. Ceci conduit à accroître les capacités cérébrales et le volume du cerveau." (Susan Blackmore)



EEt si c'était juste l'effet d'une mutation aléatoire réalisée en quelques dizaines de milliers d'années qui avait entraîné cette augmentation de la structure et du volume cérébral, notamment du néocortex frontal ?

Ces individus, mieux dotés en créativité et en imagination se seraient davantage reproduits et la sélection génétique darwinnienne aurait procédé naturellement à l'élimination progressive des moins bien pourvus, comme elle l'a fait inexorablement avec Homo néanderthalensis qui a été rayé de la carte. Les mèmes ont été davantage un moyen de développer le langage et les techniques qu'une source de modifications physiques de la physiologie du cerveau ou d'autres systèmes propres à la nature biologique de l'homme. Les mèmes ne changent que les modalités culturelles, pas la nature biologique profonde d'Homo sapiens.

Pour ne prendre qu'un seul exemple, ce ne sont pas les mèmes, ni la pression mémétique qui ont permis de constituer les aires du langage telles que l'aire de Broca et celle de Wernicke chez l'homme ou alors il faudrait m'expliquer aussi que dans le questionnement classique de "l'oeuf ou la poule ?" c'est le caquètement de cette volaille qui a permis de générer les poussins par suite de poussée mémétique...

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par Merlin d'Armor publié dans : Autour du feu primitif
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Dimanche 1 avril 2007
Une évolution mémétique, ou opportuniste ?

    Le premier mème important pour l'humanité naissante a été celui qui lui a fait saisir l'importance du feu, de sa maîtrise et de la transmission de ce savoir-faire pour le devenir de l'espèce. Homo sapiens sapiens est alors devenu indiscutablement le mammifère le plus "maître de l'environnement" qu'on ait jamais connu, grâce à cette découverte entretenue et développée des millions de fois.
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     Après toutes ces périgrinations, de nombreux mèmes se sont transmis au sein des groupes constitués selon des règles universelles qui obéissent grosso modo à celles de la communication :
- Les mèmes ont été inventés, générés, créés par des individus plus imaginatifs que la moyenne.
- Ces mèmes se sont dupliqués avec un bonheur inégal en sautant de cerveau en cerveau, utilisant les réseaux relationnels du microcosme dans lequel ils avaient voix au chapitre.
- Ces unités d'information ont été parfois, souvent, reprises sous forme prosélyte à des fins intéressées. Des diffuseurs volontaires ou contraints les ont répandus ici et là.
- Ces mèmes ont été reçus, acceptés puis hébergés par des hôtes récepteurs dont on peut dire que l'état neuronal était satisafaisant pour recevoir ce type d'unité d'information (formatage ou climat social).

   Le plus étonnant dans le succès de certains mèmes est la facilité avec laquelle ils s'implantent dans les substrats neuronaux de leurs hôtes.
Quels sont alors les phénomènes chimico-hormonaux qui font que certains mèmes ont un succès phénomal par rapport à d'autres ? On a vraiment l'impression qu'il y a comme "un air du temps", une atmosphère de réceptivité inexplicable et indicible.

   J'ai le souvenir, à la fin des années 70, peu de temps avant les fêtes de Noël d'une grand-mère qui, dans un grand magasin de jouets, voulait acheter à l'un de ses petits enfants une mini-console électronique genre "Donkey-Kong". La vendeuse ne parvenait pas à lui expliquer le fonctionnement du jeu. Mon fils cadet - qui n'avait pas dix ans - était juste à côté, car il lorgnait lui aussi cette console... Il lui dit : "Madame, je veux bien vous expliquer si vous voulez." Ce qu'il fit sans la moindre difficulté. Il ne connaissait pas ce nouveau "jouet" mais il en maîtrisait déjà le fonctionnement...
  L'exemple est extensible aujourd'hui à tous les enfants et adolescents qui maîtrisent parfaitement toutes les arcanes de ce monde  à écrans LCD, cathodiques ou plasma. Il y a là une évolution très rapide des compétences due à la plus grande plasticité cérébrale de nos jeunes, certes, mais anticiper renvoie à autre chose...
   C'est ce qui s'est produit dans les cerveaux de nos ancêtres lointains qui peut, seul, expliquer cela : la capacité à la prévision, au calcul sur les idées et les concepts, l'imagination prospective. Une vraie révolution génétique quant aux nouvelles potentialités, une filière mémétique infinie s'agissant des découvertes multiples à transmettre de cerveau en cerveau.

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par Merlin d'Armor publié dans : Autour du feu primitif
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Dimanche 1 avril 2007
   Les débuts du Néolithique

   Il est très probable que c'est la possibilité de rester davantage autour des foyers de leurs clans, devenus des regroupements familiaux, qui va inciter les hommes à modifier leur genre de vie de chasseurs.
  Il est donc vraisemblable que c'est encore le feu qui va déterminer les hommes à rester désormais sur place. De nomades qu'ils étaient jusqu'alors, afin de poursuivre le gibier et pratiquer la cueillette saisonnière, ils vont devenir progressivement sédentaires et développer des techniques d'agriculture et d'élevage.

   Bien sûr la fin de la dernière glaciation est loin. La flore et la faune vont changer rapidement de lieux de distribution et c'est d'abord sous des climats propices, dans le Croissant Fertile, que vont se développer ces pratiques :

- Les outils et les armes de pierre ne seront plus taillés par percussion mais polis sur des polissoirs fixes.
- Les animaux (tout d'abord les caprins) seront capturés et domestiqués afin de fournir des réserves de viande.
- Les premières graines de céréales seront semées afin de pourvoir aux premières récoltes.
- Des villages, voire de véritables villes commencent à s'édifier progressivement entre - 12500 et - 7500 avant JC.


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Çatal Hüyük une des toutes premières cités du Néolithique - 6500  - 5700
(Dessin original de Nadine Grosgurin)
Çatal Hüyük s'étendait alors sur environ 13 hectares et
ne comptait pas moins de 1000 habitants.


     À cette époque, on trouve de nombreux indices d'une prééminence de la femme et du matriarchat. Les liens familiaux ont commencé à devenir très forts. L'argile occupe une place prépondérante tant dans les constructions que dans les objets d'art.
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Statuette en terre cuite datant de 8000 ans (11 cm de haut)
Elle représente la déesse-mère symbole de la fertilité et de la fécondité


    Les hommes ne vont pas tarder non plus à domestiquer les bovidés et les ovins, puis, plus tard, le dromadaire (3500 avant JC). Ailleurs, dans les Andes ce sera le lama.
   Progressivement, les communautés sédentarisées vont développer la culture du blé, de l'orge, des lentilles, des pois au Proche-Orient, du riz et du millet en Extrême-Orient, du maïs, du haricot, du piment et de la pomme de terre dans le futur Nouveau-Monde.

   Ainsi, grâce à la conjonction de la sécurité que lui donnait le feu et d'une amélioration climatique très sensible les groupes humains auront accompli une des plus grandes révolutions de leur histoire, celle du Néolithique. De nombreux mèmes nouveaux vont se répandre dans tous les continents de la planète bleue au sein de communautés à dominante agricole.

Mais le feu n'a pas fini d'inspirer Homo sapiens qui va encore trouver dans sa contemplation des ressources nouvelles pour inventer encore d'autres technologies surprenantes.




par Merlin d'Armor publié dans : Autour du feu primitif
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Dimanche 1 avril 2007
L'âge du cuivre

   La fin du Néolithique voit apparaître des objets et des récipients en terre cuite. Grâce encore au feu et à des fours rudimentaires, l'homme a inventé le mème de la poterie dans toutes ses acceptions.
   Mais bientôt, les observations des esprits les plus curieux vont se focaliser  sur des écoulements de liquides jaunes le long des pierres qui enserrent le feu. Ces découvreurs vont aussi se rendre compte que ce liquide en durcit en refroidissant et prend la forme du creux du foyer dans lequel il s'est répandu.
  Ce sont les débuts de l'âge du cuivre pendant lequel des expériences métallurgiques vont être réalisées mais dans des proportions tout à fait raisonnable car ce métal bien ductile, comme l'or et l'argent ne présente guère qu'un intérêt décoratif. Ces métaux sont viables pour des bijoux mais pas pour des armes ou des outils.

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Pépite de cuivre trouvée dans le lit d'un gave (2cm X 1,5 cm)

   L'âge du cuivre correspond du point de vue culturel au calcolithique au cours duquel les productions en pierre et en os demeurent très largement majoritaires. Il s'étend globalement de - 2500 à - 1800.

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Hache de cuivre du Calcolithique

    À cette époque on voit s'édifier des mégalithes d'importance comme ceux des alignements de Carnac ou le complexe solaire de Stonehenge en Grande Bretagne.

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Les alignements de Carnac (56)

   Le plus ancien artisanat du cuivre connu date de - 4500 à - 4000 et en en a trouvé des éléments en Bulgarie...
  Par contre, dans les civilisations précolombiennes, le cuivre était encore utilisé à l'arrivée des conquistadors, au XVIè siècle. Mais il est vrai que les Incas et les Mayas n'ont guère connu d'âge de la métallurgie en tant qu'industrie.


 Il est intéressant de noter qu'une fois de plus les progrès humains ont eu un recours nécessaire au feu et que ce sont des observations autour du foyer entretenu régulièrement et entouré de pierres qui ont permis à Homo sapiens sapiens de faire ces bonds culturels assez fantastiques :
- La découverté du sacré et les prises de pouvoir qui en découlèrent
- Le recul de l'anxiété grâce au confort nouveau que le feu procurait aux groupes humains
- L'observation des actions du feu sur la matière et les conséquences dans la modification des états des matériaux aiguisant les capacités déductrices de l'homme
- Les effets de cohésion sociale du foyer, regroupant les familles, créant les langues premières, générant des villages, allaient devenir considérables dans l'avènement de véritables civilisations...



par Jean-Pierre CRESPIN publié dans : Autour du feu primitif
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Dimanche 1 avril 2007

L'ÂGE DU BRONZE


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Haches en bronze

   Ce sont les vrais débuts de la métallurgie. Toujours autour du feu nos hommes, curieux et observateurs, ont repéré - toujours par hasard - que le produit de la fusion de deux roches avait un aspect et des propriétés physiques plus intéressants. Entre - 2500 et - 1000, les premiers véritables forgerons vont allier l'étain et le cuivre pour réaliser un métal plus résistant, moins flexible que le cuivre seul : le bronze. Des armes diverses (haches, lances, poignards, épées, associées à des protections comme des cuirasses, des casques, des boucliers vont voir le jour.) Des outils nouveaux vont être créés ainsi que de nombreux accessoires utilitaires ou bijoux (vases, bracelets, épingles, fibules, colliers etc...)

   On assiste bientôt à l'essor d'un artisanat où, pour la première fois, les objets sont fabriqués en série.

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   Là encore, l'importance du feu dans le développements de ces technologies est primordiale et on peut affirmer que, sans sa maîtrise, sans les capacités fines d'observation des premiers fondeurs, notre civilisation actuelle n'aurait jamais pu émerger. Et seule, la compétence à déduire après observations et à vérifier des hypothèses par tâtonnements expérimentaux successifs à permis à l'homme de changer radicalement son avenir culturel.
    On peut dire que c'est autour du feu et grâce au feu que l'homme s'est extrait, affranchi définitivement de sa condition première et qu'il a développé son intelligence. En outre, ces mèmes technologiques, utilitaires par excellence, se sont transmis de groupe en groupe et de génération en génération, permettant de développer des compétences de plus en plus fines.
    À n'en pas douter, c'est cette spécificité humaine de capacité à observer, à faire des hypothèses, à déduire, à inférer, à vérifier que la projection de sa pensée était valide qui a permis un développement culturel et un artisanat métallurgique (entre autres) aussi surprenants.
   Mais le feu n'a pas encore terminé de faire avancer l'être humain dans ses spéculations et ses réalisations manufacturées...


par Merlin d'Armor publié dans : Autour du feu primitif
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Dimanche 1 avril 2007
L' ÂGE  DU  FER

   À cette époque, les Celtes, venus de l'Europe centrale, se répandent vers l'ouest et fusionnent avec les autochtones. Les Gaulois marquent de leur empreinte les terres qu'ils occupent grâce à cette supériorité indiscutable que leur confère la maîtrise de la technologie du fer.
   Le fer, forgé lentement, s'avère bien plus résistant que le bronze. Il a fallu, pour en arriver là, dominer encore un peu plus le feu et porter la température du foyer à près de 1500°. Le feu va être encore source de progrès car aussi bien dans le domaine des armes (épées, pointes de lances et de flèches, protections du corps) que dans celui des outils (socs de charues, pioches, bêches, houes etc...) la solidité du matériau va permettre d'étendre les capacités de tous ces objets et d'en fabriquer en grande quantité, de manière artisanale, comme le faisaient encore les forgerons il y a moins de 70 ans.
Les Gaulois sont des agriculteurs très avertis et de la moissonneuse au tonneau, peu d'inventions utilitaires vont leur échapper.

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Minerai de fer très riche Diélette (Manche)  

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Serpettes et serpes en fer

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Outils et armes forgés en fer



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Outils divers

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Bêche en fer forgé

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Fourche gallo-romaine

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La panoplie du parfait guerrier Celte

Un tour d'horizon succinct sur le Net

Vingt siècles plus tard, (au XIXè siècle) les maîtres des forges remettront à l'honneur ces technologies en les rendant encore plus performantes et en créant une industrie florissante, avec une variante pour alimenter le feu. Le bois se raréfiant, ce fut ensuite le charbon qui fournissait une chaleur plus intense.


par Merlin d'Armor publié dans : Autour du feu primitif
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Dimanche 1 avril 2007

Étude révolutionnaire Chopin

  L'espace des poètes est celui des premiers hommes qui s'émerveillent devant ce qu'ils découvrent comme le font les enfants si on leur en laisse l'opportunité. L'univers de l'art est celui des esprits qui n'ont pas accepté les conventions ni les diktats. Ces domaines sont et resteront ceux de la liberté de recréer l'environnement sensible avec naïveté et lucidité à la fois. Les premiers mèmes qui ont fait que l'Homme se distinguait une fois pour toutes des autres primates ont été ceux qui lui ont fait comprendre la magie, la poésie et les pouvoirs du feu et du soleil.
   Puis il y a eu le matin des magiciens, avec tout son ésotérisme et ses mystères, juste avant le désenchantement du monde qui commença après l'inquisition.


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La poésie
Tapisserie de Jean Lurçat
 (Le chant du monde)


   Aujourd'hui, le matérialisme et le consumérisme sont en mesure de détruire toute poésie autour de nous. Mais le méta-mème de la poésie est encore bien vivant, en dépit du désenchantement du monde.

                            Quelques illustrations de ce dilemme

    Poésie et religion sont les deux volets d'une même aspiration au sublime, au transcendantal et à l'indicible beauté de la Création.

Cela vient à chaque fois en même temps que l’envie de poésie.

Bien sur, je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite.
Au début je prenais l’un pour l’autre :
Cyrano préparait une lettre d’amour et le bellâtre la récitait.

Ainsi j’ai longtemps cru que ma joie venait du poème, de cette irruption du mot en ses plus beaux atours qui suivait plus ou moins proche d’elle, cette tension des peaux – propre à faire venir la clarté –
celle du dos de la main
celle qui tapisse la paroi interne du cœur
ou celle du scribe – cet esclave qui transcrit sur ordre le chant de leur désir et qui, toujours, trahit un peu, tant est grand son appétit de pouvoir –
cette tension que je vivais dans l’impatience, sans comprendre qu’elle était la source de mon plaisir.

Depuis peu je sais qu’il me faut renverser les apparences.

Le poème n’est rien que la trace d’un pas sur le chemin, l’indice d’une présence passée.
Lorsque les mots viennent à s’écouler de ma plume, je sais que « ça » n’est plus là.
L’haleine chaude du monstre a disparu, mes tempes ne sont plus maintenues comme par un mélange d’amitié et de crainte, le châle d’une amante ou les fers de la captivité.

Pourtant il reste un peu de cette présence dans la forme des vers, le déséquilibre harmonieux de certaines consonnes et même dans l’espace qui s’ouvre lorsque le texte se referme.

Mais si peu comparé à cette brûlure qui traverse mon corps juste avant que la plume ne se libère en bavardage mielleux.

Un jour, quand je saurai les paroles dont autant la couleur que le contour n’est que silence, alors je n’aurais plus besoin du poème pour voler.

                                 Luc Comeau-Montasse (Poète et bateleur)


par Merlin & Le Bateleur publié dans : Autour du feu primitif
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Dimanche 11 mars 2007
[memetique] Les articles de Erwan

Erwan, j’ai enfin pris le temps de relire quelques-uns de tes articles sur internet. Je les ai trouvés très chouettes et, en conséquence, j’ai quelques remarques et questions à formuler ^_^

 

Voici des extraits de UNE DÉFINITION POSSIBLE DES MÈMES auxquels je réagis.

 

Erwan :

[ … Mèmes: Les mèmes sont le résultat culturel de transformations neurochimiques au niveau de réseaux de neurones et de tout le substrat cérébral des Homo sapiens. Ils s'inscrivent dans le cadre de propriétés génétiques & épigénétiques identifiables chez tous les êtres humains, quelles que soient leurs origines géographiques ou ethniques et sont transférables, duplicables chez tous les peuples dès la plus tendre enfance (sous réserve que des amorçages perceptifs appropriés aient été initiés par des stimulations affectives et émotionnelles de la mère)  jusqu'à un âge avancé. … ]

 

Sylvain :

Tu sembles insister dans tes articles sur la recentralisation du mème au niveau cérébral. Presque comme si d’autres supports pouvaient être négligeables.


Oui, je considère en effet qu'il n'y a pas d'autre support pour les mèmes que celui du substrat neuronal avec toutes ses potentialités. C'est le cerveau qui est l'habitat exclusif de ces culturèmes, aussi bien en phase de création qu'après diffusion et adoption... Les différents procédés utilisés pour noter ou stocker ces culturèmes - inventés par des cerveaux humains - ne sont là que comme médias, pour les transmettre. Ainsi le mème  [...] "je voudrois aussi qu'on fut soigneux de luy choisir un conducteur qui eust plustost la teste bien faicte que bien pleine, et qu'on y requit tous les deux, mais plus les meurs et l'entendement que la science; et qu'il se conduisist en sa charge d'une nouvelle maniere" [...] est une idée qui a germé dans le cerveau de MONTAIGNE et qu'il a transcrite dans "Les Essais" (Chap 'de l'institution des enfans'.) Ce que j'ai mis là en violet et en italique n'est pas un mème. C'est juste une notation d'un mème qui se trouvait dans l'esprit de Michel EYQUEM, une représentation codée et symbolique bien utile pour le retrouver certes. L'écriture est un médium qui permet la distribution des mèmes dans d'autres cerveaux mais elle n'est qu'un moyen de ce broadcasting, de cette déhiscence des idées et des concepts, comme la modulation de fréquence en radio ou les réseaux hertziens en télévision. Au final, ce mème est parvenu textuellement dans mon cerveau et dans des dizaines de milliers de cerveaux de pédagogues ou de didacticiens depuis le XVIème siècle jusqu'à aujourd'hui. Le médium, ce qui permet le broadcasting n'est pas le mème. Ça c'est mon avis personnel.
Pour tout dire la pierre de Rosette n'était pas un mème (car elle ne transmettait plus rien, ne diffusait rien depuis bien longtemps) jusqu'à ce que Champollion lui redonne tout son sens et permette que l'émission atteigne de nouveau des cerveaux à l'esprit ouvert et accueillant. Un objet didactique ne diffuse des mèmes que lorsque le code de son message est connu c'est à dire que les cerveaux potentiellement accueillants ont intégré le décodeur. Sinon, c'est l'écran noir. Un "fait culturel" ancien, voire très ancien qui ne se transmet plus n'est pas un mème puisque aussi bien la caractéristique principale de celui-ci est de se répliquer. Alors bien sûr des paléoméméticiens pourraient dire qu'il s'agit de mèmes fossiles ou de paléomèmes. Je veux bien. Pour moi, ce sont des signaux, des stockages de données et rien de plus. Mais certains sont éventuellement extraordinairement précieux.

Certes, la représentation cérébrale est une condition nécessaire à leur existence, mais pour moi, l’inscription d’un mème dans le cerveau n’est qu’une de ses nombreuses représentations possibles. Et ces représentations me semblent tout aussi importantes. Par exemple, un autre élément parfaitement nécessaire à leur existence est le support comportementale, simplement pour que la transmission des mèmes se fasse.

Tu parles de "représentations" Sylvain et c'est pour moi un mot très important. Les codes écrits ou toutes les notations de nature sémiotique ne sont que des relais, des étapes transitoires de la transmission d'un mème. Par contre le mème revit ou se réactive dès qu'il se retrouve dans le milieu adapté, i.e le milieu cérébral auquel il est destiné et c'est là qu'il devient une représentation mentale, de mémoire, potentiellement retransmissible, quel que soit le type de mémoire impliqué parmi les 5 qui sont répertoriées actuellement.
Le comportement (humain) a deux composantes essentielles, tu le sais : ce qui provient du génome (inné, génétique donc) et ce qui découle de l'éducation et donc de la culture acquise. Je pense avec  Marguerite DESILE (et ceci est développé par des chercheurs comme Alain BERTHOZ, Antonio DAMASIO ou Jean DECETY) que l'émotion (le système limbique par conséquent et l'amygdale notamment) jouent un rôle primordial dans la transmission des mèmes. Et, DECETY ne me contredira pas, l'empathie et la réactivité des neurones miroirs y est aussi pour une part considérable. René GIRARD parlera de désir mimétique ou de rivalité mimétique, mais on est dans le même schéma. Les comportements se fabriquent dans le cerveau, grâce notamment à des neuro-hormones ou à des neuro-médiateurs chimiques spécifiques à chaque comportement observable. Le comportement n'est pas selon moi un support. C'est un des éléments de l'état neuronal favorable ou défavorable à l'accueil de mèmes qui sont diffusés dans une culture donnée par des médias donnés.

D’accord les langages parlé ou écrit, ne sont effectivement pas « nécessaires », mais certainement très utiles. Un mème écrit dans un livre n’est-il pas un mème au même titre que son équivalent cérébral ? Qu’il dépende ou nom du cerveau pour se copier ?

J'ai déjà répondu par avance. On peut écrire ce qu'on veut ! Il s'agit d'un broadcasting, d'une diffusion. Pour que ça fasse tilt, il faut qu'il y ait au bout du processus des récepteurs qui connaissent le code et percutent.
Si je t'écris "CLNSARIOE" sans que tu connaisses le code, tu vas pouvoir chercher longtemps et le mème qu'il contient ne te sera pas transmis. Si je te dis par contre que c'est une anagramme d'une plante marine, tu vas au moins pouvoir orienter ton antenne et comme tu es intelligent, tu vas trouver que c'est ... le haricot de ... (°!*)

Il y a donc mème au départ et mème à l'arrivée (le même en principe, sauf mutations), dans le cerveau de l'émetteur et dans celui du récepteur (des récepteurs) à condition qu'ils aient le bon décodeur et qu'il fonctionne bien. Bon, là c'est juste un mème lexical mais si tu veux, je pourrais te donner une recette intéressante pour la salicorne puisque c'est d'elle qu'il s'agissait. (°!*)



Un parasite n’est pas moins un être vivant même si son existence dépend de son hôte.

Les parasites sont effectivement des êtres vivants. Ils dépendent complètement de leur hôte. Ils ont néanmoins un génome bien défini (Je pense au gui par exemple). Mais pour autant le gui qui se développera sur des pommiers ou des peupliers n'a pas jusqu'à présent développé une culture ? Si ?
Pour en revenir au concept général des interactions biologiques (parasitisme, symbiose, mutualisme, commensalisme, concurrence voire phorésie), rien de tout cela ne peut s'appliquer aux mèmes qui ne sont pas des éléments biologiques associés aux bilans énergétiques de l'être humain mais qui - au contraire, n'en sont que des émanations, des productions épigénétiques, tant au titre de concepts créés, que des messages codés émis que de messages réceptionnés après émission (broadcasting ou déhiscence.)
Plus qu'un phénomène de parasitisme, la diffusion de mèmes et sa réplication s'apparenterait davantage à un processus d'économie en énergie dévolue à la création de solutions. Une manifestation naturelle de l'écologie cognitive. Ils parviennent aux cerveaux accueillants sans effort autre que celui de l'émotion que suscite le pattern transmis. L'énergie utile, là encore est celle de l'être vivant Homo sapiens. Le mème, lui, ne dépense rien qui ne soit à charge des humains ou de la société. Mais - pour ma part - ce n'est pas un "être" vivant, pas plus que la pensée ne peut se représenter par une "âme". Juste un phénomène biologique humain et rien de plus...


Un humain n’est pas moins humain qu’il soit d'origine noble ou paysanne. Qu’en penses-tu ?


Je pense que ces deux critères-là n'ont plus aucun sens depuis la nuit du 4 août 1789. (°!*)
Un humain n'est humain qu'au regard de son génome d'Homo sapiens avec ses 23 paires de chromosomes et ses quelque 30000 gènes. Le reste, la culture qui se transmet verticalement (transmission de génération à génération) ou horizontalement (transmission par les pairs et les membres des réseaux relationnels contemporains) comporte de par le monde tellement de variables que noble ou paysan n'ont que peu de pertinence. Certains paysans ont une noblesse d'âme remarquable alors que certains "nobles" se comportent comme les premiers ploucs venus.
As-tu regardé les deux films inspirés de Maupassant hier soir sur France 2 ? Dans le premier, tu avais la réponse à ta question. L'origine n'y est pour rien. Seule compte l'éducation ! Le sang bleu, c'est une gro