L'aria des Variations Goldberg de Jean Sébastien Bach est un petit bijou, une sarabande un peu lente mais ornée dont la structure sera la base de 30
pièces très diversifiés avec des contrepoints très élaborés aux fantaisies plus juvéniles ou dansantes et en faisant intervenir régulièrement des difficultés techniques bien spécifiques. Bon, il
est certain que le piano permet à l'interprète plus de possibilités dynamiques que le clavecin mais il est bien précisé que ces Variations Goldberg ont été écrites pour des clavecins à deux
claviers et ceci à mon avis pour trois raisons : d'abord le piano n'existait pas encore quand Bach a composé cette oeuvre, ensuite les 2 claviers d'un clavecin permettent de contourner certaines
difficultés techniques dues aux croisements de mains mais surtout parce que le clavecin sonne très différemment et qu'il met beaucoup mieux en valeur les reprises (qui figurent dans la partition
de l'aria) et les difféents caractères de chacune des variations. L'aria da capo étant à la fois un résumé et une synthèse de l'ensemble. Au clavecin toutes les voix s'entendent clairement et les
harmoniques sont perceptibles dans la vibration qui n'est pas frappée.
Je voudrais commencer par l'écoute de Rosalyn Tureck qui joue cet aria avec beaucoup de sensibilité et de respect pour la partition et l'esprit de Bach.
Elle le joue au piano avec les 30 variations à la suite, dans un concert donné à Saint Petersbourg en 1995. Les reprises sont jouées et la pièce dure donc. Un peu plus de 70% des interprètes de
haut niveau jouent les reprises...
Pierre Hantaï est un excellent claveciniste qui joue l'aria comme on devait la jouer à l'époque de Bach, avec la gestuelle adaptée au fait qu'il s'agit
d'une danse mais il ne joue pas les reprises.
Omar : "Et ce stress ! Cette maladie du siècle frappe pratiquement tout le monde. Le stress est lié au travail,
aux soucis quotidiens, au mode de vie,… Il est important de développer un autocontrôle pour se ramener à la raison chaque fois que la pression tend vers un traumatisme. Les gens pieux trouvent
dans la foi religieuse un remède efficace au stress. Vous êtes invités à vous exprimer sur ce sujet en évoquant les causes et les propositions pour gérer des situations de stress."
Merlin : "Il y a déjà dans la petite enfance un conditionnement ou un déconditionnement
culturel au stress. Ensuite, les potentialités innées et acquises permettent - en fonction des événements traumatisants ou apaisants - de développer des réponses épigénétiques néfastes ou
favorables. La foi profonde permet au cerveau de fabriquer de la sérotonine qui est un neurotransmetteur anti-stress, voire l'équivalent d'une endorphine. Gérer son stress commence donc par le
maternage, les câlins que reçoit le nourrisson et se poursuit toute la vie durant en maintenant un équilibre normothymique au sein de nos réseaux de neurones par une vie équilibrée, dans un cadre
affectueux et sécure."
Entretien avec Marcel Gauchet, auteur de "L'Avènement de la démocratie", dont le troisième tome, "À l'épreuve des totalitarismes (1914-1974)", vient de
paraître chez Gallimard. Il revient pour nous sur ce qui oppose la démocratie aux sociétés religieuses, et parmi elles, les totalitarismes. Il évoque aussi l'actualité plus proche, de la crise
de l'Europe attaquée par les marchés financiers à l'affaire Wikileaks.