Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /2008 18:18
Avant toute chose, il convient de préciser ce qu'est la reproduction chez les êtres vivants. Je prendrai la définition dans l'encyclobio et quelques précisions dans Agora Vox.


REPRODUCTION lexique biologie : dictionnaire
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lexique biologie : dictionnaire Processus par lequel les êtres vivants transmettent leurs gènes en donnant naissance à une autre génération d’êtres vivants.  
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lexique biologie : dictionnaire Au cœur de la vie, se trouve l’ ADN et son cortège de gènes . C’est par le processus de la reproduction que les êtres vivants transmettent leurs gènes, en donnant naissance à une autre génération d’êtres vivants. Il existe essentiellement deux types de reproductions : la reproduction asexuée, sans sexe, et la reproduction sexuée.  
lexique biologie : dictionnaire  


Il y a près de 4 milliards d’années, les premiers êtres vivants utilisaient un mode de reproduction asexuée : le clonage . Depuis quelques centaines de millions d’années à peine, le sexe est apparu. C’est alors par la fécondation d’un mâle et d’une femelle, qu’une nouvelle génération naît, possédant pour moitié les caractéristiques génétiques de la mère et pour moitié celles du père. Parfois, une femelle seule peut se reproduire par parthénogenèse . Pour autant, la reproduction sexuée n’a pas remplacé le clonage, et aujourd’hui encore, on trouve de tout dans la nature : des bactéries ne se reproduisant que par clonage, des mammifères ne se reproduisant que par voie sexuée, et des êtres comme les pucerons des céréales qui utilisent tantôt le clonage, tantôt la voie sexuée.
 
lexicon biology : glossary  
Caractéristiques de la reproduction dans le monde vivant

On peut donc admettre que les êtres vivants se re-produisent à l'identique par des moyens qui ont varié au cours de l'évolution et qui, pour l'essentiel, concernant les primates que nous sommes, nous les Homo sapiens, est une reproduction sexuée qui a pour objet de faire des êtres semblables à leurs géniteurs. Qui dit reproduction sexuée dit partage/distribution de chromosomes (23 provenant du parent femelle & 23 provenant du parent mâle). Les gènes contenus dans les chromosomes sont les mêmes dans des proportions qui sont surprenantes. Certains chercheurs parlent de 99,9 % de similitude, d'autres annoncent 99,5 %. Quoi qu'il en soit la reproduction sexuée des Homo sapiens maintient de puis des dizaines de milliers d'années les caractéristiques d'un génome qui ne varie que très très peu.


Cela signifie que d'un individu à un autre, dans notre espèce Homo sapiens , seule une petite proportion de ces 12 % marque des différences. C'est l'objet des recherches qui sont effectuées à propos de l'empreinte ADN. Cela signifie que les génomes humains qui se répliquent depuis sans doute 100 000 ans sont identiques et que les variations qui se produisent nécessairement sont invisibles ou insignifiantes.
D'autre part, dans une situation démographique comme celle que nous connaissons (6, 7 ou 8 milliards d'individus), il paraît peu vraisemblable qu'une mutation d'importance puisse se montrer un jour dominante en dehors d'un cataclysme planétaire (nucléaire ou naturel) qui rendrait cette mutation viable et durable. (Par exemple meilleure résistance à des froids sibériens ou à des radiations nocives...)
Le génome humain est donc très homogène et stable depuis des dizaines de milliers d'années, ce qui n'hypothèque en rien l'avenir et les perspectives d'une évolution sur des périodes beaucoup plus longues, de l'ordre du million d'années par exemple...

Un peu de sémantique autour du mot "réplicateur" :

Je suis sans doute un puriste de la langue française mais je suis attaché à la bonne formation de ses mots. Or réplicateur, si ce mot veut dire comme je le vois dans Wikipédia, entité capable de se reproduire à l'identique, ça ne marche pas car une règle implicite des mots formés avec le suffixe "ateur" (comme duplicateur) signifie que l'objet en question est une machine qui effectue une action. Ce suffixe nominal indique clairement que l'on a à faire à l'agent d'une action et non pas au résultat de l'action. Le duplicateur ne se réplique pas lui-même, le photocopieur ne se photographie pas lui-même etc...
Je serais tenté de dire qu'un réplicateur est une machine ou une machinerie qui a pour fonction de faire en sorte de répliquer des "objets" (au sens large du mot objet bien entendu.) Ici, s'agissant des mèmes, on pourrait dire que le réplicateur (la machinerie à répliquer) est l'ensembles des neurones miroirs pour l'essentiel, compte-tenu d'un milieu naturel donné et d'une situation sociale et humaine donnée.
Il est pour moi de la plus grande importance de distinguer le réplicateur (auteur de l'action) du répliqué (bénéficiaire de l'action...). Jean-Paul BAQUIAST utilise, lui, pour le mème le terme de réplicant qui est beaucoup plus juste. C'est celui que j'adopterai...

Alors, essayons de voir ce qui est répliqué lors de la reproduction des Homo sapiens :

Le génome — c'est à dire les 30 000 gènes environ que contiennent les 23 + 23 chromosomes des antécédents (parents) —  se re-produit  ce qui sous-entend que les packs associés de gènes se perpétuent sur des quantités de générations, avec leurs connivences et leurs associations, les cellules se reproduisent à l'identique et avec leurs potentialités de morphogénèse à partir des cellules souches. Il y a donc bien copie de ce qui préexistait, copie à l'identique avec les infimes variations propres aux ethnies d'origine et aux particularités propres à chaque empreinte génétiqu individuelle. (Entre 99,5 et 99,9 % de similitudes...) Les seuls cas dommageables sont des anomalies qui se répètent soit par association de 2 allèles (maladies génétiques suivant le chromosome concerné et les gènes défectueux associés) soit en restant à l'état latent mais toujours susceptible de s'exprimer.

Dans sa théorie du gène égoïste, Richard DAWKINS fait exactement comme si le gène était l'unité de réplication par excellence, le réplicateur. En fait, je l'avais signalé à Sylvain dans un courrier perso, DAWKINS est là dans une perspective de didactisation qui peut induire de fausses idées chez ses lecteurs. Il le reconnaît lui-même dans "Pour en finir avec Dieu", page 208 :

"Par souci didactique, j'ai fait comme si les gènes étaient des unités séparées, agissant indépendamment. Mais, bien sûr, ils n'agissent pas indépendamment les uns des autres, ce qui se voit de deux façons. D'une part les gènes sont disposés en ligne sur les chromosomes, et donc ils ont des tendances à voyager au fil des générations en compagnie des autres gènes particuliers qui occupent les locus chromosomiques voisins."

Je suis donc pleinement rassuré de savoir que les cartels ou packs de gènes coopèrent, ce qui leur permet d'émerger, et DAWKINS ajoute que cette pratique s'apparente davantage au libéralisme (libre marché dit-il) qu'à l'économie planifiée. Cette dernière remarque est sans doute un peu moins rassurante...

Pour répondre à un intervenant du forum de la SFM, Jean-Michel ABRASSART, qui demandait 
"Enfin bon, ma question est: comment percevez-vous la théorie du gêne égoïste de Dawkins? Fait-elle consensus? Ou pas? J'aurais tendance moi-même à dire non..."
En fait, je ne crois rien de cette hyperbole à visée purement didactique. Ainsi que l'explique DAWKINS lui-même un peu plus haut... Je pense que des associations (assemblées collaborant) se sont constituées par le plus pur des hasards lors du fonctionnement très planifié de cette machinerie de la reproduction des êtres vivants avec leurs spécificités bien définies pour chaque espèce si l'on excepte quelques variations entre reproduction sexuée et parthénogénèse chez quelques insectes.

http://www.pasteur.fr/recherche/unites/REG/resume_fr.html
L’objet de la génomique est de comprendre l’organisation fonctionnelle des gènes au sein des chromosomes et comment cela concourt à produire le phénomène de la vie.

Je considère donc pour ma part que le réplicateur est cette machinerie biologique qui a évolué depuis quelques milliards d'années pour se stabiliser dans un mode de reproduction sexuée qui évite entre autres les copies trop nombreuses de gènes défectueux. La sagesse populaire sait d'expérience que la consanguinité est source de maladies endémiques et le tabou quasi général de l'inceste est là pour en témoigner.
Le réplicateur qui recopie à l'identique les gènes dans les différents éléments biologiques qui les contiennent est le système reproducteur humain.


L'embryon et le foetus

Dans les 4 items ci-dessus on trouve l'essentiel du réplicateur de la vie : le génome humain se transmet infailliblement avec les caractéristiques, la nature et la localisation des mêmes gènes sur les mêmes chromosomes, dans des cellules identiques à toutes celles qui existaient déjà sous notre ancêtre appelé homme de Cromagnon. La plupart des changements qui ont eu lieu depuis 3 milliards d'années l'ont été par l'effet de mutations importantes. Certes on peut assister à une Évolution dans l'arborescence phylogénétique, mais cela se produit sur des périodes extraordinairement longues. Certes c'est le sens d'une sélection naturelle des gènes les mieux adaptés aux conditions de milieu de chaque époque concernée mais déterminer le gène égoïste comme seul critère de cette évolution longue et sélective me paraît excessif et pour tout dire un rien caricatural.


Quelle variété phénoménale au regard de la stabilité des réplications de nos gènes à nous les Homo sapiens dans la brève période de l'anthropocène ! Au fait, nous sommes bien des cordés, vertébrés ? Waouh !

La prochaine fois, je parlerai de la mémétique qui préoccupe les adhérents de la SFM (Société Francophone de Mémétique...)

Par Merlin le zététicien des Mèmes - Publié dans : Pour une refondation de la mémétique
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Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /2008 18:13

Mémétique :

C'est l'étude de l'évolution des éléments culturels transmissibles au sein d'une civilisation donnée

La mémétique est une discipline nouvelle des sciences humaines qui étudie les solutions culturelles humaines sous un angle évolutionniste. Les mèmes (éléments culturels réplicables) se transmettent de cerveau en cerveaux par tous les moyens de communication disponibles.

http://memetics-story.com
Sur ce blog, on trouve quelques éléments de réflexion à propos des rapports entre la mémétique et les neurosciences.
La mémétique est apparue d'abord chez les Anglo-Saxons à la suite du fameux "Selfish gene" de Richard DAWKINS ("Le gène égoïste").

La mémétique est donc une discipline nouvelle des sciences humaines ou des sciences sociales qui a pour ambition de devenir une science à part entière. Elle étudie les mécanismes complexes qui conduisent une société donnée, une civilisation bien circonscrite à se transmettre en son sein des mèmes qui sont des réplicants, des réplications d'éléments culturels dont les transmissions sont réalisées de cerveau à cerveaux,  par imitation  : (gestes, attitudes, idées, croyances, comportements, mots, airs musicaux, tenues vestimentaires, types d'habitations, nourriture, technologies, etc...)

Les neurones miroirs :

Les mèmes sont reproduits, dupliqués, répliqués essentiellement grâce à des assemblées de neurones qui s'activent en voyant ou en entendant nos semblables effectuer des mouvements, montrer des postures gestuelles ou des mimiques faciales, proférer des sons signifiants notamment par le langage.
Ce sont les neurones miroirs qui permettent à cette faculté exceptionnellement développée chez l'homme de s'exercer dans des groupes sociaux constitués.
Les neurones miroirs ont été découverts par l'équipe de Giacomo RIZZOLATTI de l'université de Parme en 1996. La communication humaine a commencé il y a des dizaines de milliers d'années par une gestuelle faciale, corporelle et manuelle (communication non verbale) pour finir par développer un langage sonore articulé dans lequel les symboles deviennent des mots, des phrases, des discours.
 L'imitation et l'empathie vont de pair. Les neurones miroirs localisés notamment autour de l'aire de Broca et dans la zone F5 du cortex moteur sont ceux qui "s'allument" dès qu'un congénère agit ou veut exprimer quelque chose et les neurones actifs sont les mêmes chez l'émetteur et chez les récepteurs.

L'imitation est également très orientée vers les intentions et/ou les désirs des autres.
L'académicien René GIRARD a développé dans son oeuvre le concept de désir mimétique et la rivalité mimétique  qui conduit à la violence.
Vilayanur Ramachandran, un neuroscientifique reconnu dans le monde entier leur attribue le rôle de "neurones de la conscience" ou Theory of Other Minds (TOM). Il affirme que "La découverte des neurones miroirs est la plus importante nouvelle non-transmise de la décennie", et il prédit que les neurones miroirs deviendront pour la psychologie, ce que l'ADN a été pour la biologie.

Pour la culture, qu'est-ce qui se réplique ?


Richard DAWKINS utilise le terme de replicator, lorsqu'il parle des gènes ou des mèmes. Ce sont donc des entités qui se répliquent elles-mêmes à l'identique soit par le biais d'un mécanisme complexe de reproduction sexuée (comme chez tous les mammifères supérieurs) pour l'homme lorsqu'il s'agit de la réplication fidèle du génome, soit par simple copie à l'identique pour les éléments culturels reconnaissables que sont les mèmes.

Certains ont traduit l'anglais "replicators" par "réplicateurs" et je ne suis pas trop d'accord car les "réplicateurs", selon les normes de la construction des mots de langue française sont des machines à répliquer quelque chose ou des "machineries" susceptibles d'effectuer cette tâche.
On peut considérer que les mèmes reproduits à l'identique par rapport à leurs modèles d'origine sont des réplicants et que la machinerie qui permet pour l'essentiel ces réplications est celle des neurones miroirs, à laquelle s'ajoutent les systèmes de mémoires propres au cerveau des Homo sapiens sapiens.

La mémétique est davantage développée en Grande Bretagne et aux États Unis d'Amérique qu'en France mais les avancées marquantes tardent à venir.
En France, il existe une société qui travaille sur ce sujet. La Société Francophone de Mémétique. Son théoricien, Pascal JOUXTEL a déjà publié un livre qui est "une introduction à la mémétique" en octobre 2005. "Comment les Systèmes Pondent" aux éditions du Pommier.
L'approche jouxtélienne peut se résumer par ce qu'il appelle la posture méméticiennedans laquelle on n'observe que les mèmes en action et dans leurs évolutions darwiniennes.Les solutions culturelles sont considérées comme des analogues d'espèces vivantes et les humains ne sont vus que comme des terrains fournissant aux mèmes l'énergie nécessaire à leur survie. Deux interprétations coexistent : l'une dite objectiviste et l'autre subjectiviste...

Pour ma part, je ne peux pas entrevoir un seul instant une quelconque autonomie des mèmes ni de leurs "créatures". Il y a au contraire interaction permanente entre le milieu planétaire naturel, le milieu social & ses acquis culturels passés (l'intelligence, la mémoire et la conscience collectives) et  le cerveau de chaque humain qui copie en permanence des éléments culturels, grâce à ses neurones miroirs pour l'essentiel.
Les acquis culturels technologiques (outils, armes, savoirs théoriques, hautes technologies TIC) constituent avec les groupes humains et avec chaque individu des pools symbiotiques qui évoluent en même temps et demandent au génome humain (qui ne varie pas et n'a pas varié depuis plus de 35 000 ans) des adaptations comme celle qui s'est produite au moment de l'invention de l'écriture. Le cerveau humain met en oeuvre "un recyclage neuronal" qui ressemble à une sorte de "bricolage évolutif". (Cf Stanislas DEHAENE in "Les neurones de la lecture".


La mémétique est en devenir. Elle devra s'organiser pour expliquer de manière univoque comment les éléments culturels se créent, sont communiqués au sein des groupes humains, se trouvent mémorisés, ont des succès fabuleux parfois et comment  ils disparaissent imperceptiblement, discrètement  ou par mort brutale.


Par Merlin le zététicien des Mèmes - Publié dans : Pour une refondation de la mémétique
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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /2008 10:38

Les trois petits cochons sont prudents, même le soir de Noël.
On ne sait jamais avec le grand méchant loup...




oops, oops, oops !
Par Merlin le zététicien des Mèmes - Publié dans : Grâce au feu
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Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /2008 11:53
    Les sciences arabes ou arabo musulmanes étaient-elles le fruit de la réflexion de savants Arabes ou provenaient-elles de chrétiens Syriaques ou Nestoriens, puis, plus tard en Andalousie de textes grecs traduits par des érudits Juifs ?


Par Merlin le zététicien des Mèmes - Publié dans : Mèmes religieux/anti-religieux
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /2008 10:17
    J'adore l'oeuvre de Vincent Van Gogh et j'aime beaucoup les tableaux de mon 'pays' Jean-François Millet. Mais de ces deux peintres si talentueux, lequel fut le maître de l'autre ?

   Il n'est pas inutile de savoir que c'est en visitant une exposition consacrée à Millet à l'Hôtel Drouot que Van Gogh découvrit sa vocation...
   Pour Vincent, "Millet, c'est Millet le père, c'est à dire qu'il est guide et conseiller en tout pour les jeunes peintres."
  Alors, sur un blog consacré à la mémétique, je ne vais pas manquer de souligner à quel point V VG a copié J-F M :

" Ce n'est pas une copie pure et simple que l'on fait, c'est plutôt traduire dans une autre langue, celle des couleurs, les impressions en clair-obscur en noir et blanc."


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Jean-François Millet "La méridienne" (1866) crayon noir et pastel    29,2 X 42
Museum of fine arts BOSTON


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La sieste bois gravé de Jacques Adrien Lavieille 14,8 X 22
(Van Gogh s'est servi de ce modèle pour réaliser sa "Sieste")



L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/vincent.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Vincent Van Gogh "La sieste" (1889-1890) Huile sur toile 75 X 91
Musée d'Orsay PARIS

Voir aussi cet article incontournable de Civetta
(Cliquer sur le lien ci-dessus)

   Bien d'autres oeuvres de Millet seront répliquées par Van Gogh, comme les bêcheurs, le semeur, le vanneur, la fin de la journée, l'hiver aux corbeaux, les premiers pas, le bûcheron, les quatre heures du jour, le départ pour les champs, la grande bergère, une série de "travaux des champs"...
   Vincent a considéré toutes ces copies comme des traductions en couleurs  des tableaux de son maître. Quelles traductions !

   Dans tout cela le mimétisme, ça pourrait bien être la copie conforme d'un mème qui semble avoir valeur de modèle. Il faut bien reconnaître que la duplication des deux tableaux ci-dessus a atteint des records... Pas autant que celle de l'Angélus ou des Glaneuses de Millet, mais quand même quel succès mémétique !


Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Pour une refondation de la mémétique
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