Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /2008 10:38
Marcel Gauchet s'adresse aux journalistes de Marianne au sujet du phénomène Sarkozy.





1) Gauchet : "Putain 4 ans, c'est aussi valable pour vos lecteurs ! "







2) Gauchet : "Il faut se méfier d’une anti-pensée unique qui peut devenir un système."






3) Gauchet : "La principale menace qui pèse sur le journalisme, c’est l’inutilité !"









Gauchet : intervention intégrale à l'occasion du séminaire de Marianne le 31 mai 2008


Gauchet : Marianne, l'antisarkozysme et le journalisme
par Marianne2fr


NOUS VIVONS UN PHÉNOMÈNE HISTORIQUE OU HYSTÉRIQUE ?
 C'EST SELON !



Par Merlin le zététicien des Mèmes - Publié dans : Philosophie, littérature et poésie
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /2008 11:10
À une époque où il est de bon ton de stigmatiser les actes ignobles qui ont conduit à la mise en esclavage de millions d'Africains et à leur déportation transatlantique vers le Nouveau Monde, en demandant aux Occidentaux de faire acte de repentance pour cela et pour le colonialisme qui a suivi, qu'en est-il des origines de l'esclavage en Afrique et au Moyen-Orient ? Que sont devenus tous ces esclaves (noirs ou blancs d'ailleurs) que les Arabo-Musulmans négociaient depuis des lustres ?
 Déportation contre génocide ?

L'anthropologue Tidiane N'DIAYE s'explique sur ces points dans un livre qui ne craint pas de dire tout ce qui a été occulté pendant des siècles.
Qui nous dira enfin la vérité ?


"Les Arabes ont razzié l'Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d'hommes qu'ils ont déportés ont presque tous disparu du fait des traitements inhumains. Cette douloureuse page de l'histoire des peuples noirs n'est apparemment pas définitivement refermée. La traite négrière a commencé lorsque l'émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux SoudanaisBakht' (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d'esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d'une énorme ponction humaine qui devait s'arrêter officiellement au début du XXe siècle.

"Le travail de l’anthropologue et économiste Tidiane N’Diaye se définit par un projet clair et précis : réécrire avec objectivité et sans complaisance l’histoire négro-africaine. Tragédie des traites transatlantiques et arabo-musulmanes, des diasporas, grandeur de l’empire éthiopien, ghanéenne ou malien, héroïsme des révoltes (les marrons), ‘L’Eclipse des dieux’, son livre précédent, était un condensé d’une histoire des peuples noirs falsifiée ou oubliée. Avec ‘Le Génocide voilé’, l’essayiste se focalise sur le sujet à la fois tabou et polémique que représente la razzia de l’Afrique subsaharienne par les Arabes sous la forme d’un commerce violent et d’un génocide méconnu. Lui-même noir, musulman et chercheur, N’Diaye a su transcender le pathos masochiste occidental et éviter les concessions filiales pour dresser un constat accablant à partir d’une enquête sérieuse et documentée. Loin de se contenter de comparer la traite occidentale à celle évoquée dans ce livre, il préfère témoigner de cette amnésie tout en tentant d’en expliquer les causes. Ainsi, c’est avec courage et sincérité qu’il confirme la persistance de l’esclavagisme dans certaines régions, qu’il interprète, par exemple, le conflit du Darfour de ses précieuses informations, qu’il dénonce la brutalité passée et inavouée du prosélytisme islamique envers les populations africaines, qu’il objective, enfin, la volonté actuelle de “voiler” ce génocide.
L’intérêt de ce livre réside également dans l’absence de ressentiment ou d’idéologie au profit d’un souci évident de réhabilitation historique et d’une justesse des affirmations. Un livre étonnant, exaltant - paradoxalement passé inaperçu - mais qui a l’avantage d’éclairer le passé pour mieux appréhender le présent et investir l’avenir d’un regard neuf
et lucide, sans volonté de nuire ou d’opposer."

 


Par Merlin le zététicien des Mèmes - Publié dans : Peuples du monde
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Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /2008 21:02

http://accel92.mettre-put-idata.over-blog.com/0/13/42/39/profil.jpg
   Profil de la Roche d'Oëtre

Je dédie ce poème à ma payse Aimela qui - comme moi - vit en Basse Normandie mais qui pour autant ne dédaigne pas s'aventurer en Suisse Normande.
Oui, celui à qui tu dis tendrement "mon chéri" s'est augmenté de 172 %. Il a de quoi voir venir et préparer ainsi en toute quiétude sa convention obsèques. Il est vrai que pour un homme obséquieux, ça n'a jamais posé de problème.
Je lis souvent tes commentaires Aimela, deça-delà, et je dois te dire que je me sens souvent très proche de toi. Viviane pourrait te confirmer mes dires...
Un jour nous pourrons dire de concert peut-être :"Laissez-moi m'endormir du sommeil de la terre !"

Voici donc ce poème chère Aimela :



        Clair-obscur de Georges de La Tourhttp://accel11.mettre-put-idata.over-blog.com/0/13/42/39/Fermer_les_yeux.jpgEntre l'ombre et la lumière, l'esprit cherche des décourcis puis se cache enfin.

PAX et LUX

   Quand ma petite fille guidée par la chandelle
      Viendra fermer mes yeux pour la dernière fois
De La Tour magnanime abaissant la ridelle

     Je quitterai enfin mon vieux masque narquois

          Je partirai serein pour des contrées lointaines
          Avec des souvenirs vieux de plus de mille ans
    J'abandonnerai là mes pensées incertaines
Et fixerai un point du bleu tunnel des ans

                 Alors dans un soupir je passerai la flamme
  À celle qui aura apaisé mon regard
Et je m'effacerai à jamais du décor

            Convenu de la vie et des  voeux en retard
     Je serai apaisé et couché sous la lame
Et seul le souvenir y planera  encor





Par Merlin le zététicien des Mèmes - Publié dans : Philosophie, littérature et poésie
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /2008 10:18
  Retenir des informations, voilà un challenge intéressant pour un système ouvert sur le monde comme le cerveau humain, ouvert sur son environnement  immédiat et global tant d'un point de vue diachronique que synchronique.
C'est le travail de tous les instants de la mémoire humaine dont on peut dire qu'elle est très complexe et composée de modules ou plutôt de potentialités spécifiques à la fois bien spécialisées et complémentaires les unes des autres.


L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/memoirea.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Ces deux types de mémoire sont indispensables à tout apprentissage

Un site bien passionnant sur ce sujet où il est question de mèmes
L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/memoirec.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Ce type de mémoire (à long terme) est par excellence celle dont se servent les mèmes

Il y a donc cinq sortes de mémoires qui s'exercent au sein du cerveau de l'homme afin de conserver les traces d'apprentissage que lui fournissent en même temps le milieu environnant naturel et celui créé par ses semblables, depuis que les civilisations existent : il s'agit de la culture humaine, transmise par l'éducation familiale, sociale et par tous les médias utilisables dans la communication, l'information et la distraction.


1)  La mémoire procédurale  est quasiment une mémoire motrice réflexe qui s'alimente avec grand profit de l'activation des neurones-miroirs susceptibles de s'activer lors des actions des autres et incitant celui qui en est le siège à reproduire ces actions à l'identique. Mais certains gestes de virtuoses, qui ne sont le fait que de très grands musiciens ou sportifs, nécessitent un entraînement très long et très complexe. Conduire une voiture, piloter un avion ou un hélicoptère font appel à cette mémoire procédurale au même titre que monter ou descendre un escalier, faire du vélo, du ski ou du patinage.

2) La mémoire de travail  n'est efficace que sur une très brève période.
Elle permet de retenir quelque temps le n° minéralogique d'une voiture qui nous a arraché le rétroviseur en dépassant mais il est prudent de le noter assez vite ce numéro car cette mémorisation ne tient pas plus de 90 secondes en général.
On peut aussi se servir de cette mémoire de travail pour retenir un n° de téléphone, juste le temps de le composer sur un clavier.



3) La mémoire de nos SRP (Systèmes de Représentation Perceptive)
C'est une mémoire qui permet de reconnaître les formes et les structures, les sihouettes, les figures géométriques, les mots écrits, des abstractions, des signes complexes, des visages mais abstraction faite de leur signification sémantique explicite, tout au plus nous reconnaissons en quelques dizaines de millisecondes leur connotation émotionnelle, affective.

4) La mémoire épisodique est sans doute notre mémoire la plus personnelle. C'est celle de notre histoire individuelle dans laquelle sont répertoriés tous les événements que nous avons vécus ou dont nous avons été témoins. Toutes nos expériences sont emmagasinées dans cette mémoire très nombriliste. On l'appelle parfois aussi mémoire autobiographique. C'est vraiment la mémoire du "je". En cas d'amnésie, c'est ce type de mémoire personnelle qui est touchée...

5) La mémoire sémantique est un type de mémoire très complexe et très étendu. C'est elle qui nous fait retenir le sens des mots. Elle est par excellence la mémoire des écoliers, des étudiants, celle de tous les apprentissages, la mémoire de tous les événements culturels que nous nous sommes appropriés ainsi que celle des repères historiques et géographiques.

Il semble bien, au travers de cette exploration des mémoires, que les mèmes de première catégorie - premiers savoir-faire du corps et des aires corticales motrices chargées de générer le mouvement des articulations et des muscles qui les actionnent - sont majoritairement des utilisateurs de la mémoire procédurale.
Par contre, les mèmes du deuxième type, nécessitant un vocabulaire, une culture verbale bien développée seront plutôt enclins à se nicher dans les replis de la mémoire sémantique qui constitue l'essentiel de notre bibliothèque (lexique & répertoire de protocoles ainsi que bases de données culturelles diverses...)
Quant aux mèmes du troisième type, volatils et superfétatoires par excellence, ils papillonnent d'une mémoire à l'autre en inscrivant des "étiquettes" superficielles dans la mémoire sémantique, en fixant provisoirement quelques attitudes & comportements de mode dans la mémoire procédurale, en chassant la mémoire de travail d'un revers de la main au profit du travail mécanique des neurones-miroirs, imitateurs parfaits,  en faisant passer tous les éléments de mémoire épisodique dans une mémoire collective moutonnière et sans la moindre personnalité, bref en favorisant systématiquement la nouveauté de groupe, éphémère et superficielle, au détriment de l'originalité profonde et durable. Ce sont les mèmes du tout  jetable et des technologies du futile et de l'inutile, les mèmes de la société de consommation et du tout Kleenex, y compris les employés... jetables. Ce sont aussi les mèmes du "prêt-à...", du Mac Do, des publicités stupides, de la tyrannie des "marques" chez les jeunes.

06-11-2006

Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Pour une refondation de la mémétique
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /2008 10:16


"C'est parce que quelque chose des objets extérieurs pénètre en nous que nous voyons les formes et que nous pensons."
                   
(Épicure : lettre à Hérodote)

ÉVACUER  ENFIN  L'INCONSCIENT...


Le conscient
- s'agissant du fonctionnement cérébral de l'être humain - voilà une notion bien difficile à cerner et à définir...
   En effet, si le système nerveux de l'homme, installé dans son enveloppe corporelle est un système intelligent, c'est parce qu'il est en interaction permanente avec son environnement et qu'il fait évoluer sans discontinuer le modèle - qu'il se crée et se recrée - de ce milieu de vie.
  Avant d'entreprendre la moindre action sur cet environnement, dans un but déterminé, le système nerveux teste cette action sur son modèle. Si le résultat de la simulation n'est pas favorable ou n'est pas celui escompté, une autre action est entreprise, jusqu'à l'obtention d'un résultat conforme au projet conçu...
  En fait, tout commence à partir des stimulations sensorielles objectives, avec les perceptions reçues par les périphériques essentiels que sont la vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher, le goût, l'équilibre, la douleur, le plaisir etc... Et il est vrai que nous avons de multiples capteurs spécialisés pour toute la périphérie du corps ainsi que pour... l'intérieur.
  Les constructions d'images mentales (de représentations) de la réalité se font donc à partir de tous ces percepts automatisés. C'est à partir de ce moment, juste après que les processus neuronaux associés à ceux de l'ensemble du système nerveux aient été activés qu'entre en jeu notre conscience, dans un instant très bref, et il ne reste au système qu'une seule ressource, celle de mémoriser tous les concepts consciemment élaborés à partir des percepts reçus.
  Dans l'exercice automatique de cette boucle de la conscience, il faut bien isoler les processus perceptifs des actions mentales comparatives visant à distinguer des ressemblances au sein de tout ce qui a été reçu. Il est également indispensable de repérer des attributs redondants afin de penser des inférences ou des hypothèses qui devront êtres vérifiées autant de fois qu'il le faudra. C'est alors, et seulement si la répétition des vérifications réitérées est satisfaisante, qu'on pourra en inférer un concept, avec une conclusion provisoire.
  La conscience que nous avons de notre environnement génère à son tour une conscience des pensées mémorisées qui parcourent notre esprit et, pour essayer de définir un peu ce concept étrange, on pourrait dire que la conscience, c'est un état mental actif, transitoire, que l'on peut exprimer par le langage oral, écrit, par le dessin, la musique, par des constructions physiques, mathématiques ou mécaniques.
  Être conscient, c'est comprendre la relation qui existe entre des phénomènes (extérieurs ou intérieurs) et ce que l'on en perçoit objectivement, tout en étant capables de les  énoncer et de les analyser. Il paraît donc évident que la conscience ne s'exerce, ne se manifeste que chez un être qui a déjà conscience de son existence propre ainsi que de sa position réflexive et existentielle unique.
  Toute conscience est ancrée dans un substrat de mémoire(s) et se projette vers un futur souhaité par le sujet conscient.

 Claire Sergent, chercheure de l'équipe de neuro-imagerie du CEA-INSERM dirigée par Stanislas Dehaene et soutenue par Jean-Pierre Changeux, souvent en collaboration avec Lionel Naccache vient de réaliser des expériences édifiantes sur le sujet de la conscience humaine. Claire affirme "Pour que des informations visuelles [.........] nous deviennent conscientes, un réseau cérébral spécifique doit être activé...
  À l'écran, on voit très bien que, du cortex visuel, l'activité cérébrale se transpose au cortex frontal, puis au préfrontal ainsi qu'au cingulaire antérieur..."
  Et ce, 436 milli secondes après la diffusion de l'objet qui suscitera la prise de conscience.
  Mais, ces aires de la conscience ne traitent qu'une seule tâche à la fois...
  Il existe donc bien chez l'homme un espace neuronal spécifique dédié au travail conscient.
  Tandis que de nombreuses stimulations (des bruits, des parfums, des formes ou des couleurs, des visages familiers, des mots entendus ou vus) sont traitées de manière automatisée et non-consciente dans différentes aires cérébrales, les zones de la conscience prennent en charge le traitement d'une information pour la rendre consciente et transmissible à d'autres membres de l'espèce.
  En outre, pendant cette brève période durant laquelle l'attention est indispensable, nous sommes conscients d'avoir effectué ce traitement et nous pouvons en mémoriser durablement les résultats.

La mémoire   prend en charge les percepts devenus conscients au même titre que les processus sollicités de manière automatique et non-consciente mais dans au moins cinq types de mémoires spécifiques :

Les cinq types de mémoires
(Cliquer sur ce lien qui rappelle les caractéristiques de ces mémoires)

   Il paraît néanmoins évident que la mémoire n'est pas une capacité inépuisable et infinie et qu'elle perd de sa pertinence au fur et à mesure que le temps s'écoule. Hermann Ebinghaus, un philosophe Allemand de la fin du XIXème siècle a étudié méthodiquement l'instauration et la déperdition de mémoire.

Portrait d'Hermann Ebbinghaus à livre ouvert (comme la mémoire...)L'image « http://195.20.14.208/0/13/42/39/hermann-ebbinghaus.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.


La courbe de perte de mémoire de 0 à 31 jours.


 La mémoire est une faculté éphémère. Il faut la réactiver en permanence afin qu'elle conserve son efficacité.
  Mais il reste que de nombreux acquis cognitifs ou événementiels seront oubliés faute d'être réactivés.

 
Le non-conscient, après une telle déperdition de mémoire devient l'essentiel de notre package mémoriel.
(75 % de pertes d'informations en un mois c'est vraiment très important !)

  En effet, il reste très peu de nos acquisitions cognitives au bout de 31 jours. Mais au bout de 31 mois et, mieux encore, au bout de 31 ans, il ne reste plus que des souvenirs de souvenirs sans cesse reconstruits.
  Alors, est-ce à dire qu'il ne reste rien ? Sans doute pas. Il reste des traces, des facilités à reconstruire un succédané de nos expériences passées. Cependant, d'aucuns ont voulu, dès la fin du XIXème siècle et surtout au début du XXème mettre en avant un inconscient tout puissant, sorte de chef d'orchestre du psychisme. En fait, tout ce qui est "non-conscient" est constitué de traces mnésiques imperceptibles et non accessibles à la conscience car la conscience ne peut traiter qu'une information-événement à la fois. Le non-conscient est essentiellement composé d'une réserve infinie d'automatisme salutaires (notamment toutes les acquisitions de la mémoire procédurale) qui font que nous conduisons une voiture, une bicyclette ou manipulons nos outils technologiques complexes sans y réfléchir. Les mécanismes sont du même ordre pour les autres types de mémoires et fort heureusement !
  Est-ce qu'on met toute la mémoire de nos ordinateurs sur le bureau, ou en mémoire vive ? C'est impossible !  La comparaison est satisfaisante au niveau de ces attributs. Là où on diffère sensiblement c'est que notre "unité centrale" est tenue de gérer à la fois la informations courantes fournies par nos différents capteurs et périphériques d'information sur le milieu extérieur que sont la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher associés à des kyrielles de capteurs internes qui renseignent l'unité centrale sur des centaines de paramètres, et, sommum des problèmes, c'est que nous, Homo sapiens, avons trois niveaux de cerveaux :
- le reptilien pour la survie basique.
- le paléomammalien pour de multiples fonctions vitales mais en particulier le système limbique (amygdale en tête) pour réceptionner les stimulations qui vont fabriquer des émotions aussi diverses que la peur, la satisfaction, la tristesse etc :
- le néomammalien (néocortex) comme chef d'orchestre et superviseur final de toutes ces informations parvenues à lui en quelques dizaines de millisecondes, celui qui, en bon superviseur, prendra les décisions finales. (Libre-arbitre oblige...)


  Le psychisme, c'est qualitativement la gestion de tout cela.
Par Merlin des Mèmes - Publié dans : Pour une refondation de la mémétique
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