Jeudi 10 juin 2010
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"Quand après un départ à 5h du matin, les grands dauphins croisent, au large de Saint-Malo, le bateau de l'association Al lark, cela donne ce pur moment de
magie...
Pour info: l'intégralité des images sous-marines a été tournée avec un caisson étanche tenu à bout de bras et simplement plongé sous la surface de l'eau. Personne à bord du bateau ne s'est bien
entendu mis à l'eau.
L'association Al-lark est une association loi 1901 basée à Cancale qui a pour but premier de faire découvrir à ses adhérents les richesses du patrimoine naturel de la baie du Mont Saint-Michel et
de Saint-Malo afin de les sensibiliser à la fragilité de ces merveilleux sites."
Perfect Morning-Al lark from Easy Ride on Vimeo.
Al Lark web site
Les dauphins dans la Manche
Par Merlin des mèmes
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Publié dans : Légendes d'hier & d'aujourd'hui
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Jeudi 10 juin 2010
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Ralph McTell - Streets Of London
Une bonne chanson reste une bonne chanson quoi
qu'il advienne. Est-ce à dire que la chanson elle-même constitue un mème ou un ensemble de mèmes cohérent ? Le fait de la reprendre est-il une solution culturelle (créature chère à Pascal
JOUXTEL) ? En tout cas, beaucoup de chanteurs l'ont reprise à leur compte depuis 1969.
Streets Of London (Les Rues De Londres)
As-tu vu le vieillard
Dans le marché après la fermeture
Donnant des coups de pied aux papiers
Avec ses souliers usés
Dans ses yeux tu ne vois aucune fierté
Il retient flottant contre lui
Le journal d'hier,
Relatant les nouvelles d'hier.
[Refrain]
Alors comment
peux-tu (oser) me dire que tu es seul
Et que pour toi le soleil ne brille pas
Laisse-moi te prendre par la main
Et te conduire à travers les rues de Londres
Je te montrerai quelque chose
Qui te fera changer
d'avis.
As-tu vu la vieille fille
Qui arpente les rues de Londres
De la crasse dans les cheveux
Et ses vêtements en loques
Elle n'a aucun temps pour parler
Elle continue simplement à marcher
Portant son foyer
Dans deux sacs en papier.
[Refrain]
Dans le café qui ouvre toute la nuit
A onze heures et quart
Le même vieillard
Est assis là tout seul
Regardant le monde
Par dessus le rebord de sa tasse de thé
Chaque thé dure une heure,
Puis il déambule et rentre seul chez lui.
[Refrain]
As-tu vu le vieillard
Devant le bureau de la marine
Ses souvenirs se décolorant comme
Les rubans des médailles qu'il porte
Dans notre ville hivernale
La pluie ne prend guère en
pitié
Un héros oublié de plus
Et un monde qui s'en fout.
[Refrain]
Have you seen the old man
In the closed-down market
Kicking up the paper,
with his worn out shoes?
In his eyes you see no pride
And held loosely at his side
Yesterday's paper telling yesterday's news
So how can you tell me you're lonely,
And say for you that the sun don't shine?
Let me take you by the hand and lead you through the streets of London
I'll show you something to make you change your mind
Have you seen the old girl
Who walks the streets of London
Dirt in her hair and her clothes in rags?
She's no time for talking,
She just keeps right on walking
Carrying her home in two carrier bags.
Chorus
In the all night cafe
At a quarter past eleven,
Same old man is sitting there on his own
Looking at the world
Over the rim of his tea-cup,
Each tea last an hour
Then he wanders home alone
Chorus
And have you seen the old man
Outside the seaman's mission
Memory fading with
The medal ribbons that he wears.
In our winter city,
The rain cries a little pity
For one more forgotten hero
And a world that doesn't care
Chorus
Par Merlin des mèmes
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Publié dans : Les mèmes de la musique
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Vendredi 5 mars 2010
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11:15
Débattons sur des arguments et non pas sur des opinions... (Claude ALLÈGRE)
C'était avant le sommet de Copenhague.
Depuis, le 4 mars 2010 :
Bon, c'est la promotion d'un livre c'est vrai. Je n'ai pas toujours été d'accord avec Claude ALLÈGRE (notamment sur le sujet de l'Éducation Nationale qu'il a puissamment contribué à casser). Mais
là au moins, il dit des vérités qui sortent du consensus général écologico-hypocrite entretenu par le GIEC et certains papes d'une écologie religieuse se voulant avant tout culpabilisante, comme
toute bonne religion...
Claude Allègre
envoyé par BFM. - L'actualité du moment en vidéo.
Les météorologistes Américains ont été interrogés sur l'origine humaine d'un actuel réchauffement climatique
:
- 50 % disent non
- 25 % ne savent pas
- 25 % disent oui
Le GIEC, lui, dans son dernier rapport admet que "une attribution non néquivoque (de la cause du réchauffement) requerrait une
expérimentation contrôlée du système climatique".
En clair - disent Cécile Bonneau & Yves Sciama, dans le n° 1110 de Science & Vie, mars 2010, p. 52 - une expérience qui placerait la
terre entière sous contrôle pour prouver l'origine du réchauffement est totalement
irréalisable.
Alors, que les adeptes de la nouvelle religion, harangués et guidés par les prophètes d'un catastrophisme climatique à venir
dont l'homme serait le principal responsable se calment. Faire renaître la culpabilité et les peurs millénaires, c'est d'une autre époque ! Essayons plutôt d'être réellement écologistes,
rigoureux et respectueux de ce patrimoine que nous empruntons à nos enfants et petits enfants...
Par Merlin des mèmes
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Publié dans : Actualité culturelle
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Mercredi 24 février 2010
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15:18
"Il vit surgir, du fond obscur du corridor, un gros rat à la démarche incertaine
et au pelage mouillé. La bête s'arrêta, sembla chercher un équilibre,
prit sa course vers le docteur, s'arrêta encore,
tourna sur elle-même avec un petit cri
et tomba enfin en rejetant du sang
par les babines entrouvertes.
Le docteur la contempla
un moment et remonta
chez lui.
Ce n'était pas au rat qu'il pensait."
(Albert CAMUS, La Peste)
Mieux vaut un rat vivant qu'un chat crevé.
J'étais parti de bonne heure ce
matin-là car la veille, j'avais débusqué de son gîte un beau lièvre dans les environs du château de Crosville. J'avais préparé minutieusement mes cartouches avec du plomb n° 4, graissé mon
fusil 'Robust-Idéal', un calibre 16 de belle facture qui ne manquerait pas sa cible le moment venu...
Le château de
Crosville
Dans le grand jardin, derrière la splendide demeure,
j'aperçus Michèle la propriétaire, et je lui demandai si elle n'avait pas vu le capucin dans les parages. Comme elle s'apprêtait à me répondre, le rouquin sauta du talus et se dirigea vers les
marais.
Michèle LEFOL
Michèle me souhaita bonne chance. Je sifflai Princesse ma chienne, une braque, qui avait un flair exceptionnel
et un souffle de marathonienne.
Le lièvre s'en allait vers la rivière qui contourne le marais. Il s'orientait vers la butte que nous appelons l'île de Crosville car en hiver lorsque les marais sont totalement
inondés, c'est le seul espace de terre qui reste émergé. Là, habitait un vieux misanthrope, Hyppolite LEHADOUEY, une sorte d'ermite qui avait à peu près 70 ans. Sa maison en pierre du pays
était encore couverte de chaume et le petit jardin qui l'entourait était remarquablement mal entretenu car le lierre et les ronces y faisaient la loi.
Hyppolite m'aperçut de loin et me cria :
- " Tchi qu' tu traches par ilô ?"
- Vous n'auriez pas vu un lièvre dans le coin Maît' LEHADOUEY ?
- Ah pas à matin mais i vyint souvent par ichin. J' l'y veu aco y' a treis jours.
À peine avait-il achevé cette phase que j'entendis Princesse s'agiter bruyamment. Elle aboya trois fois en direction
de la haie et le fuyard repartit vers le marais. Je visai rapidement le cul et tirai les deux coups à la suite. Mon lièvre fit une triple culbute et ma chienne courut vers lui en jappant
comme une folle. Nous le tenions...
Le père Hyppolite me félicita et me dit :
- Veux-tu veni beire une moque ?
- Oui, merci à vous, ce n'est pas de refus. Je posai mon gros capucin sur la table de son antre et nous bavardâmes pendant trois bons quarts d'heure
en buvant un cidre bouché qui n'était ma foi pas mauvais du tout.
Mais il fallait que je reparte car on m'attendait déjà pour le déjeuner. Il était plus de treize heures...
- "À la prochaine fois Maît' Hyppolite et prenez bien soin de vous !
- Tei itou man garçon, dis byin l' boujou à ta grand-mère de ma part...
- Je n'y manquerai pas. Merci pour la moque. Au revoir !"
Je ne retournai pas à l'Île de Crosville durant l'été car je travaillais dans une ferme à une vingtaine de kilomètres plus à
l'ouest.
Après une arrière-saison particulièrement pluvieuse, l'hiver 1962-1963 fut exceptionnellement rigoureux. Les marais étaient inondés comme
jamais ils ne l'avaient été et un froid sibérien se répandit, pendant plus de cinq semaines sur ces étendues d'eau à perte de vue. Il fit jusqu'à - 23 ° C. Le lait gelait dans les seaux et
les bidons, et cela, même dans les maisons. Une épaisseur de glace de 40 à 50 cm recouvrit nos marécages. Il était devenu possible de rouler en voiture sur cette étendue parfois recouverte
d'une couche de 10 cm de neige. La Douve et toutes les rivières étaient prises par les glaces, en tous endroits ,et la mer gelait aussi, détruisant de nombreux coquillages et crustacés de
l'estran.
Puis, le printemps revint, tardivement. La glace fondit et l'eau se retira rapidement.
Le 28 mars 1963 — c'était un jeudi — je me décidai à aller rendre une petite visite à Hyppolite LEHADOUEY. Je frappai à sa porte à trois
reprises. N'entendant rien, je poussai la porte doucement.
- Père Hyppolite ?
Aucune réponse ! J'avançai dans la pièce sombre et m'approchai de l'alcôve où dormait habituellement le père LEHADOUEY. Il était là, étendu, mais il
semblait très amaigri dans des vêtements trop grands. Je m'approchai encore et entrevis un visage complètement décharné et couvert de meurtrissures encore sanguinolentes. Son vieux chat était
mort à ses côtés. Il n'avait pas pu assez bien le défendre.
La mort remontait à plusieurs semaines sans doute...
Les rats l'avaient mangé.
©Merlin 10-9-2009
©Merlin 10-9-2009
Dimanche 17 janvier 2010
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12:18
Je voulais commencer cette année 2010 par un hommage à ce formidable ténor. Quels qu'aient été ses défauts (et il en avait) ce fut un chanteur fantastique.
Puissant, sombre, dramatique, expressif, sa voix fait encore trembler et pleurer.
Je pense que c'est cet air de la Tosca qui convient le mieux à Luciano PAVAROTTI : il lui permet d'exprimer tout son talent (qui était immense) dans tous les
domaines de sa voix.
Par Merlin le zététicien des Mèmes
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Publié dans : Légendes d'hier & d'aujourd'hui
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