Lundi 30 janvier 2006



Voilà ! Cela fait 10 jours que ces textes étaient en ligne. Je donne les résultats manquants :

- LES MÈMES FONT-ILS DE LA FUMÉE
GUY DE MAUPASSANT dans "BEL AMI" chap III
- LES MÈMES MYTHIQUES DU GRAND OUEST
YVES BERGER dans "L'ATTRAPEUR D'OMBRES" 1992 éd Grasset
- LES MÈMES ROMANESQUES DE L'IMAGINATION FERTILE
JACQUES ATTALI dans "AU-DELÀ DE NULLE PART" éd Fayard 1997
- LES MÈMES DE LA PHILOSOPHIE
PIERRE LÉVY dans "L'INTELLIGENCE COLLECTIVE" éd de la Découverte 1994

Je n'en propose pas d'autres pour l'instant... on aurait pu mieux jouer peut-être, sans la moindre arrière pensée. Lévy avait été trouvé... mais pas dit.
S'agissant de la musique, l'auteur était Phil Collins "A day in paradise".
@mitiés



J'ai déposé dans les cinq articles qui suivent cinq extraits de textes de nature différente à chaque fois (philosophiques, poétiques ou pris dans des romans ou nouvelles...)

À vous de découvrir l'auteur et le titre de l'ouvrage d'où cet extrait provient.
Celui/celle qui aura trouvé le plus de bonnes réponses sera le gagnant ou la gagnante.

Euh, ce jeu n'est pas vénal c'est juste pour le plaisir de chercher et de participer, si le coeur vous en dit...

J'ajoute aujourd'hui dimanche 5-2 quelques 1-10 qui pourront vous mettre sur la piste des auteurs :

-"Les mèmes font-ils de la fumée?" Un très grand auteur, parmi les plus grands. Il est Normand...

-"Les mèmes mythiques du grand ouest" Il est mort depuis peu mais avait obtenu le prix Fémina il y a quelques décennies...

-"Les mèmes romanesques de l'imagination fertile" L'auteur est un surdoué touche à tout lui aussi mais pas essentiellement écrivain. Il a côtoyé la politique, la banque etc...

-"Les mèmes de la philosophie" Ce philosophe est pour moi l'un des phares les plus éclairants de notre époque. Ça n'engage que moi bien sûr & je ne fais pas dresser un hit parade mais je le classe dans la demi-douzaine des plus grands philosophes vivants. Il a plus ou moins quitté la France, comme beaucoup de penseurs ou de chercheurs et il est les deux à la fois.

- Dans "Le jeu un super-mème vieux comme le Monde" La petite musique midi est d'un jeune londonien qui a été très lié à Genesis, ce groupe fabuleux. Auteur de musiques de films, batteur, chanteur, c'est...


Question subsidiaire (afin de départager les éventuel(le)s ex-aequo)

Quel est le titre de ce morceau et qui en est le compositeur ?

Avez-vous trouvé ? Qui ? Quoi ?
Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Autour du feu primitif
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Lundi 30 janvier 2006
Un dernier extrait pour cette série d'aujourd'hui. Moi j'aime beaucoup !
Qui ? Dans quoi ?


   Elle se leva et se mit à marcher, après avoir allumé une autre cigarette, et elle dictait, en soufflant des filets de fumée qui sortaient d'abord tout droit d'un petit trou rond au milieu de ses lèvres serrées, puis s'élargissant, s'évaporaient en laissant par places, dans l'air, des lignes grises, une sorte de brume transparente, une buée pareille à des fils d'araignée; parfois, d'un coup de sa main ouverte, elle effaçait ces traces légères et plus persistantes; parfois aussi elle les coupait d'un mouvement tranchant de l'index et regardait ensuite, avec un attention grave, les deux tronçons d'imperceptibles vapeur disparaître lentement.
    Et Le Bateleur, les yeux levés, suivait tous ses gestes, toutes ses attitudes, tous les mouvements de son corps et de son visage occupés à ce jeu vague qui ne prenait point sa pensée.
Elle imaginait les péripéties de la route, portraiturait des compagnons de voyage inventés par elle, et ébauchait une aventure d'amour...[......]
Puis, s'étant rassise, elle interrogea Le Bateleur sur la topographie de l'Algérie qu'elle ignorait absolument. En dix minutes, elle en sut autant que lui et elle fit un petit chapitre de géographie politique et coloniale pour mettre le lecteur au courant et le bien préparer à comprendre les questions sérieuses qui seraient soulevées dans les articles suivants.

Bon, tu me pardonneras Luc. J'ai mis "Le Bateleur" en lieu et place du véritable nom du personnage mais je suis prêt à témoigner que ce n'était pas toi qui étais à ses côtés, tout au moins ce jour-là. ;o))
Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Grâce au feu
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Lundi 30 janvier 2006
    Un texte qui est le début d'un ouvrage assez récent pour réjouir les amoureux du Nouveau Monde...
Quel est le titre du livre et le nom de l'auteur (qui a quand même obtenu le prix fémina il y a quelques décennies !)
QUI  EST-CE ? C'est dans  ..............................   ........................... ?


   "C'était un jour où, plus que les autres, l'Amérique me manquait, au point que je me sentais, dans le Vieux Monde où je suis né et où je vis, en manque du Nouveau. En exil. Des merveilles depuis le matin entraient en moi, sortaient de moi, revenaient, rapides à la façon des nuages que le vent prend en chasse, merveilles fiévreuses puisées à mes voyages américains et que la mémoire, qui les avait retenues, activait, là dans la forge des souvenirs dont elle poussait soudain les feux mais je reconnaissais d'autres images, à venir et à vérifier celles-là, toutes issues de mes lectures, de mon savoir, de ma voyance, de ma méditation, appréhension et impatience des choses d'Amérique. Faucon Pélerin a surgi à ce moment où tant de richesses eussent pu me submerger...
   De toutes les images qui me font une vie intérieure, le faucon pélerin est celle peut-être que je j'aime le plus... Celle dont j'ai le plus besoin, en Europe. Un jour, voici longtemps, mon esprit happa l'oiseau, qui depuis lors ne cesse de m'habiter. En moi son nid, ses erres, ses pinces...
Mystère Faucon Pélerin. Les autres me traversent mais lui, son aire est en moi."
Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Philosophie, littérature et poésie
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Lundi 30 janvier 2006
Voici un bref extrait d'un roman dont je vous demande quel est le titre ainsi que le nom de son auteur.




"La nuit était décidément très chaude et A.............. ressentit encore l'impression de vertige qui l'avait saisi peu avant d'arriver chez lui. Sa vue se brouilla, il en vint à perdre l'équilibre et faillit tomber de sa chaise. Quand il se fut remis d'aplomb et que son esprit fut redevenu lucide, il se leva, alla ouvrir les trois grandes portes-fenêtres du salon et fit quelques pas sur la terrasse entourant la maison. Il resta un moment à contempler les lumières de la ville et, un peu plus loin, la masse opaque du Centre. Même la nuit ne parvenait pas à rafraîchir le désert.
A.............. n'avait pas d'enfants et n'éprouvait nullement d'en avoir depuis le départ d' Anna.... Pourtant, cette prédiction le rendait heureux. Sans doute se dit-il un peu plus tard -  fut-ce la raison pour laquelle il décida de poursuivre la conversation.
Il revint dans la moiteur du salon et s'installa de nouveau devant la console. Il relut attentivement tous les textes qui s'étaient inscrits depuis le début. En son absence, lautre avait questionné :
 - Vous êtes toujours là, Professeur ? Vous êtes encore là ?"
Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Philosophie, littérature et poésie
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Lundi 30 janvier 2006
Dites moi qui a écrit ce texte et quel est le titre de l'ouvrage, s'il vous plaît...


"Dans l'espace des marchandises, ce n'est pas seulement la parole qui est séparée d'une situation vivante. Tableaux et visages, paysages et musiques, rites et spectacles, les événements de toutes sortes sont indéfiniment reproduits et diffusés par les livres, la presse, la photo, les disques, le cinéma, la radio, les cassettes, la télévision, hors de leur contexte d'émergence. Multiplié par les médias, emporté par mille voies et canaux, le signe est détérritorialisé.
Avant l'enregistrement du son et la radio, la majeure partie de l'humanité n'avait jamais entendu que les musiques de sa nation, de sa région, et toujours en liaison avec une circonstance particulière : chants de travail ou d'amour, seguedille ou bourrée, chansons de fête ou cantique religieux. Avant la photographie, le cinéma et la télévision, les images étaient attachées à des lieux, à des occasions, à des saisons. Désormais, les signes sont déliés. Le Territoire séparait la chose du signe, mais pour mieux les réarticuler par l'arbitraire de la convention, de la loi, de l'État. Sur l'espace des marchandises, les flux des signes courent sans frein. La coupure a si bien fonctionné que la transcendance ne fait plus lien.
L'écriture avait permis une analyse du discours, une réification des mots, une première décontextualisation du langage. Les médias opèrent une décontextualisation massive et généralisée de tous les signes qu'aucune transcendance ne vient plus réguler.
La sémiotique du Territoire distinguait la chose de sa représentation. Sur l'Espace marchand ou médiatique, il n'y a plus vraiment de chose, de référent, d'original. La monnaie continue à circuler en l'absence d'étalon-or. La mélodie écoutée à la radio ou enregistrée sur le disque n'a jamais été chantée telle que je l'entends : ce n'est qu'un effet de studio, cela n'existe que dans la sphère du spectacle. La presse et la télévision créent l'événement, produisent la réalité médiatique, évoluent dans leur propre espace plutôt que de nous envoyer les signaux des choses mêmes. La référence ne renvoie qu'à la médiasphère. Le grand magasin du signe, ou le Spectacle, devient alors une sorte de surréalité par quoi toute parole ou toute image doit passer si elle prétend avoir quelque efficacité."
Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Philosophie, littérature et poésie
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