Samedi 28 avril 2007
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Par Merlin le zététicien des Mèmes - Publié dans : Passeurs de mèmes
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Lundi 16 avril 2007
eune tchaire                                      a chair
eune fourque                                    a fork
eune boutèle                                     a bottle
man pouore quenâle                       my poor child
contrée                                               country
eune couette                                      a kilt
des paires (poires)                           pears

compost (compôt = mélange)        compost (engrais)
eun vimblet                                        a wimble (une tarière)
hardi (bien portant, vigoureux)      hardy (robuste, vigoureux)
des ribans (rubans)                         ribbon
caôdron (chaudron)                         caldron
eun flée (fléau)                                  flail
terrine                                                  tureen (vase)
pinte                                                     pint
tuile de gerbes                                   to twill (croiser)
détourber                                             disturb (to disturb)
eun cat                                                 a cat
le viquet (pron vitchet)                       wicket (guichet)
un cheval bruche                               to brush (brosser, frotter)
eun picot (dindon)                              a pea cock (paon car il fait aussi la roue)
eune ch'rise                                         cherry (cerise)
eune pouque
eune poutchette                                  pocket

           Le moyen anglais

Mots anglais d'aujourd'hui Mots franco-normands
1. accustom
2. afraid
3. atorney
4. auburn
5. broil
6. bullet
7. butler
8. candle
1. acostumer (accoutumer)
2. afrayé (effrayé)
3. atorné (atourné: «nommé»)
4. auborne (blanchâtre)
5. bruler
6. boulette
7. buteler (bouteiller)
8. candeile
9. crown
10. dispatcher
11. eagle
12. engineer
13. fair
14. flour
15. furnace
16. garden
9. corone (couronne)
10. depescheur (de dépêcher: «expéditeur»)
11. egle (aigle)
12. engigneor (ingénieur)
13. feire/foire
14. flour
15. fornais
16. gardin (jardin)
17. gentleman
18. gin
19. jacket
20. jewel
21. labour
22. launch
23. laundry
24. mayor
25. money
17. gentilhomme
18. geneivre (genièvre)
19. jacquet
20. juel/joel (joyau)
21. labour (de labourer)
22. launcher (lancer)
23. lavandier
24. maire
25. moneie
26. mushroom
27. noise
28. nurse
29. oil
30. oyster
31. powder
32. quarter
33. random
26. mousseron (champignon)
27. nose/noise (bruit)
28. nourice
29. oile (huile)
30. oistre/uistre (huître)
31. poudre
32. quarte (quart)
33. random (hasard) < randir/randonner
34. rescue
35. rock
36. school
37. screen
38. slave
39. soldier
40. story
41. tailor
42. van
43. wafer
44. war
34. rescoure (rescousse)
35. roque (roc)
36. escole (école)
37. escren/escran
38. esclave
39. soudier (soldat)
40. estorie
41. taillour (tailleur)
42. caravane
43. wafre / waufre (gaufre)
44. werre (guerre)
Par Merlin le zététicien des Mèmes - Publié dans : Les mèmes de notre lexique
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Dimanche 1 avril 2007


Leyenda de Asturias
Vous pouvez l'écouter ou l'arrêter à votre guise. C'est encore un exemple d'un bien joli langage (un autre !) qui plaira je l'espère à Miguel de la medicina y las setas...

« Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu... »
 (Jules Renard)

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   Depuis sans doute beaucoup plus de 50 000 ans, les hommes modernes se sont assis autour du feu, près de leurs abris comme les grottes ou, de place en place, au cours des périodes de chasse où ils poursuivaient le gibier.
   Leurs neurones miroirs s’activaient naturellement, à la lueur du feu de bois, lorsque l’un de leurs congénères effectuait un mouvement de la tête ou des mains pour signifier quelque chose, raconter la dernière chasse au mammouth, se levant au besoin pour mimer une séquence de la scène évoquée.

neurones miroirs
(Cliquer)

   Ces échanges ont permis de développer la cohésion des groupes, grâce à l’empathie générée au sein de ces communautés de destin. Le feu fut le lien nécessaire et le moyen de renforcer ce lien d’espèce. Les émotions vitales sucitées par le système limbique étaient là, très présentes dans ces premiers dialogues et le langage n’allait pas tarder à se développer considérablement.
   Certes, au départ, ce furent les "récits de vie" qui dominèrent autour du foyer du clan, mais très vite, on rendit ces séquences plus cérémoniales et pour tout dire plus rituelles. Le feu vénéré avait fait découvrir à ces premiers hommes le sens du sacré, une vraie religiosité.

Le temps des incantations et de la magie :

   Très tôt, ce sens de la convivialité, grâce à l’empathie permise par la mise en activité des neurones miroirs va mettre ces hommes en situation de s’exprimer individuellement, pour le groupe, et de développer des conduites rituelles autour du feu central. Les récits vont se multiplier : mimodrames d’abord, avec une gestuelle et une mise en scène adaptées, mais aussi bruitages, onomatopées signifiantes, cris et sonorités avec inflexions spécifiques de la voix. Les mélopées étaient nées et les premières incantations s’élevaient à proximité du campement. La magie de ces actes collectifs n’échappait à personne. Le caractère sacré de ces rites qui devinrent des danses, des cérémonies, puis des fêtes était indiscutable et mystérieux, et chacun s’en réjouissait au nom de l’esprit de clan qui prévalut très vite. L’empathie clanique fut donc le ciment social de ces Homo sapiens. On peut parler dès lors de pacte sacré avec les esprits et les puissances de la nature.
   Bien sûr, les plus habiles à danser et à psalmodier ces incantations pour la réussite de la tribu (à la chasse notamment) devinrent les chamanes, qui étaient infiniment respectés car ils intervenaient auprès des esprits pour la survie du groupe et l’appel de la chance. Ils cherchaient à conjurer le mauvais sort en communiquant directement avec les dieux. D'autres immortalisèrent certaines scènes de vie sur les parois de grottes sacrées.
Paul TRÉHIN fait à cet égard l'hypothèse que ces artistes du paléolithique étaient des autistes, protégés et très respectés par le clan.


Le temps de l’oralité primaire ou période privilégiée de la tradition orale :

   Très vite, des codes phonologiques vont s’organiser dans l’esprit de ces clans, toujours autour du feu. (J’en reparlerai d'abondance dans "l’édification du langage").
Les hommes de ces temps farouches vont développer une tradition orale qui va permettre pendant très longtemps, au cours de ces soirées au coin du feu, de raconter des histoires du passé, de transmettre les mythes hérités des souvenirs des anciens, de créer des espaces festifs avec distractions simples assorties de chants et de danses. Cette époque n’est pas encore complètement éteinte mais on peut dire que globalement elle a perdu tout son lustre et son éclat au milieu du XXè siècle en même temps que chez nous, on brûlait les derniers cierges flamboyants de la religion catholique (comme le démontre Marcel Gauchet dans son magistral essai "Le désenchantement du monde").

   La sortie de religion
(D'après Gauchet)


   C’est en fait très vite la télévision qui va remplacer cette convivialité fort ancienne des veillées au coin du feu.

Les débuts de l’écrit ; premiers alphabets  :

   Il est très probable que le cheminement vers une écriture alphabétique a commencé très tôt. L’envie de laisser des traces ou marques durables transparaît déjà - avec des encoches - dans la grotte de Niaux (- 13 000 ans), souci de représenter les jours (calendrier) ou les animaux tués à la chasse ? On n’en sait rien.

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Cerf de la grotte de Niaux

 Mais déjà, 3000 ans avant Jésus Christ, les hiéroglyphes égyptiens permettaient d’écrire des récits sur la pierre. Dès 2950 avant JC, chez les Sumériens, des pictogrammes servirent à exprimer des idées avant qu’une écriture cunéiforme ne s’immortalise sur des tablettes d’argile. À partir de 2340 avant JC, des scribes écrivaient en Akkadien et cette langue perdurera à Babylone…
   Mais au XIIème siècle avant JC, des marchands et navigateurs mirent au point un alphabet qui, cette fois avait toutes les caractéristiques d’un alphabet phonétique. Il s’agit de l’alphabet phénicien. Celui-ci fut à l’origine de l’alphabet grec, puis de notre alphabet latin mais aussi de l’alphabet araméen qui donna ceux de l’Hébreu et de l’Arabe…

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   Grâce à ces encodages de la parole, la mémoire des hommes était fixée une fois pour toutes sur un support et devenait indélébile et très difficile à falsifier. L'usage de l'écriture et des chiffres dans les affaires et le commerce (tenue de comptes, contrats etc…) en théologie (prosélytisme orienté vers la conversion), en poésie et en littérature aussi bien sûr commencèrent à se répandre de par le monde. Mais tout ceci restait réservé à une certaine élite car il ne s’agissait que de papyrus, tablettes, codex ou manuscrits uniques.
   Néanmoins, la capacité de communiquer et d’informer avait élargi la palette et le champ d’action du verbe humain. En outre, le type de pensée que mobilisait l’écrit devint sensiblement différent de celui de l’oralité première.

Apparition de l’écrit « industriel » :

   C’est seulement en 1440 que Gutemberg développa l’imprimerie en Europe, alors que cela faisait 13 siècles que les Chinois avaient mis au point ce procédé, après avoir inventé la fabrication du papier.
   Mais on peut dire que l’avènement de cette Galaxie Gutemberg a révolutionné la communication dans le monde entier et que cette capacité à dupliquer de l'information à l’infini a été génératrice de beaucoup de changements culturels.
   Les représentations de tous les lecteurs allaient devenir très sensiblement différentes de celles des auditeurs accrochés à l’oral.
   Vers la fin du XIXème siècle, en France, l’école gratuite et obligatoire de Jules Ferry va mettre cet outil de l’écrit à la disposition de tous, puisque chacun pourra désormais apprendre à lire et à écrire dans l’école de la République.
    C’est une révolution culturelle dans les faits.


La civilisation de l’image :

   Progressivement - même si l’image et le dessin ont toujours rempli un rôle important dans la communication entre les hommes (fresques pariétales, iconographie ancienne,  enluminures, gravure, photographie  etc…) - le rôle de l'image va s'amplifier à côté de l'écrit, mais c’est surtout après la deuxième guerre mondiale que la civilisation de l’image va exploser.
    La photo et le cinéma vont prendre leur vitesse de croisère et bientôt une étrange petite lucarne va s’installer assez vite dans tous les foyers de France, remplaçant le feu de cheminée central. Le réel est maintenant recréé au plus fidèle : image et son sont au rendez-vous et si le monde de Marconi (la TSF) était proche de l’oralité classique, celui des media cathodiques (pour l’instant) fournira momentanément l’illusion d’un idéal de vérité et de beauté à ses télespectateurs ébahis...
    Hélas, il faut bien dire que les prosélytismes de ceux qui se sont emparés de ce temple, la publicité et la duplicité auront vite raison de ce bel espoir d’une culture exigente offerte à tous. Aujourd’hui, à l’époque des écrans plasma plats, les programmes sont plats eux aussi : c’est devenu très souvent, trop souvent, une télé-daube dont les seuls soucis sont de promouvoir les talents 'des copains et des coquins'. Bref un népotisme commercial sans idéal digne de ce nom, même si on pourrait citer quelques émissions-exceptions.


(À suivre...)


Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Autour du feu primitif
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Dimanche 1 avril 2007

ENTRE 400 000 ANS ET 790 000 ANS AVANT NOUS.....


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La fascination du feu

   Tout à fait par hasard, plus 2 200 000 ans après les débuts de l'hominisation, des Homo Erectus vont s'approprier le feu, progressivement, mais de manière fort utile pour leurs communautés, au sein de chaque clan ou tribu.
   Le premier Erectus qui a eu l'idée de se servir du feu pour améliorer la vie quotidienne des siens est l'inventeur et le créateur du premier mème qui va devenir d'une importance considérable   pour la suite de l'aventure extraordinaire des hominidés.


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Le premier brandon naturel

   Cette torche magique va alimenter le foyer du groupe de cet Homo Erectus, leur permettant de
- faire cuire les aliments et notamment les viandes du produit de leur chasse
- s'éclairer les longues soirées d'hiver, à l'entrée des grottes qui leur servaient d'abri
- se réchauffer le corps lorsque des périodes trop rigoureuses décimaient les clans par suite notamment de pneumopathies impossibles à guérir
- durcir les pointes de leurs lances en bois
- se protéger de leurs différents prédateurs ou concurrents...
- se réunir autour d'un foyer qui sera par la suite générateur de toute société organisée et de toutes les civilisations...

   En effet, le plus important dans cette découverte fortuite va être l'élan nouveau vers de formidables changements dans les comportements individuels et sociaux de ces ancêtres de l'homme actuel.
  Bien entendu, depuis l'époque lointaine (3 à 4 millions d'années) des Australopithèques semblables d'assez près à Lucy, on peut imaginer que bien des attitudes ou pratiques régulières des individus dominants ont été imitées, quotidiennement. De nombreux mèmes pré-hominiens ont circulé au sein des groupes qui occupaient les contours de la Rift Valley.

   Susan Blackmore affirme dans une conférence - dont le contenu a été traduit par Pascal Jouxtel -  que les premiers mèmes qui se sont diffusés dans le microcosme pré-humain l'ont été par "les meilleurs à imiter".

   Certes, mais elle oublie de dire qu'ils ont été créés, inventés  et lancés sur le marché, par les meilleurs pour inventer et  se faire respecter de la tribu. Nous les appellerons encore les "dominants", pour la commodité de l'exposé. Sue Blackmore ajoute que ce sont les gènes qui leur ont communiqué cette habileté et qu'il en est résulté pour eux le caractère physique de posséder les plus gros cerveaux.
  Là encore on peut se demander si c'était les fins observateurs-déducteurs et inducteurs de nouvelles pratiques collectives qui possédaient ou développaient les plus grosses capacités cérébrales ou leurs imitateurs serviles ? Rien n'est moins sûr !

   Le développement vers de plus en plus gros cerveaux des lignées d'homo xxxx  serait le fruit du "labeur" permanent des mèmes des bons imitateurs ? Cela ne peut être en tout état de cause qu'une hypothèse. On peut penser aussi que le volume de l'encéphale s'est développé pour de toutes autres raisons, (mutations génétiques par exemple) et qu'il a autorisé parallèlement l'installation de mèmes nombreux et attractifs.

   Quant à affirmer que dès que chacun se mit à imiter, "les mèmes furent alors libérés et purent entrer en compétition", c'est encore une toute autre histoire : la saga de la libération des mèmes...

    Mais ce n'est là bien sûr que le fondement de la théorie orthodoxe actuelle de la mémétique : les mèmes sont en compétition darwinienne entre eux comme l'ont été depuis toujours les gènes.

  En fait, tout remonte vraiment à la nuit des temps. Le parcours de l'Homme est celui d'un être vivant - un système de systèmes intelligents - qui prend à son compte, de manière aiguë et opportuniste, ses potentialités génétiques. À cet éveil aléatoire et finalement très chanceux s'ajoute en effet une autre capacité de l'espèce à imiter ses leaders et à transmettre le message. Marcel Gauchet explique cet asservissement progressif de l'homme et la dépossession primitive radicale de l'individu au profit de l'ordre qui rassemble, en ces termes (p. 13 in "Le Désenchantement du Monde") :

   "Il est vrai qu'on a quelque peine à concilier l'idée d'un choix d'institution avec la régularité sans faille dans la radicalité qui paraît avoir présidé à son adoption. Partout, sous les latitudes les plus variées, et ce sans une seule exception, c'est, dans les vestiges de sociétés d'avant l'État que nous sommes à même d'observer la même double observation, aussi diverse en ses expressions que monotone en sa teneur dernière, d'une dépossession radicale des hommes quant à ce qui détermine leur existence et d'une permanence intangible de l'ordre qui les rassemble. Nous ne sommes pour rien dans ce qui est. Notre manière de vivre, nos règles, nos usages, ce que nous savons, c'est à d'autres que nous le devons, ce sont des êtres d'une autre nature que nous, des Ancêtres, des Héros, des Dieux, qui les ont établis ou instaurés. Nous ne faisons que les suivre, les imiter ou répéter ce qu'ils nous ont appris. Par essence, en d'autres termes, tout ce qui règle les travaux et les jours est reçu ; grandes obligations et menus gestes, toute l'armature dans laquelle se coule la pratique des présents-vivants procède d'un passé fondateur que le rite vient en permanence réactiver comme inépuisable source et réaffirmer dans son altérité sacrée. Pareille récurrence uniforme d'un dispositif par ailleurs aussi complet dans sa cohérence tend évidemment à accréditer l'intervention d'un déterminisme à la fois originel, universel et particulièrement implacable. Il faut qu'il y ait plus même qu'une puissante raison, une impérieuse obligation, est-on tenté de penser, pour qu'une attitude aussi systématique ait unaniment prévalu, sur des millénaires, par-dessus l'infinie fragmentation planétaire des cultures et des groupes. L'un des points sans doute où s'atteste le mieux l'unité de l'espèce humaine et de son histoire - et donc, est-il logique de le supposer, où doit s'avérer le plus clairement l'identité des facteurs susceptibles d'en façonner le cours.
   Au nombre de ceux-ci, on songe aussitôt bien sûr au très faible développement des ressources techniques, et, en général, des moyens de contrôle de la nature - la dépendance religieuse traduisant en représentation l'infériorité ressentie devant ces puissances infiniment autres que l'homme. À quoi les objections se ramènent toutes au fond à faire ressortir la forte autonomie relative de ce système d'attitudes et de pensée par rapport à son substrat matériel et son organisation systématique au regard des données de l'expérience. Constat historique, pour commencer : un changement aussi capital dans les moyens de production et de subsistance que la "révolution du néolithique", l'une des deux grandes transformations de la base matérielle des sociétés, a pu survenir sans du tout systématiquement entraîner de mutation culturelle et religieuse"... [......]
Par Merlin d'Armor - Publié dans : Autour du feu primitif
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Dimanche 1 avril 2007

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La quête du feu dans les premiers incendies de broussailles

   Ce sont les premiers incendies de broussailles qui vont inciter des individus audacieux à "capturer" le feu et c'est assurément la maîtrise progressive du feu qui a déclenché la première révolution dans les processus d'hominisation. Entre - 790 000 ans et - 400 000 ans, les peuples hominidés vont s'approprier le feu sous des formes différentes. Ces mammifères devenus bipèdes ont fait petit à petit la découverte du feu et de ses multiples utilités pour le groupe au sein duquel ils vivaient.
   Tout d'abord, à la suite d'orages ou d'éruptions volcaniques générant des incendies ici et là, les Erectus ont constaté, par hasard, que les viandes des gibiers grillés, cuites par le feu avaient une autre saveur que la viande crue. Ils se sont essayés à reproduire cette cuisson en alimentant le premier "feu de camp". La première chose qu'ils surent faire bien sûr était de l'alimenter, de l'entretenir et ces actes si importants pour le clan devinrent vite des sujets de disputes et de pouvoir. 
   Il y eut rapidement sacralisation du feu...

   On peut dire que la conservation et la pérénisation de cet allié sacré a été à n'en pas douter l'un des premiers fondamentaux sociaux de ces hominidés. C'est en quelque sorte la forme archétypale du mythe de Prométhée : Erectus subtilise le feu aux puissances qui le produisent mais en même temps c'est un grand pas vers la connaissance car de cet acte fondateur vont découler quantités de découvertes technologiques qui auront une importance capitale dans toutes les civilisations humaines.
   À partir du moment où le feu a été un tant soit peu maîtrisé par ces primates évolués, un mème puissant s'est aussitôt développé et répliqué à loisir tant il avait de l'importance pour tous : "développer chez tous les congénères et dupliquer sans discontinuer le respect de cet allié puissant, indispensable qu'était devenu le feu, élément sacré du foyer tribal primitif."


   Bien des pouvoirs se sont alors assis, constitués, obtenus autour de ce feu, devenu indispensable à la survie de tous...

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Par Merlin d'Armor - Publié dans : Autour du feu primitif
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