L'esclavage de l'heure

undefined
TEMPUS FUGIT...
 

Le temps s'en va madame
Las le temps
Mais nous nous en allons

Et tôt serons étendus sous la lame...
 

Un univers pascalien

 
Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.

L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/paleo-feu.gif » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Le libre arbitre des hommes consiste à choisir la femme qui décidera à leur place.

C’est le propre des censures violentes d’accréditer les opinions qu’elles attaquent.
(Voltaire)

Si tu ne mènes pas ton propre combat, on fera de toi le combattant d'une cause qui n'est pas la tienne.

Au jour le jour

Octobre 2007
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Présentation

Des photos

Profil

  • : Merlin le zététicien des Mèmes
  • memetics-story
  • : Homme
  • : 01/01/2008
  • : Pontorson

Présentation

Jeudi 18 octobre 2007
Sur le blog d'une vieille connaissance datant de la fin du siècle dernier, un autre blogueur a déposé un commentaire que voici :

Si le ciel n'est pas mon toit, c'est que je vis dans une tombe,


Pour moi, vivre pour travailler signifie la perte de toute liberté et le début de l'esclavage,


Si je viens étaler ma misère aux marges de vos villes opulentes, c'est surtout pour vous faire comprendre qu'on peut  être heureux autrement,


Alors si vous n'avez toujours pas compris ces évidences, crevez petits Gadjo Dilo,  crevez de vos jouissances petits blancs,


Mais permettez-moi de vous avouer : je suis Manouche, certes, mais vos poules ne sont plus assez grasses à mes yeux !

Commentaire n° 2 posté par: kalima  (site web)   le 13/10/2007 - 03:52:22

Et moi qui pensais encore

Last night the Gypsies came
Nobody knows from where
And where they have gone to
Nobody knows
And nobody seems to care

http://accel95.mettre-put-idata.over-blog.com/0/13/42/39/gypsies.jpg

Saltimbanques

A Louis Dumur.

Dans la plaine les baladins
S'éloignent au long des jardins
Devant l'huis des auberges grises
Par les villages sans églises

Et les enfants s'en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe

Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours, des cerceaux dorés
L'ours et le singe animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage


Guillaume APOLLINAIRE, Alcools (1913)
© 1920 Éditions Gallimard



                   Bohémiens en Voyage

 
   
  La tribu prophétique aux prunelles ardentes
  Hier s'est mise en route, emportant ses petits
  Sur son dos, ou livrant à leurs fiers appétits
  Le trésor toujours prêt des mamelles pendantes.
   
5 Les hommes vont à pied sous leurs armes luisantes
  Le long des chariots où les leurs sont blottis,
  Promenant sur le ciel des yeux appesantis
  Par le morne regret des chimères absentes.
   
  Du fond de son réduit sablonneux, le grillon,
10 Les regardant passer, redouble sa chanson;
  Cybèle, qui les aime, augmente ses verdures,
   
  Fait couler le rocher et fleurir le désert
  Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert
  L'empire familier des ténèbres futures.


Charles Baudelaire



Les bohémiens

À Gustave de Coutouly.

Vous dont les rêves sont les miens,
Vers quelle terre plus clémente,
Par la pluie et par la tourmente,
Marchez-vous, doux Bohémiens?

Hélas ! dans vos froides prunelles
Où donc le rayon de soleil ?
Qui vous chantera le réveil
Des espérances éternelles ?

Le pas grave, le front courbé,
A travers la grande nature
Allez, ô voix de l'Aventure !
Votre diadème est tombé !

Pour vous, jusqu'à la source claire
Que Juillet tarira demain,
Jusqu'à la mousse du chemin,
Tout se montre plein de colère.

On ne voit plus sur les coteaux,
Au milieu des vignes fleuries,
Se dérouler les draperies
Lumineuses de vos manteaux !

L'ennui profond, l'ennui sans bornes,
Vous guide, ô mes frères errants !
Et les cieux les plus transparents
Semblent sur vous devenir mornes.

Quelquefois, par les tendres soirs,
Lorsque la nuit paisible tombe,
Vous voyez sortir de la tombe
Les spectres vains de vos espoirs.

Et la Bohème poétique,
Par qui nous nous émerveillons,
Avec ses radieux haillons
Surgit, vivante et fantastique.

Et, dans un rapide galop,
Vous voyez tournoyer la ronde
Du peuple noblement immonde
Que nous légua le grand Callot.

Ainsi, dans ma noire tristesse,
Je revois, joyeux et charmants,
Passer tous les enivrements
De qui mon âme fut l'hôtesse ;

Les poèmes inachevés,
Les chansons aux rimes hautaines,
Les haltes au bord des fontaines,
Les chants et les bonheurs rêvés ;

Tout prend une voix et m'invite
A recommencer le chemin,
Tout me paraît tendre la main...
Mais la vision passe vite.

Et, par les temps mauvais ou bons,
Je reprends, sans nulle pensée,
Ma route, la tête baissée,
Pareil à mes chers vagabonds !

Albert GLATIGNY (1839-1873)


On se quitte sur une petite impro ?





Improvisation - Jazz Manouche
envoyé par floopM



Non, continuez de rêver ! Ne crevez pas petits Manouches, Roms, Gitans ou Bohémiens. Votre vie vous appartient, avec ou sans poules dodues. Avec votre manière d'être heureux accordée à celles de notre temps : (santé, éducation, habitation confortable même avec toit transparent et sensible au scintillement des étoiles.) (°!*)
Le dernier que j'ai vu à ma porte était un petit rémouleur. Il avait à peine 18 ans. Ah, les petits métiers pour eux non plus ce n'est pas facile.
                 
Un Gadjo dilo (parmi tant d'autres...)
par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Peuples du monde
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Mercredi 17 octobre 2007



J'ai rencontré il y a peu de temps chez moi, dans mon village, Rona  HARTNER qui joue le rôle de Sabina dans Gadjo dilo.  J'ai pu discuter un moment avec elle. C'est une jeune femme de 34 ans qui a une pêche d'enfer et qui est extraordinairement sympathique et lucide...

Vous la verrez peut-être en 2008 dans un film qu'elle vient de tourner sous la direction de Xavier DELUC "Tombé d'une étoile".







Ballade tzigane


Gadjo dilo, cet étranger chez les Tziganes de Roumanie, est à la recherche d'une femme qui chante et dont le nom, gravé sur une cassette est Nora LUCA. Stéphane est aimable et très à l'écoute de ces gens qu'il rencontre et auprès desquels il trouve l'amitié et l'amour.

Romain DURIS est Stéphane & Rona HARTNER est Sabina.

Quand je pense que certains souhaitent que les gadjo dilo crèvent...
Qu'est-ce qu'ils ont dû souffrir pour ressortir tant de haine !
par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Peuples du monde
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Dimanche 14 octobre 2007
Il est des amours parfaites, indispensables et indiscutables.
Certes, la beauté est un puissant aimant, mais l'amour le plus profond n'est-il pas celui qui est inspiré par la reconnaissance ?



Je t'aime pour tes rondeurs et ton galbe parfait

J'apprécie Ô combien tes formes généreuses
J'adore ton accueil et ta chaleur aimables


Je t'aime pour tu ce que tu m'offres
Je raffole de tes dons variés et si indispensables
Je te vénère pour ta fidélité et ta constance


Je t'aime quand tu valses autour de lui dans ta robe bleue
Je suis heureux de te savoir toujours dans cette course folle
Je goûte les plaisirs de ta ronde insensée


Je t'aime quand tu grondes et te mets en colère
Je m'enflamme avec toi quand tu trembles d'effroi
J'attends bien patiemment que ton courroux s'apaise


Je t'aime quand tu souffles le vent et que je récolte la tempête
J'admire le rouge orangé de ton justaucorps
Et la turquoise de ton tutu quand tu danses
Je m'affole dès que tu souffres ou que tu prends un coup de froid


Je t'aime quand tu nourris ta famille nombreuse
Je pleure et j'enrage quand je vois qu'on t'exploite
Je bondis quand je m'aperçois qu'on te vole... ton or noir


Je t'aime tant Ô ma Planète Bleue
Dont certains ont entrepris le viol et le saccage.

Je t'aime, terre-océane de mes ancêtres
Je voudrais tant que mes petits-enfants
Puissent te trouver plus tard aussi belle qu'avant
Tu es notre vaisseau spatial commun dans l'univers fractal.


                   L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/bluemarble.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
             La Planète Bleue et l'Afrique terre de tous nos ancêtres

par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Poésie
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 14 octobre 2007
Toute l'âme de l'Afrique en quelques percussions : "Africa"
Jeune femme Ndebele

L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/debele.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

  J'ai rencontré celle-ci dans une échoppe de Cape Town. Elle avait l'air toute triste : je lui ai raconté une petite sornette de goublin et elle s'est mise à sourire, avec retenue quand même !
L'histoire des Ndebele est une histoire de résistance aux invasions. Ils sont apparentés aux deux grands groupes ethniques d'Afrique du Sud, les Zoulous et les Xhosa (dont Nelson Mandela est le plus prestigieux représentant.)
Cette ethnie très ancienne  a créé une culture très spécifique, unique en Afrique. Ils ont résisté aux Hollandais. En dépit de toutes sortes de brimades et de l'Apartheid, les Ndebelés sont restés fidèles à leur culture et notamment à un art décoratif mural très coloré et géométrique, apanage des femmes car si les hommes construisent les maisons, seules les femmes sont habilitées à en peindre les façades. L'abstraction est de rigueur, et chaque femme puise dans son inspiration personnelle pour mélanger couleurs et figures. La représentation d'objets ou d'animaux reste une exception.

D'après  ce site

L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/ndebele4.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.



L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/ndebele-rastas.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Poupées Ndebelés avec perles multicolores



par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Peuples du monde
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Dimanche 14 octobre 2007
Petite Epistre au Roy


En m'esbatant je faiz Rondeaux en rime,
Et en rimant bien souvent je m'enrime;
Brief, c'est pitié d'entre nous Rimailleurs,
Car vous trouvez assez de rime ailleurs,
Et quand mous plaist, mieulx que moy rimassez,
Des biens avez et de la rime assez.
Mais moy, à tout ma rime & ma rimaille,
Je ne soustiens (dont je suis marry) maille.
Or, ce me dist (ung jour) quelque Rimart:
Viença, Marot, trouves tu en rime art
Qui serve aux gens, toy qui as rimassé?
Ouy vrayement (respondz je) Henri Macé.
Car voys tu bien, la personne rimante,
Qui au Jardin de son sens la rime ente,
Si elle n'a des biens en rimoyant,
Elle prendra plaisir en rime oyant;
Et m'est advis que, si je ne rimoys,
Mon pauvre corps ne serait nourry moys,
Ne demy jour. Car la moindre rimette,
C'est le plaisir où fault que mon rys mette.
Si vous supply qu'à ce jeune Rimeur
Faciez avoir ung jour par sa rime heur,
Affin qu'on die, en prose ou en rimant:
Ce Rimailleur, qui s'alloit enrimant,
Tant rimasse, lima et rimonna,
Qu'il a congneu quel bien par rime on a.
Clément MAROT


Ça rime à rien
_____________

Ah la rime !

Allah rime
Avec Bouddha

La rimaye qui s'ouvre sous tes pas
Et l'arrimeur qui trime et ça rime à rien

Le rimailleur qui fait rimer poison
Avec poisson
La rime ailleurs qu'à la fin du vers
Le verre de trop qui rime à quoi
J'en reste coi (comme Valentine)
Elle avait de tous petits ..... tons
Que je reluquais à tâtons
La rimenton
Le menton qui hoche
Dans le plan vertical
Pour faire hocher de la tête
Ou opiner du chef
Le menton de Hoche
Un officier une tête
Il faut bien un chef
La discipline étant la force
Majeure des armées
Dit-on. J'en reste désarmé

Et là  les bras m'en tombent
J'irai gratter sur vos tombes
À Tombelaine tombe la laine
Je tombe de sommeil
Et m'endors au soleil
D'où l'érythème
Mais l'héritier t'aime
Et l'Érythrée traîne sa misère bohême
À perdre haleine

À quoi ça rime tout ça ?
Ce sont des mots sans but
Des mots des rues
Dégouasés par un Gavroche
De poche.
Je l'arrime à mon chariot d'étoiles
Et soudain nous quittons la toile.
Vraoummmh...boum c'est le big bang
Chouette on va retrouver le petit Prince
Et Ali Baba là-haut sur leur tonneau...

Promis, demain je rime à l'envers
Je verre à l'enrime
Ni rime ni raison
Ni arêtes ni poisson
Dichotomie de la versifaction
Didactique de la confrontation
Piment si doux de la passion
Pilule amère de la version
La plus noire de nos amours
La plus sinistre des alentours

Materne-moi belle Isabelle
Ma fleur andalouse trop belle.
Je me rends. Oui je succombe
Je retourne avec joie dans ma tombe.

Goublin


par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Poésie
commentaires (0)    recommander
Dimanche 14 octobre 2007
A) Quel est le titre de cet air mystérieux ?


B) Mais comment s'appelle cet air si connu ?


C)
Comment s'intitule ce morceau un rien Caraïbe dans l'âme ?


D)
Le titre de ce standard est ?....


E)
Comment s'appelle cette oeuvre ?



Qui sont respectivement les 5 auteurs/compositeurs, interprètes ou acteurs liés à ces morceaux bien dans nos oreilles ?
par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Les mèmes de la musique
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Dimanche 14 octobre 2007
Cet oiseau, comme tous ses comparses ratites n'est pas un oiseau voleur mais un oiseau coureur.
Si cela vous émeu, il peut avaler un kiwi comme vous gobez une cacahuète à l'apéritif. Il ne fait jamais la politique de l'autruche, ne se mêle jamais aux nandous et s'il a pu rencontrer l'aepyornis ou le moa, c'est assurément dans des temps très lointains...


L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/casoarsfm.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

SFM = Société Francophone de Mémétique
(Cliquer sur ce lien)

   Cet oiseau court pour une bonne cause ! Ne tirez pas dessus...
                Oui, c'est un cas so hard... (°!*) Un casoar casqué qui porte la casaque de la Société Francophone de Mémétique.

par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : M2, le mème des mèmes qui tourne en rond
commentaires (0)    recommander
Dimanche 14 octobre 2007
Un reportage plein de vie de Viviane LAMARLÈRE




Partir, est-ce partir à la rencontre de la nostalgie ou de sa résolution ?

Ce matin là, une sorte de brume rose s’attarde autour de notre région Girondine, qui ne demande qu’à être crevée.

Avec un soulagement teinté de crainte sourde nous laissons derrière nous l'apparente monotonie des vallons viticoles pour des régions plus abruptes ou nuancées, empruntant les routes départementales ou les chemins vicinaux plutôt que les grands axes. Nous aimons entrer en biais dans les paysages, les surprises n'en sont que plus délicates.
D'autant que nous allons enfin tous deux réaliser un rêve d’enfants, la rencontre des vieux volcans, de ce que notre imaginaire a bâti sur leurs flancs, de ces églises Romanes dont la richesse nous paraît inépuisable dans notre région et dont nous savons par avance que nous serons récompensés de notre quête… là-bas.

Là-bas. Mot magique. Mot qui tel un drap recouvre tout ce qui est caché sous le sable ou la cendre. Mot d'autant plus puissant que ce voyage, nous qui avons vécu à l'étranger et connaissons à peine la France, nous le préparons depuis toujours.
Comme à chacun de nos voyages, dès que l’environnement s’y prête, je composerai un petit bouquet rond de fleurs des fossés qui sera posé devant le tableau de bord dans un petit verre en carton. Ce temps de cueillette donne à Michel celui de photographier des variations dans les espèces locales : l'une de nos multiples passions communes est la flore des fossés, des pierres et des chemins. Trésor inestimable que personne ne remarque et pourtant…
Précisons que nous partons toujours munis de maints ouvrages de botanique et ne cueillons que des espèces abondantes. Nous allons par exemple rencontrer avec une émotion indicible la grande campanule et nous satisferont de la photographier... simplement.
Voici le premier bouquet, cueilli au bord d’une route…



Il y en aura un par jour, parfois deux ou trois selon les régions traversées, qui illustrera la flore locale.
Pour l’heure nous avançons à pas d’escargot car tout nous est prétexte à un arrêt. 900 photos en une semaine, la sélection sera très difficile.
Pourtant il est quelques détails de cette première journée et ils concernent la couleur de la pierre.
Derrière nous se réveillent la blondeur des pierres Girondines et les rives de la Vézère -si souvent descendue en canoë. Nous adorons le canoë Michel et moi et avons souvent remporté des compétitions locales ou même régionales dans notre catégorie (senior) je peux ramer six heures d'affilée, cela ne me fatigue pas et Michel est un extraordinaire pilote, le seul avec lequel j'accepte d'embarquer car je suis sûre qu'il ne me mettra pas à l'eau (j'ai appris à nager vers 30 ans...). Après une courte visite nous quittons une nouvelle fois Sarlat, cité de naissance d'Etienne de la Boétie.

Dans cette ville si chaleureuse dont voici de belles vues nocturnes ( les pavés de Sarlat sont à peine moins dorés que les murs des maisons, c'est dire dans quel écrin on se sent vivre)  un bel édifice  qui se trouve être ... un gîte rural!


Sur les contreforts des monts du Cantal, nous faisons une courte halte dans une forêt étrange par la régularité de ses futs. La photo ne donne pas idée de son étirement à flanc de colline, sans limites visibles. Pas de traces de coupe ou de passage de machines, elle pousse ainsi, chaque arbre laissant la place aux autres sur un sol déjà sec.
Une promenade d'à peine un quart d'heure dans un vent très frais (la voiture nous a annoncé 10 degrés au lieu de cette halte) nous y fera perdre tout sens de l'orientation. Au point de douter de l'immobilité des arbres.
L' humain est si facilement pris au piège des apparences. Nous sortirons de cet endroit étonnés, ne sachant plus la frontière entre notre esprit et celui de la forêt.






Puis nous montons vers Aurillac et les pierres grises des demeures féodales Auvergnates.


Ici le château de Pesteils dans lequel Jean Cocteau tourna son film " L'éternel retour". Niché à 700 mètres dans le creux d'une colline, l'abondante végétation le rend invisible de la route. Construit au XIIIème, il n'a conservé de l'époque féodale que son donjon et une tour. Le corps de logis a été restauré au XVII ème et comme presque partout dans les chateaux de cette région, les murs  sont enduits de fresques superbes.
Un rapide  diaporama de l'intérieur de ce chateau.

Nous n'allons pas tarder à découvrir que cette région dont le temps a si suavement modelé les ardeurs fut longtemps parcourue de pillards. L'architecture s'en ressent. Le moindre village y est fortifié, des vestiges de fortins surplombent le moindre promontoire.  La pierre volcanique y propose un contraste extraordinaire avec la verdure partout présente.

Je vous réserve pour le dernier épisode des photos fabuleuses de la route des crêtes du Cantal ... patience!

Et pendant que nous contemplons des époques déjà mortes... dans les fossés la vie continue!



Nous serons très surpris de la taille de certaines de ces bestioles, ici elles sont petites, mais certaines mesurent bien huit centimètres. On n'en trouve pas d'aussi grosses et vertes par chez nous. Dans un chapitre suivant vous en verrez un (e) posé (e) dans ma main, c'est assez... étonnant!

Dimanche 20 Août 2006
par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Peuples du monde
commentaires (0)    recommander
Dimanche 14 octobre 2007


                      Suivons Thor jusqu'au bout de la nuit...



 
L'image « http://accel16.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/65/29/travellingbirds1.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
  LES OIES DU CHÂTEAU DE PIROU
Le site du normand, Magène
(Cliquer sur ce lien)


L'image « http://accel96.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/65/29/wildgeese.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Les pirotes





Il existe sur les bords de la mer, entre Coutances et Lessay, un château nommé Pirou, dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Maintenant au milieu d'une plaine aride, nue, exposée au vent de la mer, jadis il était entouré de hautes forêts. C'est un fait dont M. de Gerville a trouvé la preuve dans les anciens titres dans la Châtellenie. La cause probable du changement dans la nature du terrain est le rapprochement de la mer qui incontestablement, depuis un temps immémorial, dévore par degré les rivages de la presqu'île du Cotentin, et dont les vents, comme il est notoire sont si funestes à la croissance des arbres. Quoiqu'il en soit, voici ce qu'un auteur du siècle de Louis XIV, connu sous le nom de Vigneul-Marville, et le savant Bullet, dans son Dictionnaire Celtique, nous racontent qui arrivait de leur temps au château de Pirou, fait singulier que le premier déclare tenir du seigneur de ce château même.

 Au printemps de chaque année, une grande quantité d'oies sauvages, venant des marécages voisins, s'abattaient dans les cours et les fossés du château pour y faire leurs petits. Les habitants avaient soin de préparer à ses hôtes des nids commodes avec de la paille. Pendant leur séjour, ces volatiles parcouraient avec la plus grande familiarité le château et les jardins. Quand les petits étaient assez forts pour voler, toute la colonie disparaissait en une nuit sans qu'on s'en aperçut, et c'était pour jusqu'à l'année suivante. Voilà ce que nous trouvons attesté comme une chose constante et vérifiée. Maintenant voici, d'après les mêmes auteurs, l'histoire merveilleuse bâtie sur ce fondement et qu'avait conservée une tradition locale d'une ancienneté indéfinie.
 Lorsque les Normands, nos ancêtres, sous la conduite du brave Rollon, faisait la conquête de la Neustrie qui leur fut concédée plus tard par le Roi de France, il se trouva un château qui, le dernier de tous, résista à leurs efforts ; c'était le château de Pirou, bâti par la puissance des fées, et d'une telle force que les Normands désespéraient de s'en emparer autrement que par la famine. Ce fléau ne tarda pas effectivement à tourmenter la garnison.
 Les Normands jurèrent que, dussent-ils y périr, ils ne partiraient pas de là que cette redoutable forteresse ne fut prise.

Un matin, ils sont surpris de ne plus entendre aucun bruit dans l'intérieur du château ; pas un homme n'apparaît ni sur les remparts, ni sur les tours, ni aux croisées. Ils ne doutent pas d'abord que ce soit un piège, et se gardent bien de monter à l'assaut.
 Plusieurs jours s'écoulent et toujours même silence. Et enfin, ils se décident à escalader les murs qui étaient d'une prodigieuse hauteur, et ils entrent dans la place.
 Ils n'y trouvent pas une âme ; je me trompe, il y avait un vieillard couché malade à l'infirmerie, qui n'avait pu suivre les autres, et qui raconta aux Normands comment la garnison s'était enfuie miraculeusement...


L'image « http://accel95.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/65/29/vue-est01-24.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Le château de Pirou

 La magie était cultivée de père en fils, par les seigneurs du château, qui en conservaient les livres très précieux. Quand les assiégés avaient vu qu'ils manquaient de vivres, et qu'ils seraient bientôt forcés de se rendre, ils s'étaient transformés en oies sauvages et envolés par dessus les remparts.
 Les Normands se rappelèrent alors qu'effectivement la veille du jour où un silence général avait commencé à régner dans le château, ils avaient vu plusieurs volées d'oies s'élever au dessus des toits, puis allaient s'enfoncer et disparaître dans les forêts et les marécages voisins. Mais on ne songe jamais à tout, quoiqu'on soit magicien.
 La métamorphose avait été très bien opérée, mais on n'avait pas prévu comment, une fois hors du danger, on reprendrait la figure humaine. Plus de livres alors, plus de moyens même d'articuler une parole. Force fut donc aux malheureux de rester, sous leur nouvelle forme, habitants des marais.
 Quand les Normands eurent embrassé la religion chrétienne, tous les livres magiques du château furent brûlés ; par conséquent moins d'espérance que jamais pour les malheureuses victimes de la métamorphose. Seulement, chaque année, cette race infortunée de volatiles revient visiter son ancienne patrie.

 Tel est le récit que, de génération en génération, on répétait dans le manoir féodal de Pirou. Si l'histoire doit être une image des siècles passées, les fables merveilleuses qui ont obtenu crédit rentrent dans ce domaine et peignent souvent mieux les hommes qu'une froide et sèche énumération de noms propres et de généalogies.

J. COUPPEY - in Annuaire du Département de la Manche (1835)
par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Légendes d'hier & d'aujourd'hui
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Dimanche 14 octobre 2007

The show must go on
Le rebouteux



Certains destins tragiques commencent parfois comme des contes de fées...</