Lundi 6 novembre 2006

Dans le cerveau humain, l'engramme d'un mème occupe des réseaux de neurones interconnectés au
sein d'aires spécialisées dans des tâches bien spécifiques (Vision, audition, émotion, olfaction, cognition...)
Les 5 types de mémoires peuvent être sollicitées.
Pour davantage de détails quant aux fonctions de chaque aire,
se reporter à ce site
(Cliquer sur le lien ci-dessus)
Pour davantage de détails quant aux fonctions de chaque aire,
se reporter à ce site
(Cliquer sur le lien ci-dessus)
Mèmes: Les mèmes sont le résultat
culturel de transformations neurochimiques au niveau de réseaux de neurones et de tout le substrat cérébral des Homo sapiens. Ils s'inscrivent dans le cadre de propriétés génétiques &
épigénétiques identifiables chez tous les êtres humains, quelles que soient leurs origines géographiques ou ethniques et sont transférables, duplicables chez tous les peuples dès la plus tendre
enfance (sous réserve que des amorçages perceptifs appropriés aient été initiés par des stimulations affectives et émotionnelles de la
mère) jusqu'à un âge avancé.
Les mèmes sont donc eux-mêmes des propriétés épigénétiques du système nerveux humain et ils subissent des phénomènes évolutifs d'un type assez proche de ceux de l'évolution
génétique des espèces telle qu'elle a été définie par Darwin.
Il existe trois grandes catégories de mèmes* mais on peut en faire un inventaire exhaustif et dresser une typologie des mèmes qui est en relation avec les trois niveaux du cerveau humain définis par Paul D. MacLean :
- Les mèmes générés par la nécessité première des instincts de survie (mèmes issus des propriétés du cerveau reptilien.)
- Les mèmes qui sont sous la dépendance du cerveau paléo-mammalien (le système limbique) et qui gèrent essentiellement les situations de peur, de fuite, de répulsion, d'aversion et toute la dialectique fondamentale des systèmes de récompense/sanction.
- Les mèmes que permet de créer et de modifier le cerveau néo-mammalien (le néo-cortex) qui traite des informations, les prend à son compte ou les rejette avec une importance considérable de l'éducation première qui conduit à un déterminisme global très prégnant mais assorti néanmoins d'un petit espace (mais si précieux !) de choix volontaires : le libre-arbitre de chacun.
Les mèmes les plus puissants et qui n'ont que peu de difficulté à se répliquer sont ceux qui font partie du deuxième groupe (émotions) ou qui en proviennent indirectement.
L'arborescence quasi-fractale du bagage mémétique humain peut se concevoir comme une pyramide inversée avec les mèmes fondamentaux ou archétypaux à la base (de sa pointe) et les mèmes les plus récents, les plus évolués, mais aussi les plus volatils, les plus mouvants, les plus changeants, dans la partie supérieure dont la surface augmente régulièrement en quantité et... très peu en qualité.
Cette même arborescence peut être figurée sous la forme d'un arbre dont les racines constitueraient les mèmes de base, le tronc contiendrait les mèmes de second niveau (émotions & premières technologies) et les branches, de différents diamètres, feraient émerger les mèmes plus modernes et plus mouvants, sujets éventuellement à des... émondages ou à des modifications d'aspect.
Les mèmes ne sont rien sans leur support biologique car c'est lui qui les a créés par observation et comparaisons du milieu environnant ou par calculs comparatifs & spéculatifs (Homo sapiens est le seul mammifère à prévoir à long terme et à conjecturer ... sur les mèmes) et c'est ce même support biologique qui les nourrit, les supporte et permet leur stockage transitoire ou de plus longue durée dans les 5 mémoires des hommes.
Dans la plupart des duplications de mèmes qui se font de cerveau à cerveau, il y a modification de l'information, du code qui se transmet de génération en génération mais, de plus en plus, de saison en saison. L'évolution des mèmes du XXIème siècle étant plus rapide que celle qui a concerné les mèmes du XIIème au XIXème siècles.
Les mèmes n'ont aucune autonomie, aucune capacité d'autarcie : ils restent sous l'entière dépendance du milieu environnant physique et surtout de leur milieu de vie qu'est le système biologique complexe qui les héberge.
La culture humaine et sa sauvegarde peuvent être considérés comme un système informatique complexe constitué de réseaux de réseaux interconnectés en interne (chaque être) et en externe (l'ensemble de la communauté humaine) en liaison avec le milieu environnant par des périphériques d'entrée (ouïe, vue, odorat, goût, toucher associés à de multiples capteurs), par des périphériques de sortie (gestuelle, mimiques, mouvements, voix/parole/langages, écrit & dessin assistés de nombreuses machines amplifiant et facilitant la communication). La culture humaine est sous l'effet dynamique d'une machine universelle à traiter de l'information dont le coeur de l'unité centrale décisionnelle est de nature biologique. Pierre Lévy parle de la Machine Univers (il désigne plutôt l'ordinateur) mais pour la conscience c'est sans doute le seul Homo sapiens qui "peut" tout changer. Une preuve ? Je ne sais pas ! Ne sommes-nous pas en train d'en discuter entre nous ?
Il existe trois grandes catégories de mèmes* mais on peut en faire un inventaire exhaustif et dresser une typologie des mèmes qui est en relation avec les trois niveaux du cerveau humain définis par Paul D. MacLean :
- Les mèmes générés par la nécessité première des instincts de survie (mèmes issus des propriétés du cerveau reptilien.)
- Les mèmes qui sont sous la dépendance du cerveau paléo-mammalien (le système limbique) et qui gèrent essentiellement les situations de peur, de fuite, de répulsion, d'aversion et toute la dialectique fondamentale des systèmes de récompense/sanction.
- Les mèmes que permet de créer et de modifier le cerveau néo-mammalien (le néo-cortex) qui traite des informations, les prend à son compte ou les rejette avec une importance considérable de l'éducation première qui conduit à un déterminisme global très prégnant mais assorti néanmoins d'un petit espace (mais si précieux !) de choix volontaires : le libre-arbitre de chacun.
Les mèmes les plus puissants et qui n'ont que peu de difficulté à se répliquer sont ceux qui font partie du deuxième groupe (émotions) ou qui en proviennent indirectement.
L'arborescence quasi-fractale du bagage mémétique humain peut se concevoir comme une pyramide inversée avec les mèmes fondamentaux ou archétypaux à la base (de sa pointe) et les mèmes les plus récents, les plus évolués, mais aussi les plus volatils, les plus mouvants, les plus changeants, dans la partie supérieure dont la surface augmente régulièrement en quantité et... très peu en qualité.
Cette même arborescence peut être figurée sous la forme d'un arbre dont les racines constitueraient les mèmes de base, le tronc contiendrait les mèmes de second niveau (émotions & premières technologies) et les branches, de différents diamètres, feraient émerger les mèmes plus modernes et plus mouvants, sujets éventuellement à des... émondages ou à des modifications d'aspect.
Les mèmes ne sont rien sans leur support biologique car c'est lui qui les a créés par observation et comparaisons du milieu environnant ou par calculs comparatifs & spéculatifs (Homo sapiens est le seul mammifère à prévoir à long terme et à conjecturer ... sur les mèmes) et c'est ce même support biologique qui les nourrit, les supporte et permet leur stockage transitoire ou de plus longue durée dans les 5 mémoires des hommes.
Dans la plupart des duplications de mèmes qui se font de cerveau à cerveau, il y a modification de l'information, du code qui se transmet de génération en génération mais, de plus en plus, de saison en saison. L'évolution des mèmes du XXIème siècle étant plus rapide que celle qui a concerné les mèmes du XIIème au XIXème siècles.
Les mèmes n'ont aucune autonomie, aucune capacité d'autarcie : ils restent sous l'entière dépendance du milieu environnant physique et surtout de leur milieu de vie qu'est le système biologique complexe qui les héberge.
La culture humaine et sa sauvegarde peuvent être considérés comme un système informatique complexe constitué de réseaux de réseaux interconnectés en interne (chaque être) et en externe (l'ensemble de la communauté humaine) en liaison avec le milieu environnant par des périphériques d'entrée (ouïe, vue, odorat, goût, toucher associés à de multiples capteurs), par des périphériques de sortie (gestuelle, mimiques, mouvements, voix/parole/langages, écrit & dessin assistés de nombreuses machines amplifiant et facilitant la communication). La culture humaine est sous l'effet dynamique d'une machine universelle à traiter de l'information dont le coeur de l'unité centrale décisionnelle est de nature biologique. Pierre Lévy parle de la Machine Univers (il désigne plutôt l'ordinateur) mais pour la conscience c'est sans doute le seul Homo sapiens qui "peut" tout changer. Une preuve ? Je ne sais pas ! Ne sommes-nous pas en train d'en discuter entre nous ?
par Jean-Pierre CRESPIN
publié dans :
Dans le champ des neurosciences
ajouter un commentaire commentaires (8) créer un trackback trackback (1) recommander
ajouter un commentaire commentaires (8) créer un trackback trackback (1) recommander





5 comment taire..