Lundi 19 décembre 2005
L'exposition Millet-VanGogh
au musée d'Orsay fut l'une des plus belles manifestations artistiques de la fin du XXème siècle.
(Cliquer sur le lien ci-dessus pour la retrouver...)
J'adore l'oeuvre de Vincent Van Gogh et j'aime beaucoup les
tableaux de mon 'pays' Jean-François Millet. Mais de ces deux peintres si talentueux, lequel fut le maître de l'autre ?(Cliquer sur le lien ci-dessus pour la retrouver...)
Il n'est pas inutile de savoir que c'est en visitant une exposition consacrée à Millet à l'Hôtel Drouot que Van Gogh découvrit sa vocation...
Pour Vincent, "Millet, c'est Millet le père, c'est à dire qu'il est guide et conseiller en tout pour les jeunes peintres."
Alors, sur un blog consacré à la mémétique, je ne vais pas manquer de souligner à quel point V VG a copié J-F M :
" Ce n'est pas une copie pure et simple que l'on fait, c'est plutôt traduire dans une autre langue, celle des couleurs, les impressions en clair-obscur en noir et blanc."

Jean-François Millet "La méridienne" (1866) crayon noir et pastel 29,2 X 42
Museum of fine arts BOSTON

La sieste bois gravé de Jacques Adrien Lavieille 14,8 X 22
(Van Gogh s'est servi de ce modèle pour réaliser sa "Sieste")

Vincent Van Gogh "La sieste" (1889-1890) Huile sur toile 75 X 91
Musée d'Orsay PARIS
Voir aussi cet article incontournable de Civetta
(Cliquer sur le lien ci-dessus)
Bien d'autres oeuvres de Millet seront répliquées par Van Gogh, comme les bêcheurs, le semeur, le vanneur, la fin de la journée, l'hiver aux corbeaux, les premiers pas, le bûcheron, les quatre
heures du jour, le départ pour les champs, la grande bergère, une série de "travaux des champs"...
Vincent a considéré toutes ces copies comme des traductions en couleurs des tableaux de son maître. Quelles traductions !
Dans tout cela le mimétisme, ça pourrait bien être la copie conforme d'un mème qui semble avoir valeur de modèle. Il faut bien reconnaître que la duplication des deux tableaux ci-dessus a atteint des records... Pas autant que celle de l'Angélus ou des Glaneuses de Millet, mais quand même quel succès mémétique !
Vincent a considéré toutes ces copies comme des traductions en couleurs des tableaux de son maître. Quelles traductions !
Dans tout cela le mimétisme, ça pourrait bien être la copie conforme d'un mème qui semble avoir valeur de modèle. Il faut bien reconnaître que la duplication des deux tableaux ci-dessus a atteint des records... Pas autant que celle de l'Angélus ou des Glaneuses de Millet, mais quand même quel succès mémétique !
par Jean-Pierre CRESPIN
publié dans :
Passeurs de mèmes
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