Samedi 14 mai 2011
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J'adore l'oeuvre de Vincent Van Gogh et j'aime beaucoup
les tableaux de mon 'pays' Jean-François Millet. Mais de ces deux peintres si talentueux, lequel fut le maître de l'autre ?
Il n'est pas inutile de savoir que c'est en visitant une exposition consacrée à Millet à l'Hôtel Drouot que Van Gogh découvrit sa vocation...
Pour Vincent, "Millet, c'est Millet le père, c'est à dire qu'il est guide et conseiller en tout pour les jeunes peintres."
Alors, sur un blog consacré à la mémétique, je ne vais pas manquer de souligner à quel point V VG a copié J-F M :
" Ce n'est pas une copie pure et simple que l'on fait, c'est plutôt traduire dans une
autre langue, celle des couleurs, les impressions en clair-obscur en noir et blanc."
Jean-François Millet "La méridienne" (1866) crayon noir et pastel 29,2 X 42
Museum of fine arts BOSTON
La sieste bois gravé de Jacques Adrien Lavieille 14,8 X 22
(Van Gogh s'est servi de ce modèle pour réaliser sa "Sieste")
Vincent Van Gogh "La sieste" (1889-1890) Huile sur toile 75
X 91
Musée d'Orsay PARIS
Voir aussi cet article incontournable de Civetta
(Cliquer sur le lien ci-dessus)
Bien d'autres oeuvres de Millet seront répliquées par Van Gogh, comme les bêcheurs, le semeur, le vanneur, la fin de la journée, l'hiver aux corbeaux, les premiers pas, le bûcheron, les quatre heures du
jour, le départ pour les champs, la grande bergère, une série de "travaux des champs"...
Vincent a considéré toutes ces copies comme des traductions en couleurs des tableaux de son maître. Quelles traductions !
Dans tout cela le mimétisme, ça pourrait bien être la copie conforme d'un mème qui semble avoir valeur
de modèle. Il faut bien reconnaître que la duplication des deux tableaux ci-dessus a atteint des records... Pas autant que celle de l'Angélus ou des
Glaneuses de Millet, mais quand même quel succès mémétique !
Par Jean-Pierre CRESPIN
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Publié dans : Mémétique appliquée
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Millet c'est un peintre tout simplement fabuleux et trop peu connu, cette toile esdt une merveille. Quel appareil photo rendrait avec cette précision la chair que l'on devine sous le drap bleu ou blanc, le confort de la paille, la hauteur des meules qui dit la dureté de l'existence et ce repos bien mérité, la douceur cotonneuse du lointain qui fait déjà partie des rêves des deux dormeurs...``
Il est magnifique ce tableau, magnifique....
J'ai eu la tentation de modifier la symétrie avec photoshop, mais je n'ai pas osé falsifier le travail du maître, ni celui de l'élève appliqué qui est devenu un maître ès traductions colorées qui ont l'art incroyable d'allumer des neurones presque toujours éteints : c'est prodigieux en effet !
J'ai eu la chance et le grand bonheur de pouvoir admirer les deux côte à côte en 1998 au musée d'Orsay, à l'occasion de l'inoubliable et unique exposition MILLET / VAN GOGH. Je ne suis pas près d'oublier ! Ce n'était pas une exposition, c'était une suite d'illuminations cérébrales au sens propre.
Il y en a beaucoup qui ont été fidèlement repris en symétrie verticale par Vincent, mais celui-là est un standard beaucoup plus célèbre que son original qui est magnifique lui aussi. Par contre, l'hiver au corbeaux, avec la charrue et la herse est très fidèle, mais les couleurs ont migré...
Il n'est pas exclu que les neurones-miroirs de V VG aient travaillé un peu à la manière de ceux de Léonardo da Vinci ?...
Merci de ton regard Martine. Yep, je suis très fan de Vincent !
J'ai la sieste dans mon bureau mais pas le vrai... (; ° ;) Quel dommage !
Oui Jean-François Millet était un dessinateur prodige et un coloriste hors pair. Ses pastels sont délicieux et d'une puissance évocatrice incroyable ! Si on retourne un jour ensemble dans la Hague, nous ferons un tour au musée de Cherbourg où il reste encore quelques J-F M très intéressants. Les illuminations neuronales ? Oui, c'est vrai ! Des sortes de picotements aigus et intenses à la fois. Je dois être un peu anormal moi aussi. ;o))
J'avais fait pour mes élèves un bref montage diapo avec deux projecteurs montrant les tableaux côte à côte... superbe !
Le musée d'Orsay doit encore vendre revues (peu chères) et livres liés à l'expo de 98.
Lucien Lepoitevin (50 Le Vast) vient d'éditer la correspondance de Millet, les Editions des champs (50 340 Bricqueboscq) ont aussi un livre act. en souscription.
Merci de ta visite Rémi ! Comment as-tu pu trouver memetics-story ?
Oui, tu as raison pour "La sieste". J'ai d'ailleurs une image du bois gravé de Lavieille (14,8 X 22) dont Vincent s'est inspiré pour réaliser son merveilleux tableau. Je vais la scanner pour la mettre entre les deux chefs-d'oeuvre des deux maîtres...
J'ai des éléments de la correspondance de Millet mais le bouquin de L. Lepoittevin m'intéresse. Les parutions de l'expo de 1998 ? Je les ai toutes conservées... précieusement, tu t'en doutes. Tout ce qui vient de la Hague me passionne, tu le sais. Enfin, je veux dire pour les arts plastiques. Hi hi hi ! Car ce qui vient de Saint-Germain-des-Vaux est si petit, (même le port !) que je ne porte pas mon regard sur ces microcosmes insignifiants, mais je le lève vers Gréville, en direction de Gruchy pour repartir vers la lumière avec Vincent.
Autre chose, tu as des documents sur les jeux d'origine normande ? Ça m'intéresse bigrement !
extraordinaire...
Le Maître de Barbizon, Jean-François Millet, a dessiné cette scène de fenaison le premier. C'est typiquement une séquence estivale des travaux des champs de son Cotentin d'origine que je connais si bien... Les meules s'appellent des vuillottes (prononcer "vûyottes".)
Lavieille a repris le thème et Vincent a reproduit le dessin de ce graveur sur bois pour en faire la traduction colorée et sensible Ô combien ! qui se trouve au musée d'Orsay.
J'aime beaucoup cette modestie que tu traques dans ces parcours derrière celui que l'on reconnaît comme le maître.
Ce qui m'a toujours sidéré dans notre siècle (sourire)
c'est cette absence de maître
non pas de ceux qui se voudraient tels
mais de ceux qui se reconnaissant apprentis
acceptent de suivre un prédécesseur.
(Un maitre un disciple et non pas comme dans les sectes ou ceci est
comme partout ailleurs
industrialisé)
Que dire de toi qui te plie derrière ces deux peintres
dans l'attitude du retrait de l'être
de l'écoute bienveillante de ces deux génies
...
peine perdue (sourire)
on entend bien le timbre caractéristique de ta voix
Oui, un paysan laborieux et talentueux se cachait derrière Jean-François Millet comme derrière Philéas Lebesgue que tu aimes bien toi aussi.
Quand on évoque "le maître de Barbizon" ça signifie que Millet montrait une nouvelle direction sur les sentiers de l'art, et un garçon torturé et hanté par le désir de bien faire comme Vincent l'a ressenti tout de suite. On peut dire 'maîtres' ou 'phares' peu importe le vocable du moment qu'ils montrent avec
netteté les nouvelles directions à emprunter.
Aujourd'hui ? Le seul maître est l'argent, l'audimat et tous les voyeurismes qui vont avec... ;o((
Ah ! Oui, je regrette comme toi les belles vertus du compagnonnage avec un maître et des apprentis, disciples de tous les jours.
Ne parle pas de moi Luc, ça me chagrine. Je ne suis qu'un modeste observateur, admirateur de ces deux-là parmi tant d'autres. J'ai cessé de dessiner et de peindre à 17 ans et, depuis, j'ai abandonné 15 autres voies tentantes, très tentantes car instituteur de mèmes et passeur de souffles, ce n'est pas un métier facile !
Merci de ton retour, Bateleur et joyeux Noël !
Je n'y suis jamais allé, mais si un jour je passe par là, j'irai faire un petit pélerinage pour voir (de visu) dans quel cadre travaillaient ces hommes du pinceau.
C'est quelle ville ta résidence Martine ? C'est pas Fontainebleau...
Comme je dois me pencher prochainement sur un nouveau bouquin de correspondances de Vincent qui vient de sortir, je te tiendrai au courant au cas où...
Blog(fermaton.over-blog.com).No.17- THÉORÈME TOURNESOLS. - Les MATHS de L'ENCHANTEMENT.