Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.
Le libre arbitre des hommes consiste à choisir la femme qui décidera à leur place.
C’est le propre des censures violentes d’accréditer les opinions qu’elles attaquent.
(Voltaire)
Si tu ne mènes pas ton propre combat, on fera de toi le combattant d'une cause qui n'est pas la tienne.
Lorsque j'écoute cette improvisation, cette interprétation inspirée d'un au-dedans exceptionnellement dense, douloureux, torturé, alors je pleure
car c'est une figuration de la perfection possible entre les sentiments d'un homme et la technicité qu'un luthier a conférée - avec le plus grand art - à un instrument magique.
Ne pleurez pas trop ! Ça assèche les glandes lacrymales...
Oh que je suis contente... Cette scène est si merveilleusement jouée, avec tant de finesse par le jeune interprète de Marin Marais. Il passe tant dans son instrument, tant de vigueur et de mélancolie. C'est effectivement Jordi Savall qui a choisi les musiques de ce film de toute beauté. Est-ce lui qui interprète la partie de Basse de Viole que joue à l'écran ce jeune homme? Toujours est-il qu'il y a là comme tu dis de quoi arracher des larmes...
Je trouve ce passage magnifique. Merveilleusement bien mimé/interprété (dans le mouvement) par Depardiou junior mais surtout divinement joué à la viole par Jordi SAVALL. Une émotion intense se dégage de ce jeu subtil, violent et tendre à la fois. Et quelle beauté du son obtenu ! C'est ça la magie de la musique... Celui/celle qui n'aime pas ça, qui n'est pas ému n'a plus rien à espérer de la vie. Et puis, les spectateurs, Marielle en tête ne sont pas mal impliqués non plus, au point d'en être presque mal à l'aise, tellement c'est diaboliquement/divinement beau. La viole tutoie la mort et la douleur avec sa beauté insolente. Ça c'est de l'art !
réponse de : Merlin le zététicien des Mèmes (site web)
le: 26/02/2008 21:13:50
Merci Jean Pierre pour cette émotion qui vibre et bon anniversaire ...
commentaire n° : 2
posté par :
le bateleur
(site web)
le: 28/02/2008 23:58:17
Merci à toi Luc d'avoir ressenti cette émotion. Et pour l'anniversaire aussi : je me suis tard couché, après avoir essayé de refaire le monde sarkozien et ai fait des rêves de violes de gambe qui résolvaient la théorie des cordes.
réponse de : Merlin le zététicien des Mèmes (site web)
le: 29/02/2008 21:14:13
Je ne risque pas de pleurer ; ce style baroque maniéré me donne des boutons, et ce pauvre type me fait de la peine à s'escrimer sur un instrument aussi peu pratique que la basse de viole. (Je suis méchante... il y a de belles choses !)
Ne t'excuse pas Valentine. Tu peux aimer & être sensible à ce qui te convient. Pour moi, Jordi Savall qui interprète magnifiquement cette follia a su s'imprégner de l'époque de Marin Marais, des indications de jeu qu'il a fournies à ce propos
mais ce qui compte le plus en définitive, c'est l'émotion pure donnée et reçue 5/5. On la perçoit ou on ne la perçoit pas, tout dépend de la manière dont le récepteur a été éduqué.
Quant au jeune Depardieu, il a fort bien su s'imprégner de la gestuelle et de la tenue de l'archet qui conviennent : un excellent imitateur !
Merci de ta franchise Martine, mais si tu attrapes des boutons, tu vas finir par pleurer quand même car ça démange horriblement ces boutons d'allergies musicales.
réponse de : Merlin le zététicien des Mèmes (site web)
le: 05/06/2008 14:56:57
Ahurissant ce commentaire de Valentine. Ou alors c'est de la pure provoc. C'est sûr que ça change de Maurice Chevalier. En tout cas, bravo à toi Merlin.
Oh, je ne suis pas étonné outre mesure. Martine (Valentine) a reçu une éducation musicale classique stricte et a du mal à s'en extraire parfois. Mais je ne
désespère pas de la voir aimer un jour la viole lorsqu'elle en aura suffisamment écouté et vu animer des pièces musicales faites pour cet instrument profond, poignant et encore plus sensible que le
violoncelle qui est lui aussi magnifique.
Oui, c'est vrai qu'après avoir écouté "Ah, si vous connaissiez ma poule", on est traversé par d'autres vibrations lorsque Jordi Savall joue 'à la folie'...
Merci de ton passage Angèle. J'aime beaucoup ton blog qui me donne du baume au coeur car la qualité n'est plus la règle commune sur la toile. J'apprécie tes choix et ce que tu écris...
Pour moi qui adore le clavecin, l'extrait de Douze Variations sur le thème de « La Folia », de Carl Philipp
Emanuel Bachque tu donnes sur ton blog est une pure merveille d'inventivité et de technique baroques. Merci.
réponse de : Merlin le zététicien des Mèmes (site web)
le: 05/06/2008 15:07:46
Plus sage encore que Salomon, cher Merlin. C'est vrai qu'Angèle a des "oursins dans les poches", comme toute bonne Cap-Corsine. A mon avis c'est à la chanson "Valentine" qu'elle pensait... Pour réconcilier tout le monde, je vous propose une Passacaille ["Homo fugit velut umbra", Passacaglia della vita interprétée par l’Arpeggiata de Christina Pluhar] que chantaient en dansant les étudiants en période de carnaval, crânes et tibias à la main (à l'époque de Landi...). Bisogna morire... C'est vrai. Mieux vaut mourir en chantant tous ensemble...
Salomon se proposait de couper un enfant en deux pour découvrir la vraie mère. Je n'aurai pas cette cruauté avec Valentine. Ah, les femmes Corses ! J'en ai rencontré dans ma vie, d'excellentes
collègues et néanmoins amies comme Xavière ou Marc. Je ne peux pas mieux trouver que des analogies avec Colomba.
Oui, cette passacaille peut réconcilier les empêchés du baroque et les baroqueux fans. En effet la victoire en chantant ou la mort au bout du refrain.
réponse de : Merlin le zététicien des Mèmes (site web)
le: 11/06/2008 21:12:09
5 comment taire..