Mardi 14 octobre 2008
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Hommage attristé à la mémoire de Guillaume DEPARDIEU
Lorsque j'écoute cette improvisation, cette interprétation inspirée d'un au-dedans exceptionnellement dense, douloureux, torturé, alors je
pleure car c'est une figuration de la perfection possible entre les sentiments d'un homme et la technicité qu'un luthier a conférée - avec le plus grand art - à un instrument
magique.
Ne pleurez pas trop ! Ça assèche les glandes lacrymales...
Un film magnifique ! Un acteur expressif et convainquant... Pauvre garçon !
Par Merlin le zététicien des Mèmes
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Publié dans : Les mèmes de la musique
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Cette scène est si merveilleusement jouée, avec tant de finesse par le jeune interprète de Marin Marais. Il passe tant dans son instrument, tant de vigueur et de mélancolie. C'est effectivement Jordi Savall qui a choisi les musiques de ce film de toute beauté. Est-ce lui qui interprète la partie de Basse de Viole que joue à l'écran ce jeune homme?
Toujours est-il qu'il y a là comme tu dis de quoi arracher des larmes...
Celui/celle qui n'aime pas ça, qui n'est pas ému n'a plus rien à espérer de la vie. Et puis, les spectateurs, Marielle en tête ne sont pas mal impliqués non plus, au point d'en être presque mal à l'aise, tellement c'est diaboliquement/divinement beau.
La viole tutoie la mort et la douleur avec sa beauté insolente. Ça c'est de l'art !
et
bon anniversaire ...
Et pour l'anniversaire aussi : je me suis tard couché, après avoir essayé de refaire le monde sarkozien et ai fait des rêves de violes de gambe qui résolvaient la théorie des cordes.
(Je suis méchante... il y a de belles choses !)
Quant au jeune Depardieu, il a fort bien su s'imprégner de la gestuelle et de la tenue de l'archet qui conviennent : un excellent imitateur !
Merci de ta franchise Martine, mais si tu attrapes des boutons, tu vas finir par pleurer quand même car ça démange horriblement ces boutons d'allergies musicales.
Oui, c'est vrai qu'après avoir écouté "Ah, si vous connaissiez ma poule", on est traversé par d'autres vibrations lorsque Jordi Savall joue 'à la folie'...
Merci de ton passage Angèle. J'aime beaucoup ton blog qui me donne du baume au coeur car la qualité n'est plus la règle commune sur la toile. J'apprécie tes choix et ce que tu écris...
Pour moi qui adore le clavecin, l'extrait de Douze Variations sur le thème de « La Folia »,
de Carl Philipp Emanuel Bach que tu donnes sur ton blog est une pure merveille d'inventivité et de technique baroques. Merci.
Oui, cette passacaille peut réconcilier les empêchés du baroque et les baroqueux fans. En effet la victoire en chantant ou la mort au bout du refrain.
car ce morceau qui se trouve en permanence sur mon ordi me fait monter les larmes aux yeux. Ce film fut ma seule et unique rencontre (mais quelle rencontre!) avec cet acteur extraordinaire, qui portait sur ses larges et pourtant fragiles épaules un personnage tout en contraste et en densité. Hier apprenant sa mort, quelque chose en moi a crié, comme chez toute mère imaginant que son enfant lui soit enlevé. C'est beau que tu lui rendes ainsi hommage. Il le méritait et c'est bien triste de partir ainsi en laissant derrière soi tant d'inachevé...
Bon vent à toi Guillaume ! On ne t'oubliera pas.
Comme toi, je peux être très ému devant un tableau, à la lecture d'un poème, d'un roman ou face à une pièce de théâtre et là, je trouve ce petit morceau sublime : il génère en moi une émotion considérable en audio ou à la vue de cette vidéo d'une sonorité exceptionnelle puisque la bande son est jouée par Jordi SAVALL. Mais bien sûr, il y a un code pour être "réceptif".