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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 00:00
Hommage attristé à la mémoire de Guillaume DEPARDIEU

Lorsque j'écoute cette improvisation, cette interprétation inspirée d'un au-dedans exceptionnellement dense, douloureux, torturé, alors je pleure car c'est une figuration de la perfection possible entre les sentiments d'un homme et la technicité qu'un luthier a conférée - avec le plus grand art - à un instrument magique.

Ne pleurez pas trop ! Ça assèche les glandes lacrymales...




                                                          

Un film magnifique ! Un acteur expressif et convainquant...
Pauvre garçon !

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Published by Merlin le zététicien des Mèmes - dans Les mèmes de la musique
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commentaires

aimela 16/10/2008 11:39

Tout comme Valentine, je ne suis pas réceptive à cette musique  ni  même à d'autres  d'ailleurs , j'ai du mal avec cet art ( rires) Mais je peux pleurer devant un tableau ou au théâtre . Chacun son truc ( sourires) . En tout cas merci de ce petit hommage

Merlin le zététicien des Mèmes 18/10/2008 21:47



Tu sais Aimela, nous sommes réceptifs à ce à quoi nous avons été préparés par nos expériences et nos vécus personnels. La sensibilité à la musique ou plutôt
aux différentes sortes de musique se prépare par un bain de musique dans la plus tendre enfance. Ainsi, j'ai une petite fille de 6 mois qui est très réceptive à la musique car elle en a toujours
entendu depuis sans doute près d'un an, peut-être plus même. En fait, c'est une imprégnation, un bain. Pour Valentine c'est sans doute différent : elle a reçu une éducation musicale qui s'est
bornée à la période classique la plus classique. Son oreille et sa sensibilité sont donc confinées à cela. Le baroque est pourtant remarquable car il est générateur de tant d'oeuvres classiques.
La viole de gambe est l'antécédent du violoncelle qui est l'un des plus beaux instruments.
Comme toi, je peux être très ému devant un tableau, à la lecture d'un poème, d'un roman ou face à une pièce de théâtre et là, je trouve ce petit morceau
sublime : il génère en moi une émotion considérable en audio ou à la vue de cette vidéo d'une sonorité exceptionnelle puisque la bande son est jouée par Jordi SAVALL. Mais bien sûr, il y a un
code pour être "réceptif".



Viviane 14/10/2008 18:38

J'écoute et écoute et ré-écoutecar ce morceau qui se trouve en permanence sur mon ordi me fait monter les larmes aux yeux. Ce film fut ma seule et unique rencontre (mais quelle rencontre!)  avec cet acteur extraordinaire, qui portait sur ses larges et pourtant fragiles épaules un personnage tout en contraste et en densité. Hier apprenant sa mort, quelque chose en moi a crié, comme chez toute mère imaginant que son enfant lui soit enlevé. C'est beau que tu lui rendes ainsi hommage. Il le méritait et c'est bien triste de partir ainsi en laissant derrière soi tant d'inachevé...

Merlin le zététicien des Mèmes 15/10/2008 21:05



Je suis moi aussi très ému par cette disparition prématurée comme je le suis aussi à postériori  pour celles de Frantz SCHUBERT, W A MOZART, Gérard
PHILIPPE, Patrick DEWAERE et tant d'autres comme Maryline qui, à des niveaux différents, étaient chargés de trop d'émotion(S) pour vivre sereinement. Mais Guillaume a presque tout raté, tout
perdu. Je suis plein de compassion pour sa mère et sa fille. Je pense qu'il était en outre un musicien très honorable, pas à la viole de gambe mais au piano.
Bon vent à toi Guillaume ! On ne t'oubliera pas.



Yves 07/06/2008 17:05

Bizarre, ce lien qui provient du catalogue Alpha (http://www.fugalibera.be/readmorecd.php?id=116), ne marche pas. Je vous en envoie un autre à tout hasard : http://opus100.free.fr/fr/choral0.html

Merlin le zététicien des Mèmes 11/06/2008 21:13


Merci. Ça a fonctionné !


Yves 07/06/2008 16:55

Plus sage encore que Salomon, cher Merlin. C'est vrai qu'Angèle a des "oursins dans les poches", comme toute bonne Cap-Corsine. A mon avis c'est à la chanson "Valentine" qu'elle pensait... Pour réconcilier tout le monde, je vous propose une Passacaille ["Homo fugit velut umbra", Passacaglia della vita interprétée par l’Arpeggiata de Christina Pluhar] que chantaient en dansant les étudiants en période de carnaval, crânes et tibias à la main (à l'époque de Landi...). Bisogna morire... C'est vrai. Mieux vaut mourir en chantant tous ensemble...

Merlin le zététicien des Mèmes 11/06/2008 21:12


Salomon se proposait de couper un enfant en deux pour découvrir la vraie mère. Je n'aurai pas cette cruauté avec Valentine. Ah, les femmes Corses ! J'en ai rencontré dans ma vie, d'excellentes
collègues et néanmoins amies comme Xavière ou Marc. Je ne peux pas mieux trouver que des analogies avec Colomba.

Oui, cette passacaille peut réconcilier les empêchés du baroque et les baroqueux fans. En effet la victoire en chantant ou la mort au bout du refrain.


Angèle Paoli 03/06/2008 18:34

Ahurissant ce commentaire de Valentine. Ou alors c'est de la pure provoc. C'est sûr que ça change de Maurice Chevalier. En tout cas, bravo à toi Merlin.

Merlin le zététicien des Mèmes 05/06/2008 15:07


Oh, je ne suis pas étonné outre mesure. Martine (Valentine) a reçu une éducation musicale classique stricte et a du mal à s'en extraire parfois. Mais je ne
désespère pas de la voir aimer un jour la viole lorsqu'elle en aura suffisamment écouté et vu animer des pièces musicales faites pour cet instrument profond, poignant et encore plus sensible que le
violoncelle qui est lui aussi magnifique.
Oui, c'est vrai qu'après avoir écouté "Ah, si vous connaissiez ma poule", on est traversé par d'autres vibrations lorsque Jordi Savall joue 'à la folie'...
Merci de ton passage Angèle. J'aime beaucoup ton blog qui me donne du baume au coeur car la qualité n'est plus la règle commune sur la toile. J'apprécie tes choix et ce que tu écris...
Pour moi  qui adore le clavecin, l'extrait  de Douze Variations sur le thème de « La Folia », de Carl Philipp
Emanuel Bach que tu donnes sur ton blog est une pure merveille d'inventivité et de technique baroques. Merci.