L'esclavage de l'heure

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TEMPUS FUGIT...
 

Le temps s'en va madame
Las le temps
Mais nous nous en allons

Et tôt serons étendus sous la lame...
 

Un univers pascalien

 
Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.

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Le libre arbitre des hommes consiste à choisir la femme qui décidera à leur place.

C’est le propre des censures violentes d’accréditer les opinions qu’elles attaquent.
(Voltaire)

Si tu ne mènes pas ton propre combat, on fera de toi le combattant d'une cause qui n'est pas la tienne.

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Lundi 30 janvier 2006
Voici comme promis, la première d'une série de cinq énigmes :
De qui est ce poème ?
 
LA MER


Ainsi qu’une prairie au printemps sous la brume
La mer s’épanouissait en pétales d’écume
Et papillons géants qui tournent et se penchent
Les mouettes dans leur vol effleuraient ces fleurs blanches


À l’horizon fume le soleil rouge
Pareil à quelque tas broussailleux d’herbes rousses
Qui finit de brûler dans l’ombre
À petites secousses…

Là-bas aussi par où le ciel vient se confondre
Dans la nuance de l’eau
Les mâts des bateaux
Ont l’air de faner sur les roches
Le foin des nuages qui s’effilochent…

Ainsi qu’une prairie au printemps sous la brume
La mer s’épanouissait en pétales d’écume.



par Jean-Pierre CRESPIN publié dans : Grâce au feu
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Commentaires

Joli..!!! rempli de ces mots que j'aime: horizon, là-bas, écume, brûme, pétale, papillons géants , rousse, brûler, ciel confondre roches mats nuages, effilochent, broussailleux... On dirait qu'on l'a   écrit exprès pour moi ce poème tant j'y retrouve de mots qui me parlent. La fumée aussi, il y a là plein de mots en rapport avec le feu, la fin d'une combustion,  voyons...

Le feu (soleil rouge, brûler, rousse

L'eau: brume, mer écume bateaux

l'air; papillons mouettes vols ciel

la terre: prairie, printemps fleurs tas, herbe roches foin

les quatre éléments.

Beaucoup de musicalité, d'images,  très parnassien comme poème. Et en même temps des irrégularités rythmiques (vers à 6,ou 5, 8, 9  pieds) comme des petites touches de peinture. Il y a un climat très europe du nord dedans.

poète du Noid de l'Europe?
commentaire n° : 1 posté par : Viviane (site web) le: 30/01/2006 13:05:57
Si tu peux me dire où est la ligne... de "démarcation" entre le sud et le nord de l'Europe, je te répondrai. Si cette ligne est le 48 ème parallèle par exemple, alors, sans hésiter je dis "oui" => NORD !
réponse de : Jean-Pierre CRESPIN (site web) le: 30/01/2006 13:28:10
ta réponse est très intéressante car le 48 ème parallèle c'est juste un peu en dessous... de par chez toi... Voyons voyons...
il va falloir que je recherche les poètes nés au dessus du 48 ème parallèle.

Est-il encore en vie?
commentaire n° : 2 posté par : Viviane (site web) le: 30/01/2006 14:32:32
Oui, au-dessus du 48ème parallèle ! C'est ça ! ;o))

Non, il est mort le poète. Oui, il est mort le poète...

Je pars faire une marche à pied en direction de la mer, pas de l'amer bien sûr, avec Annick...

@ tout à coup...
réponse de : Jean-Pierre CRESPIN (site web) le: 30/01/2006 14:58:10
Quandi il est mort le Poète était une chanson que chantait bécaud sur des paroles de Louis Amade...
Etait ce un parolier de chansons?
commentaire n° : 3 posté par : Viviane (site web) le: 30/01/2006 17:08:05
Oui, il a écrit aussi des chansons. J'en ai quelques unes sous la main : paroles & musique.

Bécaud, lui avait chanté cette belle chanson à l'occasion de la mort du Prince des poètes - Paul Fort - si mes souvenirs sont bons ?
Ce poète-là, çui  qui a écrit "La mer" était mort deux ans plus tôt... Ça c'est un 1-10 ! ;o))
réponse de : Jean-Pierre CRESPIN (site web) le: 30/01/2006 17:32:25
le seul que j'aie retrouvé mort en 1958 était RM du Gard. j'ai tout faux, je chercherai demain pour l"heure, il faut que j'aille faire quelques courses et prépare mon dîner... Je cogite mon Roi... je cogite...( mais martin du gard, des chansons et poèmes??? hum....)
commentaire n° : 4 posté par : Viviane (site web) le: 30/01/2006 18:36:23
Non, il n'était pas du Gard... Hi hi hi ! Je t'ai dit au-dessus du 48ème parallèle et de toute façon, il n' a pas écrit "Les Thibault" que j'ai lu en contimini au collège avec la complicité de certains profs...
réponse de : Jean-Pierre CRESPIN (site web) le: 30/01/2006 22:03:49
Ca pourrait être francis Carco?
je surveille en même temps mon chile con carne...
J'ai encore tout faux mais j'adoooore jouer (cela m'a trop manqué quand j'étais petite...)
commentaire n° : 5 posté par : Viviane (site web) le: 30/01/2006 20:02:24
Francis Cargo ? C'est un peu bateau comme réponse !

Non, je délire Francis Carco est un poète délicieux !

Non, c pas lui !
réponse de : Jean-Pierre CRESPIN (site web) le: 30/01/2006 22:29:49
les rythmes très divers me suggèrent que c'est peut être une traduction.
Bon, je pense à Verharen, mais je dois avoir tout faux....
commentaire n° : 6 posté par : Russalka (site web) le: 30/01/2006 23:12:38
Verhaeren, c'est une très bonne idée ! Je crois que j'y aurais pensé moi aussi...
Non, c'est pas lui.

Try again !
réponse de : Jean-Pierre CRESPIN (site web) le: 31/01/2006 11:07:57
Prenons les choses avec calme.
il s'agit d'un poète suffisamment éclairé des universaux pour trouver en son temps les mots qui toucheraient l'universalité émotionnelle.
il habitait dans une région où les plages étaient parsemées de rochers, avec des plaines de blés ou de fourrage pas très loin;

C'est très délicat comme poésie, d'un raffinement inouï, avec ces rythmes surtout, ces cassures du rythmes qui accompagnent le sac et ressac.
le 48 ème parallèle  cela va de la normandie à la meuse.
Il y a une recherche musicale très sobre et en même temps accomplie;
Ce ne serait pas ce poète dont tu me parlais et dont je ne trouve jamais aucun livre, Philéas Lebesgue?
Allez, je joue mon Joker, Philéas Lebesgue, pour la souplesse de la langue, la musicalité et l'universalité des items.
commentaire n° : 7 posté par : Viviane (site web) le: 30/01/2006 23:42:03
Bon ! Je ne peux pas verrouiller plus longtemps. Tu as gagné Viviane !
Ce poète est bien Philéas LEBESGUE. Un poète très important, trop ignoré ou oublié, hélas !  Bravo mi hada de los palabres... (Las peut-être ?)
réponse de : Jean-Pierre CRESPIN (site web) le: 01/02/2006 12:09:01
Waouuuuuuuuuuuuhn

...
J'adore ces jeux de pistes, cela réveile en moi des instincts de pisteuses, je respire la poussière des mots, le tam tam des mots les courbes des phrases qui tranchent le paysage de leurs sinueux lassos,
...
Encore.
Ah c'est vrai, ce n'est que le premier.
Bon tu ne diras pas que je n'ai pas l'esprit logique comme on me l'a asséné toute ma jeunesse( viviane tu es incohérente, tu n'est qu'une littéraire, qu'une artiste qu'une....tu ne seras jamais douée pour les maths et patati et patata... une carrière d'astronome tuée dans l'oeuf (en plus c'est vrai, j'ai lu je ne sais combien de bouquins d'astronomie et de météorologie))
commentaire n° : 8 posté par : Russalka (site web) le: 01/02/2006 20:21:52
J'ai adoré suivre les pistes de Laponie il y a déjà plus de trente ans de cela ! Que le temps passe vite !...
Mais les pistes des Chasseurs de loups ou autres trappeurs du grand nord restent familères pour moi tant j'ai lu les récits de leurs exploits simples comme la vie du "Dernier trappeur" de Pascal Vannier. (Cf texte 2 de Luc)
Moi, je ne dis pas ça pour l'esprit logique : je sais que tu l'as ! Hypothético-déductif et intuitif en prime...

Euh justement c'est la passion de l'astronomie qui a fait faire des bonds de géants aux mathématiques : en Mésoamérique (chez les Mayas notamment) ; en Mésopotamie ; en Inde (progrès fabuleux !) dans les pays arabo-musulmans à la suite, puis en Europe et derechef sur le continent américain etc...
L'astronomie est une discipline fascinante - mais comme on dit sans cesse qu'il y a toujours des nuages en Normandie - j'ai des excuses pour n'avoir encore jamais regardé nos planètes, nos constellations et "l'immense solitude de ces espaces infinis" qui ne m'effraie pas, moi. Au contraire, j'adore ! Tu verras Viviane un soir d'été comme le ciel de Hauteville est magique, comme sur les plus hauts sommets du monde !

Bravo à toi ! fée des vers qui parsèment les champs d'étoiles !
réponse de : Jean-Pierre CRESPIN (site web) le: 01/02/2006 21:52:57

Je viens trop tard


Jean-Pierre n' a pas résisté aux assauts de la fée (sourire)


C'est drôle ce premier échange


j'ai failli proposer Viviane comme auteure

Philéas ! ... Rien ne pouvait me faire plus plaisir qu'un sillon, un labour marin
du poète paysan qui entendait la langue qui tient toutes les langues
celui qui a écrit l'incroyable "au delà des grammaires"


Merci Jean-Pierre de ce bain de jouvence

commentaire n° : 9 posté par : Le bateleur (site web) le: 02/02/2006 21:31:27
Tu as raison Luc. Entre Philéas et Viviane, il y a finalement tant de points de convergence ! C'est l'une des raisons pour lesquelles j'avais proposé ce poème à votre sagacité.
Oui, "l'au-delà des grammaires" va bien plus loin que "la grammaire est une chanson douce"...

C'est vrai que lire Philéas Lebesgue est à la fois un plaisir juvénile et une satisfaction de sage ; enfin on essaie !
réponse de : Jean-Pierre CRESPIN (site web) le: 03/02/2006 20:56:08

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