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30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 11:56
Voici comme promis, la première d'une série de cinq énigmes :
De qui est ce poème ?
 
LA MER


Ainsi qu’une prairie au printemps sous la brume
La mer s’épanouissait en pétales d’écume
Et papillons géants qui tournent et se penchent
Les mouettes dans leur vol effleuraient ces fleurs blanches


À l’horizon fume le soleil rouge
Pareil à quelque tas broussailleux d’herbes rousses
Qui finit de brûler dans l’ombre
À petites secousses…

Là-bas aussi par où le ciel vient se confondre
Dans la nuance de l’eau
Les mâts des bateaux
Ont l’air de faner sur les roches
Le foin des nuages qui s’effilochent…

Ainsi qu’une prairie au printemps sous la brume
La mer s’épanouissait en pétales d’écume.



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commentaires

Le bateleur 02/02/2006 21:31

Je viens trop tard
Jean-Pierre n' a pas résisté aux assauts de la fée (sourire)
C'est drôle ce premier échange
j'ai failli proposer Viviane comme auteurePhiléas ! ... Rien ne pouvait me faire plus plaisir qu'un sillon, un labour marin du poète paysan qui entendait la langue qui tient toutes les languescelui qui a écrit l'incroyable "au delà des grammaires"
Merci Jean-Pierre de ce bain de jouvence

Jean-Pierre CRESPIN 03/02/2006 20:56

Tu as raison Luc. Entre Philéas et Viviane, il y a finalement tant de points de convergence ! C'est l'une des raisons pour lesquelles j'avais proposé ce poème à votre sagacité.Oui, "l'au-delà des grammaires" va bien plus loin que "la grammaire est une chanson douce"...C'est vrai que lire Philéas Lebesgue est à la fois un plaisir juvénile et une satisfaction de sage ; enfin on essaie !

Russalka 01/02/2006 20:21

Waouuuuuuuuuuuuhn...J'adore ces jeux de pistes, cela réveile en moi des instincts de pisteuses, je respire la poussière des mots, le tam tam des mots les courbes des phrases qui tranchent le paysage de leurs sinueux lassos, ...Encore.Ah c'est vrai, ce n'est que le premier. Bon tu ne diras pas que je n'ai pas l'esprit logique comme on me l'a asséné toute ma jeunesse( viviane tu es incohérente, tu n'est qu'une littéraire, qu'une artiste qu'une....tu ne seras jamais douée pour les maths et patati et patata... une carrière d'astronome tuée dans l'oeuf (en plus c'est vrai, j'ai lu je ne sais combien de bouquins d'astronomie et de météorologie))

Jean-Pierre CRESPIN 01/02/2006 21:52

J'ai adoré suivre les pistes de Laponie il y a déjà plus de trente ans de cela ! Que le temps passe vite !...Mais les pistes des Chasseurs de loups ou autres trappeurs du grand nord restent familères pour moi tant j'ai lu les récits de leurs exploits simples comme la vie du "Dernier trappeur" de Pascal Vannier. (Cf texte 2 de Luc)Moi, je ne dis pas ça pour l'esprit logique : je sais que tu l'as ! Hypothético-déductif et intuitif en prime...Euh justement c'est la passion de l'astronomie qui a fait faire des bonds de géants aux mathématiques : en Mésoamérique (chez les Mayas notamment) ; en Mésopotamie ; en Inde (progrès fabuleux !) dans les pays arabo-musulmans à la suite, puis en Europe et derechef sur le continent américain etc...L'astronomie est une discipline fascinante - mais comme on dit sans cesse qu'il y a toujours des nuages en Normandie - j'ai des excuses pour n'avoir encore jamais regardé nos planètes, nos constellations et "l'immense solitude de ces espaces infinis" qui ne m'effraie pas, moi. Au contraire, j'adore ! Tu verras Viviane un soir d'été comme le ciel de Hauteville est magique, comme sur les plus hauts sommets du monde !Bravo à toi ! fée des vers qui parsèment les champs d'étoiles !

Viviane 30/01/2006 23:42

Prenons les choses avec calme.il s'agit d'un poète suffisamment éclairé des universaux pour trouver en son temps les mots qui toucheraient l'universalité émotionnelle.il habitait dans une région où les plages étaient parsemées de rochers, avec des plaines de blés ou de fourrage pas très loin;C'est très délicat comme poésie, d'un raffinement inouï, avec ces rythmes surtout, ces cassures du rythmes qui accompagnent le sac et ressac.le 48 ème parallèle  cela va de la normandie à la meuse.Il y a une recherche musicale très sobre et en même temps accomplie;Ce ne serait pas ce poète dont tu me parlais et dont je ne trouve jamais aucun livre, Philéas Lebesgue?Allez, je joue mon Joker, Philéas Lebesgue, pour la souplesse de la langue, la musicalité et l'universalité des items.

Jean-Pierre CRESPIN 01/02/2006 12:09

Bon ! Je ne peux pas verrouiller plus longtemps. Tu as gagné Viviane !Ce poète est bien Philéas LEBESGUE. Un poète très important, trop ignoré ou oublié, hélas !  Bravo mi hada de los palabres... (Las peut-être ?)

Russalka 30/01/2006 23:12

les rythmes très divers me suggèrent que c'est peut être une traduction.Bon, je pense à Verharen, mais je dois avoir tout faux....

Jean-Pierre CRESPIN 31/01/2006 11:07

Verhaeren, c'est une très bonne idée ! Je crois que j'y aurais pensé moi aussi...Non, c'est pas lui.Try again !

Viviane 30/01/2006 20:02

Ca pourrait être francis Carco?je surveille en même temps mon chile con carne...J'ai encore tout faux mais j'adoooore jouer (cela m'a trop manqué quand j'étais petite...)

Jean-Pierre CRESPIN 30/01/2006 22:29

Francis Cargo ? C'est un peu bateau comme réponse !Non, je délire Francis Carco est un poète délicieux !Non, c pas lui !