Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /2008 11:37
Voici une époque intermédiaire entre celle du début du XVIIIème siècle et ses escholiers latinistes et celle du début des années 60. La jeune fille qui tenait ce cahier était née juste après la grande guerre de 1914-1918 et se destinait à la profession d'institutrice. Entrée à l'école à huit ans, elle avait intégré la 6ème à onze ans sur l'insistance de son institutrice.


undefined Utilisation quasi-exclusive de l'encre violette
Par Merlin le zététicien des Mèmes - Publié dans : Mémoires et mémoire
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil

Commentaires

Quelle belle écriture... je n'ose imaginer qu'il s'agit d'un cahier de...
Commentaire n°1 posté par Viviane le 10/03/2008 à 17h19
C'était sans importance...
Mais oui c'était un cahier de ma pauvre Maman qui ne survécut pas dix ans à ce travail de plume...
En effet, elle avait une très belle écriture, comme beaucoup de personnes de sa génération qui n'avaient connu que les pleins et les déliés de l'outil Sergent-Major. Elle avait parfois une écriture non-penchée, encore plus régulière.
J'ai pensé à Michel DELORD avec ces 3 documents que je viens de poster :
- scholastique ecclésiastique du début du 18ème avec comme langue véhiculaire le latin des prêtres
- didactique de la reproduction au milieu des années 30
- pédagogie de la découverte au début des années 60
J'ai aussi des cahiers d'élèves des années 80 et après mais je ne me permettrais pas de les mettre en ligne sur la toile. En privé, why not ?
Michel et ses copains d'alors de SLL faisaient une erreur d'approche en confondant la forme (écriture, orthographe) et surtout en comparant des assemblées d'écoliers qui n'étaient pas comparables. Entre 1931 (ou ma mère était la seule de son village à entrer en 6ème) et la loi Haby instituant le collège unique entre 1975 et 1977, il y a vraiment deux mondes !
Il ne faut comparer que ce qui est comparable. C'est à dire des échantillons identiques.
Réponse de Merlin le zététicien des Mèmes le 10/03/2008 à 18h22
J'aime beaucoup le dessin au trait
et ce que tu en donnes ici éveille (tu ne vas pas être content (sourire)²) ma nostalgie.
c'est très beau.

Il y a tant d'élèves actuels qui ne connaissent pas grand chose de leur propre anatomie (à part peut-être certains détails ...)
Commentaire n°2 posté par le bateleur le 11/03/2008 à 00h09
Moi aussi Luc, j'aime ce style de dessin à la plume. Non, je n'ai pas la nostalgie de l'école d'antan car si elle avait les avantages de l'exigence du travail fait par soi-même et bien fait, elle avait aussi des aspects despotiques,  qui privaient des espaces de liberté et de créativité nécessaires à l'épanouissement des adolescent(e)s de ces époques. J'en sais quelque chose moi qui ai donné dix ans de liberté (je me considérais comme "incarcéré"...)
Pour les connaissances, je sais aussi que si j'avais disposé alors des moyens actuels, je ne serais pas aussi ignorant que je le suis aujourd'hui. Mais c'est vrai, j'ai acquis des bases solides, en dépit de cet ennui mortel qui me rongeait l'esprit. La jeune fille au cachier est morte à 25 ans, laissant un petit garçon de 2 ans derrière elle, dans un immense désespoir. Mais je peux ajouter que ses dessins d'art (vus sur son carnet de croquis) étaient remarquables à tous points de vues.
Réponse de Merlin le zététicien des Mèmes le 15/03/2008 à 10h35
Parmi les meilleurs élèves de nos collèges combien seraient capables de ce travail.

Lire aussi les projets d'ingénieurs des années 1940
un monde nous en sépare
celui du goût de l'effort, du beau et de l'habileté qui vient naturellement lorsque tout cela est désiré
Commentaire n°3 posté par Le bateleur le 14/03/2008 à 10h07
Oui, combien ? Mais à leur décharge, l'usage inconsidéré de la photocopie a donné l'illusion que l'on pouvait se dispenser de ce travail incontournable que représente le dessin d'observation (sans outil d'abord, i.e à l'oeil nu, puis avec le binoculaire et le microscope.)
Il est vrai que la sélection scolaire d'alors fournissait déjà au niveau du collège (ou ce qui en tenait lieu) jusqu'à celui des études supérieures, des sujets à la fois plus motivés et aux potentiels moyens beaucoup plus élevés que de nos jours après que nous soyons parvenus au collège unique de René HABY entre 1975 et 1977.
De plus, la jeune fille qui tenait ce cahier était - aux dires de ses condisciples de l'époque encore vivants - particulièrement brillante puisqu'elle faisait cela sans le moindre effort.

Merci de ton double passage Luc.
Réponse de Merlin le zététicien des Mèmes le 15/03/2008 à 10h25
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés