Samedi 14 mai 2011
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Voici un texte
que je vous demande de lire avec un regard de méméticien c'est à dire en ne considérant que l'espace du savoir, son évolution, ses mutations et son devenir dans une perspective d'écologie
cognitive...
Les objets de connaissance privilégiés de l’Espace du
savoir sont les intellectuels collectifs et leurs mondes.
Les intellectuels collectifs, c’est-à-dire des communautés humaines communiquant avec
soi, se pensant elles-mêmes, partageant et négociant en permanence leurs relations et leurs contextes de significations partagées. Leurs
mondes, c’est-à-dire leurs ressources, leurs environnements, leurs connexions cosmopolites avec les êtres, les signes et les choses, leurs implications dans les diverses machines cosmiques,
techniques et sociales qui les traversent. Le monde d’un intellectuel collectif n’est rien de stable ni d’objectif. Il résulte d’ouvertures, d’élaborations, d’usages et d’évaluations mouvants,
sans cesse réitérés. Si bien que ce monde dérive et se transforme au rythme des métamorphoses de son intellectuel collectif.
L’objet privilégié de l’Espace du savoir n’est donc pas l’homme en général, ni même l’objet des sciences
humaines ou sociales, mais une figure spécifique de l’Espace du savoir qui ne pourra s’appréhender qu’avec les instruments conceptuels et techniques propres à cet espace. Pourtant, le candidat
qui semblait désigné pour être l’objet de connaissance favori du quatrième espace n’était-il pas la cognition ? En effet, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les sciences cognitives
accompagnent la montée en puissance de l’Espace du savoir. Les sciences et techniques de la cognition forgent effectivement les outils informatiques et certains instruments conceptuels du
quatrième espace. Mais bien qu’elles contribuent dans les faits à une véritable mutation anthropologique, les sciences cognitives ne sont pas, aujourd’hui, à la hauteur des effets qu’elles sont
capables de provoquer. En effet, elles sont censées traiter de l’intelligence humaine en général, indépendamment des temps, des lieux et des cultures, alors que l’intelligence est depuis toujours
artificielle, équipée de signes, de techniques, en devenir et collective.
Nous avons proposé dans Les Technologies de l’intelligence un élargissement des
perspectives des sciences de la cognition en esquissant le programme d’une « écologie cognitive ». Le régime de production et de
distribution du savoir ne dépend pas seulement des particularités du système cognitif humain, mais également des modes d’organisation collective et des instruments de communication et de
traitement de l’information. L’écologie cognitive devrait donc se consacrer à l’étude des interactions entre les déterminants biologiques, sociaux et techniques de la connaissance. Mais
l’écologie cognitive relèverait encore des sciences humaines ou sociales, or nous voudrions indiquer ici un au-delà des sciences humaines.
Si elles prenaient véritablement en compte la spécificité
de leur objet, les sciences humaines traiteraient de la liberté et de la signification. La notion de signification doit être prise ici dans son acception la plus étendue. Il s’agit moins de la
manière dont un signe se réfère à l’objet qu’il désigne que du rapport entre un événement et un contexte. La signification d’une entité propre au domaine humain n’émerge qu’en relation avec une
configuration dynamique, et ne se réduit pas à la simple flèche de la référence. On peut dire que les êtres humains, considérés en tant qu’hommes, et non en tant qu’objets physiques ou corps
vivants, évoluent dans les espaces de signification, espaces qu’ils ne se contentent pas de remplir et d’arpenter mais qu’ils contribuent tout aussi bien à produire et à transformer.
Pierre LÉVY (L'Intelligence
collective 1994 éd de la Découverte)
Mon commentaire à propos de cet extrait 1ère diff le 8 février 2006...
Les savoirs fondamentaux de l’espace culturel humain contribuent à édifier au fil du temps un conscient
collectif en mouvement dans son environnement. Les ensembles de réseaux de réseaux de neurones composés par les systèmes nerveux de chacun, associés dans une relation permanente de toute la
communauté humaine, constituent de fait les intellectuels collectifs de notre Humanité.
Leurs mondes ou micro-mondes sont les objets environnementaux que testent en permanence leurs capteurs : vue, ouïe,
sens du toucher, goût, odorat, et tous les autres capteurs internes modifiant presque en temps réel équilibres hormonaux et neuro-hormonaux du système.
S’y ajoutent la raison - la capacité de choix donc - et les machines (technologies intellectuelles) créées par l’esprit humain afin
de prolonger ou affiner leurs sens et leurs potentialités diverses. Ce sont des systèmes intelligents, experts, en interaction permanente avec le milieu environnant. Ils testent leur espace de
vie afin de s’y adapter de mieux en mieux en produisant des solutions et des comportements de plus en plus pertinents.
Le sujet humain, individuellement et collectivement, ainsi que les objets de ce monde ambiant sont engagés conjointement dans
une interactivité dynamique continuelle. L’objet privilégié qui anime cet ensemble et ce système qui se réajustent et se rééquilibrent en permanence n’est pas identifiable au premier abord.
Est-ce une entité de niveau supérieur qui préside et contrôle l’équilibre de ces systèmes ? Est-ce le chaos ? Une construction fractale d’un espace modélisable du savoir ? On
aimerait comprendre comment s’ajustent et s’organisent les conditions de la connaissance et comment s’opèrent les apprentissages au sein des cerveaux associés de l’Humanité…
Les seules sciences auxquelles je reconnais actuellement une validité incontestable pour permettre d’aborder l'élucidation des
mystères de la cognition sont les neurosciences dures. L’anthropologie peut être une aide diachronique précieuse mais elle ne peut expliquer à elle seule les ressorts de tous les fonctionnements
neuronaux qui façonnent de manière quasi synchrone la pensée humaine et ses évolutions culturelles dans ses moindres détails.
Les ressources à la fois individuelles et collectives de cette intelligence en réseau sont semblables à celles de la toile du
www, cette étrange base de données qui nous relie tous. La différence essentielle étant que nous, à chaque instant, nous avons l’initiative et restons maîtres des choix que nous y opérons… Énorme
différence de nature avec l’ univers cathodique ou médiatique classique, de la TSF ou des autres médias.
L’équilibre entre le sujet humain, ses collectifs intelligents associés et les objets environnants dans lequel Homo sapiens est condamné à
vivre est indispensable à la survie de l’espèce, mais il est en même temps le moteur d’inférence de toutes les mutations et de tous les progrès que réalise le collectif
intelligent.
À cet égard, les outils « amplificateurs de communication » que nos technologies les plus récentes ont permis de mettre en œuvre
sont des artifices précieux de traitement de l’information, en même temps que des prothèses-prolongements techniques extra-biologiques. Leur utilisation est néanmoins entièrement sous notre
contrôle et il conviendrait d’établir à cet égard des protocoles rigoureux et scientifiques afin d’en mesurer les effets pour l'avenir et de proposer des prospectives fiables ainsi que des
modèles explicatifs incontournables.
Le libre-arbitre de l’Homme est en jeu dans la maîtrise de ce défi technologique. Le sens de la présence de l’homme dans ce
pari est finalement celui d'une responsabilité totale. Les êtres humains ne sont pas seulement des objets physiques, lieux de résidence des objets de signification codés, mais ils sont avant tout
créateurs, auteurs et acteurs des objets de culture - ces mèmes - qu’ils contribuent à transformer et à pérenniser dans les structures biologiques et dans les matières inertes qu’ils ont
colonisées.
Jean-Pierre Crespin
Pierre LÉVY ?
ORGANIGRAMME
?
Par Jean-Pierre CRESPIN
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Publié dans : Mémétique appliquée
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La mémée ranimée a mimé le minou.
(Variations sur les mêmes...)
Une mimique osée
Lui fit trahir sa voix
Ce qui mena le mime au drame
Il fallait sur le champ reconduire
Le mime au logis
Qui se consola en mimant
Une mimolette et en avalant
Une clef à molette
Merci de ta lecture à mi-mots Valentine. C'est ta fête aujourd'hui.
Mimons qu'il est doux de valser avec vous : le mème de la danse de salon est resté dans mon sang !
Oui, au-delà des sciences humaines qui, actuellement, manquent encore singulièrement de rigueur (on s'en est aperçus avec la psychanalyse freudienne mais aussi - et tu l'as vécu - avec les "sciences de l'éducation"), il va donc falloir inventer des disciplines qui traiteront ces sujets avec d'autres outils que ceux habituellement utilisés par les sciences humaines actuellement enseignées dans les universités. La mémétique (si elle était sérieuse, non spéculative et non fondée sur un dogme) pourrait être l'un de ces nouveaux paradigmes. Mais je crois plutôt, et tu le sais, aux applications des neurosciences dures, dans la droite ligne de ce qu'a fait J-P Changeux et de ce que poursuit Stanislas Dehaene et son équipe :
Pierre Lévy qui avait publié un livre par an pendant 8 ans sur le thème des nouvelles technologies de la connaissance
se fait silencieux
Merci Jean Pierre de nous le faire parler un peu
Pierre LÉVY est un phare qui peut éclairer les nombreux marins d'eau douce que nous sommes, égarés dans les océans de la culture artificielle.
J'ai essayé de le remettre en lumière douce et - promis - j'en ferai un commentaire pédagogique et didactique (du mieux que je pourrai) dès que j'aurai un peu de temps à moi.
Mais c'est un texte d'une puissance incroyable comme beaucoup de ceux qu'écrit Lévy. La densité de pensée y est largement égale à l'équivalent de 10 g (g étant la gravité normale...)
Merci de ta relecture Valentine.
J'ai lu tous les bouquins de Pierre Lévy au fur et à mesure de leur parution. C'est une intelligence brillante qui nous éclaire comme peu de philosophes savent le faire aujourd'hui. J'ai déjà prévu de faire un commentaire de cet extrait en direction des méméticiens et des autres. Cette semaine je crois... inch 'Allah.
Conscience collective - inconscient collectif - intelligence collective - mutualisme etc...
Tous les mèmes des cultures humaines sont englobés dans ce texte qu'aucun théoricien de la mémétique anglophone ou francophone n'a développé à ce jour.
J'y ajouterai un clin d'oeil en direction des morphic fields (champs morphogénétiques) du biologiste Rupert Sheldrake.
- aucune évolution ontologique de l'humanité depuis 35 000 ans
- la connaissance sera toujours supérieure au savoir relatif
- personne ne dépassera jamais le stade suivant:
- je sais que je ne sais rien
- connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux
le domaine de la "science" occidentale est fondée par:
- aucun physicien ne sait ce qu'est la matière
- aucun biologiste ne sait ce qu'est la vie
- aucun philosophe ne sait ce qu'est le sujet
- aucun psychologue ne sait ce qu'est la conscience
- aucun anthropologue ne sait expliquer l'apparition d'homo sapiens sapiens et de son néo-cortex il y a seulement 35 000 ans (tout en prétendant que des fossiles de 4 à 6 millions d'années sont ceux de nos ancêtres)
toute affirmation basée sur ces omissions volontaires (dans la communication grand public) s'apparente à une forme aigüe d'obscurantisme.
le principal problème est le suivant: tout le monde croit que "je" pense alors même que la réalité est la suivante: "un processus mécanique non assujetti à la volonté de l'individu crée des pensées de manière permanente et quasi-continue". en clair, "ça" pense tout seul.
essayez donc d'arrêter de penser dix minutes consécutives et vous constaterez vous-même cette réalité. si vous n'avez aucun contrôle etaucune maîtrise de ce processus mécanique, comment pouvez-vous prétendre en être le détenteur?
le fait d'affirmer "je pense" constitue un cas d'aliénation mentale.
En effet, rien n'a changé chez Homo sapiens depuis même 50000 ans on peut dire. Nous ne savons rien au sujet de la falaise rive gauche du canyon, ni de ce qu'il y a dans les profondeurs de ses abysses.
Je fonctionne sur la base de 99 % / 1 % :
99 % de gènes en commun avec le chimpanzé ; 1 % de différence.
99 % de transpiration mécanique bien huilée ; 1 % d'inspiration (Édison dixit)
99 % de déterminisme incontournable ; 1 % de libre arbitre lucide...
La mémétique (notamment l'anglo-saxonne) adopte ton point de vue complètement au sujet du "je" qui est juste l'hôte de pensées qui le squattent pour s'y développer et se répliquer dans dans niches similaires...
Connais-tu la vacuité bouddhiste ? Une autre forme d'aliénation mentale ?
Je te répondrai plus en détail à ton adresse e-mail perso.
Merci beaucoup de ta réponse au texte de Pierre Lévy ; je vais y ajouter un commentaire personnel dès ce matin. Enfin, je voulais dire les mots qui se sont bousculés dans les processus mécaniques de mon chou-fleur & qui se sont évacués par mes doigts malhabiles sur un clavier de Macintosh. En effet, je n'ai pas pu m'empêcher de les écrire. Mektoub donc !
bouddhisme: doctrine religieuse conduisant au même point que toutes les autres, y compris la "science" occidentale (chacune par sa perspective). nul besoin de doctrine pour atteindre ce point.
"qu'est-ce que le libre-arbitre lucide quand on ne sait pas répondre à la question "qui suis-je?"
bouddhisme: doctrine religieuse conduisant au même point que toutes les autres, y compris la "science" occidentale (chacune par sa perspective). nul besoin de doctrine pour atteindre ce point."
Comme promis, je te réponds en privé dès que j'ai un moment de... vacuité.
si tu veux un auto-portait, c'est très simple:
- je ne suis pas ce corps et il n'est pas mien
- je ne suis pas ces pensées et elles ne sont pas miennes
- je ne suis pas ces émotions et elles ne sont pas miennes
quand tu parles de "ta" et "tienne", à qui t'adresses-tu?
Ton autoportrait dis-tu ! ;o))
- je ne suis pas ce corps et il n'est pas mien
Tu es donc doué d'ubiquité
- je ne suis pas ces pensées et elles ne sont pas miennes
Tu es donc un plagiaire
- je ne suis pas ces émotions et elles ne sont pas miennes
Tu fais du théâtre
quand tu parles de "ta" et "tienne", à qui t'adresses-tu?
À un éventuel voire hypothétique correspond@nt qui signe gmg mais je ne sais pas ce que cela recouvre... Donc "tu" n'est pas un pronom bien défini et la "tienne" c'est peut-être celle qui t'appartient mais si tu prends tout aux autres, je ne peux pas contrôler moi. Pas douanier, pas de la police !
As-tu au moins un passeport "en bon uniforme" ? ;o)) Hi hi hi !
@ + demain peut-être
Mais je trouve qu'il est difficile de lire des textes ardus sur un écran d'ordinateur ; je ne pense pas que ce type de textes puisse être convenablement lu autrement que dans un livre, sous la lampe, à tête reposée, un crayon à la main.
J'ai déjà entendu cet argument de la difficulté à lire sur un écran d'ordinateur. C'est recevable bien entendu mais on a toujours la possibilité d'imprimer la page écran qui résiste trop. Personnellement, je n'ai jamais de crayon lorsque je lis et mes livres - même ceux qui sont des livres d'étude parfois un peu ardus - sont immaculés comme au premier jour. Par contre, j'utilise plusieurs signets lorsque je lis un bouquin et notamment ceux qui me servent de livres de chevet.
Lire c'est penser avec l'appui d'un autre... qui a déjà laissé des traces sur le papier. C'est reconstituer sa pensée et essayer d'entrer dedans.
L'homme progressera à nouveau, hors des laboratoires lorsqu'il aura réintégré son corps, tout son corps.
Merci Jean-Pierre de cet engagement et cette conviction qui aide à préciser les notres.
1) L'Homme n'est pas un concept uniformisable ou standardisable, tu le sais aussi bien que moi. Ce qui caractérise l'humanité c'est avant tout sa diversité et sa capacité d'interagir en complémentarité totale, ce qui n'exclut pas l'égalité : le spécialiste des arbres ou des roses, le mécanicien ou le soudeur ne sont pas en retrait par rapport au philosophe ou au généticien. C'est l'excellence de tous ces hommes au sein d'un collectif intelligent qui va permettre de faire progresser la société humaine dans sa globalité. Ce qui est contenu dans cette idée, c'est qu'il n'y a pas des hommes qui valent 300, 400 ou 500 fois un autre, comme on le voit avec les salaires du PDG d'EDF & Véolia. Non ! Égale dignité et reconnaissance dans l'exercice de talents différents ! Notre éducation Nationale crève de ça à petit feu depuis 35 ans, bien avant 1985.
2) Oui, l'homme ne doit pas quitter son corps et s'il est astreint parfois à externaliser ses compétences grâce à des machines (comme les ordinateurs entre autres), il doit le faire en pleine conscience et rester maître de ce qu'il entreprend. Je m'efforce de le faire avec une grande vigilance et c'est à ce prix que je reste dans mon enveloppe corporelle qui comprend aussi mon système nerveux... à moi. Je ne cède à aucune addiction ni à aucun chant des sirènes. Tu sais, fianlement, je suis quelqu'un de très terre-à-terre car j'ai gardé mon esprit paysan.
3) Quand tu évoques "les motivations de nos actes", tu parles uniquement de nos actes physiques ou aussi de nos choix, de nos décisions, bref de notre appareil cognitif ?
J'ai pu mesurer dans ma jeunesse lointaine les limites de mon corps ou en tout cas ses capacités, tandis que je ne faisais AUCUN effort dans le domaine des disciplines scolaires. Certes, je lisais beaucoup mais je n'avais aucun cahier de cours si ce n'est celui de TP en biologie. Bon, je regrette ceci bien entendu mais je peux comprendre ma posture de l'époque : j'étais en révolte (pour de bonnes raisons) et il fallait bien que mon ire passe sur quelque chose. Ce fut le domaine des connaissances. Je ne me suis donc jamais mis à cet égard dans des laboratoires ; je suis resté au service de mon corps qui me le rend bien aujourd'hui car je l'ai épuisé à cette époque dans des sports intensifs, voire extrêmes.
Mais évoquer l'espace du savoir dans une perspective de collectif intelligent, c'est juste se préparer à une harmonie des intelligences si variées que l'on trouve dans la nature humaine. C'est la conjugaison des intelligences et des talents qui nous sera utile dans l'avenir. Je veux bien sûr parler essentiellement pour nos enfants et petits enfants. Pour l'humanité qui se prépare. Regarde ce qui se passe dans la plupart de nos collèges en ce moment : on dispense À TOUS un enseignement qui n'est utile qu'à ceux qui deviendront enseignants, chercheurs, ingénieurs, docteurs, écrivains, que sais-je ? La majorité de nos élèves n'ont pas besoin de tous ces paradigmes cognitifs complexes qui les barbent pour se réaliser, tels qu'ils sont, et selon leurs aspirations véritables. Là, je dénonce l'illusion coupable de 80 % d'une tranche d'âge au Bac et tout ce qui s'y rattache. Nous avons besoin de professionnels, de techniciens, d'artisans motivés et compétents, dans tous les domaines de l'activité des hommes. Nous avons besoin de services aux anciens, aux personnes en difficulté. Recensons tout cela pour proposer des choix éducatifs et des choix de carrières à nos jeunes ! Je crois que c'est ce corps-là qu'il faut réintégrer : celui de la réalité sociale, de la réalité des compétences et des goûts d'action de vie de chacun.
Bien à toi !