Vendredi 6 juin 2008
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21:02

Profil de la Roche d'Oëtre
Je dédie ce poème à ma payse Aimela qui -
comme moi - vit en Basse Normandie mais qui pour autant ne dédaigne pas s'aventurer en Suisse Normande.
Oui, celui à qui tu dis tendrement "mon chéri" s'est augmenté de 172 %. Il a de quoi voir venir et préparer ainsi en toute quiétude sa convention obsèques. Il est vrai que pour un homme
obséquieux, ça n'a jamais posé de problème.
Je lis souvent tes commentaires Aimela, deça-delà, et je dois te dire que je me sens souvent très proche de toi. Viviane pourrait te confirmer mes dires...
Un jour nous pourrons dire de concert peut-être :"Laissez-moi m'endormir du sommeil de la terre !"
Voici donc ce poème chère Aimela :
Clair-obscur de Georges de La Tour
Entre l'ombre et la
lumière, l'esprit cherche des décourcis puis se cache enfin.
PAX et LUX
Quand ma petite fille guidée par la chandelle
Viendra fermer mes yeux pour la dernière fois
De La Tour magnanime abaissant la ridelle
Je quitterai enfin mon vieux masque narquois
Je partirai serein pour des contrées lointaines
Avec des souvenirs vieux de plus de mille ans
J'abandonnerai là mes pensées incertaines
Et fixerai un point du bleu tunnel des ans
Alors dans un soupir je passerai la
flamme
À celle qui aura apaisé mon regard
Et je m'effacerai à jamais du décor
Convenu de la vie et des voeux en retard
Je serai apaisé et couché sous la lame
Et seul le souvenir y planera encor
Par Zoltar le magicien
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Publié dans : Philosophie, littérature et poésie
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je suis certaine qu'Aimela aimera (sourire)
internet c'est formidable car ides communauté se forment
Aimela adore la peinture, je suis certaine que ce que tu nous brosses de ta plume musicale et son accompagnement en image lui fera immense plaisir...
Bisous
le sonnet est un genre difficile
ceux qui y réuississent (visiblement du en es)
sont rares
donc
plane encor
tu as bien le temps
J'espère que ça planera pour moi, sans le chant des corbeaux... sur la plaine.
J'ai trouvé chez Viviane le chemin de tes mots... et je me suis arrêtée sur ce poème.
Les images qu'il a réveillées sont encore douloureuses malgrè les années passées... mais il y avait tant de douceur dans tes phrases qu'il a apaisé un peu la peine de son absence.
Merci à l'enchanteur des mots
Babou*
Tu sais que cette douleur indicible est en moi depuis 62 ans déjà mais je m'efforcerai d'être digne d'elle (de ma chère Maman) quand l'heure viendra de prendre la main de ma petite fille.
Oui, tu as raison, cette douceur, comme celle que je ressentais lorsque il y a dix ans je prenais la main de mon père pour apaiser son angoisse et ses souffrances.
Peut-être parviendrai-je à faire le deuil de la mort de ma mère avant que l'échéance n'arrive pour moi ? Mais je suis serein.
Tu es une chic fille Babou ! Je me souviens bien de toi.
Mon e-mail courant est crespin.hauteville@wanadoo.fr.
Bien amicalement à toi.