Mercredi 23 mars 2005
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Histoires d'eau et...
de verticales sur l'eau
Les colonnes qui se trouvent sur le fronton blanc de l'église San Giorgio à Venise sont parfaitement verticales.
Toutes les photos (celle qui est produite ci-dessous) et ce superbe tableau peuvent en témoigner
Photo sans trucage ni
rectification
Ici, sur cette aquarelle de Bernard Pigeyre (08-05), les colonnes et les deux
côtés du fronton penchent régulièrement de 4,5 ° et, chose étonnante, leur reflet dans l'eau par effet de symétrie en miroir est oblique dans la même direction.
Deux @mies & admiratrices du peintre m'ont affirmé qu'ils'agissait pour lui de donner de l'élan à son tableau.
Ainsi s'exprime Martine la Pèlerine :
Sa peinture
révèle une vraie personnalité et [.......] je dirais que c'est justement le traitement particulier de ses lignes verticales (qui ne le sont pas du tout c'est vrai !) qui donne du
mouvement et de l'énergie à ses aquarelles. C'est ce qui ressort le plus de ses tableaux, le mouvement et l'énergie... On l'imagine très bien donnant de grands coups de pinceaux (on les
voit...) cherchant à insuffler du rythme. Je suis sûre qu'il n'est pas "statique" en peignant et qu'il développe une grande énergie...
Ce qui me fait penser que la recherche de ces verticales obliques est voulue c'est que toutes ses verticales justement ne
sont pas traitées de la même manière... Regarde bien par exemple les murs de l'église de la Salute à l'admirable coupole, ils sont bien verticaux, alors que les pieux fichés dans la
lagune ne le sont plus ni même l'entrée du porche... Regarde encore l'Eglise San Giorgio dont le clocher à la verticale sobre et sanglante donne encore plus de tangage au rehaut blanc du
porche... et puis enfin le mur abrupt rouge sang de la Scuola San Marco parfaitement rectiligne et en miroir avec les murs opposés, font bel écrin à la verticalité relative des murs
blancs perpendiculaires qui semblent s'y appuyer.... Oui je suis sûre que ces verticales sublimées sont voulues... et donnent tout le relief à ces sublimes aquarelles...
Quelqu'un ajoute un peu perfidement " Il faut bien peu connaître Venise pour exiger que
les verticales soient verticales"...
Quel amour de la vérité !
Le peintre Bernard PIGEYRE , lui, déclare qu'il n'a pas eu ces intentions de rendre les colonnes obliques : il s'agit simplement pour lui d'un aléa de fabrication car il
peint à plat et néanmoins n'a pas jugé utile de rectifier la verticalité de ses coups de pinceaux dans la mesure où il peint sur un support absorbant (papier de Chine assez épais imprégné de
restes de paille de riz) et que cela fait partie de ses instants de saisie de l'image. S'y ajoute peut-être a-t-il ajouté un renforcement dû à l'encadrement...
Ce qui me surprend le plus dans ces obliques légères, (plus de 4° quand même) c'est le parfait alignement du reflet des colonnes avec les colonnes du fronton à la surface de l'eau du Grand
Canal. J'avoue que cela me laisse perplexe et interrogatif...
Ça laisse imaginer une situation rigoureuse de verticalité quand même ! Le reflet d'une ligne oblique est une oblique inversée, dans la réalité physique
normale...
En voici la photo didactique des plus évidentes
:
Réflexion sur une surface : l'angle de réflexion est égal à l'angle
d'incidence
Pas ici
De même ici pour le fronton de l'église de la salute, les colonnes seules sont obliques à un peu plus de quatre
degrés...
Par Merlin des Mèmes
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Publié dans : Les mèmes de notre lexique
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