Vendredi 13 mai 2011
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Génome, empreinte génétique.
Cellule, noyau, chromosomes, gènes etc...
Nos gènes sont des filaments d'ADN fixés sur un locus bien précis dans les chromosomes contenus à l'identique dans le noyau de chaque cellule. Ils sont parfaitement localisés et localisables
comme s'ils avaient une "adresse"... Nos gènes sont spécifiques et constitutifs de l'espèce Homo sapiens. Ces gènes sont rigoureusement les mêmes chez tous les individus de l'espèce (sauf
accidents rares comme dans le cas de la Trisomie 21 et dans d'autres anomalies survenues au moment de la méïose). Seuls leurs arrangements de détail, les suites de séquences de nucléotides
varient d'un individu à l'autre. Il s'agit dans ce cas de l'empreinte génétique de chacun qui est unique sauf dans le cas des jumeaux homozygotes.
Les gamètes - le spermatozoïde et l'ovule - sont haploïdes car elles ne contiennent chacune que 23
chromosomes; les cellules ordinaires présentes dans tout le corps sont, elles, diploïdes puisqu'elles contiennent les 46 chromosomes. Tous ces chromosomes sont absolument identiques dans
chaque cellule et contiennent la totalité du matériau génétique qui est absolument semblable à celle contenue dans l'oeuf initial.
Les chromosomes se présentent en deux groupes de 23 correspondant à l'apport maternel contenu au départ dans l'ovule et à
l'apport paternel inclus dans le spermatozoïde qui a fécondé l'ovule.. Ces chromosomes portent des numéros de 1 à 23. Chaque chromosome a son "binôme" apparié, son équivalent puisqu'ils
sont constitués à chaque fois d'une paire d'origine masculine & féminine associée. Les gènes ont donc eux aussi leurs homologues dans l'autre série et des gènes homologues sont appelés
allèles.
Caryotype* d'un Homo sapiens
Le caryotype est l'ensemble des chromosomes, son appariement
& la taille des différents éléments. On constate ici qu'il s'agit d'un individu de sexe masculin (XY pour le doublet de chromosomes n° 23)
Le génotype est la sommes de l'information génétique pour un individu. C'est tout ce qui est contenu dans les gènes de cette
personne. C'est donc l'ensemble des allèles (paternels & maternels) contenus dans les gènes.
Le phénotype est l'apparence physique, les caractéristiques personnelles d'un être comme sa taille, la couleur de ses yeux ou
de ses cheveux et ses particularités physiologiques voire psychologique. Tout ceci étant à la fois sous la dépendance des gènes et de l'environnement naturel et humain.
L'épigénome : le code épigénétique est contenu dans la cellule, c'est en quelque sorte la mémoire des cellules. Le codage
épigénétique est important au regard de l'évolution. Il permet une variation et une variété dans l'expression des gènes.
Epigénome et
paléogénome
(Cliquer sur ce lien)
Plasticité neuronale et/ou plasticité
synaptique : les expériences menées sur ce sujet montrent que l’expérience laisse une trace structurelle et fonctionnelle dans le réseau neuronal, et met
en évidence le fait qu'un réseau neuronal reste "ouvert", plastique, malléable en fonction des nouvelles expériences auxquelles il sera confronté.
(cf Pierre Magistratti & François Ansermet "A chacun son cerveau" chez Odile Jacob)
Le génome (ADN) désigne l'ensemble de l'information héréditaire d'un organisme, information présente en totalité dans
chaque cellule du corps humain. Ce génome est le même pour tous les êtres humains exceptés les jumeaux vrais.
Dans cet espace de données on peut donc se poser llégitimement la question "qu'est-ce qui se réplique et contribue à l'évolution des espèces à la faveur de la sélection naturelle ?
C'est le génome qui se réplique depuis environ 100000 ans, voire davantage ?
Ce sont les gènes qui se répliquent avec un "égoïsme" sans partage ?
Ce sont les chromosomes qui se répliquent ?
Une chose est certaine, il y a une machinerie biologique qui fait que les agencements cellulaires, chromosomiques, génétiques se reproduisent depuis des milliers de générations (trois
mille au moins) et pour l'essentiel, il semble que ce soit bien le même génome, celui d'Homo sapiens qui se perpétue en faisant preuve d'une stabilité remarquable. Bien entendu, il y a
des remaniements imperceptibles, des phénotypes qui évoluent comme la taille ou la couleur des yeux et des cheveux mais pour l'essentiel l'homme de Cromagnon pourrait se présenter
aujourd'hui dans une tenue vestimentaire de Monsieur Tout le Monde, on ne le remarquerait sans doute pas, sauf à l'entendre parler son langage des cavernes.
Alors, lorsque Richard Dawkins présente "the selfish gene" dans son ouvrage de 1976, que veut-il dire exactement
? Le gène tourné vers lui-même, personnel, égoïste ou l'élément de base de toute réplication dans le vivant ?
En fait, c'est toute une machinerie qui est à l'oeuvre dans cette entreprise-évolution.
Le choix de la reproduction sexuée qui a été fait par la nature pour l'essentiel des êtres vivants n'empêche en rien cette incroyable stabilité génétique que rien n'entame...
Alors, bien entendu, il faut faire un retour en arrière considérable et en revenir à l'évolution des espèces telle que l'ont expliquée d'abord Jean-Baptiste Lamarck (avec son
"transformisme) puis Charles Darwin et son évolutionnisme à peine amélioré par les découvertes actuelles de la génétique.
Néanmoins, il semble bien qu'il faille prendre en compte tous les paramètres épigénétiques qui permettent aux gènes de s'exprimer de manière différente selon les conditions
d'environnement au sens large et dans ce cas, on peut penser de nouveau à certaines propositions que faisait déjà Lamarck. Rien n'est fixé définitivement et la plasticité neuronale est
là pour nous le rappeler...
Mais que s'est-il passé il y a 100 000 ou 170 000 ans qui a radicalement changé le phénotype et le génotype des hominidés qui précédaient cette époque ?
Le généticien Jean De Grouchy proposait l'explication d'une mutation gémellaire incroyable à l'origine de toute la lignée Homo sapiens. Je suis pour ma part assez partisan d'une
explication de cet ordre c'est à dire dans un principe de matérialisme fort (comme le dit Jean-Paul Baquiast) un hasard exceptionnel, une anomalie impensable qui permet brutalement et
non pas graduellement de voir émerger une espèce à part, dans la continuité des Australopithèques graciles (genre Lucy) mais doté cette fois d'un néocortex complètement nouveau, énorme
et qui va changer toute la vie de l'espèce et la faire prospérer et proliférer de manière inédite pour un mammifère.
C'est à ce moment-là que la culture va prendre le dessus sur les potentialités innées et instinctives du primate et on peut dire que l'évolution, la manière de vivre des hommes ne vont
se faire pratiquement que sur la base de l'évolution culturelle, en tout cas au moins à 95 %. C'est sans doute cela qui est le propre de l'Homo sapiens...
On en revient à ce topic :
Autour du feu primitif
Un @mi du Net posait récemment la question sur un forum de mémétique bien connu :
"Enfin bon, ma question est: comment percevez-vous la théorie du gêne égoïste de Dawkins? Fait-elle
consensus? Ou pas? J'aurais tendance moi-même à dire non..."
J'aime bien Dawkins qui est un bon divulgateur de la science, au service d'un
néodarwinisme qu'il importe de renforcer en cette époque de retour du créationnisme et autres idées obscurantistes mais parfois, dans ses titres, il se laisse emporter dans une
didactisation excessive et un peu trop voyante : ainsi "L'horloger aveugle" puis "Le gène égoïste" et enfin (mais là il n'est pas responsable je pense de la mauvaise traduction)
"Pour en finir avec Dieu". Les éditeurs ? Bon, mais ses livres et singulièrement le dernier sont utiles en cette période de retour du n'importe quoi en matière de réflexion. Alors
bravo et merci Richard DAWKINS même si le gène n'a pas plus de raison d'être égoïste qu'altruiste. Le gène, les gènes sont dans la machine qui reproduit ces systèmes complexes comme
le dit Lucas DEGRYSE et le gène ne fait que cela, comme le caillou ou la pomme qui retombent par l'effet de la gravité.
Une mutation peut rendre marteau
Un gène du marteau pour mieux marteler les idées ? Chimère créée par un Pygmalion...
Enfoncez-vous bien ça dans la tête ! Oops, dans le parquet.
Par Merlin
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Publié dans : Mémétique appliquée
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