Mercredi 12 avril 2006
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18:27
Les mèmes se transmettent de cerveau en cerveau. Leurs codes s'altèrent quelquefois en cours de route...
Presque chaque année il y a au bac un sujet de philo sur l'art :
- L'art nous détourne-t-il du réel ?
- L'art peut-il nous affranchir de l'ordre du temps ?
- L'art peut-il transformer le laid en beau ? (Et lycée de Versailles...) (°!*)
- L'art peut-il échapper au critères du beau et du laid ?
- Le beau artistique est-il l'expression d'une idée ?
- L'art conceptuel remet-il en cause le partage entre art, technique et théorie ?
- L'artiste peut-il vouloir le laid ?Il est intéressant de suivre le cheminement de l'art. C'est une démarche qui nous renseigne au mieux sur l'évolution des civilisations et des perceptions de l'homme au fil du temps.
(Cliquer sur le lien ci-dessous )
École negropictoïde 18 500-23 789
Il semblerait bien que la boucle est bouclée. Une véritable révolution est donc amorcée qui nous ramènera aux sources. L'idée & le concept vont nous faire franchir un bond gigantesque de 70 000 ans vers le beau et le sublime en passant par le laid, le hideux et l'abyssal qui, comme le sublime élève rabaisse les potentialités d'Homo sapiens au niveau de celles d'un crapaud accoucheur qui aurait accouché d'un cloporte kafkaïen.
L'art conceptuel ? En voilà une idée nouvelle et riche d'à-venir.
Et puis l'art, ce n'est pas que l'art pictural ! Hein !
Il y en a sept à présent...
Par Merlin des Mèmes
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Publié dans : Actualité culturelle
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pour s'y noyer ? (sourire)
D'ailleurs à Rouxeville, "aux Sources d'Elle", une guinguette fort sympathique où l'on peut se détendre et pratiquer la pêche à la truite dans un cadre bucolique et aéré, on peut retrouver la nature telle qu'elle était à la source de l'humanité, équilibrée et saine. La pollution que génère l'art conceptuel brut ou autres billevesées n'atteint pas encore ces lieux champêtres valonnés.
il y aurait infiniment à dire de toute une débacle de l'enseignement des arts en France, de toute une pensée unique de l'art avec les dérives de laideurs que l'on connait aujourd'hui et le risque , à terme, de voir nos enfants et petits enfants tellement habitués à cette hideur qu'elle leur deviendra indispensable.
Comme les enfants nés en palestine ou en Israêl ou ailleurs sous les bombes ne peuvent même plus concevoir qu'autre chose existe que la guerre, un jour on ne pourra même plus imaginer que la beauté existe.
On va aboutir à la même chose qu'avec les politiques : le rejet par nos concitoyens de leurs artistes, en totalité et au détriment de vrais talents , graces en soient rendues à quelques agitateurs de non- idées...
j'ai présenté à Lydia mes excuses pour cette polémique inutile. Je ne l'avais pas mise en cause nommément, mon texte ne mentionnait personne, et aucun de mes lecteurs n'aurait su et ne saura que ma réaction très vive je le concède se faisait relativement à un de ses textes.
Je baisse les bras, venant de me faire éreinter ici par un certain Blog trotter, qui me promet une rouste..
laisse tomber Jean Pierre, contre la mauvaise foi et le cynisme on ne peut rien. Que se taire.
laisse tomber. moi je renonce.
Mais il n'y a même pas de polémique sur les idées, aucune !
Juste des invectives et des bravades de potaches assorties de quelques insultes montrant bien la grossièreté des personnages qui les profèrent. Ces gens n'ont rien à dire sauf à faire semblant de s'affirmer comme étant des "brights", des êtres qui pensent être au-dessus de la plèbe banale... C'est bien triste pour eux car je leur donne à vue de nez un âge moyen de moins de 40 ans.
Blog Trotteur pourrait bien s'en recevoir une de ma part (de rouste) mais épistolaire et virtuelle bien entendu. Ce type est d'une prétention aussi grosse qu'injustifiée !
Mais je ne crois pas que la boucle soit bouclée.. Nous avons encore tellement de choses à dire... :-)
Au plaisir, donc.
Lydia
J'espère comme toi que la boucle ne sera pas bouclée, comme j'espérais au milieu du siècle dernier que la Télévision serait un temple pour l'art, les connaissances, la science et l'exigence. Je me suis aperçu - et chacun peut s'en rendre compte - que c'est devenu le temple de la médiocrité, des compromis et des compromissions entre coquins et copains, l'antichambre du fric et des sports qui en génèrent etc... Et la place de l'art là-dedans est si confidentielle qu'il y a de quoi en pleurer de dépit.Tu as cité J-M Basquiat qui a quelque chose à dire. Je me permets de te conseiller ce lien de mon ami le Bateleur :
Peintre des rues
Merci de ta visite et @ +
Merci de ton passage Élisabeth.
J'en ai retrouvée une. Donc, Bordeaux... Je ne dis pas que c'est génial, mais j'ai trouvé que ça ne déparait pas tant que ça le monument.
- Le support sur lequel ils s'inscrivent est-il autorisé pour ce genre de manifestation graphique ? 99 fois sur 100 c'est NON !
- Dans le cas ou le support est licite, le résultat plastique est-il incontestable ?
OUI NON (Barrer la mention inutile)
Même un très beau tag sur la façade de ma maison, je le considérerais d'abord comme une agression, une intrusion chez moi et une atteinte à ma liberté de posséder des murs dans l'état que j'ai déterminé pour eux...
Bonne nuit Élisabeth !
Fais attention, demain matin, il y aura un tag sur ta voiture ! Tu l'auras bien cherché... (°!*)
En revanche, cette démarche peut-être réellement artistique. Tant dans le message que dans la forme. J'aime beaucoup pour ma part certains quartiers (La plaine à Marseille par ex.) où les murs ont la parole. J'ai également visité il y deux ans, un village en Sardaigne (Orgosolo) entièrement dédié à ce formidable moyen de communication (et dont on peut jouir gratuitement). D'autres villes pourtant, dépensent une grande partie de leur budget au "nettoyage" quotidien.. je pense à Toulouse où la figuration libre est systématiquement censurée.
Des murs d'expressions libres sont de plus en plus mis à disposition des graffeurs par les institutions, mais peut-être que cela enlève le sens initial de la démarche..
Bonne journée
Lydia
"Des murs d'expressions libres sont de plus en plus mis à disposition des graffeurs par les institutions, mais peut-être que cela enlève le sens initial de la démarche.."
Absolument, Lydia, de même que les subventions accordées aux créateurs subversifs enlèvent du sens à leur démarche... CQFD comme aurait dit le très doux et très regretté Benoit (de Spinoza).
Chez nous aussi on occupe les taggueurs ... à repeindre les vieux wagons de la SNCF. Cela fait d'ailleurs de très très beaux wagons. Dans lesquels on a d'autant plus plaisir à voyager (je ne voyage qu'en train par souci écologique) que l'on sent que les gosses des banlieues un peu chaudes qui les ont peints se sont vraiment éclatés et il y a des trucs superbes superbes.
je trouve cela plus intéressant et moins couteux pour la collectivité que d'aller peinturlurer les murs de la cathédrale. Saint André.
Et certainement plus structurant à terme pour les gosses révoltés.
Mais ce n'est qu'épiphénoménal.
Que faire des créateurs qui présentent en expos (et reçoivent des prix pour cela et sont encensés par la critique) leur lit souillé de sperme, d'urine, de tout ce qu'on peut imaginer? Doit on trouver cela admirable et considérer que totue chose accomplie par un être humain qui se proclame artiste est sublime? Hitler était peintre...
La personne dont je parle dans mon article ( je ne me souviens même pas de son nom tant elle m'écoeure) a fait des millions d'euros de recette en vendant aussi des buvards imprégnés de son pipi... C'est cela l'art?
Où va-t-on?
Tout est question d'équilibre.
Ces oeuvres d'art ferroviaires dont je parle plus haut valent parce qu'elles ont à la fois un message à déliver mais sont belles, soignées dans leur mise en forme, vivantes à chaque fois dans le regard. La perception d'une oeuvre est à la fois fulgurante et lente, globale et successive, elle appréhende et le fond et la forme.
Merleau Ponty mettait en garde contre les tentatives d'analyser l'oeuvre dans tous ses détails signifiants, le risque étant de passer à côté de l'unité organique mais aussi du mystère renouvelé.
Les plus grands artistes, ceux dont les oeuvres resteront, n'ont pas eu besoin de plaquettes explicatives pour que leurs oeuvres nous touchent - au sens Kantien ;o)) - ils se sont contentés d'accueillir en eux le surgissement radical en faisant un retour à la nature dont Cézanne disait qu'il passait par le Louvre...
Autre débat sans doute...