Partager l'article ! UN SOUVENIR FUGACE DE GASTON BACHELARD à 81 ans: On trouve difficilement des vidéos de Gaston BACHELARD, même sur le site de l'INA et c' ...
mèmes & neurosciences
Au commencement était le verbe
"Il émane des choses et de nous-mêmes un rayonnement invisible, des vibrations, des ondes indéfiniment propagées selon la diversité de rythmes nombreux ; il existe en nous, autour de nous, comme le flux et le reflux d'une mer où nous serions baignés jusqu'aux profondeurs de nos fibres charnelles, des pulsations mystérieusement accordées entre elles et d'une telle importance pour chcune de nous, à cause de leur étroite parenté avec le principe même de la vie, que les hommes reconnurent de tout temps un don céleste à quiconque se révélai capable de fixer pour les autres, fût-ce par hasard ou fugitivement, ces rapports étranges. Toute notre existence idéique semble ainsi sortir de nous-mêmes, pour constituer autour de notre être une sorte d'atmosphère obscure et se projeter à certaines heures, au souffle de nos volontés, loin par-delà la banalité des vulgaires contacts, dont la pression sur elle ne cesse, toutefois un seul instant d'agir. On a comparé l'âme humaine à un miroir, à la boîte sonore d'un instrument de musique, à ces harpes primitives dont les cordes se laissent doucement émouvoir par le vent qui passe, et voici que la nouvelle science vient, en effet, de découvrir de quels reflets cachés ou concordants s'animent, sous certains chocs, certains êtres, certains corps ou certaines ténèbres. Sonores, lumineuses, magnétiques ou radioactives, selon l'expression récente qu'il a fallu créer, mille ondulations s'entrelacent et se remplacent, se correspondent et se répondent, et le monde est comme un piano dont elles seraient les cordes et dont nous serions les touches... sous quels doigts ?"
Et de nos jours ? Y a-t-il encore des philosophes ou hommes de réflexion de cette envergure ?
Peut-être Marcel GAUCHET. Nous en reparlerons dans 10 ans, 15 ans, 20 ans...
Les ouvrages sur la poétique de l'espace, du temps, de l'eau, les relations entre les quatre éléments fondateurs et nos rêveries et constructions , qu'elles soient de poésie ou de science, sont pour moi une inépuisable source. Il a en particulier très bien anticipé cette perte symbolique qui résulterait de la construction de ces villes à immeubles immenses où plus personne ne peut disposer dans son enfance de son propre grenier et de tout l'imaginaire terrifiant relié aux forces de la cave.
J'écris " Il a " aprce que pour moi sa pensée est vivante comme l'homme qu'il fut, se faisant tout seul et gravissant sans aide aucune les marches qui conduisent de l'anonymat à la gloire professorale. Peu aujourd'hui auraient gardé comme lui ce souci de rester un peu à l'ombre des médias qui jamais ne le grisèrent.
On peut trouver des entretiens ici
http://www.radiofrance.fr/radiofrance/kiosque/fiche.php?id=869
Mais tu as bien raison de le comparer à Philéas et à Gauchet, même envergure, même distance au monde qui s'agite en vanités, même chaleur humaine...
merci du beau cadeau matinal!
Ses paroles à lui ne risquent pas de disparaître comme les miennes dans les réponses que j'essaie de faire à tes commentaires. ??? OB a des ratés !
Oui, quand je compare BHL à Gaston BACHELARD, je me dis qu'il y en a un qui s'est fourvoyé : peut-être ce camelot de la philo (7, rue du bagout) aurait-il fait un excellent clown qui aurait fait rire les enfants. Mais bon, il est dans la mouvance merdiatique actuelle.
Mais BACHELARD était un grand bonhomme; ça c'est sûr !
Voyons, on aborde la philosophie à l'école primaire aujourd'hui. C'est vrai en plus...
Je ne crois pas que l'accès à la philosophie tienne à un dictionnaire (même si certains histrions se paient de mots), je pense plutôt que c'est affaire de tournure d'esprit et d'écoute.
Amitiés à té itou Aimela.
Merci de ce travail constant que tu mets à disposition sur ce lieu
tu sais que nous avons des divergences
je pense que le dernier passage de Changeux sur Franc Culture n'a pas le même écho en toi que pour moi
mais en ce qui concerne le grand Phileas
ça m'est toujours une grande joie que de lire un de ses passage
et, comme le disait une ronde enfantine
"à celui ci ma préférence et à .... les cent coups de batôns" (sourire)²
Avec le druide Philéas j'entre dans un autre domaine, celui de la poésie et des harmonies cosmiques.
Mais c'est intéressant que nous ne soyons pas d'accord à propos de Changeux. On m'a dit (de source bien informée) que s'il n'avait pas obtenu le prix Nobel de biologie, c'est à cause de son matérialisme. Ça tombe bien pour moi car je ne suis pas le moins du monde... spiritualiste. Ni spirituel d'ailleurs.
Un grand homme: oui!
Sourire
Vanina
Je n'ai plus ton adresse e-mail person Vanina. Je vais voir si je peux la retrouver sur ton blog.
@micalement,
J-P
il m'a confirmé dans cette prévention que j'ai contre l'homme
qui tente de compenser son matérialisme à tout crin
par des "emprunts" au beau et à l'art.
Si si tu es spirituel (fourire)²
Il est vrai que, selon Semir ZEKI, les artistes sont des neurologues. S'agissant de Vna Gogh et de Munch, je le pense moi aussi.
Quand j'aurai fini de lire "Du vrai, du beau, du bien", après un bon Dubonnet agrémenté d'un zeste de citron, j'en ferai un compte-rendu.
Personnellement, je repère ici et là, de près ou de loin, les harmonies universelles.
http://www.linternaute.com/science/art-et-science/beau-bio/beau-bio.shtml