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19 avril 2006 3 19 /04 /avril /2006 14:12
Sur certains blogs bien sympathiques (il n'en est pas de même pour tous) il est question d'ART et de perception...                      
L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/illusion.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Regardez bien cette image pendant un certain temps et vous aurez une petite idée de la manière dont la perception de ce qui est représenté obéit à des règles biologiques, physiologiques qui sont complètement sous la dépendance de réseaux de neurones spécialisés chargés de les percevoir.
Il y a là un assemblage et un jeu subtil de formes et de couleurs qui n'est pas sans rappeler l'art de Vincent Van Gogh et qui "allume" un nombre donné de neurones spécialisés dans le décodage de ces informations. Ainsi, pour reconnaître des visages, il n'y a que quelques poignées de cellules cérébrales qui sont dédiées (au sens informatique du terme) à cette fonction.
Pour la perception de l'oeuvre d'art, il en est de même. Les mécanismes cérébraux de la perception sont très complexes mais commencent à être plutôt bien localisés grâce notamment à l'imagerie médicale.


Ainsi, chez Lydia on trouve un article du lundi 17 avril qui aborde le phénomène de la perception (paragraphes 3, 4 et 5 notamment)

       Lire cette note et les commentaires qui lui répondent

Après une lecture attentive et la plus fine dont je sois capable de ce qu'a écrit Lydia, je répondrai ceci, très simplement, sans entrer dans le détail des processus de perception car ce serait trop long :
La perception ne fait pas défaut. Elle est conditionnée par toute une éducation qui génère des amorçages de type subliminal et ce sont ces amorçages qui activent le mode perceptif lors de stimulations cérébrales nouvelles (en présence de l'art comme en présence de toute manifestation de l'activité et de la culture humaines.
Ainsi les croyances (religieuses par exemple) donnent des perceptions spécifiques en tel ou tel endroit symbolique de la foi. Pour les croyances en matières d'art, il en est de même, très exactement selon les mêmes modalités. Ce sont des processus rigoureusement identiques qui se mettent en activité dans le cerveau des personnes concernées.
C'est donc le "formatage", sorte de catéchisme de l'art qui permet de percevoir une oeuvre, de la lire de telle ou telle manière.
Regarder ou écouter une oeuvre d'art ou prétendue telle est avant tout une activité culturelle qui a nécessité un apprentissage comme celui de la lecture ou de l'écriture : bases des arts plastiques et de l'histoire de l'art ou solfège associé à la pratique d'un instrument et à l'histoire de la musique, etc... Mais surtout une pratique minimale de l'art en question afin d'en avoir compris les ressorts dans son être physique.
Là où Lydia fait une erreur à mon humble avis c'est lorsqu'elle mélange le "travail de conceptualisation" de l'artiste et celui du spectateur, auditeur, de celui qui crée et de celui qui reçoit.
Bien sûr que cela exige une compétence globale comme pour celle de la lecture fine et de l'écoute avertie du mélomane.
Si l'on est - en effet - en panne de signes, c'est essentiellement à cause de l'émetteur qui
-  ou bien n'a pas su transmettre le code
- ou bien fait quelque chose de foncièrement abscons, incompréhensible.
- ou bien s'enferme dans des ratiocinations abstruses avec lesquelles il cherche juste à se faire remarquer par d'autres moyens que les moyens répertoriés.

Je voudrais aussi revenir sur trois concepts bien utiles relativement à la perception :
- La rupture épistémologique et/ou historique
- Le conflit cognitif
- La dissonance cognitive

Dans le domaine de l'art pictural la rupture amorcée dès la fin du XIXè sicècle s'explique en grande partie par l'avènement de la photographie, puis plus tard par le cinéma...
Tout conflit cognitif peut être productif à condition qu'il soit bien explicité et "absorbé". C'est à cette seule condition que le stade antérieur de représentation sera intégré par le suivant, et ainsi de suite.
La dissonance cognitive a un tout autre statut. Avec ce procédé, on cherche à faire prendre à quelqu'un un parti qui n'est pas le sien en le mettant en situation de défendre ce parti avec ou sans rétribution.

La dissonance cognitive appliquée à la perception de l'ART ?

Mon sujet favori est le formatage des groupes par pôles d'intérêt. Le négoce de l'art n'échappe pas à cette pratique de formatage de grande envergure. En effet, il s'agit bien d'implanter des croyances. C'est très exactement à ce niveau que se situe le conflit cognitif généralisé.
Certaines formes d'art contemporain ne cherchent pas à "faire sortir de LA croyance" mais plutôt à implanter une nouvelle croyance avec ses adeptes, un peu comme le font les sectes, pour des raisons essentiellement pécuniaires.
La "doxa" n'est pas la connaissance, c'est plutôt l'opinion des dominants, et le but de tout groupe d'intérêt est de tenter de faire en sorte que son opinion devienne la doxa nouvelle, d'où tous les prosélytismes auxquels nous sommes confrontés en cette période de médias redondants et multiples.

Au fait, pour valider vos savoirs ou savoir-faire en matière d'art, avez-vous fait le test.

Habilitation à parler de l'art

(Juste trois clicks et 5 petites questions... N'est-ce pas qu'il faut une formation pour converser sur le sujet de l'art ?)


PS :
Une petite définition de l'ART.

L'art est la création-invention, au niveau du mécanisme de la pensée et de l'imagination, d'une idée originale à contenu esthétique traduisible en effets perceptibles par nos sens.

Le déroulement et l'ordonnance de ces effets sont élaborés par un programme dans le temps ou dans l’espace, ou dans les deux à la fois, dont les composants et les rapports de proportion sont optimaux, inédits et esthétiques.

Ces effets sont transmis grâce à l’emploi de signaux visuels, auditifs ou audiovisuels, à tous ceux qui, accidentellement ou volontairement, deviennent des spectateurs-auditeurs temporaires ou permanents de ces effets.

Il en résulte un processus de fascination provoquant une modification plus ou moins profonde de leur champ psychologique selon le degré de la valeur esthétique de la création.

Cette modification doit aller dans le sens de la transcendance, de la sublimation et de l’enrichissement spirituel par le truchement du jeu complexe de la sensibilité et de l’intellect humains.

Grâce à la faculté de dépassement du créateur, les produits esthétiques à forte percussion pénètrent à travers les réseaux de communication multiples, dans la réalité sociale.

Pour atteindre ce but, le créateur doit utiliseR un langage et des techniques qui correspondent au véritable niveau de développemen de son époque.

VOUS AGRÉE-T-ELLE ? Moi, oui j'adhère... Et Théo ?

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Published by Merlin des Mèmes - dans Actualité culturelle
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commentaires

Russalka 20/04/2006 17:52

Sur le fond je suis certaine qu'il y a moyen de trouver un accord entre Jean Pierre et Théo.Oui, le beau est universel. Oui, il varie selon les cultures, les ages, les personnes.mais en l'occurence la question est - sur les blogs où cela discute - de savoir ce qui mérite ou pas de s'appeler art.J'ai posté sur le mien des oeuvres qui ne sont pas forcément belles mais qui peuvent toucher....Je peux être bouleversée par une toile de Rembrandt figurant un étalage de boucher.Je ne le serai pas dans la vraie vie par l'étalage du boucher sauf d'un point de vue strictement pratique parce que j'ai faim d'une entrecote plutôt que d'un morceau de joue et que la joue étant mieux mise en valeur, je vais être conduite à l'acheter malgré moi, à l'insu de mon plein gré comme dirait je ne sais qui...Si un prétendu artiste convoque ses contemporains à une expo du centre contemporain de Bordeaux sur le thème de " l'écorché dans l'art" sans plus de précision, et qu'à l'arrivée je me retrouve face à des morceaux de viande pourrissante, couvertes d'asticots et de mouches bleues, puanteur en sus, je pose la question:Qu'est ce que l'art aujourd'hui?Il est très clair que sans doute l'oeuvre (d'ailleurs assez courte) de Rembrandt a dû en choquer plus d'un à son époque comme celle de Goya.Mais cela restait une mise en forme du réel par le prisme du regard de l'artiste. il y avait un travail sur la matière, des ébauches,  des jets d'épreuves sans doute.Où est le travail de l'artiste dans le fait d'acheter des kgs de viande, les faire suspendre par des ouvriers de la municipalité et ensuite vendre - cher - son expo via une plaquette publicitaire mensongère? Où? je dis IMPOSTURE!!!Où est le travail de l'artiste sinon dans le fait d'avoir pondu laborieusement sans doute  ;o)) une idée que personne n'avait eu avant ou autour de lui?Il ouvre en effet la porte à quelque chose : tout peut être art et tout le monde peut se balancer artiste.Au nom de ce " tout se vaut ", les artistes conceptuels qui auraient peut-être eu quelque chose à dire scient la branche sur laquelle ils sont assis. Le public en tous cas étant parfaitement à même de faire la différence entre un canular et une véritable oeuvre. Celle qui plonge dans l'admiration.Maintenant, faut-il ou pas admirer? Autre débat. Avons nous ou non aujourd'hui besoin de référents? Autre débat. Nous nous plaignons en permanence de nos politiques, on a les politiques que l'on mérite. Idem pour l'art.Ce qui est certain, c'est que en allant jusqu'au bout du raisonnement, toute action et tout savoir faire humain peut être tenu pour de l'art.On parle de l'art d'être grand-père, de l'art médical, de l'art d'enseigner, mais aussi de l'art de la guerre...

Merlin des MÚmes 20/04/2006 21:22

Je crois en effet que je peux m'entendre avec Théo. C'est un interlocuteur cultivé, sensible et intelligent. J'ai tout dit !Je ne prendrai QU'UN exemple : "Les tricheurs" de Carravaggio, que tu connais aussi bien que moi. J'aime ce tableau qui est un chef d'oeuvre de mise en scène et tu dois savoir que j'ai beaucoup travaillé sur cet aspect au point de le refaire en image et photographier des acteurs pour retrouver le point de vue du peintre...Je déteste les tricheurs dans la vie  mais j'adore ce tableau car c'est un trait de génie !Je poserais volontiers la question "qu'est-ce que le laid ?" assorti d'une question subsidiaire "l'art a-t-il pour fonction de représenter et/ou mettre en scène le laid ?"Ce à quoi je répondrais : pourquoi pas ! À condition que cette représentation ou cette mise en scène soit esthétiquement à la hauteur de ce qu'on exige de tout art.Ainsi quand Pablo Picasso représente "Massacre en Corée" en 1951 : Ce n'est pas la laideur et l'horreur de la scène originelle qui assaille mon esprit priuoritairement mais plutôt les critères de mise en scène et notamment d'ordre esthétique et plastique que Picasso a mis au service de son idée. Je ne détaille pas, tu es une amateure d'art. Je suis sûr que tu les apprécies toi-même. C'est donc la facture* du tableau qui m'intéresse encore plus que le message.D'ailleurs (je fais là un aparté très personnel) lorsque je lis un texte, un poème ou n'importe quel type d'écrit, je ne me pose pas la question "Qu'a-t-il/elle voulu dire ?" Non ! Je me dis "Pourquoi a-t-il/elle formulé cela ainsi ?" Que cherche-t-il/elle en fait. Ça me paraît beaucoup plus intéressant et ça me permet de lire entre les lignes en cherchant le pourquoi.Mais, s'agissant de Picasso, son long cheminement, les étapes de ses représentations et de son questionnement artistique expliquent cela bien mieux que n'importe quel discours. Alors, lui, il avait bien le droit de faire du conceptuel avant que cela ne devienne tendance, non ?Avec toute mon amitié fraternelle et dis bien à Théo que je l'ai en haute estime.* Et là, tu sais que je ne parle pas d'argent.

théo 19/04/2006 23:55

Merci de ne pas caricaturer mes propos en citant la guerre. Je n'ai dit nulle part que tout ce qui me touche ou traduit de la violence est pour moi de l'art. J'ai simplement voulu dire que l'art, à mes yeux, peut aussi prendre des formes agressives ou dépourvues de beauté, à certaines conditions. Relisez-moi bien. Mais je suis sûr que votre rigueur scientifique l'aura saisi. Quant au dictionnaire, par définition, il ne fait qu'entériner, et plutôt plus tard que plus tôt, ce qui est déjà admis par les esprits, il a donc toujours un métro de retard.
Je crois aussi à l'universalité de l'art, comme je crois à l'universalité du beau, du bien, c'est à dire que le mot pour le dire existe pratiquement en tous points de la planète, mais le contenu varie avec les civilisations, les âges et, comme on le voit ici, même les individus. L'important étant de ne pas ériger ce contenu en valeur absolu. Ce qui aiderait grandement à diminuer les guerres.
Théo

Merlin des MÚmes 20/04/2006 20:47

Non, Théo. Il n'est pas question pour moi de caricaturer tes propos. Je considère tes interventions depuis que je les lis ici et là comme des choses de valeur et ne me permettrais en aucun cas de les minimiser ou de les exagérer. J'ai bien reçu ce que tu as dit à propos de l'agressivité que peut traduire, reproduire, exprimer une oeuvre d'art.Mais (et pour cela j'ai quantité d'exemples en tête) l'oeuvre qui va mettre en scène, représenter ou suggérer l'horreur ou l'agressivité doit être belle dans sa facture, sinon, elle ne me touchera jamais personnellement. "Dépourvues de beauté" est une expression que j'ai du mal à saisir. Une oeuvre vraie ne peut pas être autrement que belle au sens de la sublimation et de la puissance de son appel.Le dictionnaire, c'est vrai peut être un peu en retard par rapport aux évolutions langagières les plus communément admises, mais en l'occurrence pour le mot "art" ce ne semble pas être le cas. Les différents domaines de l'art encore vivant peuvent en témoigner...Je ne crois pas qu'il y ait une "valeur absolue" pour l'ART, mais juste des règles communes qui se sont élaborées au fil des siècles. Ceux qui veulent transgresser ces règles, ici ou ailleurs, doivent d'abord faire la preuve que les nouvelles règles qu'ils voudraient proposer sont universelles, cohérentes et enseignables au plus grand nombre, sur une période relativement brève.Je ne crois pas que l'art ait jamais généré des guerres. Ce qui fabrique les guerres c'est l'argent associé aux pouvoirs divers.Pour ma part, je suis un pacifique doux, placide et étranger à toutes les grandes manoeuvres qui tenteraient de régir le monde autour du pétrole et des moyens de développer des pouvoirs coercitfs du type "gendarmes du monde". J'ai en horreur toute violence. Je suis néanmoins "ferme sur les prix" pour les idées car discuter vaut toujours mieux qu'imposer. Ceci dit, je ne laisse pas les agressifs et les violents exprimer leurs pulsions sans réplique de ma part. Je réponds verbalement dans la même tonalité. Il ne s'agit pas de toi bien entendu (tu es un interlocuteur très courtois) mais tu sais à quoi/qui je fais allusion.
Voir l'interview de Salavador Dali , vidéo communiquée par KalimaJe te souhaire une très bonne soirée. Vivent l'art & la paix !

Théo 19/04/2006 21:42

A propos de votre définition de l'art : Je peux très bien nommer art une création sans contenu esthétique. Si l'œuvre me touche, me fait réfléchir, me heurte même a priori, bref, si en fonction de ce que je suis, elle me parle et me tire vers le plus haut "ou" le plus loin. Un exemple concret : j'ai longtemps fui toute forme d'agressivité jusqu'au jour où j'ai "capté" l'idée que l'agressivité pouvait être positive, nécessaire même, à condition d'être canalisée. Qu'est-ce qui m'a fait comprendre cela ? Un tableau (j'ai oublié le nom du peintre) d'où émanait une agressivité extrême (mais pas que de l'agressivité). Cela m'a concrètement amené 1) à ne plus refouler ma propre agressivité 2) à ne plus craindre celle des autres. Tout cela parce qu'à un moment, j'ai été touché, rebuté d'abord, puis intrigué et finalement conduit à approfondir une œuvre particulière. Elle avait quelque chose à me dire... là où d'autres (y compris moi à un autre moment, sans doute) n'y auraient vu que du négatif.

Merlin des MÚmes 19/04/2006 22:45

Oui Théo. Tu peux nommer ART tout ce que tu veux. C'est ton droit et ta liberté. Chacun peut se constituer son propre lexique. Néanmoins il existe des dictionnaires encore incontournables.L'agressivité est encore l'une des composantes de la nature humaine ; elle est essentiellement localisée à deux niveaux du cerveau : le cerveau reptilien & le cerveau paléo-mammalien. Le néo cortex (cerveau néo-mammalien) est en principe en charge de juguler au mieux tous ces désordres de la chimie de l'agressivité.Ceci dit, je crois à l'universalité de l'art. Par ailleurs les arts dont nous parlons se classent dans la catégorie des beaux arts. On entre aux Beaux Arts. (En tout cas, c'est ce qu'on dit.)Pour moi, tout ce qui touche profondément, qui marque ou laisse une empreinte indélébile n'est pas de l'art. J'ai vu la guerre de près ; ça m'a marqué énormément et m'a amené à prendre des décisions justement par rapport à l'agressivité humaine ; et pourtant un Mig 21 qui lance des rockets ça pourrait être considéré comme beau, c'est même l'ART de la guerre. Eh bien non ! Contrairement à toi, je crains toujours l'agressivité des autres du moment qu'ils utilisent d'autres outils que les mots pour s'expliquer et chercher à s'entendre. Voir Guernica de Picasso...Je n'ai plus trop l'âge de pratiquer les arts martiaux non-plus. C'est pourquoi je préfère me livrer  au plaisir des sens que procurent les beaux arts. (°!*)Merci de ton commentaire.

if6was 19/04/2006 21:41

note très interessante sur le role des   contraintes neuronales , le formatage, bien entendu que nous sommes soumis à tout cela, et après la + grande difficulté est  de se comprendre soi même et d'essayer de se liberer le plus possible de tout cela. amicalement

Merlin des MÚmes 19/04/2006 22:27

Oui, comme tu dis, de se comprendre soi-même, de s'analyser et surtout de remonter jusqu'aux origines de nos mèmes de l'art. Essayer surtout de savoir en quoi et comment on a peu être manipulé...Chez nous tout est neuro-hormonal ou chimico-hormonal. Le tout est de bien repérer quelles stimulations de l'environnement naturel et de l'environnement social génèrent telle ou telle réaction émotionnelle ou intellectuelle - pour ce qui nous intéresse dans ce thread - par rapport à la perception de l'art.

Merlin le zététicien 19/04/2006 17:41

Oui, je savais que tu étais synesthète. Tu me l'avais dit un jour au téléphone.Des mots-images parfumés, c'est pas beau ça ?J'ai beaucoup travaillé sur l'art cet après-midi. Tu verras ! Pas le goéland mais... chut !C'est sur la partition DDA de mon ordi. J'ai même joué à Soulages en chantant la chanson d'un chevalier des ARTS & LETTRES qui se prénomme Jean-Philippe : "Noir c'est noir!" Il me reste l'espoir...Ah ! Le talent et l'art ! Tout un microcosme inaccessible.Ça me fait penser avec tristesse (souvenirs) à ART Tatum et à ART Blackey (sans oublier ses Jazz Messengers). Que de nuits passées à les écouter ceux-là ! Et dans les solos de batterie du génial ART, mon coeur battait à l'unisson et je suspendais mon souffle pour mieux entendre ses roulements impressionnants.

Merlin des MÚmes 19/04/2006 22:21

Oui, je savais que tu étais synesthète. Tu me l'avais dit un jour au téléphone.Des mots-images parfumés, c'est pas beau ça ?J'ai beaucoup travaillé sur l'art cet après-midi. Tu verras ! Pas le goéland mais... chut !C'est sur la partition DDA de mon ordi. J'ai même joué à Soulages en chantant la chanson d'un chevalier des ARTS & LETTRES qui se prénomme Jean-Philippe : "Noir c'est noir!" Il me reste l'espoir...Ah ! Le talent et l'art ! Tout un microcosme inaccessible.Ça me fait penser avec tristesse (souvenirs) à ART Tatum et à ART Blackey (sans oublier ses Jazz Messengers). Que de nuits passées à les écouter ceux-là ! Et dans les solos de batterie du génial ART, mon coeur battait à l'unisson et je suspendais mon souffle pour mieux entendre ses roulements impressionnants.