http://memetics-story.com
Sur ce blog, on trouve quelques éléments de réflexion à propos des rapports entre
la mémétique et les neurosciences.
La mémétique est apparue d'abord chez les Anglo-Saxons à la suite du fameux "Selfish gene" de Richard DAWKINS ("Le gène égoïste").
La mémétique est donc une discipline nouvelle des sciences humaines ou des
sciences sociales qui a pour ambition de devenir une science à part entière. Elle étudie les mécanismes complexes qui conduisent une société donnée, une civilisation bien circonscrite à
se transmettre en son sein des mèmes qui sont des réplicants, des réplications d'éléments culturels dont les transmissions sont réalisées de cerveau à cerveaux, par
imitation : (gestes, attitudes, idées, croyances, comportements, mots, airs musicaux, tenues vestimentaires, types d'habitations, nourriture, technologies,
etc...)
La mémétique est apparue d'abord chez les Anglo-Saxons à la suite du fameux "Selfish gene" de Richard DAWKINS ("Le gène égoïste").
Les neurones miroirs :
Les mèmes sont reproduits, dupliqués, répliqués essentiellement grâce à des
assemblées de neurones qui s'activent en voyant ou en entendant nos semblables effectuer des mouvements, montrer des postures gestuelles ou des mimiques faciales, proférer des sons
signifiants notamment par le langage.
Ce sont les neurones miroirs qui permettent à cette faculté exceptionnellement développée chez l'homme de s'exercer dans des groupes sociaux constitués.
Les neurones miroirs ont été découverts par l'équipe de Giacomo RIZZOLATTI de l'université de Parme en 1996. La communication humaine a commencé il y a des dizaines de milliers d'années par une gestuelle faciale, corporelle et manuelle (communication non verbale) pour finir par développer un langage sonore articulé dans lequel les symboles deviennent des mots, des phrases, des discours.
L'imitation et l'empathie vont de pair. Les neurones miroirs localisés notamment autour de l'aire de Broca et dans la zone F5 du cortex moteur sont ceux qui "s'allument" dès qu'un congénère agit ou veut exprimer quelque chose et les neurones actifs sont les mêmes chez l'émetteur et chez les récepteurs.
L'imitation est également très orientée vers les intentions et/ou les désirs des autres.
L'académicien René GIRARD a développé dans son oeuvre le concept de désir mimétique et la rivalité mimétique qui conduit à la violence.
Vilayanur Ramachandran, un neuroscientifique reconnu dans le monde entier leur attribue le rôle de "neurones de la conscience" ou Theory of Other Minds (TOM). Il affirme que "La découverte des neurones miroirs est la plus importante nouvelle non-transmise de la décennie", et il prédit que les neurones miroirs deviendront pour la psychologie, ce que l'ADN a été pour la biologie.
Pour la culture,
qu'est-ce qui se réplique ?Ce sont les neurones miroirs qui permettent à cette faculté exceptionnellement développée chez l'homme de s'exercer dans des groupes sociaux constitués.
Les neurones miroirs ont été découverts par l'équipe de Giacomo RIZZOLATTI de l'université de Parme en 1996. La communication humaine a commencé il y a des dizaines de milliers d'années par une gestuelle faciale, corporelle et manuelle (communication non verbale) pour finir par développer un langage sonore articulé dans lequel les symboles deviennent des mots, des phrases, des discours.
L'imitation et l'empathie vont de pair. Les neurones miroirs localisés notamment autour de l'aire de Broca et dans la zone F5 du cortex moteur sont ceux qui "s'allument" dès qu'un congénère agit ou veut exprimer quelque chose et les neurones actifs sont les mêmes chez l'émetteur et chez les récepteurs.
L'imitation est également très orientée vers les intentions et/ou les désirs des autres.
L'académicien René GIRARD a développé dans son oeuvre le concept de désir mimétique et la rivalité mimétique qui conduit à la violence.
Vilayanur Ramachandran, un neuroscientifique reconnu dans le monde entier leur attribue le rôle de "neurones de la conscience" ou Theory of Other Minds (TOM). Il affirme que "La découverte des neurones miroirs est la plus importante nouvelle non-transmise de la décennie", et il prédit que les neurones miroirs deviendront pour la psychologie, ce que l'ADN a été pour la biologie.
Richard DAWKINS utilise le terme de replicator, lorsqu'il parle des gènes ou
des mèmes. Ce sont donc des entités qui se répliquent elles-mêmes à l'identique soit par le biais d'un mécanisme complexe de reproduction sexuée (comme chez tous les mammifères
supérieurs) pour l'homme lorsqu'il s'agit de la réplication fidèle du génome, soit par simple copie à l'identique pour les éléments culturels reconnaissables que sont les
mèmes.
Certains ont traduit l'anglais "replicators" par "réplicateurs" et je ne suis pas trop d'accord car les "réplicateurs", selon les normes de la construction des mots de langue française sont des machines à répliquer quelque chose ou des "machineries" susceptibles d'effectuer cette tâche.
On peut considérer que les mèmes reproduits à l'identique par rapport à leurs modèles d'origine sont des réplicants et que la machinerie qui permet pour l'essentiel ces réplications est celle des neurones miroirs, à laquelle s'ajoutent les systèmes de mémoires propres au cerveau des Homo sapiens sapiens.
La mémétique est davantage développée en Grande Bretagne et aux États Unis d'Amérique qu'en France mais les avancées marquantes tardent à venir.
En France, il existe une société qui travaille sur ce sujet. La Société Francophone de Mémétique. Son théoricien, Pascal JOUXTEL a déjà publié un livre qui est "une introduction à la mémétique" en octobre 2005. "Comment les Systèmes Pondent" aux éditions du Pommier.
L'approche jouxtélienne peut se résumer par ce qu'il appelle la posture méméticiennedans laquelle on n'observe que les mèmes en action et dans leurs évolutions darwiniennes.Les solutions culturelles sont considérées comme des analogues d'espèces vivantes et les humains ne sont vus que comme des terrains fournissant aux mèmes l'énergie nécessaire à leur survie. Deux interprétations coexistent : l'une dite objectiviste et l'autre subjectiviste...
Pour ma part, je ne peux pas entrevoir un seul instant une quelconque autonomie des mèmes ni de leurs "créatures". Il y a au contraire interaction permanente entre le milieu planétaire naturel, le milieu social & ses acquis culturels passés (l'intelligence, la mémoire et la conscience collectives) et le cerveau de chaque humain qui copie en permanence des éléments culturels, grâce à ses neurones miroirs pour l'essentiel.
Les acquis culturels technologiques (outils, armes, savoirs théoriques, hautes technologies TIC) constituent avec les groupes humains et avec chaque individu des pools symbiotiques qui évoluent en même temps et demandent au génome humain (qui ne varie pas et n'a pas varié depuis plus de 35 000 ans) des adaptations comme celle qui s'est produite au moment de l'invention de l'écriture. Le cerveau humain met en oeuvre "un recyclage neuronal" qui ressemble à une sorte de "bricolage évolutif". (Cf Stanislas DEHAENE in "Les neurones de la lecture".
La mémétique est en devenir. Elle devra s'organiser pour expliquer de manière univoque comment les éléments culturels se créent, sont communiqués au sein des groupes humains, se trouvent mémorisés, ont des succès fabuleux parfois et comment ils disparaissent imperceptiblement, discrètement ou par mort brutale.
Certains ont traduit l'anglais "replicators" par "réplicateurs" et je ne suis pas trop d'accord car les "réplicateurs", selon les normes de la construction des mots de langue française sont des machines à répliquer quelque chose ou des "machineries" susceptibles d'effectuer cette tâche.
On peut considérer que les mèmes reproduits à l'identique par rapport à leurs modèles d'origine sont des réplicants et que la machinerie qui permet pour l'essentiel ces réplications est celle des neurones miroirs, à laquelle s'ajoutent les systèmes de mémoires propres au cerveau des Homo sapiens sapiens.
La mémétique est davantage développée en Grande Bretagne et aux États Unis d'Amérique qu'en France mais les avancées marquantes tardent à venir.
En France, il existe une société qui travaille sur ce sujet. La Société Francophone de Mémétique. Son théoricien, Pascal JOUXTEL a déjà publié un livre qui est "une introduction à la mémétique" en octobre 2005. "Comment les Systèmes Pondent" aux éditions du Pommier.
L'approche jouxtélienne peut se résumer par ce qu'il appelle la posture méméticiennedans laquelle on n'observe que les mèmes en action et dans leurs évolutions darwiniennes.Les solutions culturelles sont considérées comme des analogues d'espèces vivantes et les humains ne sont vus que comme des terrains fournissant aux mèmes l'énergie nécessaire à leur survie. Deux interprétations coexistent : l'une dite objectiviste et l'autre subjectiviste...
Pour ma part, je ne peux pas entrevoir un seul instant une quelconque autonomie des mèmes ni de leurs "créatures". Il y a au contraire interaction permanente entre le milieu planétaire naturel, le milieu social & ses acquis culturels passés (l'intelligence, la mémoire et la conscience collectives) et le cerveau de chaque humain qui copie en permanence des éléments culturels, grâce à ses neurones miroirs pour l'essentiel.
Les acquis culturels technologiques (outils, armes, savoirs théoriques, hautes technologies TIC) constituent avec les groupes humains et avec chaque individu des pools symbiotiques qui évoluent en même temps et demandent au génome humain (qui ne varie pas et n'a pas varié depuis plus de 35 000 ans) des adaptations comme celle qui s'est produite au moment de l'invention de l'écriture. Le cerveau humain met en oeuvre "un recyclage neuronal" qui ressemble à une sorte de "bricolage évolutif". (Cf Stanislas DEHAENE in "Les neurones de la lecture".
La mémétique est en devenir. Elle devra s'organiser pour expliquer de manière univoque comment les éléments culturels se créent, sont communiqués au sein des groupes humains, se trouvent mémorisés, ont des succès fabuleux parfois et comment ils disparaissent imperceptiblement, discrètement ou par mort brutale.

Comme toi je ne peux imaginer en effet que nous ne soyons que le bouillon de culture d'organismes non encore identifiés ( je me sens dépossédée de ma liberté lorsque je lis et les humains ne sont vus que comme des terrains fournissant aux mèmes l'énergie nécessaire à leur survie. , un peu comme si j'étais une sorte de gélatine envahie de virus, donc inaccessible ( en tous cas plus difficilement accessible) à un traitement. Et j'ai horreur de ce type de contagion, mais peut-être n'y pouvons nous échapper??
A un moment tout le monde disait " C'est géant", cela m'agaçait prodigieusement car il ne manque pas de mots dans la langue française pour exprimer l'admiration, l'étonnement, la consternation. " C'est géant " était mis à toutes les sauces et cela m'inquiétait réellement pour le dico perso de mes enfants.. et de ceux des autres.
En tous cas ton article en haut de page synthétise très bien l'interaction et la contagiosité.
Non, il n'y a pas de traitement possible : nous ne sommes que des terrains envahis par les bonnes ou mauvaises herbes mémétiques et nous n'avons pas voix au chapitre. Il n'y a pas d'alternative.
La contagion du vocabulaire est très forte chez les adoslescents pour au moins deux raisons : ils sont plus sensibles que d'autres à l'imitation de leurs pairs car leurs neurones miroirs sont tout frais, très actifs. Mais surtout, ils ont envie de la reconnaissance du groupe et donc de se fondre dans le moule, tout simplement pour être comme les autres. C'est "géant !" vient sans doute du film de James DEAN "GÉANT" mais je n'ai aucune certitude. Il y a eu dans les temps "monstre bon" et "génial". Il suffit d'un "lanceur" et ça marche ! Heureusement, il y a encore des phénomènes d'imitation plus élaborés dans le domaine du langage mais ces mots de l'argot potache débordent souvent de leur milieu propre.