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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 14:39
On peut avoir des idées, c'est certain. Mais d'où viennent-elles ? Ya t-il un jaillissement spontané qui provient des cerveaux fertiles en eurêkas ou alors ces idées, vivantes elles-mêmes, viennent-elles coloniser les cerveaux disponibles, accueillants pour se reproduire et se dupliquer.
Ces idées ont peut-être suivi un long cheminement pour voir le jour à un moment donné et être répliquées à l'envi dans une société bien définie, dans des sphères et des réseaux relationnels bien ciblés ou bien définis.














http://la-planete-des-idees.org/?p=3


Les hommes changent-ils le monde des idées en créant des solutions culturelles nouvelles qui se perpétuent ou s'éteignent un jour ou est-ce le monde des idées qui s'insinue dans les esprits humains pour s'en servir comme terrain favorable, se développer, se répliquer et se répandre de manière darwinienne en faisant jouer la loi de la sélection naturelle ? Les mieux adaptées survivent et celles qui sont ineptes pour l'environnement , le milieu du moment, s'étiolent et finissent par mourir ?

Une définition simple et compacte de la mémétique :
http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/m%E9m%E9tique/11004167


Une définition plus méméticienne :

Qu'en pensez-vous ? L'homme est-il partie prenante dans l'élaboration des éléments qui constituent sa culture, les mèmes, ou n'est-il qu'un terrain cérébral colonisé par des idées ?

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Published by Merlin le zététicien des Mèmes - dans Mémétique appliquée
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commentaires

aimela 08/08/2009 13:37

je ne connaissais  ni les pubs  ni ce que voulait dire mémétiques, merci pour ces liens que je me suis empressée d'aller  voir et étudier. Amitié 

Merlin le zététicien des Mèmes 10/08/2009 21:53



Merci Aimela. Mais je suis sûr que tu fais de la mémétique tous les jours, comme M. Jourdain faisait de la prose à longueur de journée. Les mèmes, ce sont
tous les petits éléments culturels de notre civilisation que nous utilisons tous les jours ou qui nous utilisent pour essayer de survivre.



Viviane 06/08/2009 10:57

Avant toute chose un grand merci pour ces pubs que je ne connaissais pas, ne regardant plus la télé depuis des années. Je trouve d'ailleurs ambitieux de la part de la SNCF d evanter un site qui fonctionne aussi mal y compris de l'opinion des chminots de mes amis (sourire)...Mais elles sont bien faites. Et posent bien la question.Ton billet est très philosophique. J'ai la conviction qu c'est moi qui pense et fais germer des idées. Je pense comme je ressens, comme je veux, comme j'ai peur. Et nul ne peut le faire à ma place. Et pourtant... Suis-je le sujet d e ma parole, de ma pensée, de mon idée?Il y a des idées novatrices, qui font époque et d'autres qui sont simple amélioration du déjà existant. D'où viennent ces idées qui semblent jaillir soudain de nulle part? Je ne crois pas du tout à une colonisation du cerveau de celui qui formule l'idée par l'idée elle même. Mais à une aptitude au contraire très singulière de chaque individu à se débarrasser de l'emprise du " ON ", cete pieuvre qui pense à notre place à travers les idées à la mode .Et même, à supposer que l'idée soit un objet non identifié qui vienne s'accrocher aux parois de notre matière cérébrale, il reste chez l'humain l'aptitude de créer - grâce au langage- des rapports entre le connu et le " à naître "C'est sa spécificité et sa liberté qui prlent alors ( à moins que ce virus particulier su'est l'idée ne déclenche en se posant sur notre matière grise une série de réacions chimiques qui activent le langage?)très beau sujet... L'idée n'est pas une chose, elle est la réalité intelligible de la chose.

Merlin le zététicien des Mèmes 10/08/2009 21:50



Je crois sincèrement que les êtres humains sont avant tout des animaux sociaux comme on peut le voir dans des sociétés d'abeilles, de termites, de
rats-taupes, mais aussi comme dans les meutes de canidés (les loups ont une vie sociale extraordinaire). Un homme, une femme n'est rien seul(e). C'est à la fois sa nature (génétique) et sa
culture sociale (mémétique) qui le construisent dans une collaboration d'interactions de tous les instants.
Mais les copies, les réplications culturelles qui se font chez les humains, de cerveau en cerveau ne peuvent pas ne pas tenir compte de deux choses étranges et exceptionnelles dans le
monde animal vivant dans des sociétés organisées : chez les humains, chaque être est différent de l'autre et peut avoir des "états d'âme", exercer (par son libre-arbitre) des choix différents et
même contraires parfois à l'intérêt de la meute, de l'essaim ou de la termitière humaine. Le reste, ce qu'on peut en observer n'est que résultats statistiques. Ça marche peut-être pour les
fourmis et les abeilles, mais comme l'a dit ma chère Annick au radiologue du centre de sénologie : "vous vous intéressez aux statistiques mais je ne suis pas une statistique, moi". Ce qui veut
dire assez clairement que pour l'étudier elle, s'occuper de son cas, il faut faire un zoom sur elle, sur sa vie personnelle et ses pathologies personnelles et ses préoccupations personnelles.
Bref, la statistique est utile, mais avec elle, on fait essentiellement du dézoom comme sur Googleearth quand on passe de Toulenne à l'Europe alors qu'il aurait fallu zoomer sur l'Allée des
Écureuils, puis s'éloigner de la voie ferrée pour voir une jardinière en train de tailler des rosiers... Comme pour tous les problèmes chaotiques (ou fractals), il faut trouver le bon
grossissement, la bonne puissance de dix.
Une idée appartient provisoirement à celui/celle qui l'a empruntée à un autre (semblable) pour un usage opportun. Ou alors cette idée vient d'être inventée par ladite personne (eurêka)
mais il faut dire aussi que dans ce cas, elle a toute sa genèse ou sa généalogie dans des idées proches ou opposées qui avaient été émises par d'autres.
Il y a dans tout cela beaucoup de chimie en effet, notamment celle des hormones et des neurotransmetteurs/médiateurs. C'est toute une histoire chimique (de vie) qui se déroule et qui est
propre à chaque personne.

Oui, l'idée est une réalité intelligible, explicable et on pourrait même parler de la traçabilité d'une idée. Ce n'est assurément pas une créature vivante insaisissable qui vit sa vie pour
elle-même. C'est une sécrétion des esprits humains, à partir de patterns créés par des esprits humains.