Non, continuez de rêver ! Ne crevez pas petits Manouches, Roms, Gitans ou Bohémiens. Votre vie vous appartient, avec ou sans poules dodues. Avec votre manière d'être heureux accordée à celles de notre temps : (santé, éducation, habitation confortable même avec toit transparent et sensible au scintillement des étoiles.) (°!*) Le dernier que j'ai vu à ma porte était un petit rémouleur. Il avait à peine 18 ans. Ah, les petits métiers pour eux non plus ce n'est pas facile. Un Gadjo dilo (parmi tant d'autres...)
Partager l'article !AUTOPSIE D'UN COMMENTAIRE...: Sur le blog d'une vieille connaissance datant de la fin du siècle dernier, un autre blogueur a dépos&eac ...
L es enfants du voyage n’ont de citadelle E t de fort à défendre S eule l’ombre des chemins
E t des prés où se posent sans savoir combien. N e pas les bousculer ils F ont cuire le vin et dansent leurs prières A utour d’un grand brasier aux très rouges ellipses N e pas leur demander la langue de l'éclipse T out chez eux est S ecret n'a demain ni d'hier
D epuis que je les croise avance sous mes pieds U ne faim de désordre et de fleurs dérobées
V oyez entre deux arbres O urlés d'aguardiente leurs Y eux les sauvageonnes à la taille en cheveux A vant la fin du jour il tonnera l’orage G raves et affranchies E lles grâcent l’espace et flambent pain frileux
L es enfants du voyage n’ont pas de raison E t de fort à défendre S eul un vieux jour qui tombe
E n décolleté bleu N uit écoute les rhombes et le vert F andango sur la pelouse sombre A vant la fin du feu dans l'alambic caché N uit protège les preux de T es belles qui changent l'épaisseur du monde S ous le ciré du ciel
Les enfants du voyage n'ont de citadelle et de port à défendre seul un arbre qui fronde et leur chaises bancales qui s'enfuient parfois en déchirant la route de merveilleux riens
parfois tu les verras voler le vin de messe et flanquer leur paresse au chaud pisseux d'un pré ne juge pas ami les enfants du voyage regarde donc couler le pays sur leur nuque et dans leurs yeux noyé le sucre mirabelle des amours cachées
Commentaire n°1
posté par
Viviane
le 18/10/2007 à 19h24
j'ai oublié de dire merci d'être le gadjo dilo que tu es merci Jean-Pierre. Viviane Gadjo dila (?) qui va partir en guerre sainte contre toutes les stigmatisations.
Commentaire n°2
posté par
Viviane
le 18/10/2007 à 19h46
Merci à toi Viviane pour ces témoignages, ces impressions et ces vécus racontant la vie d'hommes et de femmes qui ont en commun - avec les petits blancs gadgé - une même envie de vivre et de se comporter comme de simples êtres humains. La culpabilisation de tous est en marche, à tous les niveaux, y compris celui de la responsabilité du réchauffement climatique. C'est en fait une stratégie globale pour mieux faire passer la pilule d'une décroissance nécessaire que certains ne veulent déjà pas partager. J'avais été stupéfait de la haine auto-réadressée vers lui-même d'un lecteur-commentateur de Luc à cause de ses yeux bleus et de ses cheveux blonds. Son blog n'est plus accessible... Jusqu'où ira-t-on dans le masochisme de l'auto-flagellation. Vive les Gens du Voyage ! Vive les petits blancs et les grands aussi ! Vive les peuples qui se pensent capables d'être simplement à l'écoute des autres, sans bravade, sans prosélytisme et sans haine. Juste le respect mutuel.
C´est un hiver comme celui-ci que je l’ai vue la première fois un de ces hivers où le vent emporte au loin les paroles. J’allais au silence.
Seule elle était là échappée de l’enfance vêtue de mosaïques à elle seule une idée de lumière dans ces rues mal loties.
Je me suis arrêtée tant elle me paraissait jeune trop jeune pour traîner ainsi dans les rues de la nuit je me suis arrêtée trop lentement peut-être pour ne pas la brusquer pour nous garder intactes de toutes les crudités celles qui se crient et celles qui se pensent dans le sillage des freins chauffés au macadam mais elle a refusé
Monte je te ramène chez toi
Je ne sais pas ce que ça veut dire chez moi je ne sais pas je suis trop sale pour monter je suis une gitane
Bouche gourmande et regard louve dans sa main repliée aux ongles tous crasseux traînait peut-être un sort appris par cœur le soir au bord du feu qui couve
D’un geste à déchirer les terres les plus sèches elle remontait sans cesse l’épaulette tombée s’attarda un moment à la rondeur des seins éclata d’un grand rire et s’enfuit en courant voleuse de ma surprise
Je l’ai revue souvent elle a grandi elle a même des enfants qui s’accrochent à sa jupe
Elle a toujours aux pieds les mêmes sandalettes et l’été ou l’hiver la voient à demi nue sans aucune malice elle n’est pas coquette elle est déjà promise à un bel inconnu
Elle est si lumineuse qu’elle n’a presque pas d’ombre à traîner sous ses pieds et quand elle est passée il reste ce parfum de calme après la pluie
Commentaire n°3
posté par
Viviane
le 18/10/2007 à 19h16
Oh c'est joli comme nouvelle présentation... Mais un petit souci, je t'envoie saisie écran par mail privé;
Commentaire n°4
posté par
Viviane
le 28/10/2007 à 17h13
J'ai le commentaire dans la zone des commentaires mais même ma réponse ne sera pas visible. Grrrh !
E t de fort à défendre
S eule l’ombre des chemins
E t des prés où se posent sans savoir combien.
N e pas les bousculer ils
F ont cuire le vin et dansent leurs prières
A utour d’un grand brasier aux très rouges ellipses
N e pas leur demander la langue de l'éclipse
T out chez eux est
S ecret n'a demain ni d'hier
D epuis que je les croise avance sous mes pieds
U ne faim de désordre et de fleurs dérobées
V oyez entre deux arbres
O urlés d'aguardiente leurs
Y eux les sauvageonnes à la taille en cheveux
A vant la fin du jour il tonnera l’orage
G raves et affranchies
E lles grâcent l’espace et flambent pain frileux
L es enfants du voyage n’ont pas de raison
E t de fort à défendre
S eul un vieux jour qui tombe
E n décolleté bleu
N uit écoute les rhombes et le vert
F andango sur la pelouse sombre
A vant la fin du feu dans l'alambic caché
N uit protège les preux de
T es belles qui changent l'épaisseur du monde
S ous le ciré du ciel
Les enfants du voyage n'ont de citadelle
et de port à défendre
seul un arbre qui fronde
et leur chaises bancales qui s'enfuient parfois
en déchirant la route de merveilleux riens
parfois tu les verras voler le vin de messe
et flanquer leur paresse
au chaud pisseux d'un pré
ne juge pas ami les enfants du voyage
regarde donc couler le pays sur leur nuque
et dans leurs yeux
noyé
le sucre mirabelle des amours cachées
merci Jean-Pierre.
Viviane
Gadjo dila (?) qui va partir en guerre sainte contre toutes les stigmatisations.
La culpabilisation de tous est en marche, à tous les niveaux, y compris celui de la responsabilité du réchauffement climatique. C'est en fait une stratégie globale pour mieux faire passer la pilule d'une décroissance nécessaire que certains ne veulent déjà pas partager.
J'avais été stupéfait de la haine auto-réadressée vers lui-même d'un lecteur-commentateur de Luc à cause de ses yeux bleus et de ses cheveux blonds. Son blog n'est plus accessible... Jusqu'où ira-t-on dans le masochisme de l'auto-flagellation.
Vive les Gens du Voyage ! Vive les petits blancs et les grands aussi !
Vive les peuples qui se pensent capables d'être simplement à l'écoute des autres, sans bravade, sans prosélytisme et sans haine. Juste le respect mutuel.
C´est un hiver comme celui-ci que je l’ai vue la première fois
un de ces hivers où le vent emporte au loin les paroles.
J’allais au silence.
Seule
elle était là
échappée de l’enfance
vêtue de mosaïques
à elle seule une idée de lumière dans ces rues mal loties.
Je me suis arrêtée tant elle me paraissait jeune
trop jeune pour traîner ainsi dans les rues de la nuit
je me suis arrêtée
trop lentement peut-être
pour ne pas la brusquer pour nous garder intactes de toutes les crudités
celles qui se crient et celles qui se pensent
dans le sillage des freins chauffés au macadam
mais elle a refusé
Monte je te ramène chez toi
Je ne sais pas ce que ça veut dire
chez moi je ne sais pas
je suis trop sale pour monter
je suis une gitane
Bouche gourmande et regard louve
dans sa main repliée aux ongles tous crasseux
traînait peut-être un sort
appris par cœur le soir au bord du feu qui couve
D’un geste à déchirer les terres les plus sèches
elle remontait sans cesse l’épaulette tombée
s’attarda un moment à la rondeur des seins
éclata d’un grand rire et s’enfuit en courant
voleuse de ma surprise
Je l’ai revue souvent elle a grandi elle a même des enfants qui s’accrochent à sa jupe
Elle a toujours aux pieds les mêmes sandalettes
et l’été ou l’hiver la voient à demi nue
sans aucune malice elle n’est pas coquette
elle est déjà promise à un bel inconnu
Elle est si lumineuse
qu’elle n’a presque pas d’ombre à traîner sous ses pieds
et quand elle est passée
il reste ce parfum
de calme après la pluie