Sur le blog d'une vieille connaissance datant de la fin du siècle dernier, un autre blogueur a déposé un commentaire que voici :
Et moi qui pensais encore
Last night the Gypsies came Nobody knows from where And where they have gone to Nobody knows And nobody seems to care
Saltimbanques
Dans la plaine les baladins S'éloignent au long des jardins Devant l'huis des auberges grises Par les villages sans églises
Et les enfants s'en vont devant Les autres suivent en rêvant Chaque arbre fruitier se résigne Quand de très loin ils lui font signe
Ils ont des poids ronds ou carrés Des tambours, des cerceaux dorés L'ours et le singe animaux sages Quêtent des sous sur leur passage
Guillaume APOLLINAIRE, Alcools (1913) © 1920 Éditions Gallimard
Bohémiens en Voyage
La tribu prophétique aux prunelles ardentes
Hier s'est mise en route, emportant ses petits
Sur son dos, ou livrant à leurs fiers appétits
Le trésor toujours prêt des mamelles pendantes.
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Les hommes vont à pied sous leurs armes luisantes
Le long des chariots où les leurs sont blottis,
Promenant sur le ciel des yeux appesantis
Par le morne regret des chimères absentes.
Du fond de son réduit sablonneux, le grillon,
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Les regardant passer, redouble sa chanson;
Cybèle, qui les aime, augmente ses verdures,
Fait couler le rocher et fleurir le désert
Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert
L'empire familier des ténèbres futures.
Charles Baudelaire
Les bohémiens
À Gustave de Coutouly. Vous dont les rêves sont les miens, Vers quelle terre plus clémente, Par la pluie et par la tourmente, Marchez-vous, doux Bohémiens? Hélas ! dans vos froides prunelles Où donc le rayon de soleil ? Qui vous chantera le réveil Des espérances éternelles ? Le pas grave, le front courbé, A travers la grande nature Allez, ô voix de l'Aventure ! Votre diadème est tombé ! Pour vous, jusqu'à la source claire Que Juillet tarira demain, Jusqu'à la mousse du chemin, Tout se montre plein de colère. On ne voit plus sur les coteaux, Au milieu des vignes fleuries, Se dérouler les draperies Lumineuses de vos manteaux ! L'ennui profond, l'ennui sans bornes, Vous guide, ô mes frères errants ! Et les cieux les plus transparents Semblent sur vous devenir mornes. Quelquefois, par les tendres soirs, Lorsque la nuit paisible tombe, Vous voyez sortir de la tombe Les spectres vains de vos espoirs. Et la Bohème poétique, Par qui nous nous émerveillons, Avec ses radieux haillons Surgit, vivante et fantastique. Et, dans un rapide galop, Vous voyez tournoyer la ronde Du peuple noblement immonde Que nous légua le grand Callot. Ainsi, dans ma noire tristesse, Je revois, joyeux et charmants, Passer tous les enivrements De qui mon âme fut l'hôtesse ; Les poèmes inachevés, Les chansons aux rimes hautaines, Les haltes au bord des fontaines, Les chants et les bonheurs rêvés ; Tout prend une voix et m'invite A recommencer le chemin, Tout me paraît tendre la main... Mais la vision passe vite. Et, par les temps mauvais ou bons, Je reprends, sans nulle pensée, Ma route, la tête baissée, Pareil à mes chers vagabonds ! Albert GLATIGNY (1839-1873)
On se quitte sur une petite impro ?
Improvisation - Jazz Manouche envoyé par floopM
Non, continuez de rêver ! Ne crevez pas petits Manouches, Roms, Gitans ou Bohémiens. Votre vie vous appartient, avec ou sans poules dodues. Avec votre manière d'être heureux accordée à celles de notre temps : (santé, éducation, habitation confortable même avec toit transparent et sensible au scintillement des étoiles.) (°!*)Le dernier que j'ai vu à ma porte était un petit rémouleur. Il avait à peine 18 ans. Ah, les petits métiers pour eux non plus ce n'est pas facile. Un Gadjo dilo (parmi tant d'autres...)
par Merlin le zététicien des Mèmes
publié dans :
Peuples du monde
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