L'esclavage de l'heure

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TEMPUS FUGIT...
 

Le temps s'en va madame
Las le temps
Mais nous nous en allons

Et tôt serons étendus sous la lame...
 

Un univers pascalien

 
Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.

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Le libre arbitre des hommes consiste à choisir la femme qui décidera à leur place.

C’est le propre des censures violentes d’accréditer les opinions qu’elles attaquent.
(Voltaire)

Si tu ne mènes pas ton propre combat, on fera de toi le combattant d'une cause qui n'est pas la tienne.

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  • : Merlin le zététicien des Mèmes
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Jeudi 18 octobre 2007
Sur le blog d'une vieille connaissance datant de la fin du siècle dernier, un autre blogueur a déposé un commentaire que voici :

Si le ciel n'est pas mon toit, c'est que je vis dans une tombe,


Pour moi, vivre pour travailler signifie la perte de toute liberté et le début de l'esclavage,


Si je viens étaler ma misère aux marges de vos villes opulentes, c'est surtout pour vous faire comprendre qu'on peut  être heureux autrement,


Alors si vous n'avez toujours pas compris ces évidences, crevez petits Gadjo Dilo,  crevez de vos jouissances petits blancs,


Mais permettez-moi de vous avouer : je suis Manouche, certes, mais vos poules ne sont plus assez grasses à mes yeux !

Commentaire n° 2 posté par: kalima  (site web)   le 13/10/2007 - 03:52:22

Et moi qui pensais encore

Last night the Gypsies came
Nobody knows from where
And where they have gone to
Nobody knows
And nobody seems to care

http://accel95.mettre-put-idata.over-blog.com/0/13/42/39/gypsies.jpg

Saltimbanques

A Louis Dumur.

Dans la plaine les baladins
S'éloignent au long des jardins
Devant l'huis des auberges grises
Par les villages sans églises

Et les enfants s'en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe

Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours, des cerceaux dorés
L'ours et le singe animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage


Guillaume APOLLINAIRE, Alcools (1913)
© 1920 Éditions Gallimard



                   Bohémiens en Voyage

 
   
  La tribu prophétique aux prunelles ardentes
  Hier s'est mise en route, emportant ses petits
  Sur son dos, ou livrant à leurs fiers appétits
  Le trésor toujours prêt des mamelles pendantes.
   
5 Les hommes vont à pied sous leurs armes luisantes
  Le long des chariots où les leurs sont blottis,
  Promenant sur le ciel des yeux appesantis
  Par le morne regret des chimères absentes.
   
  Du fond de son réduit sablonneux, le grillon,
10 Les regardant passer, redouble sa chanson;
  Cybèle, qui les aime, augmente ses verdures,
   
  Fait couler le rocher et fleurir le désert
  Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert
  L'empire familier des ténèbres futures.


Charles Baudelaire



Les bohémiens

À Gustave de Coutouly.

Vous dont les rêves sont les miens,
Vers quelle terre plus clémente,
Par la pluie et par la tourmente,
Marchez-vous, doux Bohémiens?

Hélas ! dans vos froides prunelles
Où donc le rayon de soleil ?
Qui vous chantera le réveil
Des espérances éternelles ?

Le pas grave, le front courbé,
A travers la grande nature
Allez, ô voix de l'Aventure !
Votre diadème est tombé !

Pour vous, jusqu'à la source claire
Que Juillet tarira demain,
Jusqu'à la mousse du chemin,
Tout se montre plein de colère.

On ne voit plus sur les coteaux,
Au milieu des vignes fleuries,
Se dérouler les draperies
Lumineuses de vos manteaux !

L'ennui profond, l'ennui sans bornes,
Vous guide, ô mes frères errants !
Et les cieux les plus transparents
Semblent sur vous devenir mornes.

Quelquefois, par les tendres soirs,
Lorsque la nuit paisible tombe,
Vous voyez sortir de la tombe
Les spectres vains de vos espoirs.

Et la Bohème poétique,
Par qui nous nous émerveillons,
Avec ses radieux haillons
Surgit, vivante et fantastique.

Et, dans un rapide galop,
Vous voyez tournoyer la ronde
Du peuple noblement immonde
Que nous légua le grand Callot.

Ainsi, dans ma noire tristesse,
Je revois, joyeux et charmants,
Passer tous les enivrements
De qui mon âme fut l'hôtesse ;

Les poèmes inachevés,
Les chansons aux rimes hautaines,
Les haltes au bord des fontaines,
Les chants et les bonheurs rêvés ;

Tout prend une voix et m'invite
A recommencer le chemin,
Tout me paraît tendre la main...
Mais la vision passe vite.

Et, par les temps mauvais ou bons,
Je reprends, sans nulle pensée,
Ma route, la tête baissée,
Pareil à mes chers vagabonds !

Albert GLATIGNY (1839-1873)


On se quitte sur une petite impro ?





Improvisation - Jazz Manouche
envoyé par floopM



Non, continuez de rêver ! Ne crevez pas petits Manouches, Roms, Gitans ou Bohémiens. Votre vie vous appartient, avec ou sans poules dodues. Avec votre manière d'être heureux accordée à celles de notre temps : (santé, éducation, habitation confortable même avec toit transparent et sensible au scintillement des étoiles.) (°!*)
Le dernier que j'ai vu à ma porte était un petit rémouleur. Il avait à peine 18 ans. Ah, les petits métiers pour eux non plus ce n'est pas facile.
                 
Un Gadjo dilo (parmi tant d'autres...)
par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Peuples du monde
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