Samedi 14 mai 2011
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Beaucoup plus tard, Homo néanderthalensis puis Homo sapiens vont apprendre à produire eux-mêmes le feu. Plusieurs
techniques concurrentes mais également complémentaires seront utilisées et elles doivent autant au hasard qu'à la pure inventivité des ces hommes qu'ils sont devenus à part
entière.
Ce sont d'autres mèmes et de nouveaux pouvoirs qui se sont alors mis en place car les individus les plus aptes à
produire à volonté le feu et non plus à le conserver dans un foyer au service du clan sont devenus les chefs de tribus d'autant qu'ils étaient indispensables au cours des parties de chasse
qu'ils organisaient. L'art de savoir reproduire le feu permettait aussi de continuer à être des nomades audacieux sans le risque de manquer de cet élément réchauffant, réconfortant, cuisant
les viandes et effrayant les animaux prédateurs.
Ce savoir-faire,
le mème de la maîtrise du feu est devenu un pouvoir au sein des différents clans. Ceux
qui l'avaient assimilé ne distribuaient leur compétence que très parcimonieusement. De tels mèmes sacrés ne se transmettaient que de père en fils ou au sein de la famille très proche (frères,
oncles etc...)
Les premiers "sorciers" se sont auto-proclamés ainsi, puis le chamanisme et le recours aux esprits divers sont apparus, donnant tous les pouvoirs à
des chamanes de plus en plus inspirés. Ce fut le début des micro-sociétés hiérarchisées sur la base de pouvoirs plus ou moins occultes conférés par des savoir-faire utiles et assez
exceptionnels. Le cadre des entrées des cavernes et des cavités plus profondes fut le décor idéal pour ces ébauches d'institutions dans lesquelles dominaient au départ la pensée magique et le
désir d'avoir un effet sur les événements à venir. Les premières peintures rupestres datent de cette époque.
Là encore, comme le signalait Marcel Gauchet, on ne peut être que frappés par l'universalité du phénomène 'chamane' qui s'est développé partout dans le monde, là où Homo sapiens a trouvé refuge.
Dans ces conditions initiales on peut poser la question qu'est-ce donc qu'un mème
?
Ne serait-ce pas un élément de connaissance (savoir, savoir-faire ou savoir être) que l'on accepte de transmettre à ses semblables,
sous certaines conditions ?
- Une
première catégorie de mèmes semble contenir avant tout des mèmes utilitaires, bénéfiques aux membres du clan. Néanmoins, les leaders, les individus dominants se les
approprient afin d'en retirer un pouvoir. Ils y associent les esprits dont ils affirment qu'ils communiquent avec eux au nom de tous les autres. Ils affirment qu'ils sont le lien sacré entre
les esprits et leurs congénères.
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D'autres mèmes plus banals se transmettent par imitation simple. On observe un geste de l'autre et on le reproduit par simple effet de mimétisme. On écoute les sons produits par son voisin et
on les imite d'abord par jeu, mais tout cela finit par faire sens. Au départ, l'essentiel de la communication inter-groupe est de type non-verbal à peu près à 100 % puis progressivement des
sonorités répétées codant pour du sens voient le jour pour atteindre aujourd'hui 45 % de notre communication. Il nous reste encore 55 % d'éléments signifiants faits de communication
non-verbale, ce qui n'est pas rien ! Tous les langages sont nés ainsi.
Débuts des premières industries humaines et débuts du langage
Par Merlin
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Publié dans : Histoire
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Les memes (il faut que je m'habitue à ce défaut d'accent)sont donc des entités dont nous n'avons pas conscience ou dont ne prennent conscience que des individus doués avant tout pour la passation de pouvoir... Leur intelligence d'alors aurait elle été entièrement mobilisée à la reconnaissance de ces petites unités qui permettent de souder puis... soumettre un groupe?
Si, en Français on met un accent à "mème". C'est en Anglais qu'il n'y en a pas - évidemment - et on le prononce 'mîm' (ou meem comme dans seem).
Oui, c'est un peu ça : les mèmes qui intéressent les ambitieux désireux d'en obtenir un pouvoir sont toujours ceux du domaine de la croyance en des puissances supérieures afin de soumettre les compagnons lambda. Le feu a été un révélateur de ces potentialités comme de bien d'autres à venir.
On peut prendre comme archétype les tables de la loi que Moïse aurait reçues de Dieu lui-même ; bien que ce soit beaucoup plus récent, rien n'a changé.
Aujourd'hui c'est encore les mêmes procédés qui prévalent : on nous fait croire qu'on peut choisir entre oui & non (comme réponse), mais on nous informe massivement que la bonne réponse est "OUI".
Bizzz