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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:10
Les Industries du Paléolithique

   Les premiers outils en pierre taillée datent de 2 700 000 ans environ, mais cette époque préhistorique appelée paléolithique va durer jusqu'à une période assez proche de nous, 6000 à 8000  ans environ avant JC.


L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/outils.gif » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.


   Parallèlement à ces créations d'outils et également d'armes pour la chasse et les conflits naissants entre tribus voisines, l'homme va développer, il y a environ 5 dizaines de milliers d'années, (sans doute autour du feu où il fabrique tous ces outils qu'il invente) une capacité extraordinaire à se projeter dans le futur, à imaginer et à créer des nouveautés technologiques de plus en plus sophistiquées.

(Conférence par Mark Turner au Collège de France)

    À ce point d'humanisation - relativement récent si l'on rapporte cette période aux 3 millions d'années qui nous séparent des premiers Australopithèques graciles comme Lucy  (1/60è) - on peut se poser la question de savoir si les mèmes créés par ces Homo sapiens sapiens se sont mis à "voler de leurs propres ailes" en se répliquant à qui mieux mieux, au même titre que les gènes...
Rien n'est moins sûr !
   Le développement de ces industries, de toutes ces technologies premières, autour du feu, n'a pas toujours permis que chaque pattern nouveau soit divulgué dans le domaine public car très vite, au sein des clans, il s'est formé des corporations qui ont transmis leurs savoir-faire, leurs connaissances et de multiples petits secrets de fabrication, moyennant d'autres avantages. Les éléments minima d'information ne se sont pas transmis aussi vite ni aussi largement que semble le prétendre Susan Blackmore lorsqu'elle affirme que les capacités cérébrales de l'homme se seraient progressivement accrues en même temps que le volume du cerveau sous la "poussée mémétique" qui aurait incité les gènes à répondre en améliorant l'imitation sélective.


  "Si cette évolution mémétique va trop loin, les gènes répondront avec des améliorations dans l'imitation sélective, mais leur réponse sera toujours subséquente à la compétition mémétique. De cette façon, les mèmes tiennent toujours les rênes. Ceci est le processus que j'ai nommé "poussée mémétique" : les mèmes sont en concurrence entre eux et évoluent dans une direction. Les gènes répondent ensuite en améliorant l'imitation sélective. Ceci conduit à accroître les capacités cérébrales et le volume du cerveau." (Susan Blackmore)



EEt si c'était juste l'effet d'une mutation aléatoire réalisée en quelques dizaines de milliers d'années qui avait entraîné cette augmentation de la structure et du volume cérébral, notamment du néocortex frontal ?

Ces individus, mieux dotés en créativité et en imagination se seraient davantage reproduits et la sélection génétique darwinnienne aurait procédé naturellement à l'élimination progressive des moins bien pourvus, comme elle l'a fait inexorablement avec Homo néanderthalensis qui a été rayé de la carte. Les mèmes ont été davantage un moyen de développer le langage et les techniques qu'une source de modifications physiques de la physiologie du cerveau ou d'autres systèmes propres à la nature biologique de l'homme. Les mèmes ne changent que les modalités culturelles, pas la nature biologique profonde d'Homo sapiens.

Pour ne prendre qu'un seul exemple, ce ne sont pas les mèmes, ni la pression mémétique qui ont permis de constituer les aires du langage telles que l'aire de Broca et celle de Wernicke chez l'homme ou alors il faudrait m'expliquer aussi que dans le questionnement classique de "l'oeuf ou la poule ?" c'est le caquètement de cette volaille qui a permis de générer les poussins par suite de poussée mémétique...

L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/feu-de-camp.gif » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

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Published by Merlin - dans Histoire
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commentaires

Jean-Pierre 24/09/2005 22:05

Tu poses la juste question Viviane : et le libre-arbitre ?
La mémétique dawkinsienne et Blackmorienne répond qu'il n'y a pas la moindre place pour la plus petite parcelle de liberté. Un déterminisme sans faille qui n'a rien a envier au "mektoub" arabo-musulman.
Dans ces conditions, je me demande ce que devient le concept de responsabilité dans nos tribunaux...
Merci de ta lecture questionnante et de ton aide éclairée pour... personnaliser ma présentation.

Viviane 24/09/2005 18:44

La démonstration de Susan Blackmore semble en effet un peu... rapide.
En fait nous sommes déterminées, sur-déterminés par des entités qui mênent sans que nous le sachions un combat féroce dans nos chairs, c'est bien cela?
Et la liberté??!! Et le libre arbitre?
...
Quand j'étais enfant j'ai hésité entre plusieurs carrières : conductrice de locomotive à vapeur, astronome, agent double et "chercheuse de préhistoire".
En voyant ces pierres taillées, une bouffée d'enfance me remonte, qui me faisait marcher toujours tête vers le sol dans la perspective de rencontrer des "choses" d'un autre temps...
Tu personnalises drôlement vite l'apparence de ton blog, didon, c'est chouette..