Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 12:04

 

 

Une autre façon de voir les choses ?

Un moyen permettant d'y voir plus clair est d'envisager un changement

de point de vue. Et pour se faciliter la tâche, changer de référent. Ce

dessin d'Escher : "Concave, convexe" peut nous aider à mettre en place

cette gymnastique de l'esprit qui consiste en changeant de référent à

voir la même chose autrement.

 

Bien sûr ! C’est un autre procédé, très différent de celui de l’analogie  quasi totale avec un autre concept.

 

Mais cette fois-ci on s’éloigne résolument de la science et de ses règles pour entrer dans le domaine de l’art, souvent persuasif, qui explore lui aussi très bien les imperfections de la perception humaine, les illusions d’optique, mais fait aussi référence au surréalisme comme dans le cas de ce travail de M.C ESCHER qui est assez fantastique il faut bien le dire.

Néanmoins, la notion de concave ou convexe, sous certains angles n’est pas facile à discriminer car notre équipement neuronal des aires visuelles, bien que très sophistiqué n’est tout simplement pas apte à saisir ces nuances d’importance. Alors, on se perd dans les pavages ou dans des motifs de papiers peints qui se répètent.

Heureusement, pour s’en sortir, le néocortex a d’autres outils d’analyse et de compréhension…

 

 

En prenant la partie de droite comme référent tout le dessin semble

convexe. Une fois cette vision bien en place, on s'amuse à prendre le

côté gauche en référent et là tout ce qui était convexe devient concave.

 

Le point de fixation de l’œil est en effet très important et notre perception-représentation peut varier très très vite.

 

 

C'est à cette gymnastique qu'il faut avoir recours, et en ce qui nous

concerne cela se traduit par chausser les lunettes de méméticien. C'est

à dire faire l'hypothèse que les idées agissent plus sur nous que nous

sur elles.

 

Faire l’hypothése ? Voilà une méthode qui pourrait ressembler à s’y méprendre à une première étape de méthode scientifique. Mais il faut y adjoindre tout un protocole rigoureux pour parvenir à une validation de cette hypothèse.

Le problème c’est  — si d’aventure  — les méméticiens chaussaient les mauvaises lunettes, qu’ils pourraient voir des choses contraires à la vérité, imaginaires ou délirantes. Convexe quand c’est concave ou vice versa.

Faire l’hypothèse que les idées agissent plus sur nous que nous sur elles, ça c’est un acte de foi ! Pour ma part, je préfère observer ce qui se passe, compiler les résultats et les analyser.

 

Un changement de réfèrent qui petit à petit va nous faire voir autrement.

Tout est pareil et en même temps tout est différent. Si ce n'est plus moi

qui ai le contrôle de mes idées mais elles qui fonctionnent pour leur

propre compte (à l'insu de mon plein gré) cela signifie que ce que je suis

en train d'écrire prend forme malgré moi.

 

On revient très très vite au libre-arbitre et à l’usage de la conscience. Bien sûr que ce que tu as écrit, comme ce que je fais moi-même prend essentiellement forme compte tenu de nos vécus respectifs, des idées qui nous ont construits, pénétrés quelquefois à l’insu de notre plein gré comme les piqûres que subissait Virenque. (° !*) Mais j’espère que, comme moi tu as parfois réagi, refusé de tendre la fesse sans savoir pour autant ce qu’il y avait dans la seringue

 

 

 

Bien sûr pas contre moi sans que je ne puisse rien faire. Juste comme

une plante poussant au milieu des autres simplement parce que les

conditions lui permettant d'éclore sont réunies. Nous essayons tous plus

ou moins de réunir ces conditions permettant à nos idées de prendre vie

mais on voit bien aux résultats que si nous avions le contrôle les choses

se feraient autrement. Peut-être un peu plus comme on le souhaite.

 

Comparer Homo sapiens à une plante est fort sympathique mais il y a quand même de grosses différences entre ces deux êtres vivants. J’ai entendu souvent dire cette bêtise à de jeunes enfants pour leur faire un semblant d’éducation « rigoureuse » à la sexualité (appelée éducation sexuelle) et sur le sujet de la reproduction des hommes et des femmes sur notre Planète Bleue. Je peux te dire que cette analogie de la petite graine que le papa dépose dans le ventre de la maman a posé plus de problèmes à ces gamins que les roses et les choux.

Il faut appeler un chat et reconnaître qu’il miaule.

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Merlin des mèmes - dans Mémétique appliquée
commenter cet article

commentaires