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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 12:18
Je voulais commencer cette année 2010 par un hommage à ce formidable ténor. Quels qu'aient été ses défauts (et il en avait) ce fut un chanteur fantastique. Puissant, sombre, dramatique, expressif, sa voix fait encore trembler et pleurer.

Je pense que c'est cet air de la Tosca qui convient le mieux à Luciano PAVAROTTI : il lui permet d'exprimer tout son talent (qui était immense) dans tous les domaines de sa voix.


Pavarotti - Tosca - E lucevan le stelle
envoyé par Quarouble. - Regardez la dernière sélection musicale.




Mais écoutez donc cette puissance ! Et les deux autres ténors, Carreras et Domingo sont magnifiques eux aussi. Que c'est beau !


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Published by Merlin le zététicien des Mèmes - dans Légendes d'hier & d'aujourd'hui
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commentaires

aimela 22/01/2010 10:09


Désolée Merlin, j'ai essayé d'écouter un peu  mais cela n' est pas passé, je suis sourde à la musique, ce n'est pourtant pas les efforts que je fais ( voir blog de viviane ) mais cela entre à peine  et à toutes petites doses mais je te fais confiance pour la beauté de la voix . Amitié


Merlin le zététicien des Mèmes 23/01/2010 16:16



Tu sais Martine, il y a plusieurs sortes de cécités :
- La cécité verbale ; on ne voit plus les mots
- La cécité tout court ; on ne voit plus rien
- La cécité aux couleurs
Quand les sons des voix humaines ne vibrent pas dans notre for intérieur c'est sans doute qu'on n'a pas eu l'occasion de les accorder dans notre
enfance.
Il en est de même pour l'insensibilité aux belles oeuvres de peinture : ça laisse certains de marbre. Mais il ne faut pas se culpabiliser car ça peut venir un
jour...
Aimes-tu les bruits de l'orage qui gronde ? Qu'est-ce que tu apprécies comme musique, comme chanteurs ?
Se laisser porter par la voix pour partager l'émotion transmise.

Mais tu sais, tu aimes ce que tu aimes et ce n'est déjà pas mal je trouve. Bien à toi. Avec mes amitiés... Mais je ne peux pas le chanter dans ce commentaire.
;o((



Viviane 17/01/2010 17:10


Cette voix immense a demandé sans nul doute beaucoup au corps qui l'abritait. Il court une légende depuis des années et années selon laquelle les chanteurs d'opéra doivent à tout prix s'ils veulent
avoir du coffre être bien enrobés. C'est une " dérive " née de la méconnaissance du métabolisme particulier des artistes lyriques. leur travail est celui d'un travailleur de force et ils doivent en
effet beaucoup manger pour compenser les efforts surhumains ( je rejoins ton idée de voix de Dieu dans sa couleur tonnante) qu'ils fournissent. mais ils doivent manger de manière adaptée, des
glucides lents, pas ces trucs qui engraissent et hélas, Pavarotti a payé le prix fort pour une alimentation mal contrôlée...

sais tu que la puissance de la voix s'est développée avec le temps dans l'histoire de l'opéra? Aux tous débuts, les chanteurs étaient accompagnés d'un clavecin et d'une basse ( en général une viole
de gambe). Point trop besoin de puissance avec un tel environnement. mais peu à peu ce sont des petites formations instrumentales puis de petits orchestres, puis de gros orchestres qui les ont
soutenus. cela allait de pair d'ailleurs avec le développement prodigieux ( en particulier à Venise qui en construisit entre le XVI ème et  XVII ème siècle pas moins de seize )  des
salles de théâtre dédiées à l'art du chant. Ceci aboutit un jour au théâtre " à l'italienne " véritable caisse de résonance qui demandait cependant aux chanteurs de passer par-dessus la fosse
d'orchstre et d'aller " cogner " loin dans les derniers rangs du théatre.

Ce sont de grands artistes comme Manuel Garcia, papa de la Malibran et de Pauline
Viardot, qui développèrent la connaissance de l'utilisation des résonateurs maxillo-faciaux car jusqu'à lui, le bel canto privilégiait l'articulation et la couleuir vocale plutôt que la
puissance...

Merci de ce retour vers une grande voix!


Merlin le zététicien des Mèmes 20/01/2010 16:35


Manuel GARCIA, je ne l'ai pas bien connu car j'étais beaucoup trop jeune à l'époque. Un cousin à toi ? (°!*) Mais je vois parfois, dans les coulisses le travail
d'athlète qu'accomplit Roberto ALAGNA et c'est vrai que c'est un travail de forçat. Je pense néanmoins que les gros gabarits (les grosses caisses) c'est un peu un mythe car il y eut de magnifiques
voix de ténors chez des hommes de prestance normale. Oui, PAVAROTTI a sans doute abusé de beaucoup de choses  mais au milieu de tous ces grands des voix en or, il est celui qui m'impressionne
le plus, encore maintenant. Je ne sais pas bien analyser pourquoi : sans doute sa puissance et la coloration de sa voix mais sûrement aussi la densité dramatique qu'il met dans ses interprétations,
au-delà d'une grande sensibilité.