L'esclavage de l'heure

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TEMPUS FUGIT...
 

Le temps s'en va madame
Las le temps
Mais nous nous en allons

Et tôt serons étendus sous la lame...
 

Un univers pascalien

 
Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.

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Le libre arbitre des hommes consiste à choisir la femme qui décidera à leur place.

C’est le propre des censures violentes d’accréditer les opinions qu’elles attaquent.
(Voltaire)

Si tu ne mènes pas ton propre combat, on fera de toi le combattant d'une cause qui n'est pas la tienne.

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  • : Merlin le zététicien des Mèmes
  • memetics-story
  • : Homme
  • : 01/01/2008
  • : Pontorson

Présentation

Dimanche 11 mai 2008

Il n'est pas facile de faire de l'histoire au sujet des peuples Celtes car ceux-ci n'ont pas laissé de documents écrits. Leurs connaissances se transmettaient exclusivement oralement. Il nous faut donc, pour essayer de bien comprendre leur manière de vivre, leur civilisation, nous contenter de ce qu'en ont écrit les peuples étrangers qui les côtoyaient, notamment les Grecs et les Romains.


Enseignement de l'histoire à l'école primaire

Cette note d'histoire 1/3 est la première d'une série de trois articles dont les deux premiers présenteront des exposés de groupes de cinq élèves présentés aux autres du groupe classe avec l'appui documentaire et méthodologique de l'enseignant préalable à ce travail. Le n° 3/3 sera une sorte de conférence de l'enseignant qui fera la synthèse et les mises au point nécessaires dans la perspective de faire mémoriser à tous les acquisitions possibles à la suite de ces trois séquences. La perspective globale est de faire comprendre ce qu'est la discipline de l'histoire en faisant parler les documents d'époque et en utilisant toutes les ressources de la logique.
Cette séquence évoquera
- leurs caractéristiques générales, telles qu'elles furent perçues par des anciens comme Strabon
- leur organisation en tribus homogènes bien définies et nommées de manière précise
- leur habitat (avec la pièce à vivre) et leurs constructions annexes
- l'agriculture gauloise et son inventivité
- la métallurgie et l'art celtiques à partir d'objets exceptionnels


Des textes anciens comme ceux de Strabon d'Amassée (57 avant JC-25 après JC)  nous dépeignent les Gaulois tels que lui-même les voyait :

5.  Τῷ δ' ἁπλῷ καὶ θυμικῷ πολὺ τὸ ἀνόητον καὶ ἀλαζονικὸν πρόσεστι καὶ τὸ φιλόκοσμον· χρυσοφοροῦσί τε γάρ, περὶ μὲν τοῖς τραχήλοις στρεπτὰ ἔχοντες, περὶ δὲ τοῖς βραχίοσι καὶ τοῖς καρποῖς ψέλια, καὶ τὰς ἐσθῆτας βαπτὰς φοροῦσι καὶ χρυσοπάστους οἱ ἐν ἀξιώματι. Ὑπὸ τῆς τοιαύτης δὲ κουφότητος ἀφόρητοι μὲν νικῶντες, ἐκπλαγεῖς δ' ἡττηθέντες ὁρῶνται. Πρόσεστι δὲ τῇ ἀνοίᾳ καὶ τὸ βάρβαρον καὶ τὸ ἔκφυλον, ὃ τοῖς προσβόρροις ἔθνεσι παρακολουθεῖ πλεῖστον, τὸ ἀπὸ τῆς μάχης ἀπιόντας τὰς κεφαλὰς τῶν πολεμίων ἐξάπτειν ἐκ τῶν αὐχένων τῶν ἵππων, κομίσαντας δὲ προσπατταλεύειν + τὴν θέαν τοῖς προπυλαίοις. Φησὶ γοῦν Ποσειδώνιος αὐτὸς ἰδεῖν ταύτην τὴν θέαν πολλαχοῦ, καὶ τὸ μὲν πρῶτον ἀηθίζεσθαι, μετὰ δὲ ταῦτα φέρειν πρᾴως διὰ τὴν συνήθειαν. Τὰς δὲ τῶν ἐνδόξων κεφαλὰς κεδροῦντες ἐπεδείκνυον τοῖς ξένοις, καὶ οὐδὲ πρὸς ἰσοστάσιον χρυσὸν ἀπολυτροῦν ἠξίουν. Καὶ τούτων δ' ἔπαυσαν αὐτοὺς Ῥωμαῖοι, καὶ τῶν κατὰ τὰς θυσίας καὶ μαντείας ὑπεναντίων τοῖς παρ' ἡμῖν νομίμοις. Ἄνθρωπον γὰρ κατεσπεισμένον παίσαντες εἰς νῶτον μαχαίρᾳ ἐμαν τεύοντο ἐκ τοῦ σφαδασμοῦ. Ἔθυον δὲ οὐκ ἄνευ Δρυϊδῶν. Καὶ ἄλλα δὲ ἀνθρωποθυσιῶν εἴδη λέγεται· καὶ γὰρ κατετόξευόν τινας καὶ ἀνεσταύρουν ἐν τοῖς ἱεροῖς καὶ κατασκευάσαντες κολοσσὸν χόρτου καὶ ξύλων, ἐμβαλόντες εἰς τοῦτον βοσκήματα καὶ θηρία παντοῖα καὶ ἀνθρώπους, ὡλοκαύτουν.

5. A leur franchise, à leur fougue naturelle les Gaulois joignent une grande légèreté et beaucoup de fanfaronnade, ainsi que la passion de la parure, car ils se couvrent de bijoux d'or, portent des colliers d'or autour du cou , des anneaux d'or autour des bras et des poignets, et leurs chefs s'habillent d'étoffes teintes de couleurs éclatantes et brochées d'or. Cette frivolité de caractère fait que la victoire rend les Gaulois insupportables d'orgueil, tandis que la défaite les consterne. Avec leurs habitudes de légèreté, ils ont cependant certaines coutumes qui dénotent quelque chose de féroce et de sauvage dans leur caractère, mais qui se retrouvent, il faut le dire, chez la plupart des nations du Nord. Celle-ci est du nombre : au sortir du combat, ils sus-pendent au cou de leurs chevaux les têtes des ennemis qu'ils ont tués et les rapportent avec eux pour les clouer, comme autant de trophées, aux portes de leurs maisons. Posidonius dit avoir été souvent témoin de ce spectaçle, il avait été long à s'y faire, toutefois l'habitude avait fini par l'y rendre insensible. Les têtes des chefs ou personnages illustres étaient conservées dans de l'huile de cèdre et ils les montraient avec orgueil aux étrangers, refusant de les rendre même quand on voulait les leur racheter au poids de l'or. Les Romains réussirent pourtant à les faire renoncer à cette coutume barbare ainsi qu'à maintes pratiques de leurs sacrificateurs et de leurs devins qui répugnaient trop à nos moeurs : il était d'usage, par exemple, que le malheureux désigné comme victime reçût un coup de sabre [à l'endroit des fausses côtes,] puis l'on prédisait l'avenir d'après la nature de ses convulsions [et cela en présence des Druides], vu que jamais ils n'offraient de sacrifices sans que des Druides y assistassent. On cite encore chez eux d'autres formes de sacrifices humains : tantôt, par exemple, la victime était tuée [lentement] à coups de flèches, tantôt ils la crucifiaient dans leurs temples, ou bien ils construisaient un mannequin colossal avec du bois et du foin, y faisaient entrer des bestiaux et des animaux de toute sorte pêle-mêle avec des hommes, puis y mettant le feu, consommaient l'holocauste.

Un élève lit ce texte traduit à voix haute pour en faire partager le contenu à ses camarades auditeurs...




Les peuples Gaulois qui vivaient en France et aux alentours

Nous nous intéresserons particulièrement aux Unelles, au Abrincates, aux Viducasses, aux Bajocasses et aux Lexoviens puisque c'était les peuples qui vivaient à l'époque sur la Basse-Normandie actuelle. On compte ainsi pas loin de 90 groupes organisés dont on a retrouvé la trace sur les territoires représentés sur la carte ci-dessous.





Comment vivaient ces peuples gaulois qui, pour une petite part sont malgré tout nos prédécesseurs, un peu nos ancêtres lointains ?



L'habitation gauloise est rectangulaire et assez spacieuse. Sa structure est en bois pour l'armature des murs qui sont faits de terre mélangée à de la paille. La toiture est couverte de chaume. Elle comprend une partie dans laquelle se retrouvent souvent le foyer (dont la fumée s'échappe par une ouverture vers la pointe du pignon), un four à pain et du moblier de cuisine indispensable. Ce type de maison est semblable en tous points à toutes les maisons danubiennes et scandinaves de la même époque.
La hutte circulaire montée sur des poteaux est une réserve à céréales. Les pierres qui surmontent le colonnes sont installées ainsi pour empêcher les rongeurs (comme les rats) d'aller piller les réserves de blé (par exemple) de la famille. Le puits et une réserve s'ajoutent à l'habitation principale.



Ces éléments de l'habitat gaulois ont pu être reconstitués grâce à des fouilles archéologiques sur des sites occupés il y a 2000 ans ou plus par des peuples Celtes.
Faire un court résumé expliquant comment est leur conçue leur habitation, l'intérieur et ce qu'ils sont supposés y faire.
(La partie repos-couchage est à l'opposé de celle où s'imposent le foyer et le four. Le four était d'ailleurs quelquefois dehors.)
Les animaux se retrouvent parfois sous le même toit que les humains et dans ce cas la maison fait 20 m de long parfois...



Hutte gauloise selon une illustration d'un livre d'histoire SUDEL des années 1940-1950
(Qu'en pensez-vous ?)

Il semble que souvent à cette époque il y ait eu confusion dans les fouilles entre les constructions qui servaient de greniers et de réserves diverses de nourriture avec les habitations proprement dite. Mais cela n'interdit pas de penser qu'il a pu y avoir des habitations circulaires, mais beaucoup plus grandes ou alors servant parfois de forge ou d'ateliers de tissage. Mais souvent, les bâtiments réservés aux humains et servant aussi d'abris hivernaux aux animaux étaient rectangulaires. Il en était de même pour les maisons scandinaves et danubiennes.

LES ACTIVITÉS AGRICOLES

La moissonneuse

 « Dans les vastes domaines des Gaules, une énorme caisse garnie de dents est conduite sur deux roues à travers les moissons par un bœuf qui la pousse devant lui, les épis arrachés par les dents tombant à mesure dans le coffre. »

 Pline, Histoire naturelle.




LA MÉTALLURGIE & L'ART


Ce somptueux casque d'Agris date du IVème siècle avant Jésus Christ. Le timbre est en fer, le couvre-nuque est riveté sur celui-ci. Le décor est exécuté sur une feuille de bronze recouverte d'une feuille d'or. On remarque aussi le protège-oreille richement décoré.
Cet objet précieux est exposé au musée d'Angoulème.





















La forge








Les fers des équidés sont forgés par forgerons gaulois avec toute la capacité d'adaptation qui les caractérise.












Il en est de même pour la confection des outils agricoles dont
chacun d'eux a une fonction, un usage  bien spécifique :







Une bêche gauloise




Le chaudron de Gundestrup est un chaudron celtique du IIème siècle avant Jésus Christ retrouvé dans une tourbière du Jutland au Danemark. Il est constitué de l'assemblage de 13 plaques d'argent. On peut le voir au musée national du Denemark à Copenhague. C'est un objet fantastique dont les motifs figuratifs sont très réalistes.




Le cratère de Vix est un vase de bronze découvert en 1953 dans la tombe d'une princesse de Vix en Côte d'Or (21). Il date de 510 ans avant Jésus Christ.
par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Peuples du monde
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Jeudi 18 octobre 2007
Sur le blog d'une vieille connaissance datant de la fin du siècle dernier, un autre blogueur a déposé un commentaire que voici :

Si le ciel n'est pas mon toit, c'est que je vis dans une tombe,


Pour moi, vivre pour travailler signifie la perte de toute liberté et le début de l'esclavage,


Si je viens étaler ma misère aux marges de vos villes opulentes, c'est surtout pour vous faire comprendre qu'on peut  être heureux autrement,


Alors si vous n'avez toujours pas compris ces évidences, crevez petits Gadjo Dilo,  crevez de vos jouissances petits blancs,


Mais permettez-moi de vous avouer : je suis Manouche, certes, mais vos poules ne sont plus assez grasses à mes yeux !

Commentaire n° 2 posté par: kalima  (site web)   le 13/10/2007 - 03:52:22

Et moi qui pensais encore

Last night the Gypsies came
Nobody knows from where
And where they have gone to
Nobody knows
And nobody seems to care

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Saltimbanques

A Louis Dumur.

Dans la plaine les baladins
S'éloignent au long des jardins
Devant l'huis des auberges grises
Par les villages sans églises

Et les enfants s'en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe

Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours, des cerceaux dorés
L'ours et le singe animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage


Guillaume APOLLINAIRE, Alcools (1913)
© 1920 Éditions Gallimard



                   Bohémiens en Voyage

 
   
  La tribu prophétique aux prunelles ardentes
  Hier s'est mise en route, emportant ses petits
  Sur son dos, ou livrant à leurs fiers appétits
  Le trésor toujours prêt des mamelles pendantes.
   
5 Les hommes vont à pied sous leurs armes luisantes
  Le long des chariots où les leurs sont blottis,
  Promenant sur le ciel des yeux appesantis
  Par le morne regret des chimères absentes.
   
  Du fond de son réduit sablonneux, le grillon,
10 Les regardant passer, redouble sa chanson;
  Cybèle, qui les aime, augmente ses verdures,
   
  Fait couler le rocher et fleurir le désert
  Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert
  L'empire familier des ténèbres futures.


Charles Baudelaire



Les bohémiens

À Gustave de Coutouly.

Vous dont les rêves sont les miens,
Vers quelle terre plus clémente,
Par la pluie et par la tourmente,
Marchez-vous, doux Bohémiens?

Hélas ! dans vos froides prunelles
Où donc le rayon de soleil ?
Qui vous chantera le réveil
Des espérances éternelles ?

Le pas grave, le front courbé,
A travers la grande nature
Allez, ô voix de l'Aventure !
Votre diadème est tombé !

Pour vous, jusqu'à la source claire
Que Juillet tarira demain,
Jusqu'à la mousse du chemin,
Tout se montre plein de colère.

On ne voit plus sur les coteaux,
Au milieu des vignes fleuries,
Se dérouler les draperies
Lumineuses de vos manteaux !

L'ennui profond, l'ennui sans bornes,
Vous guide, ô mes frères errants !
Et les cieux les plus transparents
Semblent sur vous devenir mornes.

Quelquefois, par les tendres soirs,
Lorsque la nuit paisible tombe,
Vous voyez sortir de la tombe
Les spectres vains de vos espoirs.

Et la Bohème poétique,
Par qui nous nous émerveillons,
Avec ses radieux haillons
Surgit, vivante et fantastique.

Et, dans un rapide galop,
Vous voyez tournoyer la ronde
Du peuple noblement immonde
Que nous légua le grand Callot.

Ainsi, dans ma noire tristesse,
Je revois, joyeux et charmants,
Passer tous les enivrements
De qui mon âme fut l'hôtesse ;

Les poèmes inachevés,
Les chansons aux rimes hautaines,
Les haltes au bord des fontaines,
Les chants et les bonheurs rêvés ;

Tout prend une voix et m'invite
A recommencer le chemin,
Tout me paraît tendre la main...
Mais la vision passe vite.

Et, par les temps mauvais ou bons,
Je reprends, sans nulle pensée,
Ma route, la tête baissée,
Pareil à mes chers vagabonds !

Albert GLATIGNY (1839-1873)


On se quitte sur une petite impro ?





Improvisation - Jazz Manouche
envoyé par floopM



Non, continuez de rêver ! Ne crevez pas petits Manouches, Roms, Gitans ou Bohémiens. Votre vie vous appartient, avec ou sans poules dodues. Avec votre manière d'être heureux accordée à celles de notre temps : (santé, éducation, habitation confortable même avec toit transparent et sensible au scintillement des étoiles.) (°!*)
Le dernier que j'ai vu à ma porte était un petit rémouleur. Il avait à peine 18 ans. Ah, les petits métiers pour eux non plus ce n'est pas facile.
                 
Un Gadjo dilo (parmi tant d'autres...)
par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Peuples du monde
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Mercredi 17 octobre 2007



J'ai rencontré il y a peu de temps chez moi, dans mon village, Rona  HARTNER qui joue le rôle de Sabina dans Gadjo dilo.  J'ai pu discuter un moment avec elle. C'est une jeune femme de 34 ans qui a une pêche d'enfer et qui est extraordinairement sympathique et lucide...

Vous la verrez peut-être en 2008 dans un film qu'elle vient de tourner sous la direction de Xavier DELUC "Tombé d'une étoile".







Ballade tzigane


Gadjo dilo, cet étranger chez les Tziganes de Roumanie, est à la recherche d'une femme qui chante et dont le nom, gravé sur une cassette est Nora LUCA. Stéphane est aimable et très à l'écoute de ces gens qu'il rencontre et auprès desquels il trouve l'amitié et l'amour.

Romain DURIS est Stéphane & Rona HARTNER est Sabina.

Quand je pense que certains souhaitent que les gadjo dilo crèvent...
Qu'est-ce qu'ils ont dû souffrir pour ressortir tant de haine !
par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Peuples du monde
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Dimanche 14 octobre 2007
Toute l'âme de l'Afrique en quelques percussions : "Africa"
Jeune femme Ndebele

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  J'ai rencontré celle-ci dans une échoppe de Cape Town. Elle avait l'air toute triste : je lui ai raconté une petite sornette de goublin et elle s'est mise à sourire, avec retenue quand même !
L'histoire des Ndebele est une histoire de résistance aux invasions. Ils sont apparentés aux deux grands groupes ethniques d'Afrique du Sud, les Zoulous et les Xhosa (dont Nelson Mandela est le plus prestigieux représentant.)
Cette ethnie très ancienne  a créé une culture très spécifique, unique en Afrique. Ils ont résisté aux Hollandais. En dépit de toutes sortes de brimades et de l'Apartheid, les Ndebelés sont restés fidèles à leur culture et notamment à un art décoratif mural très coloré et géométrique, apanage des femmes car si les hommes construisent les maisons, seules les femmes sont habilitées à en peindre les façades. L'abstraction est de rigueur, et chaque femme puise dans son inspiration personnelle pour mélanger couleurs et figures. La représentation d'objets ou d'animaux reste une exception.

D'après  ce site

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Poupées Ndebelés avec perles multicolores



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Dimanche 14 octobre 2007
Un reportage plein de vie de Viviane LAMARLÈRE




Partir, est-ce partir à la rencontre de la nostalgie ou de sa résolution ?

Ce matin là, une sorte de brume rose s’attarde autour de notre région Girondine, qui ne demande qu’à être crevée.

Avec un soulagement teinté de crainte sourde nous laissons derrière nous l'apparente monotonie des vallons viticoles pour des régions plus abruptes ou nuancées, empruntant les routes départementales ou les chemins vicinaux plutôt que les grands axes. Nous aimons entrer en biais dans les paysages, les surprises n'en sont que plus délicates.
D'autant que nous allons enfin tous deux réaliser un rêve d’enfants, la rencontre des vieux volcans, de ce que notre imaginaire a bâti sur leurs flancs, de ces églises Romanes dont la richesse nous paraît inépuisable dans notre région et dont nous savons par avance que nous serons récompensés de notre quête… là-bas.

Là-bas. Mot magique. Mot qui tel un drap recouvre tout ce qui est caché sous le sable ou la cendre. Mot d'autant plus puissant que ce voyage, nous qui avons vécu à l'étranger et connaissons à peine la France, nous le préparons depuis toujours.
Comme à chacun de nos voyages, dès que l’environnement s’y prête, je composerai un petit bouquet rond de fleurs des fossés qui sera posé devant le tableau de bord dans un petit verre en carton. Ce temps de cueillette donne à Michel celui de photographier des variations dans les espèces locales : l'une de nos multiples passions communes est la flore des fossés, des pierres et des chemins. Trésor inestimable que personne ne remarque et pourtant…
Précisons que nous partons toujours munis de maints ouvrages de botanique et ne cueillons que des espèces abondantes. Nous allons par exemple rencontrer avec une émotion indicible la grande campanule et nous satisferont de la photographier... simplement.
Voici le premier bouquet, cueilli au bord d’une route…



Il y en aura un par jour, parfois deux ou trois selon les régions traversées, qui illustrera la flore locale.
Pour l’heure nous avançons à pas d’escargot car tout nous est prétexte à un arrêt. 900 photos en une semaine, la sélection sera très difficile.
Pourtant il est quelques détails de cette première journée et ils concernent la couleur de la pierre.
Derrière nous se réveillent la blondeur des pierres Girondines et les rives de la Vézère -si souvent descendue en canoë. Nous adorons le canoë Michel et moi et avons souvent remporté des compétitions locales ou même régionales dans notre catégorie (senior) je peux ramer six heures d'affilée, cela ne me fatigue pas et Michel est un extraordinaire pilote, le seul avec lequel j'accepte d'embarquer car je suis sûre qu'il ne me mettra pas à l'eau (j'ai appris à nager vers 30 ans...). Après une courte visite nous quittons une nouvelle fois Sarlat, cité de naissance d'Etienne de la Boétie.

Dans cette ville si chaleureuse dont voici de belles vues nocturnes ( les pavés de Sarlat sont à peine moins dorés que les murs des maisons, c'est dire dans quel écrin on se sent vivre)  un bel édifice  qui se trouve être ... un gîte rural!


Sur les contreforts des monts du Cantal, nous faisons une courte halte dans une forêt étrange par la régularité de ses futs. La photo ne donne pas idée de son étirement à flanc de colline, sans limites visibles. Pas de traces de coupe ou de passage de machines, elle pousse ainsi, chaque arbre laissant la place aux autres sur un sol déjà sec.
Une promenade d'à peine un quart d'heure dans un vent très frais (la voiture nous a annoncé 10 degrés au lieu de cette halte) nous y fera perdre tout sens de l'orientation. Au point de douter de l'immobilité des arbres.
L' humain est si facilement pris au piège des apparences. Nous sortirons de cet endroit étonnés, ne sachant plus la frontière entre notre esprit et celui de la forêt.






Puis nous montons vers Aurillac et les pierres grises des demeures féodales Auvergnates.


Ici le château de Pesteils dans lequel Jean Cocteau tourna son film " L'éternel retour". Niché à 700 mètres dans le creux d'une colline, l'abondante végétation le rend invisible de la route. Construit au XIIIème, il n'a conservé de l'époque féodale que son donjon et une tour. Le corps de logis a été restauré au XVII ème et comme presque partout dans les chateaux de cette région, les murs  sont enduits de fresques superbes.
Un rapide  diaporama de l'intérieur de ce chateau.

Nous n'allons pas tarder à découvrir que cette région dont le temps a si suavement modelé les ardeurs fut longtemps parcourue de pillards. L'architecture s'en ressent. Le moindre village y est fortifié, des vestiges de fortins surplombent le moindre promontoire.  La pierre volcanique y propose un contraste extraordinaire avec la verdure partout présente.

Je vous réserve pour le dernier épisode des photos fabuleuses de la route des crêtes du Cantal ... patience!

Et pendant que nous contemplons des époques déjà mortes... dans les fossés la vie continue!



Nous serons très surpris de la taille de certaines de ces bestioles, ici elles sont petites, mais certaines mesurent bien huit centimètres. On n'en trouve pas d'aussi grosses et vertes par chez nous. Dans un chapitre suivant vous en verrez un (e) posé (e) dans ma main, c'est assez... étonnant!

Dimanche 20 Août 2006
par Merlin le zététicien des Mèmes publié dans : Peuples du monde
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