L'esclavage de l'heure

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TEMPUS FUGIT...
 

Le temps s'en va madame
Las le temps
Mais nous nous en allons

Et tôt serons étendus sous la lame...
 

Un univers pascalien

 
Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.

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Le libre arbitre des hommes consiste à choisir la femme qui décidera à leur place.

C’est le propre des censures violentes d’accréditer les opinions qu’elles attaquent.
(Voltaire)

Si tu ne mènes pas ton propre combat, on fera de toi le combattant d'une cause qui n'est pas la tienne.

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  • : Merlin le zététicien des Mèmes
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  • : 01/01/2008
  • : Pontorson

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Lundi 30 janvier 2006
Un dernier extrait pour cette série d'aujourd'hui. Moi j'aime beaucoup !
Qui ? Dans quoi ?


   Elle se leva et se mit à marcher, après avoir allumé une autre cigarette, et elle dictait, en soufflant des filets de fumée qui sortaient d'abord tout droit d'un petit trou rond au milieu de ses lèvres serrées, puis s'élargissant, s'évaporaient en laissant par places, dans l'air, des lignes grises, une sorte de brume transparente, une buée pareille à des fils d'araignée; parfois, d'un coup de sa main ouverte, elle effaçait ces traces légères et plus persistantes; parfois aussi elle les coupait d'un mouvement tranchant de l'index et regardait ensuite, avec un attention grave, les deux tronçons d'imperceptibles vapeur disparaître lentement.
    Et Le Bateleur, les yeux levés, suivait tous ses gestes, toutes ses attitudes, tous les mouvements de son corps et de son visage occupés à ce jeu vague qui ne prenait point sa pensée.
Elle imaginait les péripéties de la route, portraiturait des compagnons de voyage inventés par elle, et ébauchait une aventure d'amour...[......]
Puis, s'étant rassise, elle interrogea Le Bateleur sur la topographie de l'Algérie qu'elle ignorait absolument. En dix minutes, elle en sut autant que lui et elle fit un petit chapitre de géographie politique et coloniale pour mettre le lecteur au courant et le bien préparer à comprendre les questions sérieuses qui seraient soulevées dans les articles suivants.

Bon, tu me pardonneras Luc. J'ai mis "Le Bateleur" en lieu et place du véritable nom du personnage mais je suis prêt à témoigner que ce n'était pas toi qui étais à ses côtés, tout au moins ce jour-là. ;o))
par Jean-Pierre CRESPIN publié dans : Grâce au feu
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Lundi 30 janvier 2006
    Un texte qui est le début d'un ouvrage assez récent pour réjouir les amoureux du Nouveau Monde...
Quel est le titre du livre et le nom de l'auteur (qui a quand même obtenu le prix fémina il y a quelques décennies !)
QUI  EST-CE ? C'est dans  ..............................   ........................... ?


   "C'était un jour où, plus que les autres, l'Amérique me manquait, au point que je me sentais, dans le Vieux Monde où je suis né et où je vis, en manque du Nouveau. En exil. Des merveilles depuis le matin entraient en moi, sortaient de moi, revenaient, rapides à la façon des nuages que le vent prend en chasse, merveilles fiévreuses puisées à mes voyages américains et que la mémoire, qui les avait retenues, activait, là dans la forge des souvenirs dont elle poussait soudain les feux mais je reconnaissais d'autres images, à venir et à vérifier celles-là, toutes issues de mes lectures, de mon savoir, de ma voyance, de ma méditation, appréhension et impatience des choses d'Amérique. Faucon Pélerin a surgi à ce moment où tant de richesses eussent pu me submerger...
   De toutes les images qui me font une vie intérieure, le faucon pélerin est celle peut-être que je j'aime le plus... Celle dont j'ai le plus besoin, en Europe. Un jour, voici longtemps, mon esprit happa l'oiseau, qui depuis lors ne cesse de m'habiter. En moi son nid, ses erres, ses pinces...
Mystère Faucon Pélerin. Les autres me traversent mais lui, son aire est en moi."
par Jean-Pierre CRESPIN publié dans : Grâce au feu
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Lundi 30 janvier 2006
Voici un bref extrait d'un roman dont je vous demande quel est le titre ainsi que le nom de son auteur.




"La nuit était décidément très chaude et A.............. ressentit encore l'impression de vertige qui l'avait saisi peu avant d'arriver chez lui. Sa vue se brouilla, il en vint à perdre l'équilibre et faillit tomber de sa chaise. Quand il se fut remis d'aplomb et que son esprit fut redevenu lucide, il se leva, alla ouvrir les trois grandes portes-fenêtres du salon et fit quelques pas sur la terrasse entourant la maison. Il resta un moment à contempler les lumières de la ville et, un peu plus loin, la masse opaque du Centre. Même la nuit ne parvenait pas à rafraîchir le désert.
A.............. n'avait pas d'enfants et n'éprouvait nullement d'en avoir depuis le départ d' Anna.... Pourtant, cette prédiction le rendait heureux. Sans doute se dit-il un peu plus tard -  fut-ce la raison pour laquelle il décida de poursuivre la conversation.
Il revint dans la moiteur du salon et s'installa de nouveau devant la console. Il relut attentivement tous les textes qui s'étaient inscrits depuis le début. En son absence, lautre avait questionné :
 - Vous êtes toujours là, Professeur ? Vous êtes encore là ?"
par Jean-Pierre CRESPIN publié dans : Grâce au feu
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Lundi 30 janvier 2006
Voici comme promis, la première d'une série de cinq énigmes :
De qui est ce poème ?
 
LA MER


Ainsi qu’une prairie au printemps sous la brume
La mer s’épanouissait en pétales d’écume
Et papillons géants qui tournent et se penchent
Les mouettes dans leur vol effleuraient ces fleurs blanches


À l’horizon fume le soleil rouge
Pareil à quelque tas broussailleux d’herbes rousses
Qui finit de brûler dans l’ombre
À petites secousses…

Là-bas aussi par où le ciel vient se confondre
Dans la nuance de l’eau
Les mâts des bateaux
Ont l’air de faner sur les roches
Le foin des nuages qui s’effilochent…

Ainsi qu’une prairie au printemps sous la brume
La mer s’épanouissait en pétales d’écume.



par Jean-Pierre CRESPIN publié dans : Grâce au feu
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Mardi 24 janvier 2006
 Une BD décapante va voir le jour au festival d'Angoulème :

L'affaire du voile  par René Pétillon

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"Après avoir expédié son plus que douteux détective, Jack Palmer, enquêter en Corse, René Pétillon le ramène à Paris pour élucider une nouvelle affaire, "l'Affaire du voile".
Madame Clara Pelerin, dentiste stressée, le charge de retrouver sa fille Lucie, disparue subitement. Elle se serait convertie à l'islam le plus radical, voilée jusqu'aux yeux et aurait changé de nom pour s'appeler Yasmina Fatwa.
Jack enquête chez les marchands de tapis de prière avec boussole incorporée indiquant la Mecque, dans les hammams (se trompant bien sûr et y introduisant une mixité mal venue), chez les imams des plus modérés aux plus fondamentalistes (l'un se glorifie d'avoir des fidèles à Guantanamo, l'autre se plaint de la concurrence, lui qui n'en a qu'à Fleury-Mérogis) et finalement dans une bizarre école coranique pour jeunes filles voilées, observant tous les jeûnes même les facultatifs.
Evidemment, Jack a tout faux. Quant à l'auteur, il brouille les pistes et multiplie les quiproquos, se moque doucement des uns comme les autres: les bobos ayant perdu de vue leurs enfants ne sont pas épargnés. Toutefois, Pétillon ne s'est pas "lâché" comme il le fit avec "L'enquête corsse" il y a trois ans. C'est moins outré, moins jubilatoire aussi, plus réservé, plus subtil et peut-être plus précautionneux dans la dérision."
(Albin Michel éditeur. Sortie le 24 janvier. 56 pages couleurs. 12,50 euros)

Qu'on se le lise !...

Oops ! dans le courrier des lecteurs de mon quotidien préféré (obligatoirement préféré puisque je n'ai pas le choix)  j'ai retrouvé ce petit pavé écrit par mes soins en réponse à un petit texte de Mme O. B. qui trouvait le foulard islamique (hidjab) parfaitement à sa convenance dans les lieux publics où les femmes pouvaient porter cet ornement selon elle sans inconvénient pour les autres usagers...

                   

 OUEST-FRANCE du mardi 9 septembre 2003 (Courrier des lecteurs)

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Mais quelques jours plus tard, je recevais avec étonnement une lettre d'un lecteur de Vannes postée au centre de tri de cette ville 48 h plus tard. En voici le contenu :

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   Comme quoi il apparaît clairement que dans un texte, quel qu'il soit, on ne ponctionne que ce qu'on a voulu y voir ! Sacré Émile !
    Hélas, je n'avais pas son adresse pour lui répondre, sinon je me serais fait un plaisir de lui préciser ce que j'entendais réellement par "les vertus supposées de nos grand-mères"...

    Finalement, ce n'est pas si facile de transmettre les mèmes que l'on veut puisque tout dépend de l'état & de la tournure de réceptivité des destinataires...
N'est-il pas ? ;o))





Du vent dans les voiles
par Jean-Pierre CRESPIN publié dans : Grâce au feu
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