HISTOIRE DE LA MÉMÉTIQUE ET DES MÈMES
Vers le blog Al'
Manach
"Il vit surgir, du fond obscur du corridor, un gros rat à la démarche incertaine
et au pelage mouillé. La bête s'arrêta, sembla chercher un équilibre,
prit sa course vers le docteur, s'arrêta encore,
tourna sur elle-même avec un petit cri
et tomba enfin en rejetant du sang
par les babines entrouvertes.
Le docteur la contempla
un moment et remonta
chez lui.
Ce n'était pas au rat qu'il pensait."
(Albert CAMUS, La Peste)
Mieux vaut un rat vivant qu'un chat crevé.
J'étais parti de bonne heure ce matin-là car la veille, j'avais débusqué de son gîte un beau lièvre dans les environs du château de Crosville. J'avais préparé minutieusement mes cartouches avec du plomb n° 4, graissé mon fusil 'Robust-Idéal', un calibre 16 de belle facture qui ne manquerait pas sa cible le moment venu...
Le château de
Crosville
Dans le grand jardin, derrière la splendide demeure, j'aperçus Michèle la propriétaire, et je lui demandai si elle n'avait pas vu le capucin dans les parages. Comme elle s'apprêtait à me répondre, le rouquin sauta du talus et se dirigea vers les marais.
Michèle LEFOL
Michèle me souhaita bonne chance. Je sifflai Princesse ma chienne, une braque, qui avait un flair exceptionnel et un souffle de marathonienne.
Le lièvre s'en allait vers la rivière qui contourne le marais. Il s'orientait vers la butte que nous appelons l'île de Crosville car en hiver lorsque les marais sont totalement inondés, c'est le seul espace de terre qui reste émergé. Là, habitait un vieux misanthrope, Hyppolite LEHADOUEY, une sorte d'ermite qui avait à peu près 70 ans. Sa maison en pierre du pays était encore couverte de chaume et le petit jardin qui l'entourait était remarquablement mal entretenu car le lierre et les ronces y faisaient la loi.
Hyppolite m'aperçut de loin et me cria :
- " Tchi qu' tu traches par ilô ?"
- Vous n'auriez pas vu un lièvre dans le coin Maît' LEHADOUEY ?
- Ah pas à matin mais i vyint souvent par ichin. J' l'y veu aco y' a treis jours.
À peine avait-il achevé cette phase que j'entendis Princesse s'agiter bruyamment. Elle aboya trois fois en direction de la haie et le fuyard repartit vers le marais. Je visai rapidement le cul et tirai les deux coups à la suite. Mon lièvre fit une triple culbute et ma chienne courut vers lui en jappant comme une folle. Nous le tenions...
Le père Hyppolite me félicita et me dit :
- Veux-tu veni beire une moque ?
- Oui, merci à vous, ce n'est pas de refus. Je posai mon gros capucin sur la table de son antre et nous bavardâmes pendant trois bons quarts d'heure en buvant un cidre bouché qui n'était ma foi pas mauvais du tout.
Mais il fallait que je reparte car on m'attendait déjà pour le déjeuner. Il était plus de treize heures...
- "À la prochaine fois Maît' Hyppolite et prenez bien soin de vous !
- Tei itou man garçon, dis byin l' boujou à ta grand-mère de ma part...
- Je n'y manquerai pas. Merci pour la moque. Au revoir !"
Je ne retournai pas à l'Île de Crosville durant l'été car je travaillais dans une ferme à une vingtaine de kilomètres plus à l'ouest.
Après une arrière-saison particulièrement pluvieuse, l'hiver 1962-1963 fut exceptionnellement rigoureux. Les marais étaient inondés comme jamais ils ne l'avaient été et un froid sibérien se répandit, pendant plus de cinq semaines sur ces étendues d'eau à perte de vue. Il fit jusqu'à - 23 ° C. Le lait gelait dans les seaux et les bidons, et cela, même dans les maisons. Une épaisseur de glace de 40 à 50 cm recouvrit nos marécages. Il était devenu possible de rouler en voiture sur cette étendue parfois recouverte d'une couche de 10 cm de neige. La Douve et toutes les rivières étaient prises par les glaces, en tous endroits ,et la mer gelait aussi, détruisant de nombreux coquillages et crustacés de l'estran.
Puis, le printemps revint, tardivement. La glace fondit et l'eau se retira rapidement.
Le 28 mars 1963 — c'était un jeudi — je me décidai à aller rendre une petite visite à Hyppolite LEHADOUEY. Je frappai à sa porte à trois reprises. N'entendant rien, je poussai la porte doucement.
- Père Hyppolite ?
Aucune réponse ! J'avançai dans la pièce sombre et m'approchai de l'alcôve où dormait habituellement le père LEHADOUEY. Il était là, étendu, mais il semblait très amaigri dans des vêtements trop grands. Je m'approchai encore et entrevis un visage complètement décharné et couvert de meurtrissures encore sanguinolentes. Son vieux chat était mort à ses côtés. Il n'avait pas pu assez bien le défendre.
La mort remontait à plusieurs semaines sans doute...
Les rats l'avaient mangé. ©Merlin 10-9-2009
©Merlin 10-9-2009
"Il vit surgir, du fond obscur du corridor, un gros rat à la démarche incertaine
et au pelage mouillé. La bête s'arrêta, sembla chercher un équilibre,
prit sa course vers le docteur, s'arrêta encore,
tourna sur elle-même avec un petit cri
et tomba enfin en rejetant du sang
par les babines entrouvertes.
Le docteur la contempla
un moment et remonta
chez lui.
Ce n'était pas au rat qu'il pensait."
(Albert CAMUS, La Peste)
Mieux vaut un rat vivant qu'un chat crevé.
J'étais parti de bonne heure ce matin-là car la veille, j'avais débusqué de son gîte un beau lièvre dans les environs du château de Crosville. J'avais préparé minutieusement mes cartouches avec du plomb n° 4, graissé mon fusil 'Robust-Idéal', un calibre 16 de belle facture qui ne manquerait pas sa cible le moment venu...
Le château de
CrosvilleDans le grand jardin, derrière la splendide demeure, j'aperçus Michèle la propriétaire, et je lui demandai si elle n'avait pas vu le capucin dans les parages. Comme elle s'apprêtait à me répondre, le rouquin sauta du talus et se dirigea vers les marais.
Michèle LEFOL
Michèle me souhaita bonne chance. Je sifflai Princesse ma chienne, une braque, qui avait un flair exceptionnel et un souffle de marathonienne.
Le lièvre s'en allait vers la rivière qui contourne le marais. Il s'orientait vers la butte que nous appelons l'île de Crosville car en hiver lorsque les marais sont totalement inondés, c'est le seul espace de terre qui reste émergé. Là, habitait un vieux misanthrope, Hyppolite LEHADOUEY, une sorte d'ermite qui avait à peu près 70 ans. Sa maison en pierre du pays était encore couverte de chaume et le petit jardin qui l'entourait était remarquablement mal entretenu car le lierre et les ronces y faisaient la loi.
Hyppolite m'aperçut de loin et me cria :
- " Tchi qu' tu traches par ilô ?"
- Vous n'auriez pas vu un lièvre dans le coin Maît' LEHADOUEY ?
- Ah pas à matin mais i vyint souvent par ichin. J' l'y veu aco y' a treis jours.
À peine avait-il achevé cette phase que j'entendis Princesse s'agiter bruyamment. Elle aboya trois fois en direction de la haie et le fuyard repartit vers le marais. Je visai rapidement le cul et tirai les deux coups à la suite. Mon lièvre fit une triple culbute et ma chienne courut vers lui en jappant comme une folle. Nous le tenions...
Le père Hyppolite me félicita et me dit :
- Veux-tu veni beire une moque ?
- Oui, merci à vous, ce n'est pas de refus. Je posai mon gros capucin sur la table de son antre et nous bavardâmes pendant trois bons quarts d'heure en buvant un cidre bouché qui n'était ma foi pas mauvais du tout.
Mais il fallait que je reparte car on m'attendait déjà pour le déjeuner. Il était plus de treize heures...
- "À la prochaine fois Maît' Hyppolite et prenez bien soin de vous !
- Tei itou man garçon, dis byin l' boujou à ta grand-mère de ma part...
- Je n'y manquerai pas. Merci pour la moque. Au revoir !"
Je ne retournai pas à l'Île de Crosville durant l'été car je travaillais dans une ferme à une vingtaine de kilomètres plus à l'ouest.
Après une arrière-saison particulièrement pluvieuse, l'hiver 1962-1963 fut exceptionnellement rigoureux. Les marais étaient inondés comme jamais ils ne l'avaient été et un froid sibérien se répandit, pendant plus de cinq semaines sur ces étendues d'eau à perte de vue. Il fit jusqu'à - 23 ° C. Le lait gelait dans les seaux et les bidons, et cela, même dans les maisons. Une épaisseur de glace de 40 à 50 cm recouvrit nos marécages. Il était devenu possible de rouler en voiture sur cette étendue parfois recouverte d'une couche de 10 cm de neige. La Douve et toutes les rivières étaient prises par les glaces, en tous endroits ,et la mer gelait aussi, détruisant de nombreux coquillages et crustacés de l'estran.
Puis, le printemps revint, tardivement. La glace fondit et l'eau se retira rapidement.
Le 28 mars 1963 — c'était un jeudi — je me décidai à aller rendre une petite visite à Hyppolite LEHADOUEY. Je frappai à sa porte à trois reprises. N'entendant rien, je poussai la porte doucement.
- Père Hyppolite ?
Aucune réponse ! J'avançai dans la pièce sombre et m'approchai de l'alcôve où dormait habituellement le père LEHADOUEY. Il était là, étendu, mais il semblait très amaigri dans des vêtements trop grands. Je m'approchai encore et entrevis un visage complètement décharné et couvert de meurtrissures encore sanguinolentes. Son vieux chat était mort à ses côtés. Il n'avait pas pu assez bien le défendre.
La mort remontait à plusieurs semaines sans doute...
Les rats l'avaient mangé. ©Merlin 10-9-2009
©Merlin 10-9-2009
Mer 24 fév 2010
7 commentaires
C'est une histoire terrible en effet, mais c'est une histoire véridique : l'homme de l'Île de Crosville a bel et bien été bouffé par les rats. L'hiver
1962-1963 est une réalité mémorable. Je ne suis pas certain que ces misères très humaines ou inhumaines (c'est selon) n'arrivent que dans ces lieux très isolés, je suis persuadé au contraire que
dans les villes tentaculaires ces isolements mortels sont encore plus fréquents mais nettement moins "visibles". Non, ce ne sont pas des légendes, juste des réalités que l'on voudrait
oublier...
La langue normande est un incontournable témoignage vivant de ce que se passe en Normandie. Le père LEHADOUEY parlait ce que les gens éduqués appellent le "patois normand". En réalité, il exprimait ses idées dans son loceis authentique et précis comme le sont tous les outils des meilleurs artisans... Ton pépé parlait aussi un langage qui était l'expression (en langue d'Oïl) de sa pensée et de celle de ses ancêtres. Tout un vécu culturel que personne n'a le droit d'interdire... Ton Pépé comme les autres en étaient les dépositaires.
Autobiographique dis-tu ? Il faut voir. Tout y est véridique et sincère. Je connais dans le moindre détail les choses et les événements que je relate, mais que suis-je moi petit jouvenceau des marais dans toute cette histoire ? J'espère quand même que cela sonne juste car tout y est vrai.
La langue normande est un incontournable témoignage vivant de ce que se passe en Normandie. Le père LEHADOUEY parlait ce que les gens éduqués appellent le "patois normand". En réalité, il exprimait ses idées dans son loceis authentique et précis comme le sont tous les outils des meilleurs artisans... Ton pépé parlait aussi un langage qui était l'expression (en langue d'Oïl) de sa pensée et de celle de ses ancêtres. Tout un vécu culturel que personne n'a le droit d'interdire... Ton Pépé comme les autres en étaient les dépositaires.
Autobiographique dis-tu ? Il faut voir. Tout y est véridique et sincère. Je connais dans le moindre détail les choses et les événements que je relate, mais que suis-je moi petit jouvenceau des marais dans toute cette histoire ? J'espère quand même que cela sonne juste car tout y est vrai.
Jipé
Comme Viviane j'ai vraiment entendu un récit à la première personne, tant celui qui le raconte l'incarne dans ces mots si joliment écrit et qui sonnent agréablement même à l'estranger que je suis.
Le bateleur - le 19/03/2009 à 23h26
Je ne fais que témoigner Luc. Ces choses se sont produites en des lieux que je connais de fond en comble, mieux que personne, au milieu de gens-acteurs que je
connais au fond de leur âme pour les avoir écoutés très attentivement. Je ne suis que le témoin très occasionnel de ces joies ou de ces misères sordides. Les mots du Père LEHADOUEY sont des mots
authentiques de son loceis, de son langage particulier au Bauptois, région des marais par excellence.
Non, tu n'est pas estranger. Chez toi aussi on parle une langue d'Oïl originale mais semblable à celle des Normands et des Picards par bien des points, avec des constantes inexpugnables.
En fait, oui, je suis un témoin de tout ce que l'on a voulu retirer aux locuteurs régionaux qui exprimaient toute leur richesse culturelle dans leurs idiomes très riches qui ont été massacrés par l'ordonnance de Villers-Cotterêts promulguée par François Ier en 1539.
Toutes ces petites choses dont je parle, que j'évoque, je les ai connues, vécues, dans les moindres détails.
Merci Luc...
Non, tu n'est pas estranger. Chez toi aussi on parle une langue d'Oïl originale mais semblable à celle des Normands et des Picards par bien des points, avec des constantes inexpugnables.
En fait, oui, je suis un témoin de tout ce que l'on a voulu retirer aux locuteurs régionaux qui exprimaient toute leur richesse culturelle dans leurs idiomes très riches qui ont été massacrés par l'ordonnance de Villers-Cotterêts promulguée par François Ier en 1539.
Toutes ces petites choses dont je parle, que j'évoque, je les ai connues, vécues, dans les moindres détails.
Jipé
Je n'avais pas vu le sympathique lien
merci Jean-Pierre
merci Jean-Pierre
Le bateleur - le 22/03/2009 à 18h08
Je l'avais dit dès le départ : chose promise, chose due.
Non, c'est moi qui te remercie de m'avoir donné l'envie de faire apparaître ce petit récit de vie, si on peut dire...
Non, c'est moi qui te remercie de m'avoir donné l'envie de faire apparaître ce petit récit de vie, si on peut dire...
Jipé
Terrible cette histoire surtout que je la pressens vraie. Il est beau ce château, il date de quand ? Je suis curieuse de l'histoire enfin des anecdotes qui font la grande. Merci pour ce bel article et de la langue que tu as inséré, j'ai fait un texte avec quelques mots dedans, je le mettrai un jour peut-être sur mon blog .
aimela - le 24/03/2009 à 13h23
Je te dirai cela en message privé mais tu n'es pas loin de la vérité. L'essentiel du château date du XVIème-XVIIème siècle. La
tour de gauche qu'ils appellent donjon est bien plus ancienne. Je dirais XIVème.
Amitiés. J-P
Amitiés. J-P
Jipé
Tout d'abord, il y a le lièvre seul et pourchassé. Comme j'aurais aimé le savoir libre à travers champs... et puis vient cet homme solitaire lui aussi et qui meurt dans son lit sans que personne ne s'inquiète de son absence.Entre les deux quelle est la mort la plus cruelle ?
Cette histoire me ramène à notre wallon si similaire au parler normand mais hélas aussi à cette jeune indienne adoptée par un couple de notre village. Petit bébé elle a eu les pieds presque intégralement mangés par des rats sur une poubelle.
Merci pour ce beau texte et merci à Viviane de m'avoir permis de le découvrir.
Amitiés,
Mony
Cette histoire me ramène à notre wallon si similaire au parler normand mais hélas aussi à cette jeune indienne adoptée par un couple de notre village. Petit bébé elle a eu les pieds presque intégralement mangés par des rats sur une poubelle.
Merci pour ce beau texte et merci à Viviane de m'avoir permis de le découvrir.
Amitiés,
Mony
Mony - le 29/03/2009 à 19h41
Ce lièvre est un accident Mony. En fait, je chassais les grives la veille et je suis revenu le lendemain car j'avais fait sortir ce beau lièvre de son
gîte...
À cette époque j'étais très jeune encore et je m'enflammais pour des chasses à courre sans chevaux, ni cor de chasse ni piqueurs. J'ai vite abandonné cette pratique et n'ai jamais passé mon permis en fait... Mais c'est exaltant de poursuivre un lièvre sur des distances incroyables et d'essayer de déjouer toutes leurs ruses. Genevoix l'a raconté, bien avant moi...
Cruelle la mort de ce lièvre ? Pas plus que celle de tous ces agneaux qui vont être tués "proprement" par des "délégués" des hommes qui ne se salissent plus les mains à faire ce sale boulot. Tous ceux qui mangent de la viande doivent avoir ça présent à l'esprit. À cet égard, seuls les vrais végétariens sont un peu cohérents même s'ils tuent eux aussi des êtres vivants (végétaux) pour se nourrir.

Tu as raison, le wallon est d'une grande proximité avec le normand ou le picard, comme toutes ces langues d'Oïl de notre douce France et de notre voisine Belgique. Moi, je ressens très fort cette parenté & ça me plaît de la faire connaître et reconnaître.
Oui, les rats sont souvent là, aux portes de la misère et c'est horrible parfois car eux aussi doivent survivre. La petite Indienne dont tu parles et le malheureux héros de mon histoire (vraie) ont eu la malchance d'être vulnérables au moment où il ne le fallait pas.
@mitiés & merci de ta visite,
J-P
À cette époque j'étais très jeune encore et je m'enflammais pour des chasses à courre sans chevaux, ni cor de chasse ni piqueurs. J'ai vite abandonné cette pratique et n'ai jamais passé mon permis en fait... Mais c'est exaltant de poursuivre un lièvre sur des distances incroyables et d'essayer de déjouer toutes leurs ruses. Genevoix l'a raconté, bien avant moi...
Cruelle la mort de ce lièvre ? Pas plus que celle de tous ces agneaux qui vont être tués "proprement" par des "délégués" des hommes qui ne se salissent plus les mains à faire ce sale boulot. Tous ceux qui mangent de la viande doivent avoir ça présent à l'esprit. À cet égard, seuls les vrais végétariens sont un peu cohérents même s'ils tuent eux aussi des êtres vivants (végétaux) pour se nourrir.
Tu as raison, le wallon est d'une grande proximité avec le normand ou le picard, comme toutes ces langues d'Oïl de notre douce France et de notre voisine Belgique. Moi, je ressens très fort cette parenté & ça me plaît de la faire connaître et reconnaître.
Oui, les rats sont souvent là, aux portes de la misère et c'est horrible parfois car eux aussi doivent survivre. La petite Indienne dont tu parles et le malheureux héros de mon histoire (vraie) ont eu la malchance d'être vulnérables au moment où il ne le fallait pas.
@mitiés & merci de ta visite,
J-P
Jipé
Rappel du roman si fort d'Elsa Triolet : "Roses à crédit". Moi qui n'y croyais pas !
Valentine
- le 29/03/2009 à 21h17
- le 29/03/2009 à 21h17
Je n'ai jamais lu ce roman mais si je le trouve à la bibliothèque de mon village, je ne manquerai pas de le sortir pour faire connaissance avec
l'héroïne.
Tu sais, j'ai en tête quantité de témoignages de cette misère que l'on pourrait qualifier de moyen-âgeuse.
Merci de ta visite Valentine. J'essaierai d'aller faire un tour sur ton blog un de ces jours mais mon temps est de plus en plus compté car je le consacre de plus en plus à la lecture et aux recherches.
Bien à toi,
J-P
Tu sais, j'ai en tête quantité de témoignages de cette misère que l'on pourrait qualifier de moyen-âgeuse.
Merci de ta visite Valentine. J'essaierai d'aller faire un tour sur ton blog un de ces jours mais mon temps est de plus en plus compté car je le consacre de plus en plus à la lecture et aux recherches.
Bien à toi,
J-P
Jipé
Je suis assez daccord ce recit donne le frisson surtout quand on s appelle Lehadouey . Se dire que peut etre un de mes ancetre ?? fut devorè par des rats.
LEHADOUEY - le 18/04/2009 à 22h46
Alors peut-être es-tu Jean-Paul ?
Jipé
Ce genre d'histoire devait arriver souvent en des lieux un peu à l'écart de tout. Elles participaient ensuite de légendes fantomatiques ( aux quelles je crois, car je crois à la vie qui imprègne les vieilles pierres, surtout lorsque des drames ont eu lieu, un peu comme une photographie des événements mais perceptibles à qui sait écouter la pierre).
Merci aussi de cette jolie évocation de ta belle langue Normande, dans les accents de laquelle, même écrite, je retrouve la voix de mon pépé.
Tu sais, je me demande si ce n'est pas autobiographique ce que tu as écrit là, tant cela sonne juste...