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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 18:13

  Pour celles et ceux qui aiment les fleurs tout simplement...

 

water lilies blooming - timelapse from Vincenzo Di Nuzzo on Vimeo.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 16:34

L'aria des Variations Goldberg de Jean Sébastien Bach est un petit bijou, une sarabande un peu lente mais ornée dont la structure sera la base de 30 pièces très diversifiés avec des contrepoints très élaborés aux fantaisies plus juvéniles ou dansantes et en faisant intervenir régulièrement des difficultés techniques bien spécifiques. Bon, il est certain que le piano permet à l'interprète plus de possibilités dynamiques que le clavecin mais il est bien précisé que ces Variations Goldberg ont été écrites pour des clavecins à deux claviers et ceci à mon avis pour trois raisons : d'abord le piano n'existait pas encore quand Bach a composé cette oeuvre, ensuite les 2 claviers d'un clavecin permettent de contourner certaines difficultés techniques dues aux croisements de mains mais surtout parce que le clavecin sonne très différemment et qu'il met beaucoup mieux en valeur les reprises (qui figurent dans la partition de l'aria) et les difféents caractères de chacune des variations. L'aria da capo étant à la fois un résumé et une synthèse de l'ensemble. Au clavecin toutes les voix s'entendent clairement et les harmoniques sont perceptibles dans la vibration qui n'est pas frappée.

 

Je voudrais commencer par l'écoute de Rosalyn Tureck qui joue cet aria avec beaucoup de sensibilité et de respect pour la partition et l'esprit de Bach. Elle le joue au piano avec les 30 variations à la suite, dans un concert donné à Saint Petersbourg en 1995. Les reprises sont jouées et la pièce dure donc. Un peu plus de 70% des interprètes de haut niveau jouent les reprises...

http://youtu.be/4PSUL_aRGZU

(Cliquer sur le lien)

 

Pierre Hantaï est un excellent claveciniste qui joue l'aria comme on devait la jouer à l'époque de Bach, avec la gestuelle adaptée au fait qu'il s'agit d'une danse mais il ne joue pas les reprises. 


Bach Variations Goldberg -Clavecin -Aria par Quarouble

 


Glenn Gould en 1964

  

 

Glenn Gould en 1955 puis 1981

 

 

Evgeni Koroliov  Aria & Var 1 et 2

 

Evgeni Koroliov var 30 & aria da capo

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 11:20

Omar : "Et ce stress ! Cette maladie du siècle frappe pratiquement tout le monde. Le stress est lié au travail, aux soucis quotidiens, au mode de vie,… Il est important de développer un autocontrôle pour se ramener à la raison chaque fois que la pression tend vers un traumatisme. Les gens pieux trouvent dans la foi religieuse un remède efficace au stress. Vous êtes invités à vous exprimer sur ce sujet en évoquant les causes et les propositions pour gérer des situations de stress."

Merlin : "Il y a déjà dans la petite enfance un conditionnement ou un déconditionnement culturel au stress. Ensuite, les potentialités innées et acquises permettent - en fonction des événements traumatisants ou apaisants - de développer des réponses épigénétiques néfastes ou favorables. La foi profonde permet au cerveau de fabriquer de la sérotonine qui est un neurotransmetteur anti-stress, voire l'équivalent d'une endorphine. Gérer son stress commence donc par le maternage, les câlins que reçoit le nourrisson et se poursuit toute la vie durant en maintenant un équilibre normothymique au sein de nos réseaux de neurones par une vie équilibrée, dans un cadre affectueux et sécure."

 

Calins=antistress from Attention à la Terre on Vimeo.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 18:51

Interview de Marcel Gauchet

Entretien avec Marcel Gauchet, auteur de "L'Avènement de la démocratie", dont le troisième tome, "À l'épreuve des totalitarismes (1914-1974)", vient de paraître chez Gallimard. Il revient pour nous sur ce qui oppose la démocratie aux sociétés religieuses, et parmi elles, les totalitarismes. Il évoque aussi l'actualité plus proche, de la crise de l'Europe attaquée par les marchés financiers à l'affaire Wikileaks. 

 

La démocratie à l'épreuve des totalitarismes.

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Published by Merlin - dans Histoire
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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 18:26

CLUNY, L'APOGÉE DU ROMAN...


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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 16:00

 

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Qu’est-ce que la mémétique ? Quels liens avec la communication ? Pascal Jouxtel, co-fondateur de la Société Française de la Mémétique nous donne une définition détaillée de cette théorie et explique ses usages dans le domaine de la communication.

À propos de Pascal Jouxtel, sa vie professionnelle l’a conduit vers le marketing et la sociologie des organisations. Actuellement, il est consultant dans un grand cabinet français dont une des spécialités est le levier comportemental de la performance durable des entreprises.

En apprendre plus sur la mémétique c’est aussi simple que de cliquer ici.

 

Ce que dit Pascal dans la vidéo ci-dessus :

"La mémétique, c'est une théorie de l'autonomie des choses. On dit "La mémétique est à la culture ce que la génétique est à la nature", c'est à dire que c'est une théorie qui tente d'expliquer comment les choses humaines se reproduisent et se propagent pour leur propre compte à travers le tissu de la société. Et donc, ça me permet d'enchaîner directement sur le rapport entre la mémétique et les réseaux sociaux : en fait, la mémétique a beaucoup progressé grâce à l'essor de l'internet. Elle a commencé à devenir importante dans les années 80. Le mot "mème" (le terme 'mème') date de 1976. La mémétique a grandi à mesure qu'on a commencé à envisager d'étendre le modèle évolutionniste darwinien à des formes de vie qui n'étaient pas biologiques, un vivant qui peut être informationnel, qui peut être ... de civilisation a donné la mémétique. Donc, aujourd'hui - pour moi - la mémétique c'est l'étude de créature culturelles, c'est à dire ce que les gens font tous les jours, ce que vous et moi, nous faisons tous les jours...

La mémétique apporte une nouvelle métaphore : elle apporte une nouvelle paire de lunettes et de nouveaux outils, de nouveaux modèles pour comprendre ce qui se passe dans le monde et notamment des choses qui se passent dans le monde aujourd'hui et qui ne s'étaient jamais passées avant. Par eemple, le tissu social : aujourd'hui, avec Internet, le tissu social n'est plus du tout ce qu'il était. Les individus sont de plus en plus reliés entre eux, c'est à dire qu'il se crée une couche de communication entre les gens et, ce nouveau tissu social, aucune science humaine n'a jamais apporté des outils pour l'étudier ou pour l'expliquer parce que ça ne s'était jamais produit auparavant et donc, la mémétique considère ce tissu social comme une sorte de nouveau terrain d'évolution, une sorte de nouvelle niche écologique où de nouvelles habitudes, de nouvelles façons de vivre, de nouvelles pratiques, de nouveaux gestes, de nouveaux rites et tout un nouveau vocabulaire sont en train de naître. C'est un peu comme si on avait découvert un nouveau continent, et sur ce nouveau continent eh bien il y a une théorie évolutionniste qui étudie les créatures ... de ce continent.

Une des choses que la mémétique nous apprend, c'est que utiliser un objet qui est voyant et qui donc permet d'augmenter votre visibilité en société se reproduit : par exemple, un téléphone portable. Et, dans le nouveau territoire de l'Internet, il y a une faune nouvelle qui est en train de se reproduire à toute vitesse, c'est ce qui s'appelle de près ou de loin "partager du contenu". C'est à dire que, lorsque je vois quelqu'un sur FaceBook - un de mes amis - qui a déposé des photos, je dis "Ah, moi aussi je vais faire pareil, je vais mettre des photos !" Et si vous regardez bien, à chaque fois que vous passez votre souris sur un contenu (photo, texte, etc...) vous avez des petits menus contextuels qui disent "Ah, vous pouvez le partager sur..." (plein de petites icônes s'ouvrent) et si vous vous souvenez bie, il y a encore deux ans, il y avait deux ou trois petites icônes de cette sorte qui apparaissaient sous votre souris quand vous le faisiez. Et aujourd'hui, il y en a à peu près douze ou quinze.

Ces choses-là se reproduisent de façon autonome, de façon naturelle, pour leur propre compte, comme s'il s'agissait d'espèces vivantes qui utilisent quoi ? qui utilisent le temps de cerveau et tout ce qui est capable de se nourrir de temps de cerveau et de l'attention à la fois des individus et des groupes aussi de l'attention partagée eh bien ces choses sont capables de se reproduire et de proliférer..."

 

 


Juste une remarque : "Ces choses-là se reproduisent de façon autonome, de façon naturelle, pour leur propre compte, comme s'il s'agissait d'espèces vivantes".

Voilà une curieuse façon de dire que les gestionnaires de FaceBook ou autres réseaux sociaux ajoutent des icônes pour augmenter le traffic et le buzz sur leurs sites car plus il y aura de mouvement, de copies et de réplications, de partages comme ils disent, plus ils gagneront en audience et en bénéfices ! Tout simplement !

 


L'article de Pascal JOUXTEL sur le Larousse encyclopédique contributif.

 

Mémétique
Publié le:16/11/2008

Tentative de définition par un méméticien


Les mots "mème" et "mémétique" ne figurent à ce jour dans aucun dictionnaire de la langue française.

 

La mémétique est un théorie évolutionniste des phénomènes culturels humains.

Le mot "culturel" est ici pris par opposition à "naturel". Il englobe tout ce qui s'est ajouté, à travers l'homme, à ses diverses façons d'exister, en plus de sa condition naturelle d'origine.

La théorie évolutionniste étendue nous fait dire, quant à elle, que tout système autonome, capable de générer des instances ressemblantes de lui-même (nommées véhicules, créatures ou interacteurs) présentant entre elles des différences quant à leur capacité d'interagir avec l’environnement, évoluera naturellement, au fil des générations, dans le sens d'une adaptation progressive à cet environnement.

Voyons de quels phénomènes ils s'agit.

 

Champ d'observation et d'étude

La mémétique est une approche transdisciplinaire qui prend le parti d'étendre le vivant au-delà du strict règne biologique. Elle étend la notion de "vivant" à tout ce qui constitue la sphère d'activité humaine, notamment les techniques et les idées.

Au regard de la théorie mémétique, la sphère - considérée comme unique - des techniques et des idées inclut aussi l'économie, les arts, les religions et les lois. Les phénomènes - impliquant des humains - qui se produisent dans cette sphère sont considérés de plein droit comme des phénomènes naturels non biologiques. Ces phénomènes font appel au potentiel de désir, de réflexion et d'action des humains, mais leur existence ne dépend pas d'une quelconque volonté ou responsabilité, individuelle ou collective.

Les phénomènes qui relèvent de la mémétique sont donc de nature événementielle et transpersonnelle. Ils traduisent "ce qui se reproduit", c'est-à-dire la relation entre des personnes et des techniques. Exemple : deux personnes font une heure de footing le dimanche matin dans un parc, en ville. La créature "nait" au moment où les deux personnes se mettent à trotter côte à côte et "meurt" lorsqu'elles se séparent.

Les méméticiens nomment habituellement "pré-instanciation" ce qui se produit entre le moment où la possibilité de passage à l'acte pour cette instance donnée est envisagée et le moment, porteur d'une certaine irréversibilité, où la créature mémétique se manifeste. La pré-instanciation correspond, dans le vivant biologique, aux périodes transitoires telles que la gestation, les états larvaires et toutes les formes d'ontogénèse.  

Les créatures ou véhicules qui rendent possible l'expression, la sélection à travers l'épreuve de vie, et la reproduction des codes culturels reproductibles ou mèmes, sont les solutions (de connaissance ou d'action) mises en oeuvre par l'homme.

Le mème exprimé par "porter des baskets" ainsi que le mème exprimé par "être à deux dans un parc" sont communs à cette solution particulière et à d'autres. 

Les véhicules mémétiques se regroupent en familles de solutions comparables  que l'on peut tenter de classer selon diverses formes de taxonomies pour rendre compte d'une phylogénèse.

Exemple : loisirs collectifs >> activités physiques >> entrainement informel >> footing du dimanche. 

 

La mémétique en tant que discipline

La discipline dont il est question est la mise à l'épreuve de la théorie mémétique ainsi que son utilisation pour re-percevoir le monde. La discipline mémétique est avant tout un changement de regard.

Le terme anglais "memetics" aurait été suggéré en 1982 par un lecteur de la rubrique de Douglas Hofstadter, Metamagical Themas, dans la revue Scientific American.

Le mot "mémétique" est construit sur le modèle du mot "génétique", en utilisant le radical "mème" proposé par Dawkins, lui-même inspiré de "gène", du grec mimesis (imitation) et du français "même" pour représenter l'idée d'un code culturel élémentaire reproductible et imitable. Pour autant, la mémétique n'est pas une simple analogie, mais plutôt un chantier de rénovation de notre façon de percevoir ce que nous sommes et ce que nous faisons, ou plus exactement ce qui se fait par nous.

La mémétique se distingue nettement de la sociobiologie, laquelle s'intéresse aux influences du génome d'une espèce animale sur les comportements sociaux de cette espèce.

 En terme philosophiques, la mémétique s'apparente davantage à une épistémologie (modélisant l'évolution de ce que l'on tient pour vrai) qu'à une ontologie (qui indiquerait la nature essentielle des choses). En particulier, le fait que la définition "officielle" des mèmes dans la langue française ne soit pas encore reconnue, alors qu'elle l'est dans la langue anglaise depuis 1996, ne constitue pas un obstacle majeur à l'investissement intellectuel dans la recherche mémétique.

Elle est pourtant assez facile à donner : 

 

Mème, n. m.

 Elément de code culturel reconnaissable et reproductible.

 

Etat de l'art en matière de définition publique.

Le plus probant est de voir ce qui n'appartient plus à aucun auteur en particulier, mais traine librement sur le web de mise à jour en mise à jour. Voici une présentation anonyme qui synthétise l'essentiel des idées reçues actuelles et comporte un certain nombre d'erreurs, comme par exemple d'attribuer la paternité du mot "mémétique" à R.Dawkins.

La vision des mèmes qui ressort de la liste d'exemples est à mon sens erronée car trop limitative.  Imaginez ce que pourrait être une liste d'exemples de gènes, et comparez.

 

 (Pascal Jouxtel dans l'encyclopédie contributive Larousse.)

 

 

L'article de Pascal

 

 

 

 

 

http://www.fra.eu/mmtique_fr.html

 


 

 

 

Qu'est-ce qu'un mème ?

On comprend clairement que chacun donne sa définition d'un mème en fonction de ses représentations personnelles, et c'est bien normal qu'il en soit ainsi jusqu'à ce qu'on aille débusquer leur trace là où ils ont laissé une empreinte.
Et le livre alors ?

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28 novembre 2005

clspg.jpg     clsp.jpg    clsp-pj.jpg

C'est koi ÇA ?

   Oh, c'est un ensemble de recettes bien décortiquées parues le 27 octobre dernier pour faire pousser des mèmes sur toutes sortes de terrains.
   Ça s' intitule "Comment les systèmes pondent" et celui qui l'a... pondu s'appelle Pascal  JOUXTEL* aux éditions 'Le pommier'. Ainsi, après la pomme vous aurez aussi les pépins et vous pourrez les semer pour qu'ils pondent de nouveaux pommiers.

Je zoome un peu si vous voulez mieux voir ?

L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/clspg2.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

   Je ne vous raconte pas, non ! Ce n'est pas un roman...
De la science fiction ? Que nenni ! Plutôt de la science-frictions avec beaucoup de questions à la clef.

   Bon ! Voilà : CLSP c'est une somme de travail importante, un gros bouquin de plus de 330 pages qui explique comment les objets de culture se reproduisent dans le microcosme d'un certain Homo sapiens. C'est un exposé clair, documenté, humoristique parfois et jamais ennuyeux de ce qu'est ou pourrait devenir la mémétique francophone. C'est très bien écrit, logique et bien construit !
Je considère à présent davantage cet ouvrage qui se veut être "Une introduction à la mémétique" comme un bloc de réflexions que l'on peut consulter dans tous les sens et, si le coeur vous en dit, on peut y saisir au hasard - comme on lirait des versets du Coran - quelques paragraphes édifiants comme par exemple à la page 287 (je jure que j'ai utilisé la fonction randomize !), là où Pascal parle "du premier présent que l'on offre à un enfant : un nom ! L'auteur ne fait pas allusion aux modalités de réplication du code, de ce prénom donné en "baptême" à chaque gamin qui vient de naître, mais les règles qui avaient cours jusqu'à la moitié du XXème siècle étaient alors immuables, tant dans le choix du premier prénom que dans l'ordre des suivants...

Lire ce message

Au sujet des mèmes de la soupe, je voudrais ajouter quelques éléments : je confirme que dans l'élaboration de cet objet culturel précieux et si sympathique, le feu est l'élément sans lequel rien de ce qui ressemble à une soupe ou à un potage ne se serait produit.
Pascal Jouxtel évoque successivement
- un mème symbolique, celui de la convivialité et du partage autour d'un plat qui rassemble le groupe, la famille. Que d'expressions familières avec le mot soupe ! Mais curieusement c'est peut-être l'une des soupes les plus simples qui est la plus conviviale et la plus... festive : je veux parler de la soupe à l'oignon !
- un mème logique qui donne des justifications ou des explications autour de cette pratique culinaire : pourquoi ? comment ? Quelles conditions matérielles, circonstancielles et environnementales président à la confection d'une soupe ?
- un mème pratique qui énonce le code en sollicitant la mémoire sémantique et un peu la mémoire épisodique.
- un mème neuronal qui regroupe les états émotionnels, les procédures mémorisées et qui est un engramme neuro-chimique bien circonscrit.

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Pascal ? C'est une soupe aux oignons
ou une omelette norvégienne ?

 

    En fait, je considère personnellement que c'est ce mème neuronal qui est le détenteur et l'enveloppe des quatre mèmes dont parle Pascal, car il traite en des lieux divers du cortex tous les aspects de l'information culturelle soupe.

    Pour en finir (juste pour aujourd'hui) je voudrais dire que cet ouvrage est à lire absolument. Je ne dirai pas que je partage tous les points de vues qu'expose le président de l'AFM*, mais il ouvre des horizons et des champs de réflexion sur ce que pourrait être la mémétique et c'est une quête formidable qui se prépare...


    Ma plus grosse objection à cette vision de la transmission de tous les patterns de culture tient au fait qu'elle réduit le libre-arbitre de l'homme à zéro ou quasiment et que Pascal considère les humains comme étant juste un terrain de propagation pour les mèmes de toutes sortes... Une maison accueillante ! Un home douillet.
    Je considère pour ma part que les mèmes sont des créations humaines et que c'est essentiellement la volonté et l'énergie que les hommes déploient pour les faire fructifier qui permet leur propagation. Je dirais même que le succès de certains mèmes est proportionnel à la somme des énergies dispensées pour les faire valoir. Or, l'énergie à dispatcher n'est  pas dans les mêmes résidents mais dans les potentialités neuro-chimiques et notamment neuro-hormonales des êtres humains. Appelons cela personnalité, motivation, pugnacité, comme on veut. Mais ce ne sont pas des mèmes, juste des gènes ou leurs expression sociale et personnelle, aussi magnifiquement surprenante que le sont les fractales tant il est vrai que le fonctionnement du cerveau humain est chaotique, à l'unisson de tout ce qui s'agite dans l'univers.

* Pascal Jouxtel  (Pascal est un prénom d'agneau mais si vous trouvez la signification onomastique du patronyme Jouxtel, je vous envoie un mème gratuit... Jean Tosti ne l'évoque même pas !)
Je propose donc, par parenté avec le verbe de langue normande "joster" Jouxtel = joueur invétéré ??? Peut-être joue-t-il avec les mêmes mèmes que nous-mêmes ?
À moins que ce ne soit le mot latin "juxta" qui soit son mème lexical originel, auquel cas s'il jouxte, c'est qu'il est un voisin... Mr Jouxtel est donc un parent sémantique de Mr Voisin ?
En tout cas, c'est un patronyme assez ancien, comme le mien !



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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 12:10


CONFÉRENCE DE JEAN DECETY





DORIS BISCHOF-KHOLER



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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 12:09

 

Nous n'avons pas de vidéo d'époque hélas ;o(( mais peut-être une indication avec Pierre HANTAÏ et son clavecin :

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 12:07

Bébés Rollers Rappers Delight - pub Evian
envoyé par glide64. - Plus de vidéos fun.


Les neurones miroirs désignent une catégorie de neurones du cerveau qui présentent une activité aussi bien lorsqu'un individu (humain ou animal) exécute une action que lorsqu'il observe un autre individu (en particulier de son espèce) exécuter la même action, d'où le terme miroir.

En neurosciences cognitives, ces neurones miroirs sont supposés jouer un rôle dans des capacités cognitives liées à la vie sociale notamment dans l'apprentissage par imitation, mais aussi dans les processus affectifs, tels que l'empathie.

Les neurones miroirs sont considérés comme une découverte majeure en neurosciences. Si, pour certains chercheurs[1], ils constituent un élément central de la cognition sociale (depuis le langage jusqu'à l'art, en passant par les émotions et la compréhension d'autrui), pour d'autres[2], ces conclusions restent très hypothétiques étant donné l'absence de preuves directes concernant le rôle de ces neurones dans ces processus psychologiques.

Sommaire

[masquer]

Découverte [modifier]

L'identification de neurones miroirs au cours des années 1990 est due à l'équipe de Giacomo Rizzolatti, directeur du département de neurosciences de la faculté de médecine de Parme[3],[4].

Ils ont d'abord été observés dans le cortex prémoteur ventral du singe (aire F5) mais aussi, par la suite, dans la partie rostrale du lobule pariétal inférieur. Ce type de neurones a également été trouvé chez certains oiseaux où ils sont activés à la fois lors du chant et lorsque l'animal écoute un congénère chantant[5].

Chez l'Homme, il n'existe pas de preuve directe de l'existence de neurones miroirs. Néanmoins, étant données les nombreuses homologies entre les cerveaux des différents primates, il est admis que de tels neurones doivent aussi exister chez l'espèce humaine. En outre, par imagerie cérébrale fonctionnelle (tomographie par émissions de positons ou imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, par exemple), il est possible de montrer que dans certaines régions du cortex cérébral (notamment autour de l'aire de Broca, homologue à l'aire F5 du singe, et au niveau du cortex pariétal inférieur), il est possible d'observer une activation à la fois quand l'individu produit une action et lorsqu'il observe un autre individu exécuter une action plus ou moins similaire. Mais, étant donné la résolution spatiale de ces techniques, rien ne permet d'affirmer que ces activations proviennent exactement des mêmes neurones et non pas de deux populations de neurones entremêlées[6]. Par précaution, on utilise donc parfois les termes « système miroir » ou « système de neurones miroirs » plutôt que « neurones miroirs » pour désigner ces aires fonctionnelles.

Propriétés fonctionnelles des neurones miroirs [modifier]

La particularité de ces neurones tient au fait qu'ils déchargent des potentiels d'action pendant que l'individu exécute un mouvement (c'est le cas pour la plupart des neurones du cortex moteur et prémoteur) mais aussi lorsqu'il est immobile et voit (ou même entend) une action similaire effectuée par un autre individu, voire seulement quand il pense que ce dernier va effectuer cette action. Les neurones miroirs sont donc définis par deux propriétés :

  • leur caractère « miroir » : le fait qu'ils réagissent aussi bien aux actions de soi que d'autrui
  • leur sélectivité : chaque neurone ne répond qu'à un seul type d'action, mais ne répond pas (ou peu) quand il s'agit d'un autre geste. Par exemple, un neurone sensible à un mouvement préhension de la main ne réagira pas si l'individu effectue un autre geste (comme une extension des doigts) ou si cet autre geste est effectué par un autre individu.

Rôle des neurones miroirs [modifier]

Empathie [modifier]

Un certains nombre de chercheurs (comme Frans de Waal[7], Jean Decety[8] et Vittorio Gallese[9]) ont proposé que les neurones miroirs jouent un rôle important dans l'empathie, c'est-à-dire dans la capacité à percevoir et reconnaître les émotions d'autrui, notamment sur la base du fait qu'un système miroir semble exister pour les émotions : par exemple, la partie antérieure du lobe de l'insula, est active aussi bien quand la personne éprouve du dégoût que lorsqu'elle voit quelqu'un exprimant du dégoût.

L'interprétation de ces données est donc que le système miroir des émotions permet de simuler l'état émotionnel d'autrui dans notre cerveau et donc de mieux identifier les émotions éprouvées par les individus de notre entourage.

Néanmoins, ces interprétations sont très débattues car le système miroir mis en évidence pour les émotions est très différent de celui qui a été identifié chez le singe, en utilisant des actions motrices. Établir un lien entre ces deux systèmes reste donc très spéculatif.

Autisme [modifier]

Des anomalies du fonctionnement du système miroir auraient été retrouvées chez des autistes[10].

Références [modifier]

  1. « [Les neurones miroirs] sont les promoteurs du langage, ils expliquent pourquoi nous parlons avec nos mains. Ils rendent compte de l'expression des émotions ; ils sont le mécanisme de notre compréhension d'autrui », in Les neurones miroirs, de Giacomo Rizzolatti et Corrado Sinigaglia, Editions Odile Jacob, traduit par Marilène Raiola, Paris 2007.
  2. (en) http://www.cognitionandculture.net/index.php?option=com_content&id=223 [archive]
  3. Rizzolatti, G. et al. (1996) Premotor cortex and the recognition of motor actions Cognit. Brain Res. 3, 131–141
  4. Les neurones miroirs, G Rizzolatti, L Folgassi, V Gallese, Pour la Science, Janvier 2007, p 44-49
  5. http://www.nature.com/nature/journal/v451/n7176/abs/nature06492.html [archive]
  6. Dinstein I, Thomas C, Behrmann M, Heeger DJ, « A mirror up to nature », dans Curr Biol, vol. 18, no 1, 2008, p. R13–8 [lien PMID [archive] lien DOI [archive]] 
  7. Preston, S. D., & de Waal, F.B.M. (2002) Empathy: Its ultimate and proximate bases. Behavioral and Brain Sciences, 25, 1-72.
  8. Decety, J. (2002). Naturaliser l’empathie [Empathy naturalized]. L'Encéphale, 28, 9-20.
  9. Gallese, V., & Goldman, A.I. (1998). Mirror neurons and the simulation theory. Trends in Cognitive Sciences, 2, 493-501.
  10. Les miroirs brisés de l'autisme, V Ramachandran, L Oberman, Pour la Science, janvier 2007, p 50-57

Lien externe [modifier]

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Published by Merlin le zététicien des Mèmes - dans Mémétique appliquée
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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 12:06
    J'adore l'oeuvre de Vincent Van Gogh et j'aime beaucoup les tableaux de mon 'pays' Jean-François Millet. Mais de ces deux peintres si talentueux, lequel fut le maître de l'autre ?

   Il n'est pas inutile de savoir que c'est en visitant une exposition consacrée à Millet à l'Hôtel Drouot que Van Gogh découvrit sa vocation...
   Pour Vincent, "Millet, c'est Millet le père, c'est à dire qu'il est guide et conseiller en tout pour les jeunes peintres."
  Alors, sur un blog consacré à la mémétique, je ne vais pas manquer de souligner à quel point V VG a copié J-F M :

" Ce n'est pas une copie pure et simple que l'on fait, c'est plutôt traduire dans une autre langue, celle des couleurs, les impressions en clair-obscur en noir et blanc."


L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/milletsieste.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Jean-François Millet "La méridienne" (1866) crayon noir et pastel    29,2 X 42
Museum of fine arts BOSTON


L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/lavieille.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
La sieste bois gravé de Jacques Adrien Lavieille 14,8 X 22
(Van Gogh s'est servi de ce modèle pour réaliser sa "Sieste")



L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/vincent.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Vincent Van Gogh "La sieste" (1889-1890) Huile sur toile 75 X 91
Musée d'Orsay PARIS

Voir aussi cet article incontournable de Civetta
(Cliquer sur le lien ci-dessus)

   Bien d'autres oeuvres de Millet seront répliquées par Van Gogh, comme les bêcheurs, le semeur, le vanneur, la fin de la journée, l'hiver aux corbeaux, les premiers pas, le bûcheron, les quatre heures du jour, le départ pour les champs, la grande bergère, une série de "travaux des champs"...
   Vincent a considéré toutes ces copies comme des traductions en couleurs  des tableaux de son maître. Quelles traductions !

   Dans tout cela le mimétisme, ça pourrait bien être la copie conforme d'un mème qui semble avoir valeur de modèle. Il faut bien reconnaître que la duplication des deux tableaux ci-dessus a atteint des records... Pas autant que celle de l'Angélus ou des Glaneuses de Millet, mais quand même quel succès mémétique !


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Published by Jean-Pierre CRESPIN - dans Mémétique appliquée
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