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    <title><![CDATA[HISTOIRE DE LA MÉMÉTIQUE ET DES MÈMES (Peuples  du  monde)]]></title>
    <link>http://www.memetics-story.com/categorie-1259353.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Peuples  du  monde&quot; du blog &quot;HISTOIRE DE LA MÉMÉTIQUE ET DES MÈMES&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[HISTOIRE DE LA MÉMÉTIQUE ET DES MÈMES (Peuples  du  monde)]]></title>
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    <pubDate>Tue, 14 Feb 2012 18:05:36 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 14 Feb 2012 18:05:36 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.memetics-story.com</copyright>            <category>Peuples  du  monde</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[LES ENJEUX DU PATHOS ET LA MISE EN SCÈNE...]]></title>
        <link>http://www.memetics-story.com/article-26895879.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt;"><b><a href="http://aad.revues.org/index338.html">http://aad.revues.org/index338.html</a></b></span><br>
  </div><br>
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  <h1 id="heading1" dir="ltr">
    <a id="tocto1n1" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom1n1" name="tocto1n1">Introduction</a>
  </h1>
  <p id="pn1" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">1</span>Une recherche en cours qui porte sur les pratiques discursives et enjeux du pathos dans la présentation de l’Intifada al-Aqsa par la presse écrite en France, me
    permettra d’apporter une contribution aux interprétations de la «&nbsp;rhétorique des passions&nbsp;». Je tiens à préciser que ceci n’est pas un travail de recherche en sciences politiques mais
    un travail de linguiste qui voudrait rendre compte de pratiques discursives et rhétoriques. Je vais limiter ma recherche à la mise en mots de l’Intifada al-Aqsa, qui a éclaté en Israël et dans
    les territoires occupés palestiniens en septembre 2000. Mon étude porte sur les formes de mise en scène pratiquées par le discours qui construit les effets de pathos, et plus particulièrement sur
    la pitié et l’appel à la pitié.
  </p>
  <p id="pn2" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">2</span>Pour Aristote, dans la Rhétorique (Chap. VIII)&nbsp;:
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      la pitié sera le chagrin que nous cause un malheur dont nous sommes témoins et capable de perdre ou d’affliger une personne qui ne mérite pas d’en être atteinte, lorsque nous présumons qu’il
      peut nous atteindre nous-mêmes, ou quelqu’un des nôtres, et cela quand ce malheur paraît être près de nous. (1991&nbsp;:218).
    </p>
  </blockquote>
  <ul class="sidenotes">
    <li>
      <span class="num">1</span> &nbsp;La mise en intrigue pathétique du récit constitue un chapitre important de ma thèse dont je <a href="http://aad.revues.org/index338.html#ftn1">(...)</a>
    </li>
  </ul>
  <p id="pn3" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">3</span>La pitié est donc liée à la solidarité car elle va susciter des sentiments d’identification avec la position d’une autre personne. La pitié peut éveiller un
    sentiment d’injustice à l’égard de la personne qui souffre mais aussi la peur, car l’on craint de pouvoir être dans la même situation. Il s’agit ici, en partant de la rhétorique aristotélicienne,
    d’analyser et de décrire les stratégies les plus visibles du pathos dans un discours de notre époque, mais aussi celles qui y sont reléguées dans l’implicite ou masquées par des effets
    d’objectivité. Il importe, entre autres, de rendre compte de lieux d’inscription inattendus et même paradoxaux dans l’énoncé, mais aussi à l’échelle textuelle, dans l’agencement du récit des
    événements. Je ne limiterai pas l’analyse à des cas ponctuels&nbsp;; je traiterai également du pathos dans l’organisation textuelle. A la lecture de la presse française, j’ai eu l’intuition qu’il
    existait une mécanique du récit pathétique qui se répète systématiquement. Cette écriture mécanique se retrouve-t-elle dans la présentation d’autres conflits&nbsp;? Pour répondre à cette
    question, il faudra prendre en compte des travaux comme l’étude de Patrick Charaudeau (2001) sur l’ex-Yougoslavie, car il est possible que la mise en mots du conflit israélo-palestinien ne
    diffère pas fondamentalement sur bien des points de celle de ces autres conflits.<a id="bodyftn1" class="footnotecall" href="http://aad.revues.org/index338.html#ftn1" name="bodyftn1">1</a>
  </p>
  <h1 id="heading2" dir="ltr">
    <a id="tocto1n2" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom1n2" name="tocto1n2">1. La contribution au pathos de trois effets d’objectivité</a>
  </h1>
  <p id="pn4" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">4</span>Je me limiterai à la présentation d’un aspect inattendu de la contribution au pathos de trois effets d’objectivité notoires. Je veux parler de la citation (ou du
    discours rapporté), des indications chiffrées et de quelques effets de réel, tels que les descriptions de paysages et les portraits de protagonistes palestiniens et israéliens. J’entends
    démontrer qu’il n’est pas rare que des journalistes de la presse française utilisent l’instrument de la compassion en tant que procédé argumentatif alors qu’ils pratiquent en apparence un
    discours rationnel exempt de pathos.&nbsp;Ce que je souhaite mettre en question, c’est la pertinence et les enjeux de certaines exploitations argumentatives de l’écriture émotionnelle.
  </p>
  <h1 id="heading3" dir="ltr">
    <a id="tocto1n3" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom1n3" name="tocto1n3">2. De la prise de position du chercheur</a>
  </h1>
  <p id="pn5" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">5</span>Avant d’entrer dans le vif du sujet, il faut poser la question de savoir si un chercheur juif vivant en Israël peut traiter le sujet problématique que constitue
    la rhétorique du pathos à l’œuvre dans la mise en mots journalistique du conflit israélo-palestinien - sans, pour cela, renoncer à la qualité scientifique de ses recherches. Cette question est
    d’autant plus délicate que le droit à l’intervention du chercheur en sciences du langage est sujet à controverse.
  </p>
  <p id="pn6" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">6</span>Il existerait en fait deux courants principaux&nbsp;: pour ou contre l’intervention du chercheur. Plantin (1995) refuse l’approche normative de l’école américaine
    des paralogismes et il estime que seules les sciences sociales possèdent l’expertise ad hoc pour établir la vérité d’un discours et dénoncer les manipulations et les fautes de méthode.
    L’important pour Plantin est qu’à tout discours soit opposé un contre-discours. J’ai d’ailleurs essayé de suivre la démarche de Plantin en comparant les discours sur les Palestiniens à ceux sur
    les Israéliens. Marianne Doury (2004) s’aligne sur la position de Plantin et pose les limites de l’analyse argumentative en revendiquant l’approche descriptive qui oppose discours et
    contre-discours. Pour Kerbrat-Orecchioni (2002) l’analyste est un interprétant ou archi-interprétant qui a éventuellement pour mission de rendre compte du plus grand nombre des effets produits
    par un texte et qui est ainsi nécessairement amené à prendre position. Je suis consciente du fait qu’un/e linguiste ne peut prévoir de façon absolue les effets produits par un texte, mais la
    structure du langage lui permet de les imaginer. Pour Roselyne Koren (2002), le savoir acquis en matière de linguistique et d’argumentation permet précisément d’imaginer les interprétations que
    le discours rend possibles&nbsp;; la rationalité du discours scientifique dépendrait de la transparence de ses justifications.
  </p>
  <p id="pn7" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">7</span>Mon intention n’est pas de dénoncer le traitement journalistique ni de rédiger un réquisitoire contre la presse écrite en France mais de problématiser la question
    de la responsabilité énonciative de la mise en mots journalistique d’un conflit. P. Charaudeau affirme que la machine à informer complexe et incontrôlable que sont les médias, poursuit une visée
    de captation qui
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      la fait dériver de façon obsessionnelle vers des mises en scènes dramatisantes de l’actualité, dérive dont on finit par ne plus savoir si elle correspond à une prise de position sur tel ou tel
      sujet de la vie politique ou à une commodité, celle de l’information émotionnelle. (Charaudeau 2006&nbsp;: 191)
    </p>
  </blockquote>
  <ul class="sidenotes">
    <li>
      <span class="num">2</span> &nbsp;Voir Koren 2006, <em>Questions de communication</em> 9, «La prise de position normative ne va pas de soi <a href=
      "http://aad.revues.org/index338.html#ftn2">(...)</a>
    </li>
  </ul>
  <p id="pn8" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">8</span>Le terme «&nbsp;commodité&nbsp;» est un mot abstrait qui renvoie à la facilité d’usage et à l’aspect purement pratique de cet usage en raison de l’avantage qu’il
    procure. Ce qui fait problème à mes yeux, c’est «&nbsp;l’insoutenable légèreté&nbsp;» d’un recours «&nbsp;commode&nbsp;» à l’appel à la pitié&nbsp;; la diabolisation des uns et la victimisation
    des autres, par exemple, peuvent exercer une influence néfaste sur le déroulement du conflit et empêcher que le lecteur en comprenne les enjeux. La déontologie du chercheur en sciences du langage
    m’impose la fonction de tiers observateur et d’analyste, et la distance par rapport au dit, selon la doxa dominante<a id="bodyftn2" class="footnotecall" href=
    "http://aad.revues.org/index338.html#ftn2" name="bodyftn2">2</a>. Toutefois, il y a des questions que l’on ne peut éluder, comme celle des enjeux de l’idéologie de captation. Peut-on en ignorer
    les éventuelles conséquences et ses enjeux mercantiles&nbsp;? Dois-je, au nom de l’idéal scientifique de neutralité, renoncer à poser les questions que suscite un recours au pathos qui oscille
    entre émotion légitime et renoncement à appliquer le fameux devoir d’impartialité face aux victimes des deux camps&nbsp;?
  </p>
  <p id="pn9" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">9</span>Ces questions me sont suggérées par la mise en mots observée dans l’écriture de presse. On peut en effet se demander si le jeu de rôles qui divise mécaniquement
    les protagonistes en «&nbsp;bons&nbsp;» et «&nbsp;méchants&nbsp;» pour des raisons d’«&nbsp;information-spectacle&nbsp;», ne risque pas de faire obstacle à la compréhension de la complexité du
    conflit. L’hypothèse que ce travail souhaite vérifier est que les enjeux du pathos sont plus complexes que l’appel très humain à la pitié face à la souffrance et que le pathos peut constituer un
    obstacle au débat et à la réflexion. Il y aurait alors, consciemment ou inconsciemment, tentative d’orienter l’auditoire vers une vision polémique du conflit où le journaliste passe du rôle
    d’observateur-rapporteur à celui d’acteur. Il devient dès lors difficile pour le lecteur de percevoir les événements différemment et de prendre position en connaissance de cause.
  </p>
  <h1 id="heading4" dir="ltr">
    <a id="tocto1n4" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom1n4" name="tocto1n4">3. Présentation du corpus et de la méthode</a>
  </h1>
  <p id="pn10" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">10</span>Mon corpus se compose d’articles parus dans les principaux journaux de la presse écrite en France&nbsp;(les quotidiens&nbsp;: le Monde, le Figaro, Libération,
    les hebdomadaires&nbsp;: l’Express, Le Point et le Nouvel Observateur, et le mensuel le&nbsp;Monde diplomatique) qui relatent la seconde Intifada à partir de Septembre 2000. Dans ces articles, le
    pathos se manifeste, de façon surprenante, aussi bien dans les énoncés laconiques, descriptifs, que dans les dénominations subjectives affectives. J’ai privilégié certains événements car ils
    constituent d’ores et déjà des cas d’école. La bataille de Jénine est l’un d’entre eux. Elle a suscité la rédaction d’une centaine d’articles dans la presse (mars-avril 2002). Cet événement
    constitue un cas exemplaire pour tout analyste concerné par l’interprétation des faits dans un contexte de guerre.
  </p>
  <h2 id="heading5" dir="ltr">
    <a id="tocto2n1" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom2n1" name="tocto2n1">3.1. Cadres théoriques</a>
  </h2>
  <h3 id="heading6" dir="ltr">
    <a id="tocto3n1" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom3n1" name="tocto3n1">3.1.1. Sciences du langage</a>
  </h3>
  <p id="pn11" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">11</span>Ce travail se fonde avant tout sur la théorie de l’énonciation de Benveniste et sur la conception pragmatique (interactionnelle) du langage de
    Kerbrat-Orecchioni. Le postulat de l’inscription du sujet d’énonciation (ou instance de discours) dans l’énoncé pose le problème de la subjectivité dans le langage, et il permet en effet de
    mettre en question les velléités des journalistes qui croient, ou veulent faire croire, qu’ils peuvent être absents de leur texte et qui pratiquent l’effacement énonciatif. Je me suis appuyée
    également sur les travaux de Dominique Maingueneau sur l’analyse du discours, le contexte et le cotexte. Comme le montre bien Roselyne Koren dans le présent numéro d’Argumentation et Analyse du
    Discours, le Traité de l’argumentation de Perelman et Olbrechts-Tyteca (1958) permet de problématiser la question de l’éthique du discours et de décrire l’agencement textuel de l’argumentation.
  </p>
  <h3 id="heading7" dir="ltr">
    <a id="tocto3n2" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom3n2" name="tocto3n2">3.1.2. La place des émotions dans l’argumentation</a>
  </h3>
  <p id="pn12" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">12</span>Deux courants théoriques serviront de cadre à ce travail sur la place des émotions dans l’argumentation, l’école américaine représentée par Walton et l’école
    française, représentée par Christian Plantin. La thèse de Walton dans The place of Emotions in Argument traite la question de la pertinence et du caractère légitime des arguments dictés par
    l’émotion dans le discours. Il met l’accent sur quatre types d’émotions, dont l’appel à la pitié - ad misericordiam. Les appels à l’émotion peuvent occuper une place légitime et même importante
    en tant qu’arguments dans un discours persuasif, affirme Walton, mais, prévient-il, ils doivent être traités avec précaution car ils peuvent également être utilisés d’une manière fallacieuse. Le
    problème, dit-il, est qu’un tel appel peut avoir un impact si fort qu’il échappe à tout contrôle, empêchant l’allocutaire de percevoir des considérations plus appropriées et plus importantes.
    Walton propose un système de normes et d’évaluation qui permet de désigner les lieux discursifs où l’argument valide et légitime se change en paralogisme. Dans les arguments ad misericordiam,
    l’appel à la pitié a un énorme impact émotionnel sur l’auditoire, lui faisant oublier qu’il ne possède pas les données nécessaires pour juger le cas équitablement et impartialement. L’appel à
    l’émotion peut ne pas être pertinent en ce sens qu’il ne contribue pas aux visées du dialogue dans lequel les participants sont engagés. Les critères proposés par Walton (contexte, poids, impact,
    dosage, présomptions inappropriées, supplément d’information) me permettront d’analyser le bilan émotionnel en termes de validité et de légitimité argumentatives.
  </p>
  <p id="pn13" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">13</span>Christian Plantin, dans «&nbsp;L’argumentation dans l’émotion&nbsp;» (1997), étudie les discours émotionnels ainsi que la construction rhétorique-argumentative
    des émotions. Il propose une démarche méthodologique permettant d’établir le bilan émotionnel et les thèmes porteurs d’émotion, tels que les enfants, la mort, la faim. L’affirmation de Plantin
    selon laquelle l’émotion peut être suscitée sans avoir nécessairement recours à des termes émotifs m’a servi de guide dans l’interprétation de nombreux énoncés qui a priori ne comportaient pas de
    traces linguistiques pathétiques.
  </p>
  <p id="pn14" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">14</span>Le pathos est pris dans son sens aristotélicien, il constitue l’un des trois types d’arguments dans la Rhétorique d’Aristote (l’ethos, le pathos et le logos)
    destinés à modifier l’attitude de l’auditoire ou encore à le persuader en faisant naître des émotions ou l’état d’esprit souhaité. Aristote parle de thèmes émouvants en soi. Au Chapitre 8 du
    Livre II de la Rhétorique, le philosophe grec cite les maux qui suscitent la pitié&nbsp;:
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Parmi les choses affligeantes et douloureuses, toutes celles qui amènent la destruction excitent la pitié, ainsi que celles qui suppriment un bien, et celles dont la rencontre accidentelle est
      une cause de malheur d’une grande gravité. Sont des choses douloureuses et des causes de perte&nbsp;: la mort, la flagellation, les infirmités, la vieillesse, les maladies, le manque de
      nourriture.
    </p>
  </blockquote>
  <h1 id="heading8" dir="ltr">
    <a id="tocto1n5" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom1n5" name="tocto1n5">4. De la théorie à la pratique</a>
  </h1>
  <p id="pn15" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">15</span>Passons maintenant à une brève présentation de trois effets d’objectivité notoires&nbsp;: les citations, les indications chiffrées et les descriptions.
  </p>
  <h2 id="heading9" dir="ltr">
    <a id="tocto2n2" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom2n2" name="tocto2n2">4.1. Les citations</a>
  </h2>
  <p id="pn16" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">16</span>Je me propose de rendre compte d’un type d’exploitation inattendu de la citation&nbsp;: l’appel à la pitié. La citation est supposée être la reproduction
    objective par un locuteur de l’énoncé d’un autre locuteur. Ainsi Kerbrat-Orecchioni, dans L’énonciation. De la subjectivité dans le langage, note que
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      ce qui caractérise l’énonciation journalistique dans son ensemble c’est l’utilisation d’un certain nombre de stratégies qui permettent au locuteur de&nbsp;porter des jugements évaluatifs tout
      en restant dans un relatif anonymat. Ce sont essentiellement&nbsp;: le masquage du sujet individuel derrière un sujet collectif, l’utilisation du rempart des citations dont le statut est
      ambigu, car elles relèvent à la fois du discours objectif (le journaliste s’efface derrière le protagoniste) et subjectif (même si le journaliste n’accompagne pas la citation d’indices
      contextuels d’adhésion&nbsp;/&nbsp;rejet) il intervient dans la sélection même de la personne et de la séquence citées&nbsp;: (1999&nbsp;: 187)
    </p>
  </blockquote>
  <p id="pn17" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">17</span>Pour illustrer cette thèse, je souhaiterais me reporter à l’exemple suivant&nbsp;:
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Abou Ali. «&nbsp;Mes neuf enfants sont sous les gravats.&nbsp;» Il est assis sur un parpaing, les pieds dans la boue, devant sa maison en miettes. A ceux qui s’arrêtent près de lui, retenus par
      son sourire amer, il raconte une histoire d’horreur avec des mots banals. Abou Ali, 49 ans, est le patron d’un petit supermarché de Jénine. Quand les soldats sont entrés dans le camp, le 2
      avril dernier, à 1 heure du matin, il a pris un bout de papier. Jour après jour, il a consigné en une ligne le déroulement de l’attaque. A la date du 12, il a griffonné le mot
      «&nbsp;destruction&nbsp;». Il raconte&nbsp;: «&nbsp;Les bulldozers étaient là. Il fallait partir. Je suis sorti faire le plein de ma voiture à toute vitesse en disant à mes neuf enfants que je
      les attendrais sur la route principale. Sur le chemin du retour, les chars m’ont barré le passage. J’ai été refoulé vers le village de Roumaneh. Quand j’ai pu revenir, une semaine plus tard, ma
      maison était détruite et mes enfants n’étaient plus là.&nbsp;» Abou Ali sort de son portefeuille sa carte wakali, le certificat d’enregistrement de l’ONU qui tient lieu de papier d’identité
      pour les réfugiés. Le nom et l’âge de ses enfants y sont indiqués. Dix huit ans pour Amira, l’aînée, et 1 an pour Racha, la cadette. «&nbsp;Ça pue la mort par ici. Je suis sûr que mes enfants
      sont sous les gravats. Revenez dans une semaine et vous verrez les corps.&nbsp;» (Nouvel Observateur, 2 mai 2002)
    </p>
  </blockquote>
  <p id="pn18" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">18</span>Entre les paroles citées, le journaliste insère une description qui accentue l’abattement du personnage et reflète son état d’âme&nbsp;; la solitude et le
    désespoir du père sont illustrés par sa posture «&nbsp;assis sur un parpaing, les pieds dans la boue&nbsp;», qui symbolise la pauvreté, la déchéance. De surcroît, «&nbsp;sa maison en
    miettes&nbsp;» est une image pittoresque de la langue parlée familière. Cette description réaliste rend le personnage plus proche et suscite l’empathie, car Abou Ali utilise des mots simples,
    dont l’impact est plus fort parce qu’ils sonnent&nbsp;vrais et qu’ils disent la douleur. Les mots «&nbsp;consigner en une ligne&nbsp;», «&nbsp;griffonne&nbsp;», «&nbsp;destruction&nbsp;» ont tous
    des connotations pathétiques car ils supposent le drame et l’aspect inéluctable de la situation (Abou Ali tient le registre des événements, peut-être pour les mémoriser ou bien pour essayer d’en
    comprendre l’horreur). La mort des neuf enfants n’est pas un fait avéré en dépit du titre «&nbsp;Jénine les survivants racontent&nbsp;»&nbsp;: le père la suppose, mais sans en avoir ni en fournir
    la preuve&nbsp;; ce qui augmente la force du pathos, c’est la mise en vedette de la force du pressentiment paternel. La première phrase «&nbsp;Mes neuf enfants sont sous les gravats&nbsp;» se
    présente comme une évidence (elle le restera le temps de la description journalistique) séparée de la suite du texte. La citation qui s’achève par&nbsp;»&nbsp;vous verrez les corps&nbsp;» n’est
    pas commentée. Il y a silence métalinguistique du journaliste qui contribue ainsi à transformer une hypothèse sinistre en tragédie avérée. Le pressentiment et le fait avéré sont mis sur le même
    plan&nbsp;: de quoi le lecteur se souviendra-t-il&nbsp;? Le nombre important de petits détails crée et renforce l’effet de réel, mais augmente aussi simultanément le taux de subjectivité
    pathétique implicite. Abou Ali raconte longuement sa tragédie personnelle de manière crue&nbsp;; les chars et les bulldozers représentent la force destructrice. La simplicité du personnage et de
    son langage disent sa tragédie. Le verbe familier «&nbsp;pue&nbsp;»&nbsp;fait certainement partie de l’idiolecte du personnage&nbsp;; il augmente l’authenticité de ses dires mais atteste aussi la
    rectitude du journaliste qui rapporte ses propos «&nbsp;tels quels&nbsp;»&nbsp;; le parler vrai ne peut que susciter la pitié et même l’empathie. Pas de fioritures quand on souffre. L’horreur ne
    peut être traduite par des termes sophistiqués.
  </p>
  <p id="pn19" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">19</span>Il importe de recontextualiser la citation. Dans cet article dont le titre est «&nbsp;Jénine les survivants racontent&nbsp;» (le contrat de lecture est respecté
    car l’article rapporte effectivement le témoignage de survivants), les propos d’un médecin militaire israélien sont rapportés pour expliquer l’entrée de Tsahal dans Jénine&nbsp;:
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Ce camp était une machine à produire des terroristes. Nous devions faire ce que nous avons fait. Si nous avions voulu tuer des civils, nous n’aurions pas pris autant de précautions. Nous
      aurions fait bombarder le camp par l’aviation. Et l’affaire aurait été réglée sans que nous ayons vingt-trois morts.
    </p>
  </blockquote>
  <p id="pn20" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">20</span>Le journaliste poursuit&nbsp;:
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Une vingtaine d’auteurs d’attentats suicides, c’est vrai, étaient originaires de Jénine. Mais, pour le reste, les affirmations du docteur Zangen sont en contradiction avec les rapports du
      haut-commissaire des Nations-Unies pour les droits de l’homme, Mary Robinson, et aussi avec ceux de Human Rights Watch et de l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem, qui
      dénoncent, enquêtes à l’appui, le recours aux «&nbsp;boucliers humains&nbsp;» et les entraves mises par l’armée israélienne au travail des médecins et ambulanciers. Elles sont aussi en
      contradiction avec les témoignages recueillis dans le camp de Jénine, parmi les survivants.
    </p>
  </blockquote>
  <p id="pn21" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">21</span>Le journaliste utilise l’argument d’autorité des organisations humanitaires, qui ne peut être réfuté, pour délégitimer la totalité du discours du médecin (dont
    l’argument - «&nbsp;nid de terroristes&nbsp;» - est une tentative de recontextualisation). C’est une procédure connue qui recourt au raisonnement suivant&nbsp;: à partir du moment où il y a
    erreur dans un témoignage, c’est la totalité des dires du témoin, leur véracité même qui sont mises en cause. Il y aurait une hiérarchie des arguments d’autorité et c’est le journaliste qui
    décide du statut qu’il leur accorde. Il passe en revue les différentes organisations humanitaires, et il semble effectivement que rien ne puisse contredire l’autorité des «&nbsp;rapports du
    haut-commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, Mary Robinson&nbsp;». Sous les dehors du rapporteur objectif, le journaliste argumente par le biais de l’énoncé - «&nbsp;mais les
    affirmations du Dr Zangen sont en contradiction avec les rapports&nbsp;». On admet qu’il y a contradiction lorsque deux propositions affirment et nient le même élément de connaissance&nbsp;: A
    est vrai et A n’est pas vrai. Si l’on applique cette antinomie à l’exemple ci-dessus, il apparaît d’après le cotexte que les propos du Dr Zangen ne sont pas pris en charge par le journaliste (ils
    sont donc présentés comme faux) tandis que les rapports officiels ont plus de poids et sont,&nbsp;eux, présentés comme vrais. Le journaliste opte donc pour la prééminence des rapports officiels
    de l’ONU et de cette manière, il discrédite les propos du médecin israélien. Par ailleurs, l’utilisation du connecteur «&nbsp;mais&nbsp;» selon Ducrot renforce la portée de l’argument qui est
    contenu dans l’énoncé coordonné. Le journaliste cherche à prouver la vérité «&nbsp;enquêtes à l’appui&nbsp;» affichant son ethos de professionnel rigoureux.
  </p>
  <p id="pn22" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">22</span>Je n’ai pas souvent trouvé dans mon corpus des réactions de parents israéliens semblables aux sentiments exprimés par le père palestinien Abou Ali. L’évocation
    des parents israéliens est d’ailleurs peu fréquente dans les exemples de presse relevés. Il est assez rare que les proches des victimes soient interviewés comme dans l’exemple ci-après qui
    rapporte les dires de la mère d’une jeune fille tuée dans l’attentat perpétré le 1er juin 2001 par un terroriste kamikaze contre la discothèque Dolphinarium à Tel-Aviv. Vingt et une personnes
    avaient péri dans cet attentat. Un an après l’attentat, Libération consacre un long article à la tragédie d’une mère qui a perdu sa fille unique. Voici un exemple tiré de cet article&nbsp;:
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Mentalement, c’est bien plus dur aujourd’hui... elle me manque tellement, raconte Irina, la voix monocorde. Je rêve à ma fille presque toutes les nuis. Je la serre fortement contre moi, car je
      sais qu’elle ne va vivre qu’une journée, et puis insensiblement, je la sens qui s’éloigne, je sais qu’elle va partir, j’essaie à tout prix de la retenir et je me réveille (Libération, 2 juin
      2002).
    </p>
  </blockquote>
  <p id="pn23" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">23</span>C’est une longue citation qui fait partager un an après les réflexions poignantes d’une mère en deuil. Mais les parents des victimes israéliennes restent pour la
    majorité anonyme. Je n’ai pas trouvé de citations de parents de soldats israéliens tués alors qu’il existe de nombreuses interviews des proches des combattants de l’Intifada. Par ailleurs,
    quantitativement, les citations de parents israéliens ou d’enfants israéliens sont beaucoup moins nombreuses que les citations de Palestiniens. Sur un corpus d’une centaine de textes, il y aurait
    approximativement quatre-vingts pour cent de citations de parents palestiniens ou de proches des combattants palestiniens.
  </p>
  <h2 id="heading10" dir="ltr">
    <a id="tocto2n3" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom2n3" name="tocto2n3">4.2. Les indications chiffrées</a>
  </h2>
  <p id="pn24" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">24</span>Extrêmement nombreuses dans les articles étudiés, elles nécessitent une étude approfondie. Quoi de plus objectif, de plus neutre qu’un chiffre. Nous allons
    démontrer que les chiffres insérés dans le discours font cependant battre les cœurs et suscitent l’émotion. Les indications chiffrées concernent les âges, les jours, le nombre de victimes, de
    morts et de blessés. Le nombre exact des victimes de Jénine est bien le problème crucial et il y fait l’objet de spéculations. Des personnes ont péri à Jénine&nbsp;: des civils et des militants
    palestiniens ainsi que des soldats israéliens. Les journaux ont le plus souvent ramené ces morts à un bilan ou à une macabre comptabilité sans problématiser les tenants et aboutissants de
    l’opération militaire menée par Israël dans le camp de réfugiés. En fait, le cas de Jénine se ramène à une simple comptabilisation. Je voudrais souligner l’usage du quantitatif comme principe
    d’organisation du récit dans les bilans, par exemple dans les paragraphes de clôture qui prédisent que la catastrophe va continuer. Je dois me limiter à quelques exemples types, sans pouvoir
    entrer dans les détails de cette problématique.
  </p>
  <blockquote>
    <h3 id="heading11" dir="ltr">
      <a id="tocto3n3" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom3n3" name="tocto3n3">4.2.1. Décompte minutieux</a>
    </h3>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Le CICR et le Croissant Rouge qui ont entrepris le déblaiement des gravats ont déjà retrouvé plus de quarante corps dont quatre enfants, deux femmes et deux hommes de plus de 65 ans (Nouvel
      Observateur, 25 avril 2002)
    </p>
  </blockquote>
  <p id="pn25" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">25</span>Le détail des nombres de corps d’enfants, de femmes et de vieillards suscite toujours l’émoi&nbsp;: ce sont des catégories d’êtres dont l’évocation suffit à
    créer une «&nbsp;orientation&nbsp;» émotionnelle. L’enfant est associé à l’innocence, or la mort de l’innocent est un thème ancien, éveillant des sentiments d’injustice et de pitié. De même pour
    les femmes et les vieillards (par leur impuissance et leur incapacité à se défendre). D’après la règle de justice, on s’attend à ce que le bilan des civils israéliens tués dans les attentats
    mentionne également les âges, mais cela n’est pas toujours le cas. J’ai trouvé peu d’exemples comme celui-ci&nbsp;: «&nbsp;Les deux victimes Avi Ben Harush, 20 ans, et Hanit Armiel, 19 ans, ont
    été enterrées hier&nbsp;» (Le Figaro, 18 juillet 2001). De surcroît, j’ai trouvé peu d’exemples qui mentionnent l’âge d’enfants israéliens tués parmi des civils, comme celui-ci&nbsp;:
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Ou cette fratrie décimée le 9 août dans une pizzeria de Jérusalem-Ouest, par l’explosion d’une bombe humaine&nbsp;: Raya, 14 ans, Itzhak, 4 ans, Hemda, 2 ans. Trois des 15 civils déchiquetés
      lors du carnage. (L’Express, 6 septembre 2001)
    </p>
  </blockquote>
  <p id="pn26" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">26</span>La mise en mots dans cet exemple donne la primauté à l’idéologie de captation, puisqu’il s’agit d’enfants supposés être innocents. Concernant les combattants
    palestiniens tués au combat ou les chahids, leur âge est, dans la majeure partie des cas, mentionné comme dans l’exemple&nbsp;: «&nbsp;Nidal Chadouf, 20 ans, était parvenu à se faire sauter avec
    sa ceinture d’explosif dans la file d’attente d’un arrêt d’autobus&nbsp;» (Le Figaro, 18 juillet 2001). Le journaliste impartial qui prône le même traitement des protagonistes devrait présenter
    les deux camps de manière équitable. Ne serait-on pas en droit d’attendre lorsque l’âge des combattants palestiniens est précisé (l’âge peut être considéré comme une information pertinente dans
    certains cas, par exemple dans des avis de décès&nbsp;; sa mention a un effet émotionnel si la personne morte est jeune) que celui des soldats israéliens tués à Jénine, par exemple, soit aussi
    détaillé&nbsp;? En vertu de cette impartialité, qui se rapporte à la règle de justice, le journaliste devrait traiter de la même façon les personnes soumises au même sort. Ce qui s’applique aux
    Palestiniens doit pouvoir être appliqué aux Israéliens. Toutefois le cotexte indique laconiquement&nbsp;: «&nbsp;C’est à Jénine que l’armée israélienne a perdu 23 des 29 soldats tués&nbsp;».
    (Nouvel Observateur, 25 avril 2002). On peut se demander en quoi la mort d’un chahid de 20 ans, pourvu d’un nom, est plus tragique que celle d’un soldat israélien anonyme du même âge. Est-ce
    l’idéologie de captation qui favorise la représentation du sacrifice de Nidal Chadouf, 20 ans, par le journaliste, comme un acte héroïque commis par un jeune homme ayant une identité (jeune et
    qui a donc toute la vie devant lui, d’où le chagrin causé par le désespoir de la jeunesse)&nbsp;? Par ailleurs, la mort d’un soldat anonyme au combat ne serait-elle pas émotionnellement
    rentable&nbsp;?
  </p>
  <p id="pn27" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">27</span>De la même manière, dans les portraits d’enfants palestiniens confrontés à l’Intifada, l’âge est souvent mentionné, comme pour insister sur «&nbsp;leur état
    d’innocence qui accroît la cruauté de l’agresseur responsable de cette injustice&nbsp;» (Charaudeau, 2005&nbsp;: 186). L’âge des Palestiniens a donc une visée argumentative, particulièrement pour
    les enfants palestiniens. Par exemple&nbsp;:
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Majdi n’a que 13 ans. On lui en donne moins en le voyant parce qu’il est tout frêle, plus en l’écoutant à cause de sa voix rocailleuse... Bilal, 14 ans, un peu chétif lui aussi par rapport à
      son âge, intercale très bien cette révolte dans sa vie. (Libération, 8 décembre 2000)
    </p>
  </blockquote>
  <p id="pn28" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">28</span>Je n’ai pas trouvé d’exemple d’articles sur des portraits d’enfants victimes d’attentats, du côté israélien.
  </p>
  <blockquote>
    <h3 id="heading12" dir="ltr">
      <a id="tocto3n4" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom3n4" name="tocto3n4">4.2.2. Dissymétrie dans la mise en mots discursive du bilan des morts palestiniens et israéliens</a>
    </h3>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Depuis l’éclatement de la nouvelle Intifada en septembre 2000, 615 Israéliens sont morts, tandis que 1400 Palestiniens, terroristes ou civils, ont été tués par les forces de sécurité. (Nouvel
      Observateur, 8 août 2002)
    </p>
  </blockquote>
  <p id="pn29" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">29</span>Si la règle de justice semble être respectée dans cet exemple type par la comptabilisation des morts palestiniens et israéliens, c’est aussi un exemple de
    dissymétrie patent car les causes et les responsables de leur mort ne sont pas désignés. Il recense 615 morts israéliens sans préciser les motifs de leur mort ni désigner les responsables. Ils ne
    sont toutefois pas décédés de mort naturelle et on sait qu’ils ont été tués dans des attentats-suicides par des terroristes kamikazes qui se sont fait sauter au milieu de la population
    israélienne. En revanche, les 1400 Palestiniens «&nbsp;ont été tués par les forces de sécurité israéliennes&nbsp;»&nbsp;: les responsables sont explicitement mentionnés, démarche qui
    responsabilise donc «&nbsp;les forces de sécurité israéliennes&nbsp;», mais déresponsabilise leurs ennemis. La neutralité des indications chiffrées n’est qu’apparente dans ce cas.
  </p>
  <h2 id="heading13" dir="ltr">
    <a id="tocto2n4" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom2n4" name="tocto2n4">4.3. Les descriptions</a>
  </h2>
  <p id="pn30" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">30</span>Puisque l’effet recherché est celui de la vérité, l’une des stratégies pour faire croire à la reproduction exacte et fidèle du réel est la description qui ne
    remplit pas uniquement une fonction ornementale ou esthétique et qui n’a pas une visée purement informationnelle. A l’instar de l’écrivain réaliste qui cherche à donner à la fiction les
    apparences d’une réalité authentique, le journaliste cherche à faire croire qu’il dit la réalité «&nbsp;telle qu’elle est&nbsp;» pour fonder sa crédibilité et avoir droit à la parole. Comme dans
    les romans réalistes, la description «&nbsp;représentative&nbsp;», référentielle, crée l’illusion de réalité. Je tenterai de démontrer avec Jean-Michel Adam (1989) qu’en dépit de ses apparences
    réalistes, la description implique un point de vue. Je me propose de traiter deux formes de descriptions&nbsp;: la description de paysages et la description de protagonistes.
  </p>
  <blockquote>
    <h3 id="heading14" dir="ltr">
      <a id="tocto3n5" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom3n5" name="tocto3n5">4.3.1. La description de paysages</a>
    </h3>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Autour sur un rayon de quelques centaines de mètres, subsiste un décor de maisons fracassées sous les obus, de bâtiments pliés par les impacts de missiles. Un paysage de ville après un
      tremblement de terre. Derrière les façades écroulées trônent parfois des vestiges de vie&nbsp;: un lit, des rideaux, un lavabo, une poussette. (Le Monde, 17 avril 2002)
    </p>
  </blockquote>
  <p id="pn31" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">31</span>L’énoncé paratactique «&nbsp;un paysage de ville après un tremblement de terre&nbsp;», a des allures de constat objectif mais effectue un rapprochement
    associatif évaluatif. La désolation du paysage est en fait celle de ses habitants. Les adjectifs «&nbsp;fracassées&nbsp;», «&nbsp;écroulées&nbsp;» et «&nbsp;pliés&nbsp;» témoignent de la violence
    de l’action par leur signification mais aussi par le son de la fricative et des occlusives sourdes. Le réalisme mène au pathétique par le biais de la métonymie «&nbsp;vestiges de vie&nbsp;» qui a
    une signification à la fois concrète (ce qui reste après la destruction) et abstraite (l’âme et la force des objets qui témoignent d’une vie passée). Comme à la Pension Vauquer dans Le père
    Goriot de Balzac, les objets sont des rescapés et chaque pièce forme une sorte de poème de la misère. Dans le bouleversement intérieur des personnages, les objets sont un des points de repère les
    plus sûrs. Il y a en fait une relation symbiotique entre les personnages et les objets qui constituent l’illusion réaliste. Ils sont les témoins muets d’une réalité. Le décor et les accessoires
    permettent de faire sentir l’atmosphère ambiante. La description métonymique a pour point de départ des objets prosaïques&nbsp;: la poussette (les enfants), les rideaux (le foyer), le lit, le
    lavabo (la maison, la famille). Le pathos est suscité par les notions implicites de famille, foyer, enfance qui font partie du patrimoine culturel commun et constituent des thèmes universels qui
    font vibrer la fibre émotionnelle.
  </p>
  <p id="pn32" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">32</span>De la même manière dans l’exemple suivant, la description joue un rôle argumentatif&nbsp;: «&nbsp;Plus de deux mois après sa mort, les graffitis et les photos à
    la gloire du chahid (martyr) continuent d’orner les murs de la maison familiale, perdue au bout d’un chemin poussiéreux du village de Jabalya&nbsp;». (L’Express, 30 août 2001) La description de
    la maison familiale «&nbsp;perdue au bout d’un chemin poussiéreux du village de Jabalya&nbsp;», suscite le pathos sans avoir recours à des termes émotifs. Comme le dit Plantin (1997) il y a des
    termes évocateurs qui suffisent à créer une orientation émotionnelle. Leur simple évocation ou description atteste d’une atmosphère romanesque et a un effet pathémique. Le mot
    «&nbsp;familiale&nbsp;» évoque des valeurs d’union, de fraternité et d’amour. Mais, ces valeurs sont modifiées par l’effet pathémique mis en place par le biais d’un attribut poétique
    «&nbsp;perdue au bout d’un chemin poussiéreux&nbsp;». C’est un attribut poétique qui semble accréditer l’ambiance (de solitude) dans laquelle a vécu le chahid et pourrait expliquer son geste
    comme un acte de désespoir. On se demandera si ce n’est pas l’âme du chahid qui est elle aussi «&nbsp;perdue&nbsp;», en dépit peut-être du soutien familial. On va oublier le fait que cette maison
    a abrité en fait un terroriste, responsable d’un attentat contre des civils. Je n’ai pas trouvé de descriptions équivalentes du côté israélien, des descriptions de maisons de familles en deuil,
    de maisons de soldats tombés au front.
  </p>
  <h3 id="heading15" dir="ltr">
    <a id="tocto3n6" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom3n6" name="tocto3n6">4.3.2. Rythme et description</a>
  </h3>
  <p id="pn33" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">33</span>Le rythme est souvent présent dans ces descriptions réalistes. Je tenterai de démontrer qu’il contribue à rendre les descriptions pathétiques et que la
    subjectivisation par le rythme est un aspect du pathos descriptif. C’est un lieu d’énonciation méconnu qui produit du sens et révèle une prise de position (Koren 2003). «&nbsp;Le rythme est le
    pouvoir de signifier sans signe&nbsp;» dit Henri Meschonnic dans Critique du rythme (1982&nbsp;: 93). Il y considère le rythme comme un mode de disposition et d’organisation de la signifiance,
    une forme qui subjectivise l’énoncé. L’exemple ci-après le montre bien&nbsp;:
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      C’est un monde où suintent l’ennui et la tristesse résignée des destins immobiles, un univers peuplé de rêves non-assouvis, d’illusions déchirantes, de promesses non-tenues&nbsp;: le camp de
      réfugiés de Jabalya à Gaza est le plus grand, le plus peuplé, le plus sale. (Le Monde, 6 novembre 2001)
    </p>
  </blockquote>
  <p id="pn34" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">34</span>Les adjectifs axiologiques et affectifs «&nbsp;déchirantes&nbsp;», «&nbsp;résignée&nbsp;», «&nbsp;non-assouvis&nbsp;» dénotent le renoncement et la frustration.
    Des formules telles que «&nbsp;tristesse résignée&nbsp;», «&nbsp;rêves non-assouvis&nbsp;», «&nbsp;promesses non-tenues&nbsp;» disent l’insoutenable mélancolie et la stagnation du camp. Dans
    «&nbsp;promesses non-tenues&nbsp;», il y a une accusation implicite. Qui est responsable&nbsp;? Les rythmes sont enchâssés&nbsp;: le rythme binaire (c’est un monde, un univers) comprend un rythme
    ternaire (rêves non-assouvis, illusions déchirantes, promesses non-tenues)&nbsp;; une seconde cadence ternaire (le plus grand, le plus peuplé, le plus sale) créé un effet de crescendo par
    l’emploi de l’adjectif axiologique «&nbsp;sale&nbsp;» qui caractérise l’état du camp de réfugiés. L’effacement du sujet d’énonciation par le présentatif «&nbsp;c’est&nbsp;» (Rabatel 2000)
    objectivise le jugement de valeur qui suit et qui suscite la compassion, voire l’indignation. Le verbe «&nbsp;être&nbsp;» sert ici de signe introductif à une description. Il y a un contraste
    frappant entre la dernière ligne où se trouvent les détails descriptifs (le plus grand, le plus peuplé, le plus sale) - effets de réel - et les deux premières lignes où il y a essentialisation
    avec les mots «&nbsp;monde&nbsp;», «&nbsp;univers&nbsp;», «&nbsp;ennui&nbsp;», «&nbsp;la tristesse des destins&nbsp;», et l’emploi d’adjectifs affectifs (résignée, immobile, non-assouvis,
    déchirantes). Le groupe nominal axiologique «&nbsp;promesses non tenues&nbsp;» reste vague et ne précise pas qui n’a pas tenu les promesses. Ce sont des émotions à l’état pur qui tentent
    d’envelopper le lecteur par tous les moyens, notamment par le recours à des lexèmes subjectifs et à une mise en mots cadencée.
  </p>
  <p id="pn35" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">35</span>Comme la description des paysages, la description des protagonistes palestiniens crée, elle aussi, un effet pathémique.
  </p>
  <h3 id="heading16" dir="ltr">
    <a id="tocto3n7" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom3n7" name="tocto3n7">4.3.3. La description des protagonistes</a>
  </h3>
  <p id="pn36" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">36</span>Les principaux protagonistes palestiniens dépeints dans les exemples qui composent mon corpus sont les «&nbsp;martyrs&nbsp;», les «&nbsp;combattants&nbsp;» et
    les enfants. Les martyrs ou chahids sont des Palestiniens qui ont perpétré des attentats-suicides en déclenchant leur ceinture explosive. Une fois l’attentat exécuté, leurs photos transformées en
    posters sont affichées dans les rues et deviennent de véritables «&nbsp;icônes&nbsp;». Il s’opère un processus de transformation&nbsp;: des hommes bien réels passent à l’état de portraits
    porteurs d’une idéologie religieuse militante. C’est la mise en mots de ces portraits que je vais tenter d’analyser&nbsp;; il s’agit de visages d’hommes jeunes à l’allure sobre, porteurs de
    «&nbsp;fines moustaches&nbsp;» (notation esthétique), qui suscitent l’empathie et même le respect. Il y a un écart entre les apparences inoffensives de ces «&nbsp;bombes humaines&nbsp;» ou
    «&nbsp;kamikazes&nbsp;» et leurs actes.Voici deux exemples&nbsp;:
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Ce sont des portraits couleurs de visages d’hommes jeunes aux fines moustaches, la plupart du temps sur fond du dôme de la grande mosquée al-Aqsa de Jérusalem, qui donne son nom à la nouvelle
      insurrection palestinienne&nbsp;: l’Intifada al-Aqsa. (Le Monde, 24 octobre 2000)
    </p>
  </blockquote>
  <p id="pn37" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">37</span>Comme on l’a dit, rien ne réfère à la violence de leurs actes.
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      (Ezzedine) Ce Palestinien de vingt et un an apparaît au premier plan vêtu d’une chemise bleue. Sa barbe et ses lunettes lui donnent des allures d’étudiant. Le visage est blême, le regard
      sévère. En toile de fond, se dresse la mosquée d’al-Aqsa de Jérusalem. (Le Monde, 8 septembre 2001)
    </p>
  </blockquote>
  <p id="pn38" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">38</span>Le journaliste présente un homme jeune et décidé&nbsp;; les adjectifs «&nbsp;blême&nbsp;» et «&nbsp;sévère&nbsp;» dénotent le sérieux et la gravité du personnage
    qui assume son acte mais aussi la colère et la rage d’un jeune qui lutte pour son indépendance. Ce n’est pas le portrait d’un fanatique&nbsp;; le fait qu’il soit comparé à un étudiant (qui
    connote une personne réfléchie) lui confère une image rassurante et valorisante. Elle lui attribue une certaine dignité et minimise l’acte terroriste et ses conséquences. Contrairement au cas des
    soldats israéliens (dont les portraits ou les photographies ne sont pas commentés), l’âge et le nom sont toujours mentionnés.
  </p>
  <p id="pn39" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">39</span>Le portrait réaliste du combattant peut verser dans l’information-spectacle comme dans les deux exemples suivants&nbsp;:
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      [...] blouson et jeans noir, la kalachnikov à portée de main, genre voyou sympa, la lèvre un rien moqueuse. (Le Monde, 30 novembre 2000)
    </p>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Abou Saleh, un homme d’une trentaine d’années, bonnet noir, barbe noire et yeux de braise. L’homme se présente comme un responsable des Brigades des martyrs d’al-Aqsa, un groupe armé proche du
      Fatah. (Libération, 11 avril 2002)
    </p>
  </blockquote>
  <ul class="sidenotes">
    <li>
      <span class="num">3</span> &nbsp;Dayan, D. «&nbsp;Pour une critique des médias&nbsp;», <em>Questions de communication,</em> 8
    </li>
  </ul>
  <p id="pn40" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">40</span>La description d’Abou Saleh passe par le portrait&nbsp;: «&nbsp;bonnet noir&nbsp;», «&nbsp;barbe noire&nbsp;» et la métaphore «&nbsp;yeux de braise&nbsp;» (noirs
    et brillants). Pourquoi mentionne-t-on des yeux de braise&nbsp;? Serait-ce par exemple parce que l’homme est un «&nbsp;résistant&nbsp;» ardent - Abou Saleh est en fait responsable d’attentats,
    mais cela n’est pas dit. Inversement, dans le cas des soldats israéliens, l’anonymat domine. En effet les soldats n’ont pas de visages et pas de noms. Cela a été dit par le chercheur Daniel
    Dayan<a id="bodyftn3" class="footnotecall" href="http://aad.revues.org/index338.html#ftn3" name="bodyftn3">3</a> (2005) qui propose de distinguer «&nbsp;parmi les acteurs ou les victimes d’un
    conflit entre ceux qui sont dotés d’un visage, d’une parole, d’un nom, d’une parentèle, et ceux qui relèvent plus sommairement de l’évaluation chiffrée&nbsp;». Si les soldats israéliens sont
    représentés c’est le visage noirci et l’arme au poing, ou encore par la métonymie du casque, comme dans les exemples ci-après&nbsp;:
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Perchée sur son mirador, une sentinelle israélienne scrute la frontière à la jumelle. De la tour coiffée du drapeau bleu à l’étoile de David ne dépassent que la bosse de son casque et la bouche
      d’un fusil. (Libération, 16 octobre 2000)
    </p>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Armes au poing, le visage noirci, ils [les militaires israéliens] fouillent la maison et entraînent le propriétaire dans les étages, le M16 dans les reins. (Le Monde, 25 novembre 2000)
    </p>
  </blockquote>
  <ul class="sidenotes">
    <li>
      <span class="num">4</span> &nbsp;Cf. Perelman C. et Olbrechts-Tyteca L. (2000&nbsp;: 155)&nbsp;: <em>»</em>&nbsp;Le fait de sélectionner certains <a href=
      "http://aad.revues.org/index338.html#ftn4">(...)</a>
    </li>
  </ul>
  <p id="pn41" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">41</span>La référence à l’arme «&nbsp;kalachnikov à portée de main&nbsp;» est différente de celle du soldat israélien&nbsp;: elle n’est pas «&nbsp;au poing&nbsp;», c’est
    à dire offensive violente, mais dans une position défensive. Il y a dissymétrie dans la présentation du port de l’arme&nbsp;: du côté palestinien. Le combattant apparaît comme humain et même
    romantique, tandis que le soldat israélien apparaît comme une entité violente et anonyme. Pourquoi cette différence&nbsp;? Les soldats israéliens semblent constituer un stéréotype. Ils n’existent
    pas en tant qu’êtres humains. L’idéologie de captation, selon Charaudeau (2006&nbsp;:191) suppose un bon et un méchant, une victime et un bourreau. Selon Perelman (2000&nbsp;:155-157)
    l’effacement de la présence<a id="bodyftn4" class="footnotecall" href="http://aad.revues.org/index338.html#ftn4" name="bodyftn4">4</a> constitue un phénomène tout aussi remarquable que
    l’importance de la présence dans l’argumentation. Quant au déni de l’existence de l’autre, je souhaiterais rapporter des propos de Stephen Spender cités par Perelman&nbsp;: ce sont les sentiments
    éprouvés par l’auteur lors de la guerre civile en Espagne, devant les atrocités des franquistes et des défenseurs de la République. Cette conception m’a semblé exprimer l’absence d’humanité du
    soldat israélien dans les exemples de la presse écrite que j’ai recueillis&nbsp;:
  </p>
  <blockquote>
    <p class="citation" dir="ltr">
      Presque tous les êtres humains ont une saisie très intermittente de la réalité. Un petit nombre de choses seulement qui illustrent leurs propres intérêts sont réels pour eux&nbsp;: les autres
      choses qui, en fait, sont tout aussi réelles, leur apparaissent comme des abstractions&nbsp;… Vos amis, parce que vos alliés, sont de vrais êtres humains… Vos adversaires ne sont que
      d’ennuyeuses, peu raisonnables, inutiles thèses dont les vies ne sont que de faux jugements que vous souhaiteriez effacer avec une balle de plomb. Dans le premier cas, je voyais des cadavres,
      dans le second, seulement des mots. (2000 [1958]&nbsp;: 159)
    </p>
  </blockquote>
  <h1 id="heading17" dir="ltr">
    <a id="tocto1n6" href="http://aad.revues.org/index338.html#tocfrom1n6" name="tocto1n6">Conclusion</a>
  </h1>
  <p id="pn42" class="texte" dir="ltr">
    <span class="paranumber">42</span>&nbsp;«&nbsp;L’insoutenable légèreté&nbsp;» de l’idéologie de captation implique le recours fréquent à des mises en scènes dramatisantes, qui peuvent avoir des
    effets pervers. S’il est vrai que le linguiste ne peut prédire comment l’auditoire percevra ce type de présentation (angélisation vs. diabolisation), il peut toutefois prévoir des types
    d’interprétation déduits des mises en mots et attendre des journalistes du corpus qu’ils assument leur responsabilité explicitement au lieu de multiplier des prises de position implicites
    masquées par des effets d’objectivité.
  </p><!-- .text wResizable --><a class="go-top" title="Haut de page" href="http://aad.revues.org/index338.html#article-338"><img src="http://aad.revues.org/images/button-go-top.gif" height="15"
  width="15"></a>
  <div style="text-align: justify;">
    <!-- #text -->
  </div><br>
  <a class="go-top" title="Haut de page" href="http://aad.revues.org/index338.html#article-338"></a>
  <div style="text-align: justify;">
    <!-- #notes -->
  </div>
  <h2 class="section">
    <span class="text">Pour citer cet article</span>
  </h2>
  <h3>
    Référence électronique
  </h3>
  <p>
    <strong>Claire <span class="familyName">Sukiennik</span></strong>, «&nbsp;Pratiques discursives et enjeux du pathos dans la présentation de l’Intifada al-Aqsa par la presse écrite en
    France&nbsp;», <em>Argumentation et Analyse du Discours</em>, n° 1&nbsp;| 2008, [En ligne], mis en ligne le 19 septembre 2008. URL&nbsp;: http://aad.revues.org/index338.html. Consulté le 18
    janvier 2009.
  </p><a class="go-top" title="Haut de page" href="http://aad.revues.org/index338.html#article-338"><img src="http://aad.revues.org/images/button-go-top.gif" height="15" width="15"></a>
  <div style="text-align: justify;">
    <!-- #quotation -->
  </div>
  <h2 class="section" style="text-align: justify;">
    <span class="text">Auteur</span>
  </h2>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <h3 style="text-align: justify;">
    <a href="http://aad.revues.org/index350.html">Claire <span class="familyName">Sukiennik</span></a>
  </h3>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p class="description" style="text-align: justify;">
    Université Bar-Ilan, ADARR
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Jan 2009 10:59:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ee5c5e57d94a4d6533f1c668496b1652</guid>
                <category>Peuples  du  monde</category>        <comments>http://www.memetics-story.com/article-26895879-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[DÉPORTATION D'AFRICAINS & GÉNOCIDES]]></title>
        <link>http://www.memetics-story.com/article-20351500.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #333399; font-size: 14pt;"><strong>À une époque où il est de bon ton de stigmatiser les actes ignobles qui ont conduit à la mise en esclavage de millions d'Africains et à leur
    déportation transatlantique vers le Nouveau Monde, en demandant aux Occidentaux de faire acte de repentance pour cela et pour le colonialisme qui a suivi, qu'en est-il des origines de l'esclavage
    en Afrique et au Moyen-Orient ? Que sont devenus tous ces esclaves (noirs ou blancs d'ailleurs) que les Arabo-Musulmans négociaient depuis des lustres ?<br>
    &nbsp;Déportation contre génocide ?<br>
    <br>
    L'anthropologue Tidiane N'DIAYE s'explique sur ces points dans un livre qui ne craint pas de dire tout ce qui a été occulté pendant des siècles.<br>
    Qui nous dira enfin la vérité ?</strong></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #333399; font-size: 14pt;"><strong><br>
    <span class="hitcitation"><br></span></strong></span> <span class="hitimportant">"Les Arabes ont razzié l'Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions
    d'hommes qu'ils ont déportés ont presque tous disparu du fait des traitements inhumains. Cette douloureuse page de l'<a href="http://www.evene.fr/tout/histoire">histoire</a> des <a href=
    "http://www.evene.fr/tout/peuple">peuples</a> noirs n'est apparemment pas définitivement refermée. La traite négrière a commencé lorsque l'émir et <a href=
    "http://www.evene.fr/livres/livre/tidiane-n-diaye-le-genocide-voile-33009.php">général arabe Abdallah ben Saïd</a> a imposé aux <a href="http://www.evene.fr/tout/soudanais">Soudanais</a><a href=
    "http://www.evene.fr/cinema/films/romani-bakht-8805.php">Bakht</a>' (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d'esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée
    sur les populations du <a href="http://www.evene.fr/tout/darfour">Darfour</a>. Et ce fut le point de départ d'une énorme ponction humaine qui devait s'arrêter officiellement au début du <a href=
    "http://www.evene.fr/tout/xxe">XXe</a> siècle.<br>
    <br></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <p class="hitcitation">
      <span class="hitcitation"><span class="hitimportant">"</span><strong><span class="hitimportant">Le travail de l’anthropologue et économiste Tidiane N’Diaye se définit par un projet clair et
      précis : réécrire avec objectivité et sans complaisance l’histoire négro-africaine. Tragédie des traites transatlantiques et arabo-musulmanes, des diasporas, grandeur de l’empire éthiopien,
      ghanéenne ou malien, héroïsme des révoltes (les marrons), ‘L’Eclipse des dieux’, son livre précédent, était un condensé d’une histoire des peuples noirs falsifiée ou oubliée. Avec ‘Le Génocide
      voilé’, l’essayiste se focalise sur le sujet à la fois tabou et polémique que représente la razzia de l’Afrique subsaharienne par les Arabes sous la forme d’un commerce violent et d’un génocide
      méconnu. Lui-même noir, musulman et chercheur, N’Diaye a su transcender le pathos masochiste occidental et éviter les concessions filiales pour dresser un constat accablant à partir d’une
      enquête sérieuse et documentée. Loin de se contenter de comparer la traite occidentale à celle évoquée dans ce livre, il préfère témoigner de cette amnésie tout en tentant d’en expliquer les
      causes. Ainsi, c’est avec courage et sincérité qu’il confirme la persistance de l’esclavagisme dans certaines régions, qu’il interprète, par exemple, le conflit du Darfour de ses précieuses
      informations, qu’il dénonce la brutalité passée et inavouée du prosélytisme islamique envers les populations africaines, qu’il objective, enfin, la volonté actuelle de “voiler” ce génocide.<br>
      L’intérêt de ce livre réside également dans l’absence de ressentiment ou d’idéologie au profit d’un souci évident de réhabilitation historique et d’une justesse des affirmations. Un livre
      étonnant, exaltant - paradoxalement passé inaperçu - mais qui a l’avantage d’éclairer le passé pour mieux appréhender le présent et investir l’avenir d’un regard neuf</span> <span style=
      "color: #ff0000;"><span style="font-size: 10pt;">et lucide, sans volonté de nuire ou d’opposer."</span></span></strong></span>
    </p><span style="background-color: #000000;"><span style="color: #ffcc00;"><strong>&nbsp;<br></strong></span></span>
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #ffcc00;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <div>
      <object type="application/x-shockwave-flash" height="336" width="420" data="http://www.dailymotion.com/swf/x5pojo&amp;related=1">
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      </object>
    </div>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x5pojo_islam-et-esclavage_news">Islam et esclavage</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/bdsgoop">bdsgoop</a></em>
  </div>
  <div style="text-align: center;"></div>
  <div style="text-align: center;">
    <em><br></em>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="color: #00ccff; font-size: 12pt;"><strong><em>Voir aussi les agréables razzias effectuées par les Barbaresques pour capturer des esclaves blancs : une époque oubliée
    semble-t-il...</em></strong></span>
  </div>
  <p>
    <a href="http://lessakele.over-blog.fr/article-l-histoire-oubliee-des-blancs-reduits-en-esclavage-53924981.html"></a>
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <strong><span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><a href="http://lessakele.over-blog.fr/article-l-histoire-oubliee-des-blancs-reduits-en-esclavage-53924981.html"><em>Les esclaves
    blancs</em></a></span></strong>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><em><span style="font-size: 8pt; color: #ffff99;">(Cliquer sur ce lien)</span><br></em></span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <a><em>&nbsp;</em></a>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="color: #00ccff;"><em><span style="font-size: 12pt;"><strong>Malek CHEBEL a écrit un livre sur l'esclavage en terre d'islam. Il y remet lui aussi les vérités à plat et gomme bien des
    idées reçues et personne ne pourra le suspecter d'arabophobie ou d'islamophobie :</strong></span></em></span>
  </div>
  <p>
    <a href="http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=290"></a>
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #0000ff;"><strong><a href="http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=290"><em><span style="font-size: 12pt;">L'esclavage en terre d'islam</span></em></a></strong></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #00ccff;"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 8pt; color: #ffffff;">(Cliquer sur ce
    lien)</span><br></span></span></em></span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <a><em>&nbsp;</em></a>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <em><br></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 11 Jun 2008 11:10:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e0d0a51ea8f2b9bd6b3f45fa8e56bb13</guid>
                <category>Peuples  du  monde</category>        <comments>http://www.memetics-story.com/article-20351500-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[AUTOPSIE  D'UN  COMMENTAIRE...]]></title>
        <link>http://www.memetics-story.com/article-7192164.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify; font-family: Comic Sans MS; color: rgb(0, 51, 102);"><font size="4"><span style="font-weight: bold;">Sur le blog d'une vieille connaissance datant de la fin du si&egrave;cle dernier, un autre blogueur a d&eacute;pos&eacute; un commentaire que voici :<br /><br /></span></font>
<div style="text-align: justify; background-color: rgb(0, 0, 128); font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 0);" class="commentMessage">
<p><font size="4">Si le ciel n'est pas mon toit, c'est que je vis dans une tombe, </font></p>
<font size="4"><br /></font>
<p><font size="4">Pour moi, vivre pour travailler signifie la perte de toute libert&eacute; et le d&eacute;but de l'esclavage,</font></p>
<font size="4"><br /></font>
<p><font size="4">Si je viens &eacute;taler ma mis&egrave;re aux marges de vos villes opulentes, c'est surtout pour vous&nbsp;faire comprendre qu'on peut&nbsp; &ecirc;tre heureux autrement,</font></p>
<font size="4"><br /></font>
<p><font size="4">Alors si vous n'avez toujours pas compris ces &eacute;vidences, crevez petits Gadjo Dilo,&nbsp; crevez de vos jouissances petits blancs,</font></p>
<font size="4"><br /></font>
<p><font size="4">Mais permettez-moi de vous avouer :&nbsp;je suis Manouche, certes, mais vos poules ne sont plus assez grasses &agrave; mes yeux !</font></p>
</div>
<div style="text-align: justify; background-color: rgb(0, 0, 128); font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 255);" class="commentOption"><font size="2">Commentaire n&deg; 2 post&eacute; par: kalima<a href="http://kalima.hautetfort.com/">&nbsp; <span style="color: rgb(255, 0, 0);">(site web)</span> &nbsp;</a>  le 13/10/2007 - 03:52:22</font></div>
<br style="font-weight: bold;" /></div>
Et moi qui pensais encore <br /><br /><font size="5" style="font-weight: bold; font-style: italic; font-family: Comic Sans MS; color: rgb(128, 0, 0);"><span style="background-color: rgb(204, 255, 255);">Last night the Gypsies came</span><br style="background-color: rgb(204, 255, 255);" /><span style="background-color: rgb(204, 255, 255);">Nobody knows from where</span><br style="background-color: rgb(204, 255, 255);" /><span style="background-color: rgb(204, 255, 255);">And where they have gone to</span><br style="background-color: rgb(204, 255, 255);" /><span style="background-color: rgb(204, 255, 255);">Nobody knows</span><br style="background-color: rgb(204, 255, 255);" /><span style="background-color: rgb(204, 255, 255);">And nobody seems to care<br /><br /></span></font>
<div style="text-align: center;"><font size="5" style="font-weight: bold; font-style: italic; font-family: Comic Sans MS; color: rgb(128, 0, 0);"><span style="background-color: rgb(204, 255, 255);"></span></font><img width="546" src="http://accel95.mettre-put-idata.over-blog.com/0/13/42/39/gypsies.jpg" alt="http://accel95.mettre-put-idata.over-blog.com/0/13/42/39/gypsies.jpg" style="cursor: -moz-zoom-in;" /><br /><br /><blockquote>
<div style="text-align: left;">      </div>
<p style="text-align: left; color: rgb(128, 128, 128);"><strong><font size="4" face="Georgia, Times New Roman, Times, serif">Saltimbanques</font></strong></p>
<div style="text-align: left; color: rgb(128, 128, 128);">     <blockquote>        <blockquote>          <blockquote>            <blockquote>
<p><font size="-2" face="Georgia, Times New Roman, Times, serif">A                Louis Dumur.</font></p>
</blockquote>         </blockquote>       </blockquote>     </blockquote>     </div>
<p style="text-align: left; color: rgb(128, 128, 128);"><font size="3" face="Georgia, Times New Roman, Times, serif">Dans la plaine        les baladins<br />       S'&eacute;loignent au long des jardins<br />       Devant l'huis des auberges grises<br />       Par les villages sans &eacute;glises</font></p>
<div style="text-align: left; color: rgb(128, 128, 128);">     </div>
<p style="text-align: left; color: rgb(128, 128, 128);"><font size="3" face="Georgia, Times New Roman, Times, serif">Et les enfants        s'en vont devant<br />       Les autres suivent en r&ecirc;vant<br />       Chaque arbre fruitier se r&eacute;signe<br />       Quand de tr&egrave;s loin ils lui font signe</font></p>
<div style="text-align: left; color: rgb(128, 128, 128);">     </div>
<p style="text-align: left;"><font size="-2" face="Georgia, Times New Roman, Times, serif"><font size="3" style="color: rgb(128, 128, 128);">Ils ont des        poids ronds ou carr&eacute;s<br />       Des tambours, des cerceaux dor&eacute;s<br />       L'ours et le singe animaux sages<br />       Qu&ecirc;tent des sous sur leur passage</font></font></p>
<p style="text-align: left;"><font size="-2" face="Georgia, Times New Roman, Times, serif"><br />Guillaume APOLLINAIRE, <em>Alcools </em> (1913)<br />                 &copy; 1920 &Eacute;ditions Gallimard</font></p>
<div style="text-align: left; color: rgb(128, 128, 128);">     </div>
<blockquote style="color: rgb(128, 128, 128);">
<div style="text-align: left;">       </div>
<blockquote>
<div style="text-align: left;">          </div>
<blockquote>
<div style="text-align: left;">            </div>
<blockquote>
<div style="text-align: left;">              </div>
<blockquote>
<div style="text-align: left;">                </div>
</blockquote>           </blockquote>         </blockquote>       </blockquote>     </blockquote>   </blockquote><br /><hr style="width: 100%; height: 2px;" />
<div style="text-align: left;"><font size="4"><span class="digtoverskrift" style="font-weight: bold;"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Boh&eacute;miens en Voyage</em></span></font><br /></div>
<br />
<table width="10" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td><img width="50" height="1" src="http://www.kalliope.org/gfx/trans1x1.gif" alt="" /></td>
            <td>&nbsp;</td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">&nbsp; </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">La tribu proph&eacute;tique aux prunelles ardentes </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">Hier s'est mise en route, emportant ses petits </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">Sur son dos, ou livrant &agrave; leurs fiers app&eacute;tits </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">Le tr&eacute;sor toujours pr&ecirc;t des mamelles pendantes. </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">&nbsp; </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">5</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">Les hommes vont &agrave; pied sous leurs armes luisantes </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">Le long des chariots o&ugrave; les leurs sont blottis, </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">Promenant sur le ciel des yeux appesantis </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">Par le morne regret des chim&egrave;res absentes. </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">&nbsp; </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">Du fond de son r&eacute;duit sablonneux, le grillon, </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">10</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">Les regardant passer, redouble sa chanson; </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">Cyb&egrave;le, qui les aime, augmente ses verdures, </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">&nbsp; </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">Fait couler le rocher et fleurir le d&eacute;sert </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="font-size: 9pt; color: rgb(128, 128, 128); text-align: left;">&nbsp;</td>
            <td nowrap="nowrap" style="white-space: nowrap; text-align: left;">L'empire familier des t&eacute;n&egrave;bres futures.</td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
<br /><br /><font size="4" style="font-weight: bold;">Charles Baudelaire<br /><br /></font><hr style="width: 100%; height: 2px;" /><br />
<h2 style="text-align: center; color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;">Les <span style="background-color: rgb(255, 255, 255);">boh&eacute;miens</span></h2>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;">  &Agrave; Gustave de Coutouly.</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" />   <br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Vous dont les r&ecirc;ves sont les miens,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Vers quelle terre plus cl&eacute;mente,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Par la pluie et par la tourmente,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Marchez-vous, doux Boh&eacute;miens?</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" />   <br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> H&eacute;las ! dans vos froides prunelles</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> O&ugrave; donc le rayon de soleil ?</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Qui vous chantera le r&eacute;veil</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Des esp&eacute;rances &eacute;ternelles ?</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" />   <br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Le pas grave, le front courb&eacute;,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> A travers la grande nature</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Allez, &ocirc; voix de l'Aventure !</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Votre diad&egrave;me est tomb&eacute; !</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" />   <br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Pour vous, jusqu'&agrave; la source claire</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Que Juillet tarira demain,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Jusqu'&agrave; la mousse du chemin,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Tout se montre plein de col&egrave;re.</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" />   <br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> On ne voit plus sur les coteaux,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Au milieu des vignes fleuries,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Se d&eacute;rouler les draperies</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Lumineuses de vos manteaux !</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" />   <br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> L'ennui profond, l'ennui sans bornes,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Vous guide, &ocirc; mes fr&egrave;res errants !</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Et les cieux les plus transparents</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Semblent sur vous devenir mornes.</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" />   <br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Quelquefois, par les tendres soirs,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Lorsque la nuit paisible tombe,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Vous voyez sortir de la tombe</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Les spectres vains de vos espoirs.</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" />   <br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Et la Boh&egrave;me po&eacute;tique,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Par qui nous nous &eacute;merveillons,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Avec ses radieux haillons</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Surgit, vivante et fantastique.</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" />   <br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Et, dans un rapide galop,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Vous voyez tournoyer la ronde</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Du peuple noblement immonde</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Que nous l&eacute;gua le grand Callot.</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" />   <br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Ainsi, dans ma noire tristesse,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Je revois, joyeux et charmants,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Passer tous les enivrements</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> De qui mon &acirc;me fut l'h&ocirc;tesse ;</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" />   <br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Les po&egrave;mes inachev&eacute;s,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Les chansons aux rimes hautaines,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Les haltes au bord des fontaines,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Les chants et les bonheurs r&ecirc;v&eacute;s ;</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" />   <br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Tout prend une voix et m'invite</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> A recommencer le chemin,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Tout me para&icirc;t tendre la main...</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Mais la vision passe vite.</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" />   <br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Et, par les temps mauvais ou bons,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Je reprends, sans nulle pens&eacute;e,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Ma route, la t&ecirc;te baiss&eacute;e,</span><br style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;" /><span style="color: rgb(51, 153, 102); font-weight: bold;"> Pareil &agrave; mes chers vagabonds !</span><br /><br /><font size="3" face="Arial" color="#000000"><a onmouseout="window.status=' '; return true" onmouseover="window.status='Retour à la liste des poèmes de cet auteur'; return true" href="http://poesie.webnet.fr/auteurs/glatigny.html" class="poeme"><font size="2">Albert GLATIGNY (1839-1873) </font></a><br /></font><hr style="width: 100%; height: 2px;" /><br />
<div style="text-align: left;"><font size="4"><span style="font-weight: bold;">On se quitte sur une petite impro ?</span></font><br /></div>
<font size="3" face="Arial" color="#000000"><br /></font><hr style="width: 100%; height: 2px;" /><font size="3" face="Arial" color="#000000"><a onmouseout="window.status=' '; return true" onmouseover="window.status='Retour à la liste des poèmes de cet auteur'; return true" href="http://poesie.webnet.fr/auteurs/glatigny.html" class="poeme"><img border="0" src="http://poesie.webnet.fr/images/vide.gif" alt="" /></a></font><br /></div>
<br /><font size="5" style="font-weight: bold; font-style: italic; font-family: Comic Sans MS; color: rgb(128, 0, 0);"><span style="background-color: rgb(204, 255, 255);"></span></font></div>
<div><object width="425" height="306">
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<param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="306" src="http://www.dailymotion.com/swf/q68fdOFQyfKa6eY22" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true"></embed></object><br /><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x24gla_improvisation-jazz-manouche_music">Improvisation - Jazz Manouche</a></strong><br /><em>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/floopM">floopM</a><br /></em><hr style="width: 100%; height: 2px;" /><em><br /><br /></em>
<div style="text-align: justify;"><font size="3" style="color: rgb(153, 51, 102); font-weight: bold;"><em>Non, continuez de r&ecirc;ver ! Ne crevez pas petits Manouches, Roms, Gitans ou Boh&eacute;miens. Votre vie vous appartient, avec ou sans poules dodues. Avec votre mani&egrave;re d'&ecirc;tre heureux accord&eacute;e &agrave; celles de notre temps : (sant&eacute;, &eacute;ducation, habitation confortable m&ecirc;me avec toit transparent et sensible au scintillement des &eacute;toiles.) </em>(&deg;!*)<br /><em>Le dernier que j'ai vu &agrave; ma porte &eacute;tait un petit r&eacute;mouleur. Il avait &agrave; peine 18 ans. Ah, les petits m&eacute;tiers pour eux non plus ce n'est pas facile. <br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </em><font size="2"><span style="color: rgb(255, 0, 0);">Un Gadjo dilo (parmi tant d'autres...)</span></font><em></em></font></div>
</div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 Oct 2007 18:12:12 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5fefcfe97c6ba1d924cc2a0cab259687</guid>
                <category>Peuples  du  monde</category>        <comments>http://www.memetics-story.com/article-7192164-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[GADJO DILO (un extrait)]]></title>
        <link>http://www.memetics-story.com/article-7190272.html</link>        <description><![CDATA[<br /><br /><br />
<div style="text-align: justify;"><font size="4"><span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255);">J'ai rencontr&eacute; il y a peu de temps chez moi, dans mon village, Rona&nbsp; HARTNER qui joue le r&ocirc;le de Sabina dans <span style="color: rgb(255, 0, 0); text-decoration: underline;">Gadjo dilo</span>.&nbsp; J'ai pu discuter un moment avec elle. C'est une jeune femme de 34 ans qui a une p&ecirc;che d'enfer et qui est extraordinairement sympathique et lucide...<br /><br />Vous la verrez peut-&ecirc;tre en 2008 dans un film qu'elle vient de tourner sous la direction de Xavier DELUC &quot;Tomb&eacute; d'une &eacute;toile&quot;.</span></font><br /></div>
<br /><br /><br />    <object width="425" height="353">
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<div style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255);"><br /><br /><br /><span style="color: rgb(51, 153, 102); text-decoration: underline;"><font size="5">Ballade tzigane</font><br /><br /><br /></span><font size="4">Gadjo dilo, cet &eacute;tranger chez les Tziganes de Roumanie, est &agrave; la recherche d'une femme qui chante et dont le nom, grav&eacute; sur une cassette est Nora LUCA. St&eacute;phane est aimable et tr&egrave;s &agrave; l'&eacute;coute de ces gens qu'il rencontre et aupr&egrave;s desquels il trouve l'amiti&eacute; et l'amour. <br /><br /></font><span style="color: rgb(255, 102, 0);"><font size="4">Romain DURIS est St&eacute;phane &amp; Rona HARTNER est Sabina.<br /></font><br /><font size="4"><span style="color: rgb(0, 51, 0);">Quand je pense que certains souhaitent que les gadjo dilo cr&egrave;vent...<br />Qu'est-ce qu'ils ont d&ucirc; souffrir pour ressortir tant de haine !</span></font></span></span></div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 17 Oct 2007 20:24:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">245b76edfa6b80292a23d9b236ed2a46</guid>
                <category>Peuples  du  monde</category>        <comments>http://www.memetics-story.com/article-7190272-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[PEUPLES  D'AFRIQUE DU  SUD]]></title>
        <link>http://www.memetics-story.com/article-7181756.html</link>        <description><![CDATA[<embed width="171" height="16" style="width: 171px; height: 16px;" src=" http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/65/29/africa.mid" type="" loop="" autostart="false"></embed>     <span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"> Toute l'&acirc;me de l'Afrique en quelques percussions : &quot;Africa&quot;
<div style="text-align: center; background-color: rgb(0, 0, 0);"><font size="4" style="font-weight: bold;"><span style="color: rgb(255, 255, 255);">Jeune femme Ndebele</span><br style="color: rgb(255, 255, 255);" /></font><br /><img width="213" src="http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/debele.jpg" alt="L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/debele.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs." style="cursor: -moz-zoom-in;" /><br /><font size="4"><br style="color: rgb(255, 255, 0);" /></font>
<div style="text-align: left;">
<div style="text-align: justify;"><font size="4" style="font-weight: bold;"><span style="color: rgb(255, 255, 0);">&nbsp; J'ai rencontr&eacute; celle-ci dans une &eacute;choppe de Cape Town. Elle avait l'air toute triste : je lui ai racont&eacute; une petite sornette de goublin et elle s'est mise &agrave; sourire, avec retenue quand m&ecirc;me !</span></font><br /><font size="4" style="font-weight: bold;"><span style="color: rgb(255, 255, 0);">L'histoire des Ndebele est une histoire de r&eacute;sistance aux invasions. Ils sont apparent&eacute;s aux deux grands groupes ethniques d'Afrique du Sud, les Zoulous et les Xhosa (dont Nelson Mandela est le plus prestigieux repr&eacute;sentant.) </span></font><br /><font size="4" style="font-weight: bold;"><span style="color: rgb(255, 255, 0);">Cette ethnie tr&egrave;s ancienne&nbsp; a cr&eacute;&eacute; une culture tr&egrave;s sp&eacute;cifique, unique en Afrique. Ils ont r&eacute;sist&eacute; aux Hollandais. En d&eacute;pit de toutes sortes de brimades et de l'Apartheid, les Ndebel&eacute;s sont rest&eacute;s fid&egrave;les &agrave; leur culture et notamment &agrave; un art d&eacute;coratif mural tr&egrave;s color&eacute; et g&eacute;om&eacute;trique, apanage des femmes car si les hommes construisent les maisons, seules les femmes sont habilit&eacute;es &agrave; en peindre les fa&ccedil;ades. L'abstraction est de rigueur, et chaque femme puise dans son inspiration personnelle pour m&eacute;langer couleurs et figures. La repr&eacute;sentation d'objets ou d'animaux reste une exception. <br /><br /></span></font>
<div style="text-align: center;"><font size="4" style="font-weight: bold;"><span style="color: rgb(255, 255, 0);">D'apr&egrave;s&nbsp; <a href="http://www.chateaudebrou.com/afriquedusud/page1.htm"><span style="color: rgb(51, 102, 255);">ce site</span></a><br /><br /></span></font><img alt="L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/ndebele4.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs." src="http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/ndebele4.jpg" /><br /><br /><br /><br /><img src="http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/ndebele-rastas.jpg" alt="L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/65/29/ndebele-rastas.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs." /><br /><span style="color: rgb(255, 255, 255); font-weight: bold; font-style: italic; text-decoration: underline;">Poup&eacute;es Ndebel&eacute;s avec perles multicolores</span><br /><font size="4" style="font-weight: bold;"><span style="color: rgb(255, 255, 0);"><br /><br /></span></font><font size="4" style="font-weight: bold;"><span style="color: rgb(255, 255, 0);"></span></font></div>
<font size="4" style="font-weight: bold;"><span style="color: rgb(255, 255, 0);"></span></font><br /><font size="4" style="font-weight: bold;"><span style="color: rgb(255, 255, 0);"></span></font></div>
<font size="4" style="font-weight: bold;"><span style="color: rgb(255, 255, 0);"></span></font></div>
</div>
</span>]]></description>
        <pubDate>Sun, 14 Oct 2007 17:24:27 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cab6cc92173dbfa545f54b0fba6e9c07</guid>
                <category>Peuples  du  monde</category>        <comments>http://www.memetics-story.com/article-7181756-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[LES  PROVINCES  FRANÇAISES]]></title>
        <link>http://www.memetics-story.com/article-7181669.html</link>        <description><![CDATA[<font size="5" style="color: rgb(0, 0, 255);"><span style="font-weight: bold;">Un reportage plein de vie de Viviane LAMARL&Egrave;RE<br /></span></font><hr style="width: 100%; height: 2px;" /><font size="5" style="color: rgb(0, 0, 255);"><span style="font-weight: bold;">   </span></font>
<div id="article2" class="article">
<div class="barreHautArticle">
<div class="Date"><br /></div>
</div>
<div class="divTitreArticle">
<h2><a class="titreArticle" href="http://www.voyages-en-poesie.com/article-3588528.html">L&rsquo;Auvergne, entre fleurs, pierres et silence * 1er Bouquet</a></h2>
</div>
<div class="contenuArticle"><font size="2"><br style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;" /><br style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;" /><span style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;">Partir, est-ce partir &agrave; la rencontre de la nostalgie ou de sa r&eacute;solution ?<br /><br style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;" /></span><span style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;">Ce matin l&agrave;, une sorte de brume rose s&rsquo;attarde autour de notre r&eacute;gion Girondine, qui ne demande qu&rsquo;&agrave; &ecirc;tre crev&eacute;e. <br /><br />Avec un soulagement teint&eacute; de crainte sourde nous laissons derri&egrave;re nous l'apparente monotonie des vallons viticoles pour des r&eacute;gions plus abruptes ou nuanc&eacute;es, empruntant les routes d&eacute;partementales ou les chemins vicinaux plut&ocirc;t que les grands axes. Nous aimons entrer en biais dans les paysages, les surprises n'en sont que plus d&eacute;licates.<br />D'autant que nous allons enfin tous deux r&eacute;aliser un r&ecirc;ve d&rsquo;enfants, la rencontre des vieux volcans, de ce que notre imaginaire a b&acirc;ti sur leurs flancs, de ces &eacute;glises Romanes dont la richesse nous para&icirc;t in&eacute;puisable dans notre r&eacute;gion et dont nous savons par avance que nous serons r&eacute;compens&eacute;s de notre qu&ecirc;te&hellip; l&agrave;-bas.<br /><br style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;" /></span><span style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;">L&agrave;-bas. Mot magique. Mot qui tel un drap recouvre tout ce qui est cach&eacute; sous le sable ou la cendre. Mot d'autant plus puissant que ce voyage, nous qui avons v&eacute;cu &agrave; l'&eacute;tranger et connaissons &agrave; peine la France, nous le pr&eacute;parons depuis toujours. </span><br style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;" /><span style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;">Comme &agrave; chacun de nos voyages, d&egrave;s que l&rsquo;environnement s&rsquo;y pr&ecirc;te, je composerai un petit bouquet rond de fleurs des foss&eacute;s qui sera pos&eacute; devant le tableau de bord dans un petit verre en carton. Ce temps de cueillette donne &agrave; Michel celui de photographier des variations dans les esp&egrave;ces locales : l'une de nos multiples passions communes est la flore des foss&eacute;s, des pierres et des chemins. Tr&eacute;sor inestimable que personne ne remarque et pourtant&hellip;<br />Pr&eacute;cisons que nous partons toujours munis de maints ouvrages de botanique et ne cueillons que des esp&egrave;ces abondantes. Nous allons par exemple rencontrer avec une &eacute;motion indicible la grande campanule et nous satisferont de la photographier... simplement.<br style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;" /></span><span style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;">Voici le premier bouquet, cueilli au bord d&rsquo;une route&hellip;<br /><br /><img style="width: 410px; height: 316px;" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/03/21/60/dscn8401.jpg" /><br /><br style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;" /></span><span style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;">Il y en aura un par jour, parfois deux ou trois selon les r&eacute;gions travers&eacute;es, qui illustrera la flore locale.</span><br style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;" /><span style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;">Pour l&rsquo;heure nous avan&ccedil;ons &agrave; pas d&rsquo;escargot car tout nous est pr&eacute;texte &agrave; un arr&ecirc;t. 900 photos en une semaine, la s&eacute;lection sera tr&egrave;s difficile. </span><br style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;" /><span style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;">Pourtant il est quelques d&eacute;tails de cette premi&egrave;re journ&eacute;e et ils concernent la couleur de la pierre.</span><br style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;" /><span style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;">Derri&egrave;re nous se r&eacute;veillent la blondeur des pierres Girondines et les rives de la V&eacute;z&egrave;re -si souvent descendue en cano&euml;. Nous adorons le cano&euml; Michel et moi et avons souvent remport&eacute; des comp&eacute;titions locales ou m&ecirc;me r&eacute;gionales dans notre cat&eacute;gorie (senior) je peux ramer six heures d'affil&eacute;e, cela ne me fatigue pas et Michel est un extraordinaire pilote, le seul avec lequel j'accepte d'embarquer car je suis s&ucirc;re qu'il ne me mettra pas &agrave; l'eau (j'ai appris &agrave; nager vers 30 ans...). Apr&egrave;s une courte visite nous quittons une nouvelle fois Sarlat, cit&eacute; de naissance d'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_de_La_Bo%C3%A9tie"><span style="font-weight: bold;">Etienne de la Bo&eacute;tie.</span></a><span style="font-weight: bold;"></span><span style="font-weight: bold;"></span><span style="font-weight: bold;"></span><br /><br />Dans cette ville si chaleureuse dont voici de belles <a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Lviatour/Sarlat_medieval_city" style="font-weight: bold;">vues nocturnes</a> ( les pav&eacute;s de Sarlat sont &agrave; peine moins dor&eacute;s que les murs des maisons, c'est dire dans quel &eacute;crin on se sent vivre)&nbsp; un bel &eacute;difice&nbsp; qui se trouve &ecirc;tre ... un g&icirc;te rural!<br /><br /><img style="width: 265px; height: 329px;" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/03/21/60/home-in-sarlat.jpg" /><br />Sur les contreforts des monts du Cantal, nous faisons une courte halte dans une for&ecirc;t &eacute;trange par la r&eacute;gularit&eacute; de ses futs. La photo ne donne pas id&eacute;e de son &eacute;tirement &agrave; flanc de colline, sans limites visibles. Pas de traces de coupe ou de passage de machines, elle pousse ainsi, chaque arbre laissant la place aux autres sur un sol d&eacute;j&agrave; sec.<br />Une promenade d'&agrave; peine un quart d'heure dans un vent tr&egrave;s frais (la voiture nous a annonc&eacute; 10 degr&eacute;s au lieu de cette halte) nous y fera perdre tout sens de l'orientation. Au point de douter de l'immobilit&eacute; des arbres.<br />L' humain est si facilement pris au pi&egrave;ge des apparences. Nous sortirons de cet endroit &eacute;tonn&eacute;s, ne sachant plus la fronti&egrave;re entre notre esprit et celui de la for&ecirc;t.<br /><br /><br /><img style="width: 433px; height: 286px;" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/03/21/60/dscn8387.jpg" /><br /><br /><br /><br />Puis nous montons vers Aurillac et les pierres grises des demeures f&eacute;odales Auvergnates.<br /><br /><img style="width: 475px; height: 334px;" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/03/21/60/dscn8421.jpg" /><br style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;" /></span><span style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;">Ici le ch&acirc;teau de Pesteils dans lequel Jean Cocteau tourna son film &quot; L'&eacute;ternel retour&quot;. Nich&eacute; &agrave; 700 m&egrave;tres dans le creux d'une colline, l'abondante v&eacute;g&eacute;tation le rend invisible de la route. Construit au XIII&egrave;me, il n'a conserv&eacute; de l'&eacute;poque f&eacute;odale que son donjon et une tour. Le corps de logis a &eacute;t&eacute; restaur&eacute; au XVII &egrave;me et comme presque partout dans les chateaux de cette r&eacute;gion, les murs&nbsp; sont enduits de fresques superbes.<br />Un rapide&nbsp; <a href="http://images.google.com/imgres?imgurl=http://www.casteland.com/images/chateau/pesteils/pesteils11.jpg&amp;imgrefurl=http://www.casteland.com/pfr/chateau/auvergne/cantal/pesteils/pesteils_diapo.htm&amp;h=200&amp;w=300&amp;sz=17&amp;hl=fr&amp;start=6&amp;tbnid=TbdYZYd1ni8PiM:&amp;tbnh=77&amp;tbnw=116&amp;prev=/images%3Fq%3Dchateau%2Bde%2BPesteils%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3Dlang_fr%26sa%3DG" style="font-weight: bold;">diaporama</a> de l'int&eacute;rieur de ce chateau.<br /><br />Nous n'allons pas tarder &agrave; d&eacute;couvrir que cette r&eacute;gion dont le temps a si suavement model&eacute; les ardeurs fut longtemps parcourue de pillards. L'architecture s'en ressent. Le moindre village y est fortifi&eacute;, des vestiges de fortins surplombent le moindre promontoire.&nbsp; La pierre volcanique y propose un contraste extraordinaire avec la verdure partout pr&eacute;sente.<br /><br />Je vous r&eacute;serve pour le dernier &eacute;pisode des photos fabuleuses de la route des cr&ecirc;tes du Cantal ... patience!<br /><br />Et pendant que nous contemplons des &eacute;poques d&eacute;j&agrave; mortes... dans les foss&eacute;s la vie continue!<br /><br /><img style="width: 393px; height: 293px;" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/03/21/60/chaud-1.jpg" /><br style="color: rgb(0, 0, 128); font-family: Verdana;" /></span><br style="font-family: Verdana; color: rgb(0, 0, 128);" /><span style="font-family: Verdana; color: rgb(0, 0, 128);">Nous serons tr&egrave;s surpris de la taille de certaines de ces bestioles, ici elles sont petites, mais certaines mesurent bien huit centim&egrave;tres. On n'en trouve pas d'aussi grosses et vertes par chez nous. Dans un chapitre suivant vous en verrez un (e) pos&eacute; (e) dans ma main, c'est assez... &eacute;tonnant!<br /><br /></span></font></div>
<!--fin Option--></div>
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<div class="barreHautArticle">
<div class="Date">Dimanche 20 Ao&ucirc;t 2006</div>
</div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 14 Oct 2007 16:45:35 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">92e5c18cb123f8e8e89d05b743c1367e</guid>
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