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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 16:10

ET SI LES VRAIES RAISONS ÉTAIENT AILLEURS ?

 

La société française actuelle, dominée par l'argent et les médias, fabrique de toutes pièces un environnement artificiel nourri d'une information continue, redondante, inquiétante et mouvante à la fois qui fait en sorte que plus personne ne peut se reposer sur des valeurs ou événements stables et reconnus comme des repères de comportement social : la norme nouvelle semble être devenue par priorité ce qui est exceptionnel, rare et inquiétant plutôt que ce qui est courant, banal et rassurant. Mais n'est-ce pas l'intérêt commercial des groupes de presse et autres agences qui vivent de "l'actualité", qui dispensent les "mêmes informations" à tous, de se comporter ainsi ? (1)

Les ressources, dans ce domaine, sont inépuisables tant la cupidité, le goût du macabre, du tragique et de l'insolite l'emportent sur la raison, le souci d'être informé objectivement et le désir de participer collectivement au devenir de son propre environnement politique et culturel.

Ainsi, les enfants et les adolescents qui nous sont confiés baignent dans cette profusion d'informations, le plus souvent pour eux indéchiffrables car trop peu logiques par rapport à leur égocentrisme naturel et à leur approche économique du monde qui est la satisfaction la plus rapide possible des besoins et des envies les plus tenaces que génère chez eux la publicité dont ils sont, directement ou indirectement la cible favorite.

Quelles peuvent donc être leurs réactions de défense face à cette offensive des forces d'argent qui les assaillent, les agressent par des images insistantes, redondantes et le plus souvent nocives pour la sensibilité de leurs jeunes cerveaux en formation ?

Il semble bien que leur réponse soit à la fois modératrice et dommageable : modératrice en ce sens qu'ils s'efforcent de ne pas revenir excessivement sur ces informations et sollicitations qui encombreraient leur mémoire immédiate et même celle du long terme.

Par contre, ils semblent très imprégnés de certains messages de type publicitaire ainsi que par les scènes de violence, tant la répétition du "massage" est efficace. Seuls, les clips vidéo semblent donc avoir une emprise durable sur nos élèves car le contenu est suggéré par la forme même du montage soutenu par la musique et les voix "off", renforcées par le choix de la couleur, les effets spéciaux, l'humour douteux et les situations illogiques dans lesquelles c'est la bêtise pure qui domine. C'est le genre de message TOTAL et seuls, dorénavant, de tels messages peuvent avoir un impact durable et profond sur nos jeunes élèves de 14 mois à 18 ans et même peut-être au-delà...

Dans ces conditions, quel type de pédagogie, quel mode de relations et quels "traitements didactiques" pouvons-nous inventer à l'intention de ces générations futures auxquelles nous aurons la mission de dispenser des savoirs, des savoir-faire, des savoir-être et peut-être aussi, par le développement de compétences transversales variées et multidisciplinaires, des savoir-vivre au travail et dans la société en général ?

Dans quels domaines rencontre-t-on des difficultés ?

Ces difficultés un peu nouvelles depuis la fin des années 70 sont de plusieurs ordres mais toujours un peu de même nature :

- L'attention est de plus en plus fugace : écouter autrui ou regarder avec concentration ainsi qu'observer avec minutie sont devenues des "corvées" pour les enfants d'aujourd'hui. La capacité de concentration sur une même tâche ne dépasse guère 15 mn pour un grand nombre.

- La capacité de se conformer à une règle rigoureuse, tant pour la prise de parole que pour l'ordre de déroulement d'un travail d'après un protocole semblent être pour eux des "calvaires" et des signes d'intolérance notoires vis à vis d'eux mêmes.

- La capacité à rester dans le sujet lors d'une discussion ou d'un débat est sujette à caution. Il y a effet de "papillonnage" ou tendance à "sauter du coq à l'âne".

- La possibilité de mobiliser sa mémoire immédiate pour retenir l'essentiel : trame, personnages, actions spécifiques se réduisent à une peau de chagrin.(Que les indices éclairants soient d'ailleurs fournis par l'image, le commentaire, les dialogues ou la musique.)

- La faculté de s'exprimer avec cohérence sur le sujet qui vient d'être traité s'amenuise d'année en année car de nouveaux mots vides, creux et assez peu polyvalents tout compte fait remplacent le vocabulaire que l'image télévisuelle ne fournit pas:(Super, génial, extra, géant, monstre bien, joli, nul, voilà ! ...etc...

- Le manque de rigueur et d'organisation est devenu patent dans une tâche qui nécessite un minimum de logique, d'ordre et de sens du calcul (2).

- L'invention ou la création de jeux nouveaux en récréation est devenue d'une pauvreté affligeante. Pensez donc, il n'y a pas de kiosque ni de super marché pour leur en proposer à la récré !

- Le goût et le sens de l'effort sont devenus des idées oubliées, d'une autre époque, à tel point que si vous essayer de stimuler ses possibilités, on vous regarde comme un Martien.

- La tenue du scripteur est devenue d'une telle fantaisie que je ne vois pas deux enfants qui ont la même prise "pince entre les trois doigts" dans un groupe classe de 25 élèves. Quant au déroulement de l'écriture cursive, il est le plus souvent aberrant, anarchique et inconfortable. En tout cas, il ne respecte pas les règles incontournables. Et en CM2, déjà, il est trop tard pour y remédier. Là encore, trop de liberté à l'enfant roi !

 

En somme, les enfants sont aujourd'hui, globalement, beaucoup trop sollicités par des informations diverses qui ne les concernent pas, qui les perturbent parfois et qui ne leur laissent plus assez de place pour une disponibilité d'esprit propre à mettre en place chez eux des réseaux de neurones nombreux mais bien structurés, mobilisant les zones frontales du cortex et qui nécessitent des effort personnels. La stabilisation sélective des assemblées neuronales propres à des tâches spécifiques ne peut se produire que si les neurones concernés sont activés par des efforts personnels de l'enfant. Et pour que ces réseaux spécialisés puissent s'interconnecter, il ne faut ABSOLUMENT pas compter sur la télévision qui constitue une "activité" réservée essentiellement aux aires occipitales du cerveau, les aires visuelles.

 

Le retour à l'écrit s'impose alors pour tous ceux qui veulent que les élèves retrouvent une capacité à analyser, à raisonner, à questionner les mots, à se réapproprier l'orthographe etc... Notre civilisation est encore celle de l'écrit, à bien des égards. Il ne faut surtout pas l'oublier.


(1) C'est à dire de bien formater les jeunes qui sont les futurs consommateurs de demain...


(2) Calcul au sens de prévision mais aussi de calcul numérique.


 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 22:13

 

 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 11:15
Débattons sur des arguments et non pas sur des opinions... (Claude ALLÈGRE)



C'était avant le sommet de Copenhague.


Depuis, le 4 mars 2010 :

Bon, c'est la promotion d'un livre c'est vrai. Je n'ai pas toujours été d'accord avec Claude ALLÈGRE (notamment sur le sujet de l'Éducation Nationale qu'il a puissamment contribué à casser). Mais là au moins, il dit des vérités qui sortent du consensus général écologico-hypocrite entretenu par le GIEC et certains papes d'une écologie religieuse se voulant avant tout culpabilisante, comme toute bonne religion...




Claude Allègre
envoyé par BFM. - L'actualité du moment en vidéo.


Les météorologistes Américains ont été interrogés sur l'origine humaine d'un actuel réchauffement climatique :

- 50 % disent non
- 25 % ne savent pas
- 25 % disent oui

Le GIEC, lui, dans son dernier rapport admet que "une attribution non néquivoque (de la cause du réchauffement) requerrait une expérimentation contrôlée du système climatique".

(Voir ce blog très édifiant)
http://climat-sceptique.over-blog.com/


En clair - disent Cécile Bonneau & Yves Sciama,  dans le n° 1110 de Science & Vie,  mars 2010, p. 52 - une expérience qui placerait la terre entière sous contrôle pour prouver l'origine du réchauffement est totalement irréalisable.

Alors, que les adeptes de la nouvelle religion, harangués et guidés par les prophètes d'un catastrophisme climatique à venir dont l'homme serait le principal responsable se calment. Faire renaître la culpabilité et les peurs millénaires, c'est d'une autre époque ! Essayons plutôt d'être réellement écologistes, rigoureux et respectueux de ce patrimoine que nous empruntons à nos enfants et petits enfants...

Autre article sur le réchauffement climatique
(Là, c'est Vincent COURTILLOT qui s'exprime...)
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 12:23
Marcel GAUCHET invité chez F.O.G à l'occasion de la sortie de ses deux derniers livres :






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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 19:14
Tu voulais voir au ralenti Viviane ?
Je t'offre le projectile qui vient heurter l'esprit
Au ralenti
Et qui rafraîchit la surchauffe
En s'ébrouant dans l'espace conquis







Je te fais voir la main qui pénètre le mobile
Immobile
Et fait jaillir le flot
Car la nature a horreur du vide





Pardon d'avance si ces ralentis ne marchent pas.
Et surtout pardonne-moi d'avoir détourné ton beau poème.
Oui, voir au ralenti
La caresse que rien ne fige
Le geste si puissant qu'il en devient léger
Fluide comme un jaillissement de l'esprit.
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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 23:11



De la musique, pour changer un peu ?

 








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19 avril 2006 3 19 /04 /avril /2006 14:12
Sur certains blogs bien sympathiques (il n'en est pas de même pour tous) il est question d'ART et de perception...                      
L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/illusion.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Regardez bien cette image pendant un certain temps et vous aurez une petite idée de la manière dont la perception de ce qui est représenté obéit à des règles biologiques, physiologiques qui sont complètement sous la dépendance de réseaux de neurones spécialisés chargés de les percevoir.
Il y a là un assemblage et un jeu subtil de formes et de couleurs qui n'est pas sans rappeler l'art de Vincent Van Gogh et qui "allume" un nombre donné de neurones spécialisés dans le décodage de ces informations. Ainsi, pour reconnaître des visages, il n'y a que quelques poignées de cellules cérébrales qui sont dédiées (au sens informatique du terme) à cette fonction.
Pour la perception de l'oeuvre d'art, il en est de même. Les mécanismes cérébraux de la perception sont très complexes mais commencent à être plutôt bien localisés grâce notamment à l'imagerie médicale.


Ainsi, chez Lydia on trouve un article du lundi 17 avril qui aborde le phénomène de la perception (paragraphes 3, 4 et 5 notamment)

       Lire cette note et les commentaires qui lui répondent

Après une lecture attentive et la plus fine dont je sois capable de ce qu'a écrit Lydia, je répondrai ceci, très simplement, sans entrer dans le détail des processus de perception car ce serait trop long :
La perception ne fait pas défaut. Elle est conditionnée par toute une éducation qui génère des amorçages de type subliminal et ce sont ces amorçages qui activent le mode perceptif lors de stimulations cérébrales nouvelles (en présence de l'art comme en présence de toute manifestation de l'activité et de la culture humaines.
Ainsi les croyances (religieuses par exemple) donnent des perceptions spécifiques en tel ou tel endroit symbolique de la foi. Pour les croyances en matières d'art, il en est de même, très exactement selon les mêmes modalités. Ce sont des processus rigoureusement identiques qui se mettent en activité dans le cerveau des personnes concernées.
C'est donc le "formatage", sorte de catéchisme de l'art qui permet de percevoir une oeuvre, de la lire de telle ou telle manière.
Regarder ou écouter une oeuvre d'art ou prétendue telle est avant tout une activité culturelle qui a nécessité un apprentissage comme celui de la lecture ou de l'écriture : bases des arts plastiques et de l'histoire de l'art ou solfège associé à la pratique d'un instrument et à l'histoire de la musique, etc... Mais surtout une pratique minimale de l'art en question afin d'en avoir compris les ressorts dans son être physique.
Là où Lydia fait une erreur à mon humble avis c'est lorsqu'elle mélange le "travail de conceptualisation" de l'artiste et celui du spectateur, auditeur, de celui qui crée et de celui qui reçoit.
Bien sûr que cela exige une compétence globale comme pour celle de la lecture fine et de l'écoute avertie du mélomane.
Si l'on est - en effet - en panne de signes, c'est essentiellement à cause de l'émetteur qui
-  ou bien n'a pas su transmettre le code
- ou bien fait quelque chose de foncièrement abscons, incompréhensible.
- ou bien s'enferme dans des ratiocinations abstruses avec lesquelles il cherche juste à se faire remarquer par d'autres moyens que les moyens répertoriés.

Je voudrais aussi revenir sur trois concepts bien utiles relativement à la perception :
- La rupture épistémologique et/ou historique
- Le conflit cognitif
- La dissonance cognitive

Dans le domaine de l'art pictural la rupture amorcée dès la fin du XIXè sicècle s'explique en grande partie par l'avènement de la photographie, puis plus tard par le cinéma...
Tout conflit cognitif peut être productif à condition qu'il soit bien explicité et "absorbé". C'est à cette seule condition que le stade antérieur de représentation sera intégré par le suivant, et ainsi de suite.
La dissonance cognitive a un tout autre statut. Avec ce procédé, on cherche à faire prendre à quelqu'un un parti qui n'est pas le sien en le mettant en situation de défendre ce parti avec ou sans rétribution.

La dissonance cognitive appliquée à la perception de l'ART ?

Mon sujet favori est le formatage des groupes par pôles d'intérêt. Le négoce de l'art n'échappe pas à cette pratique de formatage de grande envergure. En effet, il s'agit bien d'implanter des croyances. C'est très exactement à ce niveau que se situe le conflit cognitif généralisé.
Certaines formes d'art contemporain ne cherchent pas à "faire sortir de LA croyance" mais plutôt à implanter une nouvelle croyance avec ses adeptes, un peu comme le font les sectes, pour des raisons essentiellement pécuniaires.
La "doxa" n'est pas la connaissance, c'est plutôt l'opinion des dominants, et le but de tout groupe d'intérêt est de tenter de faire en sorte que son opinion devienne la doxa nouvelle, d'où tous les prosélytismes auxquels nous sommes confrontés en cette période de médias redondants et multiples.

Au fait, pour valider vos savoirs ou savoir-faire en matière d'art, avez-vous fait le test.

Habilitation à parler de l'art

(Juste trois clicks et 5 petites questions... N'est-ce pas qu'il faut une formation pour converser sur le sujet de l'art ?)


PS :
Une petite définition de l'ART.

L'art est la création-invention, au niveau du mécanisme de la pensée et de l'imagination, d'une idée originale à contenu esthétique traduisible en effets perceptibles par nos sens.

Le déroulement et l'ordonnance de ces effets sont élaborés par un programme dans le temps ou dans l’espace, ou dans les deux à la fois, dont les composants et les rapports de proportion sont optimaux, inédits et esthétiques.

Ces effets sont transmis grâce à l’emploi de signaux visuels, auditifs ou audiovisuels, à tous ceux qui, accidentellement ou volontairement, deviennent des spectateurs-auditeurs temporaires ou permanents de ces effets.

Il en résulte un processus de fascination provoquant une modification plus ou moins profonde de leur champ psychologique selon le degré de la valeur esthétique de la création.

Cette modification doit aller dans le sens de la transcendance, de la sublimation et de l’enrichissement spirituel par le truchement du jeu complexe de la sensibilité et de l’intellect humains.

Grâce à la faculté de dépassement du créateur, les produits esthétiques à forte percussion pénètrent à travers les réseaux de communication multiples, dans la réalité sociale.

Pour atteindre ce but, le créateur doit utiliseR un langage et des techniques qui correspondent au véritable niveau de développemen de son époque.

VOUS AGRÉE-T-ELLE ? Moi, oui j'adhère... Et Théo ?
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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 18:27
Les mèmes se transmettent de cerveau en cerveau. Leurs codes s'altèrent quelquefois en cours de route...
Presque chaque année il y a au bac un sujet de philo sur l'art :
- L'art nous détourne-t-il du réel ?
- L'art peut-il nous affranchir de l'ordre du temps ?
- L'art peut-il transformer le laid en beau ? (Et lycée de Versailles...) (°!*)
- L'art peut-il échapper au critères du beau et du laid ?
- Le beau artistique est-il l'expression d'une idée ?
- L'art conceptuel remet-il en cause le partage entre art, technique et théorie ?
- L'artiste peut-il vouloir le laid ?


Il est intéressant de suivre le cheminement de l'art. C'est une démarche qui nous renseigne au mieux sur l'évolution des civilisations et des perceptions de l'homme au fil du temps.

(Cliquer sur le lien ci-dessous )
Les écoles artitiques depuis 1760 avec le néo-classicisme et la suite...

Mais une nouvelle école est née ! L'école tagoriste qui fait son chemin sur les murs, comme les escargots les matins d'été humides.

École tagoriste 2006-2386
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École negropictoïde 18 500-23 789
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Il semblerait bien que la boucle est bouclée. Une véritable révolution est donc amorcée qui nous ramènera aux sources. L'idée & le concept vont nous faire franchir un bond gigantesque de 70 000 ans vers le beau et le sublime en passant par le laid, le hideux et l'abyssal qui, comme le sublime élève rabaisse les potentialités d'Homo sapiens au niveau de celles d'un crapaud accoucheur qui aurait accouché d'un cloporte kafkaïen.
L'art conceptuel ? En voilà une idée nouvelle et riche d'à-venir.

Et puis l'art, ce n'est pas que l'art pictural ! Hein !
Il y en a sept à présent...
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