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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 16:52

 

 

Vampires et morts-vivants au Moyen Âge

À l'été 2007, une équipe d'archéologues découvre en Irlande une série de tombes d'un genre inhabituel qui datent du Moyen Âge. Deux des squelettes plongent notamment les chercheurs dans une grande perplexité : ils ont été enterrés avec des pierres dans la bouche. Christopher Read et Catriona McKenzie, deux archéologues, sont chargés de percer le mystère de cette singulière découverte. Croisant des sources historiques avec le résultat des observations sur place, ils essaient de trouver comment les défunts sont morts et pourquoi ils ont été enterrés selon cet étrange rite funéraire. Les chercheurs supposent aujourd'hui que les morts en question étaient considérés par leurs contemporains comme des "revenants", des individus qui se seraient échappés du royaume des morts pour tourmenter les vivants. Associées à des scènes de reconstitution, ces découvertes archéologiques témoignent des pratiques visant à empêcher certains défunts de revenir, et éclairent d'un jour nouveau les légendes des vampires et des morts-vivants.

(Royaume Uni , 2011, 49mn)

 


 

 
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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 17:42

 « Le mur, ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme »

en intégralité sur Nemesis TV

(censuré sur You Tube et Dailymotion) Merci à Paul TRÉHIN

 

Lire aussi le blog de Michel Onfray à ce sujet :

Sur le blog de Michel Onfray

 


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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 11:16

À regarder en plein écran...

 

 

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 11:56
Gaza - L'humanitaire et la compassion sélectifs sont l'expression d'un racisme qui ne dit pas son nom.

Je me sens obligé de buzzer cet article paru ce matin-même dans les colones de Kabyle.com  7 h 28


"Les Palestiniens, pris en otage dans la Bande de Gaza, souffrent le martyr en servant de bouclier humain dans une guerre qui leur est imposée par les milices islamistes du Hamas et leurs alliés de Damas et de Téhéran. Les médias à l'origine des clameurs d'indignation qui montent des quatre coins du monde face aux horreurs d'une guerre retransmise en direct et dont se saisissent des propagandistes passés maîtres dans la manipulation de l'opinion internationale, seraient plus avisées de se retourner contre les bourreaux de la liberté des Palestiniens, c'est-à-dire les intégristes du Hamas, émules de Khomeiny et de Ben Laden. Bien sûr que tout le monde a, à l'esprit, cette phrase de Benjamin Franklin : "il n'y a jamais eu de bonne guerre, ni de mauvaise paix !

C'est pendant la guerre du Liban, en été 2006, que la maîtrise de cette ignominieuse ingénierie a été acquise.

La méthode est restée simple et d'une terrible efficacité. En premier lieu, Il faut amener Israël à la faute en le provoquant par des tirs de roquettes à partir de quartiers populeux, d'écoles ou d'hôpitaux afin que sa riposte touche inévitablement le plus de civils possible, des femmes et des enfants de préférence. On en montre, ensuite, à la télévision les corps déchiquetés et le tour est joué. Les condamnations pleuvent et Israël apparaît aux yeux du monde comme le Barbare du 21e Siècle, alors qu'il ne fait que  de défendre son droit à la vie, droit contesté sans ambigüité et ouvertement par les islamistes de tout bord. Cependant, l'opinion occidentale qui s'arrête souvent à l'émotionnel ne voudrait ni voir, ni comprendre les raisons du réflexe militaire israélien. Celui-ci n'aurait qu'à ne pas tomber dans le piège de ses ennemis. Elle oublie qu'en réagissant de la sorte, elle encourage à Gaza ce qu'elle diabolise chez elle : le terrorisme islamiste. Ignore-t-elle aussi que les intégristes islamistes considèrent Israël comme une entité impure et illégitime ?

Le 9 janvier 2009 à Alger, les islamistes sont redescendus dans la rue. À aucun moment, ils n'ont scandé de slogan en faveur de la Palestine. Ils ont crié : « Par nos vies, par notre sang, nous te sauverons, Ô Hamas ! »

Ainsi, derrière la réprobation internationale des horribles conséquences de cette situation, s'opère en réalité, une monstrueuse supercherie, un coup d'Etat dont le monde libre pourrait pâtir. On délégitime l'autorité palestinienne et son Président Mahmoud Abbas. On enterre le Fatah républicain au profit des intégristes du Hamas, dont on fait insidieusement le vrai représentant des Palestiniens, comme on a érigé en 2006 le Hezbollah au rang de seule force politique libanaise. Comme lui, le Hamas ne brandit pas le drapeau de sa patrie, il brandit ceux de l'Arabie Saoudite et de l'Iran, considérés comme la bannière de l'islam. Tout le monde oublie que cela ne fait pas deux mois que le Hamas a chassé le Fatah de la Bande de Gaza en en exterminant par les armes tous les représentants. Lui qui n'a pas hésité à massacrer  ses propres frères pourquoi épargnerait-il, demain, ses adversaires  étrangers ?

L'urgence aujourd'hui est d'isoler le Hamas sur le plan politique et diplomatique, de rétablir Mahmoud Abbas dans son statut de Président palestinien, d'asseoir son pouvoir en l'aidant à constituer un gouvernement républicain attaché au respect des droits de l'homme et soucieux de l'avenir de liberté et de démocratie de ses citoyens. L'action que mène dans ce sens l'Egypte est éminemment importante. Il faut l'encourager. Même si le régime égyptien a, lui aussi, beaucoup à balayer devant sa porte en matière des libertés publiques et du respect des Egyptiens, il n'empêche que sa ligne de conduite dans cette crise de Gaza est très positive. Elle aide les Palestiniens à se diriger vers la construction de leur pays, se tourner vers la paix et la culture de la coexistence pacifique. L'histoire lui en sera reconnaissante. De son côté, Israël a intérêt dans ses futures négociations, à donner la chance aux colombes palestiniennes pour ne pas demeurer éternellement assiégé, perpétuellement en guerre. C'est la seule manière de ne pas encourager l'émergence de l'extrémisme islamiste autour de lui, de ne pas donner prise à des manipulations de la question palestinienne par des régimes criminels qui, pour ne pas perdre leur dictature, focalisent constamment le regard du monde sur cette plaie de l'humanité.

Certaines des gauches occidentales qui sont incapables de se réinventer un idéal de société conforme à leurs valeurs, plutôt que de prendre le contre-pied de tout ce que font les Etats Unis, devraient peut-être comprendre qu'il n'est pas sain de tuer moralement Israël au motif qu'il ne les convie pas à son propre enterrement.

D'autres drames au Darfour, au Kivu, en Gambie, en Côte d'Ivoire, en Kabylie, au Somali- Land, au Sri Lanka, au Kurdistan, en Afghanistan et en pays touareg (Niger, Mali, Lybie, Algérie)… sont largement minorés et ne suscitent pas de mouvements de foule. L'humanitaire et la compassion sélectifs sont l'expression d'un racisme qui ne dit pas son nom. Les victimes de la violence politique et militaire sont égales devant la mort, quelle qu'en soit l'identité."


Azouaou Azeggagh


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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 16:18

La brave soeur et le vieux jardinier


Le récit de cet homme de 25 ans tranche résolument avec les reportages photographiques ou vidéo actuels montrant des résultats sanglants des "horreurs de la guerre", tant chez les militaires (qui sont juste des civils mobilisés pour une cause qui n'est pas la leur) que chez les civils ou les personnels soignants, hommes ou femmes.
Là, ce n'est pas le poids des mots, le choc des photos. C'est juste une réalité humaine qui transparaît avec des sentiments, des peurs, des espoirs et beaucoup de souffrance. Mais tout cela n'est pas mis en scène pour faire pleurer les lecteurs, les auditeurs ou les télé-spectateurs.



Fils d'une lavandière et d'un manouvrier, Désiré Edmond RENAULT était né le 12 mai 1891 à Esmans, dans le canton de Motereau en Seine-et-Marne
. Il était pâtissier et fut mobilisé alors qu'il allait achever son service militaire qui avait duré trois ans. Il appartenait à la 10ème compagnie du 77ème régiment d'infanterie. Grièvement blessé le 22 août 1914, il resta quatre ans en captivité. Après la guerre, les séquelles de ses blessures l'empêchèrent d'exercer son métier et il ne retrouva pas sa fiancée qui, après sept ans avait perdu patience. Il devint garde champêtre et grainetier.


22 août 1914

Combat commencé au point du jour. Toute la journée je me bats, je suis blessé très légèrement une première fois, une balle traverse mon sac placé devant moi, me blesse à la main, perce ma capote et m'éraflela poitrine. Je prends cette balle que je montre à un camarade, Marcel LOISEAU, et je la mets dans mon porte-monnaie. Je continue le combat lorsque mon camarade LOISEAU est atteint à la jambe. Je vois aussi mon lieutenant tomber, traversé par une balle. Le combat continue ; une grande quantité de mes camarades sont couchés, morts ou blessés autour de moi. Vers les trois heures de l'après-midi, alors que je suis en train de tirer sur l'ennemi qui occupe une tranchée à 200 mètres de moi. Je suis atteint d'une balle au côté gauche ; je ressens une grande douleur, comme si on me brisait les os. La balle m'a traversé dans toute ma longueur, en passant par le bassin et s'est logée au-dessus du genou. Aussitôt, je ressens une grande souffrance et une fièvre brûlante.
Les balles continuent à pleuvoir autour de moi ; je risque d'être de nouveau atteint ; je fais donc tout mon possible pour me traîner dans un trou. J'ai bien du mal à m'y blottir. Le combat est terminé. Tous mes camarades ont battu en retraite et nous, les blessés, nous restons abandonnés, sans soins, mourant de soif.
Quelle affreuse nuit !
Rien que la fusillade, car à chaque bruit que fait un blessé, la fusillade reprend au beau milieu de la nuit. La mitrailleuse balaie le terrain. Les balles me passent par-dessus la tête mais elles ne peuvent plus m'atteindre dans mon trou. La soif me torture de plus en plus. J'arrache des poignées d'avoine que je mâche.
Le canon ne cesse de gronder car les Allemands bombardent la ville de Longwy.
La nuit s'avance. Comme je souffre ! Je pense alors à mes parents, surtout ma mère, comme quand j'étais malade et que j'étais tout petit, et je ne suis pas le seul à penser à ma mère car j'entends les blessés et les mourants appeler leur maman.
Enfin, la nuit s'achève. Le petit jour commence à paraître. Soudain, j'entends le pas des chevaux et un peu après, je distingue deux cavaliers allemands. Ils sont à quatre cents mètres de moi. Plusieurs blessés les appellent et leur demandent à boire. Je n'ose plus bouger de mon trou. La matinée me semble bien longue. Je souffre toujours de la soif... Souvent, je sors la tête de mon trou pour voir s'il ne vient pas des personnes pour nous ramasser, mais je ne vois toujours rien. Une nouvelle torture vient aussi s'ajouter aux autres : depuis que le soleil s'est levé, les mouches, attirées par l'odeur du sang, s'acharnent après moi. Elles sont si méchantes que je ne peux m'en débarrasser.
Vers deux heures de l'après-midi, j'entends un bruit près de moi. Il me semble qu'un homme se traîne. Je veux lever la tête pour voir mais je n'y peux parvenir. Je suis trop faible mais le bruit se rapproche et arrive près de moi.
C'est un blessé qui se traîne sur le champ de bataille pour chercher à boire dans les bidons des morts car il meurt de soif. Je reconnais en lui un camarade dde la 11ème compagnie. Blessé au pied, il se couche près de moi. Je suis bien content d'avoir un compagnon, depuis si longtemps que je suis seul...
Il me raconte qu'il a assisté au tir du point du jour. Il en est encore épouvanté? Nous passons ensemble plusieurs heures quand soudain mon camarade me dit qu'il voit plusieurs personnes. Il se met à genoux et les appelle de toutes ses forces. Elles ont entendu et viennent à nous. Ce sont des jeunes filles de la Croix-Rouge et deux infirmières emportent mon camarade. Les jeuens filles me prennent par les bras et les jambes et veulent m'emporter, mais les coups de fusil éclatent car ils ne veulent pas que les infirmières me ramassent. Comme je crains de les voir blesser, je les prie de m'abandonner, mais elles ne veulent pas. Elles m'emportent. Quelques minutes après, je suis en sûreté, à l'entrée de Longwy, l'on m'installe dans une automobile qui m'emporte à l'asile Marlame qui est un orphelinat où plusieurs salles ont été aménagées pour recevoir et soigner des blessés. Une bonne soeur me fait mon pansement, avec beaucoup de soin. Comme je souffre beaucoup, le docteur me fait une piqûre de morphine.
Un prêtre aussi vient m'encourager.
Je passe une bien mauvaise nuit, le canon qui ne cesse de gronder et les obus qui éclatent très près me font bien souffrir. Les infirmières, les infirmiers et les soeurs nous soignent avec beaucoup de dévouement jour et nuit.
Lorsque le 25 août, à midi, un obus vient tomber dans la salle. Personne ne s'y attendait. Il fait donc un affreux massacre.
La soeur supérieure est atteinte en pleine poitrine. Deux infirmiers, deux soignés, plusieurs infirmières sont tués net. Dans leurs lits, plusieurs de mes camarades sont blessés. D'autres obus continuent à éclater. C'est une épouvantable panique. Les infirmiers, les infirmières et les moins blessés se sont réfugiés dans une cave.
Seule, une brave soeur est restée avec nous. Les obus continuent à tirer sur l'asile. La brave soeur, toute seule, ne peut nous transporter. Elle va dans la cave chercher des infirmiers mais elle ne peut les décider à venir à notre secours. Seul, le vieux jardinier et une petite infirmière viennent nous chercher. Un par un, ils nous descendent dans la cave.
Mon tour arrive mais ce n'est pas un transport bien facile. Il faut que la brave soeur et le vieux jardinier aient bien du couarge. Ils m'ont installé sur une chaise et, par-dessus les corps des morts qu'il faut enjamber, les murs écroulés, les débris de toutes sortes.
La brave soeur qui m'a sauvé veut retourner dans les salles. Un blessé est resté dans son lit et va périr écrasé sous les éboulements. Les femmes et les enfants ne veulent pas la laisser sortir de la cave car c'est aller à une mort certaine. Et puis, ils lui disent que c'est un Allemand. "C'est un homme," répond la brave soeur et elle sort ,suivie du vieux jardinier; Quelques instants après, elle redescend. Elle porte courageusement avec le jardinier, son lourd fardeau. Le malheureux est sauvé. Mais il était temps car tout croûle au-dessus de nous. Une minute de plus, la brave soeur la brave soeur et le vieux jardinier étaient victimes de leur dévouement.
Pendant plusieurs heures qui nous semblent des siècles, nous restons dans cette cave qui, heureusement pour nous est très solide.
L'on entend la prière car dans ce terrible tombeau, tout le monde prie.
Ma blessure me fait souffrir car le transport m'a fait bien du mal. Je vois que tous mes camarades souffrent beaucoup aussi car la fumée de la poudre vient par moments nous asphyxier à l'envi [...] Sur le soir l'on nous apprend une horrible nouvelle : au-dessus de nous l'asile brûle. Les obus ont mis le feu.. C'est un véritable brasier. Puis le feu tombe par les soupiraux et enflamme la paille sur laquelle nous sommes couchés. Alors, c'est un véritable sauve qui peut : les femmes, les enfants et les moins blessés se sont enfuis et moi qui ne peux faire un mouvement, je reste abandonné avec plusiueurs de mes camarades, le feu se rapproche de nous. Alors, je me traîne jusqu'au bas des marches. Mais quelle souffrance j'ai endurée ! Je crache du sang à pleine bouche. Enfin, plusieurs hommes et des soldats arrivent. Un jeune homme me charge sur son dos et me sort du brasier avec bien des difficultés car l'entrée est à-moitié obstruée par les décombres tout tout embrasés. Enfin, nous voilà sortis. Nous sommes à 100 mètres à peu près de l'asile tout en flammes, lorsqu'un obus passe au-dessus de nos têtes en sifflant ; il va éclater devant l'asile. L'explosion a fait rouler mon sauveteur qui se relève et s'enfuit malgré mes supplications de m'emporter. Mais il n'entend rien. Il court à toute vitesse. Je suis encore abandonné couché dans un ruisseau.
Tout autour de moi, je ne vois que des maisons en flammes. Par instants un obus éclate dans ces brasiers et projette le feu à une très grande distance.
Je ne suis pas très longtemps là ; à peine un quart d'heure. Je vois passer un homme en courant. Je l'appelle : il vient à moi, me charge sur ses épaules et m'emporte.[...]
L'hôtel où m'a apporté ce brave est un hôtel thermal transformé en ambulance de la Croix Rouge. Là, plusieurs obus sont tombés donc tous les blessés sont dans les caves. Le bombardement continue jusqu'au lendemain à 2 heures de l'après-midi. Le fort est complètement démoli. L'hôpital de siège aussi. La garnison ne peut plus résister. Elle a courageusement lutté jusqu'au bout. Le bombardement ininterrompu a duré 6 jours et 5 nuits. Le commandant fait hisser le drapeau blanc. Les larmes aux yeux, il rend la place qui n'est plus qu'un monceau de ruines. Pas une maison ne reste là où s'élevait quelques jours avant, la belle ville de Longwy.
C'est un grand soulagement pour nous, pauvres blessés. Les braves soeurs, les infirmiers et infirmières remontent les blessés des caves et les installent dans les salles du magnifique hôtel. Les docteurs nous font nos pansements. Nous en avons bien besoin car depuis plusieurs jours, cela ne leur était pas possible.[...]
Lorsque les Allemands nous prennent pour nous emmener prisonniers dans leur pays, tous ces braves gens pleurent. J'ai le coeur bien gros de quitter la France.
Les Allemands nous emmènent à la gare. Bien des braves gens nous apportent leurs dernières douceurs et leurs encouragements.
Je suis installé dans un wagon à bestiaux, couché sur un peu de paille et le train part lentement au milieu de la foule qui pleure.


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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 14:16


C'est un jeu proposé et réalisé par Aimela, sorcière bas normande qui hante la bonne ville de Caen, berceau du Conquérant :

Début sans fin mais avec 15 mots "imposés" et illustrés

 

Votre texte devra commencer par : "C'est un glaçon..." , comporter au minimum 10 des 15 mots suivant :

 

angora - ordinateur - chanter - pousser - allumette - jeune - piscine - sept - rouge - courir - peindre - dépayser - salon - épisodique - linge

 

et être illustré si possible (avec une photo, un dessin, un tableau, une photo, une abstraction...)




Je vais donc m'efforcer d'utiliser tous ces mots et dans l'ordre proposé ce qui est pour le sens un défi supplémentaire.

     C’est un glaçon, un très gros glaçon qui fut rendu célèbre en 1912. Il flottait déjà quelques miles plus loin, dans la froidure des eaux venues du nord.
     Rose deWitt Bukater avait enfilé un petit gilet angora car elle sentait venir la fraîcheur sur le pont du somptueux paquebot. Elle était fébrile, agitée, presque surexitée et son cerveau fonctionnait à la vitesse d'un ordinateur. Enfin, dans sa cabine luxueuse, elle pouvait crier, chanter, pousser un peu sa voix car elle était sûre que personne ne l’entendrait.     
    Elle craqua une allumette et la tendit négligemment au bout de son fume-cigarette en nacre serti d'argent.
     Rose ne pouvait oublier ce jeune homme si charmant
avec lequel  elle était encore dans la piscine une heure avant car il lui avait parlé et lui avait fait un sourire si prometteur qu'elle en était toute retournée.
    Sept ans de bonheur ? Elle n’osait y croire. C’est pourtant ce que lui avait annoncé Jack alors qu’il la raccompagnait sur le pont. Elle était devenue toute rouge en entendant cette prédiction. Elle s’était mise à courir sur le pont pour rejoindre sa cabine. Oui, elle avait envie de peindre de se dépayser. Elle s’installa dans petit salon  pour rêver encore un instant car elle avait un besoin épisodique de rêves et de projections dans le futur.
    En regardant dans sa malle à linge pour choisir le corsage de ce soir, elle pensa encore une fois à ce garçon mystérieux, puis elle décida de remonter sur le pont central, vers la salle de restaurant...





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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 10:47


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9 novembre 2005 3 09 /11 /novembre /2005 15:42
 tranches d'âge
 Enseignants cat A
 Cadres du privé
 - de 30 ans
 20 895 €  27 880 €
 de 30 à 39 ans
 25 920 €  40 053 €
 de 40 à 49 ans
 31 688 €
 50 211 €
 de 50 à 59 ans
36 979
 53 259 €
 + de 60 ans
 46 213 €
 73 253 €
 Ensemble 30 798 €
   46 221 €
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9 décembre 1955 5 09 /12 /décembre /1955 11:33

Pierre JOURDE tel qu'en lui-même...

 

 

Biographie de Pierre JOURDE

 

9 déc.
1955

 

Naissance de Pierre Jourde, dans une famille de petits employés habitant Créteil. Jean, le père, après avoir été chauffeur de la famille Lesieur, fait des photocopies dans un bureau à Boulogne. Colette, la mère, est institutrice en cours préparatoire dans une institution religieuse. Ni l’un ni l’autre n’ont le baccalauréat. Les grands-parents maternels, originaires du Morvan et de la Brie, sont bouchers sur les marchés. Le grand-père et la grand-mère paternels sont cousins germains, issus de la même famille du Cantal. On les voit peu. Jean est né d’une liaison adultérine entre les deux cousins. La grand-mère, née Jourde, possède un important patrimoine foncier. Le grand-père, Emile Roughol, qui n’a pas reconnu son fils, a fait fortune dans les peaux de lapin et la bourse. 
Élevé en partie par une arrière-grand-mère paysanne et maraîchère et par des cousins âgés, d’origine ouvrière, socialistes. Le cousin a combattu sur la Somme et à Verdun, a été gravement gazé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

23 mai 1958

 

 

 

 

 

 

 

Naissance de Bernard, le frère cadet. Tous les étés, vacances dans la maison du Cantal, à laquelle est attenante une ferme en activité, propriété des grands-parents paternels. Plus tard, très nombreux séjours, en toutes saisons, jusqu’en 2004.  

1967

 

Pierre entre en sixième à l’école des Francs-Bourgeois, dans le Marais, à Paris, tenue par les Frères des écoles chrétiennes. Y rencontre Jean-Michel Moreaux. Amitié depuis.

1971

 

Participe aux grèves et manifestations contre la loi Debré sur le sursis

1972

 

Découverte de Proust. Première grande passion littéraire. 

1973

 

En première littéraire, renvoyé deux semaines pour indiscipline. Commence à jouer de l’orgue dans un groupe de rock. Au répertoire : Doors, Pink Floyd, etc.  Stage de voile dans l’archipel des Glénans.

1974

 

Baccalauréat littéraire. Travaille un mois dans les bureaux de l’hôpital intercommunal de Créteil pour se payer son premier grand voyage, en Grèce, avec un ami, avec la carte interrail. Gagne Athènes en train par l’Italie et la Yougoslavie. Visite Delphes, Olympie, Mycènes, Epidaure, Corinthe, Andros, Delos, Rhodes, etc, pendant la crise chypriote.
Entre en Hypokhâgne à Marcellin Berthelot, à Saint-Maur (94). Rencontre avec Franck Coquet, géographe de formation, à l’époque membre du PCF. Commence à pratiquer le cross country et le demi-fond (5000 m.), le football, le ski alpin, la randonnée en montagne ainsi que la poésie, la photographie et les échecs à la Maison des jeunes de Créteil. Publie de mauvais poèmes dans le bulletin de la maison des jeunes.

1975

 

Décide de renoncer à la khâgne. S’inscrit en philosophie à Paris XII-Créteil, et au parti communiste. Milite dans sa cellule de quartier, à Créteil, et prend la direction de la section de l’Union des Etudiants Communistes à Paris XII. Elu de l’UEC à l’université. Reçu au concours des IPES en lettres. Fait de l’alphabétisation pour les travailleurs immigrés. Traversée à pied des Cévennes, de Carcassonne au Mont Lozère, première de nombreuses randonnées en France et à l’étranger.

1976

 

Des divergences avec la hiérarchie de l’UEC le poussent à se démettre de ses mandats. A la suite d’erreurs d’inscription, s’aperçoit qu’il n’a pas suivi les bons cours pour obtenir son Deug de philosophie. Renonce à la philosophie et est admis en khâgne de lettres modernes au lycée Claude Monet, à Paris.  Prend un appartement dans un immeuble de Créteil. Elève des lézards. Voyage en Turquie orientale : Istambul, Ankara, Trabzon, Erzurum, Kars, Van, Diyarbakir, Urfa, la Cappadoce et le Nemrud Dagh.

1977

 

Se présente au concours d’entrée à l’Ecole normale supérieure. Admis dans les premiers après les épreuves écrites, s’effondre complètement à l’épreuve libre de l’oral. Figure dans les premiers non admis de la liste complémentaire. Découragé par cet échec in extremis, rejoint l’université Paris XII en renonçant à une deuxième tentative. Rencontre avec le peintre Kristian Desailly. Avec un groupe d’amis, retape un vieux combi Volkswagen. Font le tour de l’Espagne et du Portugal. Ramassent au passage le Hollandais Rien Hilhorst, qui devient un ami.  

1978

 

Maîtrise de lettres modernes, L’Esthétique décadente dans A rebours. Echec à l’oral du Capes, qui se renouvellera deux fois. Part en octobre au service militaire. Classes à la base aérienne de Cambrai, puis école d’officiers à la base d’Evreux. Manœuvres hivernales dans la neige. En février 1979, sorti de l’école d’officiers dans les premiers, il devient aspirant au Château de Vincennes, au Service Historique de l’armée de l’air. Relations très conflictuelles avec les scientifiques du contingent et la hiérarchie militaire, qui lui supprime des permissions, pour des raisons politiques et de service. Commence à rédiger des nouvelles fantastiques.

1979

 

Retour à Paris XII. Nouvel échec au Capes. Longues explorations solitaires des forêts et des steppes du Cézallier. 

 

1980

 

Reçu en lettres et histoire au concours PEGC, sorte de super-instituteurs voués à enseigner deux matières dans les collèges. Année de stage de formation à l’école normale de Livry-Gargan. Cesse de militer au parti communiste. S’inscrit à l’agrégation sans la préparer. Voyage en Inde avec un groupe d’amis : Cachemire, Ladakh, Rajasthan, Katmandou. Stage de voile aux Glénans (base en Irlande, près de Cork).

1981

 

Reçu à l’agrégation de lettres modernes. Deuxième voyage en Inde. Randonnée à pied du Ladakh au Zanskar. Nommé professeur dans le collège d’un petit bourg du Puy de Dôme. Enseigne le français et le latin, de la 6e à la 4e. Création d’un club théâtre, avec fabrication de masques, pour les élèves de 6e. Chargé de cours à l’université de Clermont. Habite en partie à Royat. Achève un premier manuscrit de nouvelles sous influence borgésienne, Obscures. Refus général.

1982

 

Disponibilité, pour passer le DEA  et partir plusieurs mois en Inde.

1983

 

En mai, départ pour l’Inde avec un ami. Franchissent l’Himalaya enneigé pour passer au Zanskar, non sans difficultés. Trois semaines de marche. Retour par le Cachemire, puis, jusqu’en août, Agra, Bhopal et l’Inde du sud, Madras, Pondichéry, Mahabalipuram. En septembre, reprend son poste en Auvergne. Commence à rédiger son premier roman, Jardins déserts, structure fondée sur une alternance de différents moments d’une vie, en descendant puis en remontant le flux temporel, et une trame fantastique autour du thème du double, où le personnage principal est amené à se rencontrer et à se tuer lui-même.

     

1984

 

Nommé à Lillers, dans le Pas de Calais, près de Béthune. Habite le XXe arrondissement de Paris. Achève Jardins déserts. Le manuscrit est refusé partout, ainsi que d’autres recueils de nouvelles.

1985

 

Nommé au lycée Marie Curie de Nogent sur Oise, près de Creil. Classes générales et professionnelles (chaudronnerie). Anime le club théâtre, qui donne diverses représentations au lycée et dans la région. Au programme : Ruzzante, Vaclav Havel, Roland Dubillard. Emmène ses élèves randonner en Auvergne, ou en stage de rugby, varappe, boxe et canoë dans le Tarn.  Premier voyage, en solitaire, en Italie. Durant les années qui vont suivre, l’exploration de l’Italie se poursuit systématiquement, notamment à l’occasion de colloques ou de rencontres amicales : Venise, Rome, les Castelli romani, la Toscane, l’Ombrie, les lacs, Naples, les Pouilles, Ischia, Mantoue, Vérone, Ferrare, Florence, la Toscane, Turin, la Sicile, Ischia, les Marches, Trieste, les Dolomites et le Tyrol, la Ligurie. Musées, vins et plats italiens sont scrupuleusement examinés.

1986

 

Rejoint son frère, qui vit dans le sud du Mexique. Voyage au Mexique et au Guatemala. Arrêtés et interrogés par l’armée et les paramilitaires dans la forêt guatémaltèque. S’en tirent sans dommages. Ecrit Faux Christ, roman qui raconte la vie d’adolescents dans une institution religieuse. Le texte est refusé partout. Participe aux manifestations contre la réforme Devaquet.

1988

 

Mort de son père, enterré dans son village du Cantal. Fait imprimer à Reims, chez William Théry, deux recueils de nouvelles illustrés par Kristian Desailly : Histoires acéphales et Territoire des confins. Commence à pratiquer le kick boxing au foyer des jeunes travailleurs de Meaux.

1989

 

Mariage. Soutient sa thèse à Paris XII : Géographies imaginaires, sur les mondes imaginaires dans la littérature. Nommé au lycée de Coulommiers. Rencontre avec le poète, dessinateur et metteur en scène Robert Vigneau, de retour du Japon. Rencontre Danièle Duport, spécialiste de la Renaissance, et Philippe Delamare, traducteur de l’anglais. Voyage en Martinique, dans la famille de son épouse. Initiation à la plongée sous-marine. Y écrit Noirs desseins, roman policier se déroulant dans un pays imaginaire d’Afrique. Le texte est refusé partout.

 

1991

 

Naissance d’Axel. Publie sa thèse remaniée chez Corti, ainsi qu’un livre sur Huysmans chez Champion. Avec Robert Vigneau, écrit une adaptation théâtrale du Voyage dans la lune de Cyrano de Bergerac. La pièce ne trouve pas preneur.

1992

 

Élu maître de conférences en littérature comparée à l’université de Mulhouse. Y noue des amitiés durables et de solides inimités. Se lie avec André Guyaux, spécialiste de Baudelaire, Rimbaud, Huysmans, Paolo Tortonese, élu la même année à l’université de Chambéry, Gilbert Salmon, et plus tard Sophie Basch. Exploration des vins d’Alsace.

1993

 

Robert Vigneau lui fait découvrir l’œuvre d’Eric Chevillard. Enthousiasme immédiat. Rédige un article pour la NRF. Refus général de Carnage de clowns. Rencontre du peintre Barrie Hastings, qui enseigne aux Beaux-arts de Mulhouse. Travaille à établir la bibliographie de la correspondance de Huysmans. Randonnées à la Réunion.

1994

 

Naissance de Gabriel. Soutient son habilitation à diriger des recherches en littérature française du XIXe siècle. Sa thèse d’habilitation, sur la littérature fin de siècle, paraît chez Champion sous le titre L’Alcool du silence. Avec Gilles Polizzi, spécialiste du XVIe siècle, et Claudio Galderisi, spécialiste du moyen âge, lancent un projet de recherche commun sur la notion d’incongruité dans la littérature. Commencent des séminaires sur le sujet. Expertise de maquettes universitaires pour le ministère de l’enseignement supérieur. Chevillard, qui a d’abord refusé, accepte de le rencontrer. Amitié.  

1995

 

Élu professeur des universités à Mulhouse. Après les grandes grèves de l’hiver 1995, lui et Claudio Galderisi sont pris à partie par le président de l’université qui les accuse de n’avoir pas assuré leurs cours, dans une faculté bloquée par les étudiants et rendue inaccessible par la grève des transports. Envoie une réponse publique au président, lui reprochant de tenir des propos diffamatoires sans s’informer sérieusement. En représailles, le président de l’université entame contre eux une procédure disciplinaire. Après audition, ils ne seront finalement pas traduits devant le conseil de discipline. Publie, à l’école des beaux-arts de Mulhouse, Bouts de monde, illustré par Barrie Hastings. Commence à collaborer à la collection « Mémoire de la critique » fondée par André Guyaux aux Presses Universitaires de la Sorbonne, et qui a pour but de publier les critiques publiées sur grands auteurs du passé à l’époque de la parution de leurs ouvrages.

1996

 

Élu à l’université de Tours. Exploration des vins de Touraine. Retrouve par hasard la conseillère pédagogique de ses débuts, Sylvette Marty, et son mari, Jacques Marty. Enseigne littérature française et littérature comparée, assure des séminaires de maîtrise et de DEA, des cours de DEUG, de licence, de CAPES et d’agrégation. Se lie d’amitié avec des étudiants, dont certains deviendront écrivains et enseignants (Laurent Soufflet, Johann Trümmel, Yann Migoubert…). Avec certains collègues déjà en place, les relations deviennent rapidement très conflictuelles. Rédige en deux mois un essai sur Vialatte, L’Opérette métaphysique d’Alexandre Vialatte. Ecrit avec Paolo Tortonese Visages du double. Commence à rédiger les premiers textes de La Littérature sans estomac. Découverte admirative de Valère Novarina.

1997

 

Fonde la revue littéraire Hesperis, avec, entre autres, Loïc Chotard, André Guyaux, Claudio Galderisi, Paolo Tortonese. S’occupe du choix des textes et des artistes invités. La revue publie de jeunes auteurs, des traductions, des inédits de grands écrivains, des pages critiques. Quelques-uns des textes que l’on retrouvera dans La Littérature sans estomac commencent à y paraître. Se lie avec le réalisateur Bernard Jannin, originaire du même hameau du Cantal. Plus tard, projet commun d’émission sur Vialatte pour Arte, qui n’aboutit pas.

1998

 

En février, mort, dans le village du Cantal, de la fille d’un couple d’amis paysans. Porte la bière de la jeune fille et la descend dans le caveau. Ces obsèques déclencheront le besoin d’écrire sur le village. Au printemps, organise à Mulhouse un colloque sur Alexandre Vialatte. Ecrit une première version de La Cantatrice avariée.  

1999

 

Obtient six mois de congé sabbatique pour recherche. Durant un trajet nocturne Paris-Tours en voiture, se trame le début du long poème « Soliloque du gardien anglais ». Organise un colloque sur l’incongru au château d’Azay le Ferron. Rencontre Claude Louis-Combet à Besançon. Rédige Dans mon chien, refusé partout. Carnage de clowns finit par être accepté à l’Harmattan. C’est le premier récit réellement publié. Il s’en vendra quelques dizaines. Mort, à trente-neuf ans, de Loïc Chotard, jeune romancier talentueux, co-fondateur d’Hesperis. Publie chez Corti son essai sur L’Incongru dans la littérature, issu de ses séminaires. Séparation, puis divorce. Elu professeur de littérature moderne à l’université Grenoble III, à l’antenne de Valence. Exploration des Côtes du Rhône. Commence à rédiger Littérature et authenticité, ouvrage de théorie littéraire et philosophique, sur la relation expérience vécue-écriture, qui part d’une réflexion sur l’expérience du deuil, la contemplation du paysage, les illusions de l’«  authenticité ». Figure au jury d’habilitation à diriger des recherches de Claudio Galderisi, sur l’incongru au moyen âge. Vacances de Noël au village pendant la grande tempête. Une semaine sans chauffage ni lumière. Tout le village passe le réveillon dans sa maison.

 

 

2003

 

Avec Eric Naulleau, publie Petit déjeuner chez tyrannie, pour faire le point sur l’accueil de La Littérature sans estomac, notamment au Monde des livres, et la tentative de censure orchestrée par la direction de ce supplément. Josyane Savigneau et Jean-Luc Douin, du Monde, lui font envoyer par Maître Pierrat une mise en demeure de suppression de certains passages. Refuse. Une pétition de soutien est lancée par des universitaires et des éditeurs, menés par Fabrice Thumerel et Loïc di Stefano. Parution de Pays perdu, sur le hameau du Cantal. Le livre est bien accueilli, sauf au Monde des livres. A la suite d’un différent de voisinage, sa voisine du dessus tente de l’éventrer avec un couteau de cuisine. Au commissariat, elle exhibe l’article de Jean-Luc Douin dans Le Monde sur La Littérature sans estomac pour prouver le caractère peu recommandable de Jourde. Travaille sur des ébauches du Maréchal absolu. Rencontre le peintre et photographe Henri Maccheroni.

2004

 

Naissance de Jean. Série de conférences à l’université de Tel Aviv. Découvre Jérusalem, Massada. Randonnée dans le désert du Néguev. Pour répondre à une commande de Jean-Loup Chiflet, écrit avec Eric Naulleau Le Jourde et Naulleau, parodie du « Lagarde et Michard » sur des écrivains contemporains. Le livre reçoit un accueil assez mitigé. Voyage au Japon : Nagasaki et les îles Goto. Amitiés japonaises. Conférence sur Marcel Schwob et l’affaire Dreyfus à l’université Hitotsubaschi de Tokyo. Travaille avec Kristian Desailly à Haïkus tout foutus, qu’ils mettent au point au cours d’une nuit arrosée de pur malt. En atelier d’écriture, fait travailler ses étudiants sur des parodies du « Petit chaperon rouge » façon Exercices de style. Rencontre la troupe des Lecteurs livreurs, dirigée par Bernhard Engel, qui lit ses textes à plusieurs reprises. Pays perdu parvient jusqu’au hameau du Cantal décrit dans l’ouvrage. Certains villageois le prennent très mal. Ecrit une longue lettre d’explication à toutes les familles.

2005

 

Se met en disponibilité de l’université. Parution de Festins secrets. Rédige La Quadrature du sexe, sur des photomontages de Maccheroni. Voyage en Egypte à l’occasion d’un colloque à Alexandrie. Durant une nuit d’insomnie à l’hôtel Cecil, construit la trame de L’Heure et l’ombre. Conférence en Norvège, à l’université de Bergen. Organise un colloque Jaccottet à Valence. En été, retour dans le Cantal avec sa famille. Agressée par une partie des habitants, qui lancent des pierres, la famille doit fuir, avec un enfant d’un an blessé.    

2006

 

Écrit L’Heure et l’ombre entre décembre 2005 et février 2006. Conférence à l’université de Florence. Participe à un ouvrage collectif réunissant poètes et artistes, Qui rira le dernier, à l’initiative d’Alain Blanc, des éditions Voix d’encre. Une soirée de lectures de ses textes en Sorbonne, dont des extraits du Jourde et Naulleau, par les Lecteurs Livreurs provoque la colère de certains professeurs, ulcérés que l’on se moque de Dominique de Villepin. Publication à l’Archange minotaure de L’œuvre du propriétaire, parodie de travail universitaire appliqué à ses propres textes. Jean-Michel Cornu, directeur de l’Archange minotaure, accepte également de publier Petits chaperons dans le rouge, textes issus des ateliers d’écriture de l’université de Valence. Le livre se vend bien, malgré l’absence d’articles. Rédige Carnets d’un voyageur zoulou, en réaction aux émeutes de novembre 2005. En juin, résidence d’écrivain pendant un mois à la villa Marguerite Yourcenar, dans le Nord. Y rencontre la romancière Fabienne Kanor et la poétesse américaine Eva Salzmann. Ecrit Le Tibet sans peine. Abandon, provisoire, d’un projet de roman, Trois rois, sur Nabonide, Demetrios Poliorcère et Tamerlan. Dans les coulisses du Théâtre de la Colline, pour la sélection du prix France-Culture Télérama, la rencontre avec Christine Angot tourne mal. La romancière jette à terre le gobelet tendu par son critique et quitte les lieux furieuse.

2007

 

0btient du CNL une bourse d’année sabbatique, pour écrire Le Maréchal absolu, à l’état d’ébauche. Le début du roman paraît en plusieurs livraisons sur le site libr.critique. En octobre, le sujet et la trame de Paradis noirs s’imposent, et repoussent encore l’écriture du Maréchal absolu, qui s’avère presque aussi difficile que celle de Festins secrets. En revanche, Paradis noirs est terminé en mars 2008. Publie le collectif Université : la grande illusion, en préparation depuis deux ans, pour réagir à la dégradation continue de l’université en France. Procès d’Aurillac. Défendu par Jean-Paul Carminati, avocat, écrivain, membre des Lecteurs Livreurs. Condamnation des agresseurs du village, sur les témoignages d’autres habitants. Au salon du livre, entrevue houleuse avec François Bégaudeau, qui n’a pas du tout aimé Carnets d’un voyageur zoulou. Cet ouvrage, par ailleurs, entraîne des accusations de racisme. En Août, voyage au Québec, Montréal, Gaspésie.  Deux jours de descente en kayak d’une rivière canadienne, dans la forêt, avec ses enfants. L’opération manque tourner à la catastrophe après le naufrage de l’une des embarcations. Court séjour à New York. 

2008

 

Parution de La Cantatrice avariée, version remaniée du texte écrit dix ans auparavant. Parution de la version augmentée du Jourde et Naulleau. Critiques généralement assez négatives. Parution de Littérature monstre, gros recueil de textes critiques. Petits chaperons dans le rouge est mis en scène par deux compagnies théâtrales.

2009

 

Un article publié dans Le Monde pour remettre en cause l’indignation sélective contre Israël à propos de la crise de Gaza suscite de nombreuses réactions, positives ou négatives, parfois violentes. Accusé de racisme. Commence un blog sur le site du Nouvel Observateur.  Parution de Paradis noirs. Juin, revient pour la première fois à Lussaud, pour aider à monter le troupeau d’un ami à l’estive. Octobre, voyage à Jérusalem et Bethléem, en tant que membre du Conseil scientifique du Centre de recherche français de Jérusalem.

 

 

2010

 

Le 10 avril, épouse Hélène Védrine, mère de Jean, sa compagne depuis 1999. 16 octobre : ultime descente à pied de l’estive, dans les monts du Cézallier, avec des amis paysans de Lussaud.

2011

 

Janvier : parution aux éditions Balland de C’est la culture qu’on assassine, recueil d’une partie des chroniques du blog tenu sur Bibliobs.
Mars : Parution de La Présence, premier ouvrage d’une nouvelle collection des éditions Les Allusifs : « Les peurs ». Arrachement des ligaments croisés aux sports d’hiver, greffe des ligaments en mai. L’accident empêche une tournée de lecture en Croatie avec Eric Chevillard et un séjour d’écriture en Lettonie.
Juin : Le troupeau est remonté au Cézallier pour la dernière fois. Il sera vendu. C’est la dernière estive à pied d’Auvergne. 
Septembre : reprend son poste à l’antenne de Valence de l’université Grenoble III, après cinq ans d’interruption.
Octobre : Voyage au Canada (Montréal et Laurentides). Rencontres à Montréal autour de La Présence, notamment à la librairie Gallimard.  
Novembre : troisième édition du Festival de lecture à voix haute au réfectoire des Cordeliers, à Paris. Deux textes d’étudiantes qui suivent l’atelier d’écriture de Pierre Jourde à Valence, France Dupuis et Flora ont été sélectionnés dans le thème « portrait » du festival, et sont lus en leur présence.

2012

 

Mai : lecture publique à l’université de Tours d’extrait du Maréchal absolu, à paraître.
Juin : séjour à Venise, chez Olivier Bivort, ordinario à l’université de Venise, Parution aux éditions Page Centrale de Voyage en Auvergne, linogravures de Piotr Kalinski, texte de Pierre Jourde, Voyage en Israël pour les 60 ans du Centre de Recherche Français de Jérusalem.
Juillet : lecture de Pays perdu au Marathon des mots de Toulouse.
Septembre : parution chez Gallimard de Le Maréchal absolu.  

  La source de cette biographie

 

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Published by Jipé - dans Drames humains
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