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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 18:51

Interview de Marcel Gauchet

Entretien avec Marcel Gauchet, auteur de "L'Avènement de la démocratie", dont le troisième tome, "À l'épreuve des totalitarismes (1914-1974)", vient de paraître chez Gallimard. Il revient pour nous sur ce qui oppose la démocratie aux sociétés religieuses, et parmi elles, les totalitarismes. Il évoque aussi l'actualité plus proche, de la crise de l'Europe attaquée par les marchés financiers à l'affaire Wikileaks. 

 

La démocratie à l'épreuve des totalitarismes.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 01:24



« Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu... »
 (Jules Renard)

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   Depuis sans doute beaucoup plus de 50 000 ans, les hommes modernes se sont assis autour du feu, près de leurs abris comme les grottes ou, de place en place, au cours des périodes de chasse où ils poursuivaient le gibier.
   Leurs neurones miroirs s’activaient naturellement, à la lueur du feu de bois, lorsque l’un de leurs congénères effectuait un mouvement de la tête ou des mains pour signifier quelque chose, raconter la dernière chasse au mammouth, se levant au besoin pour mimer une séquence de la scène évoquée.

neurones miroirs
(Cliquer)

   Ces échanges ont permis de développer la cohésion des groupes, grâce à l’empathie générée au sein de ces communautés de destin. Le feu fut le lien nécessaire et le moyen de renforcer ce lien d’espèce. Les émotions vitales sucitées par le système limbique étaient là, très présentes dans ces premiers dialogues et le langage n’allait pas tarder à se développer considérablement.
   Certes, au départ, ce furent les "récits de vie" qui dominèrent autour du foyer du clan, mais très vite, on rendit ces séquences plus cérémoniales et pour tout dire plus rituelles. Le feu vénéré avait fait découvrir à ces premiers hommes le sens du sacré, une vraie religiosité.

Le temps des incantations et de la magie :

   Très tôt, ce sens de la convivialité, grâce à l’empathie permise par la mise en activité des neurones miroirs va mettre ces hommes en situation de s’exprimer individuellement, pour le groupe, et de développer des conduites rituelles autour du feu central. Les récits vont se multiplier : mimodrames d’abord, avec une gestuelle et une mise en scène adaptées, mais aussi bruitages, onomatopées signifiantes, cris et sonorités avec inflexions spécifiques de la voix. Les mélopées étaient nées et les premières incantations s’élevaient à proximité du campement. La magie de ces actes collectifs n’échappait à personne. Le caractère sacré de ces rites qui devinrent des danses, des cérémonies, puis des fêtes était indiscutable et mystérieux, et chacun s’en réjouissait au nom de l’esprit de clan qui prévalut très vite. L’empathie clanique fut donc le ciment social de ces Homo sapiens. On peut parler dès lors de pacte sacré avec les esprits et les puissances de la nature.
   Bien sûr, les plus habiles à danser et à psalmodier ces incantations pour la réussite de la tribu (à la chasse notamment) devinrent les chamanes, qui étaient infiniment respectés car ils intervenaient auprès des esprits pour la survie du groupe et l’appel de la chance. Ils cherchaient à conjurer le mauvais sort en communiquant directement avec les dieux. D'autres immortalisèrent certaines scènes de vie sur les parois de grottes sacrées.
Paul TRÉHIN fait à cet égard l'hypothèse que ces artistes du paléolithique étaient des autistes, protégés et très respectés par le clan.


Le temps de l’oralité primaire ou période privilégiée de la tradition orale :

   Très vite, des codes phonologiques vont s’organiser dans l’esprit de ces clans, toujours autour du feu. (J’en reparlerai d'abondance dans "l’édification du langage").
Les hommes de ces temps farouches vont développer une tradition orale qui va permettre pendant très longtemps, au cours de ces soirées au coin du feu, de raconter des histoires du passé, de transmettre les mythes hérités des souvenirs des anciens, de créer des espaces festifs avec distractions simples assorties de chants et de danses. Cette époque n’est pas encore complètement éteinte mais on peut dire que globalement elle a perdu tout son lustre et son éclat au milieu du XXè siècle en même temps que chez nous, on brûlait les derniers cierges flamboyants de la religion catholique (comme le démontre Marcel Gauchet dans son magistral essai "Le désenchantement du monde").

 


   C’est en fait très vite la télévision qui va remplacer cette convivialité fort ancienne des veillées au coin du feu.

Les débuts de l’écrit ; premiers alphabets  :

   Il est très probable que le cheminement vers une écriture alphabétique a commencé très tôt. L’envie de laisser des traces ou marques durables transparaît déjà - avec des encoches - dans la grotte de Niaux (- 13 000 ans), souci de représenter les jours (calendrier) ou les animaux tués à la chasse ? On n’en sait rien.

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Cerf de la grotte de Niaux
 Mais déjà, 3000 ans avant Jésus Christ, les hiéroglyphes égyptiens permettaient d’écrire des récits sur la pierre. Dès 2950 avant JC, chez les Sumériens, des pictogrammes servirent à exprimer des idées avant qu’une écriture cunéiforme ne s’immortalise sur des tablettes d’argile. À partir de 2340 avant JC, des scribes écrivaient en Akkadien et cette langue perdurera à Babylone…
   Mais au XIIème siècle avant JC, des marchands et navigateurs mirent au point un alphabet qui, cette fois avait toutes les caractéristiques d’un alphabet phonétique. Il s’agit de l’alphabet phénicien. Celui-ci fut à l’origine de l’alphabet grec, puis de notre alphabet latin mais aussi de l’alphabet araméen qui donna ceux de l’Hébreu et de l’Arabe…

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   Grâce à ces encodages de la parole, la mémoire des hommes était fixée une fois pour toutes sur un support et devenait indélébile et très difficile à falsifier. L'usage de l'écriture et des chiffres dans les affaires et le commerce (tenue de comptes, contrats etc…) en théologie (prosélytisme orienté vers la conversion), en poésie et en littérature aussi bien sûr commencèrent à se répandre de par le monde. Mais tout ceci restait réservé à une certaine élite car il ne s’agissait que de papyrus, tablettes, codex ou manuscrits uniques.
   Néanmoins, la capacité de communiquer et d’informer avait élargi la palette et le champ d’action du verbe humain. En outre, le type de pensée que mobilisait l’écrit devint sensiblement différent de celui de l’oralité première.

Apparition de l’écrit « industriel » :

   C’est seulement en 1440 que Gutemberg développa l’imprimerie en Europe, alors que cela faisait 13 siècles que les Chinois avaient mis au point ce procédé, après avoir inventé la fabrication du papier.
   Mais on peut dire que l’avènement de cette Galaxie Gutemberg a révolutionné la communication dans le monde entier et que cette capacité à dupliquer de l'information à l’infini a été génératrice de beaucoup de changements culturels.
   Les représentations de tous les lecteurs allaient devenir très sensiblement différentes de celles des auditeurs accrochés à l’oral.
   Vers la fin du XIXème siècle, en France, l’école gratuite et obligatoire de Jules Ferry va mettre cet outil de l’écrit à la disposition de tous, puisque chacun pourra désormais apprendre à lire et à écrire dans l’école de la République.
    C’est une révolution culturelle dans les faits.


La civilisation de l’image :

   Progressivement - même si l’image et le dessin ont toujours rempli un rôle important dans la communication entre les hommes (fresques pariétales, iconographie ancienne,  enluminures, gravure, photographie  etc…) - le rôle de l'image va s'amplifier à côté de l'écrit, mais c’est surtout après la deuxième guerre mondiale que la civilisation de l’image va exploser.
    La photo et le cinéma vont prendre leur vitesse de croisère et bientôt une étrange petite lucarne va s’installer assez vite dans tous les foyers de France, remplaçant le feu de cheminée central. Le réel est maintenant recréé au plus fidèle : image et son sont au rendez-vous et si le monde de Marconi (la TSF) était proche de l’oralité classique, celui des media cathodiques (pour l’instant) fournira momentanément l’illusion d’un idéal de vérité et de beauté à ses télespectateurs ébahis...
    Hélas, il faut bien dire que les prosélytismes de ceux qui se sont emparés de ce temple, la publicité et la duplicité auront vite raison de ce bel espoir d’une culture exigente offerte à tous. Aujourd’hui, à l’époque des écrans plasma plats, les programmes sont plats eux aussi : c’est devenu très souvent, trop souvent, une télé-daube dont les seuls soucis sont de promouvoir les talents 'des copains et des coquins'. Bref un népotisme commercial sans idéal digne de ce nom, même si on pourrait citer quelques émissions-exceptions.


(À suivre...)

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 01:22

ENTRE 400 000 ANS ET 790 000 ANS AVANT NOUS.....


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La fascination du feu

   Tout à fait par hasard, plus 2 200 000 ans après les débuts de l'hominisation, des Homo Erectus vont s'approprier le feu, progressivement, mais de manière fort utile pour leurs communautés, au sein de chaque clan ou tribu.
   Le premier Erectus qui a eu l'idée de se servir du feu pour améliorer la vie quotidienne des siens est l'inventeur et le créateur du premier mème qui va devenir d'une importance considérable   pour la suite de l'aventure extraordinaire des hominidés.


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Le premier brandon naturel

   Cette torche magique va alimenter le foyer du groupe de cet Homo Erectus, leur permettant de
- faire cuire les aliments et notamment les viandes du produit de leur chasse
- s'éclairer les longues soirées d'hiver, à l'entrée des grottes qui leur servaient d'abri
- se réchauffer le corps lorsque des périodes trop rigoureuses décimaient les clans par suite notamment de pneumopathies impossibles à guérir
- durcir les pointes de leurs lances en bois
- se protéger de leurs différents prédateurs ou concurrents...
- se réunir autour d'un foyer qui sera par la suite générateur de toute société organisée et de toutes les civilisations...

   En effet, le plus important dans cette découverte fortuite va être l'élan nouveau vers de formidables changements dans les comportements individuels et sociaux de ces ancêtres de l'homme actuel.
  Bien entendu, depuis l'époque lointaine (3 à 4 millions d'années) des Australopithèques semblables d'assez près à Lucy, on peut imaginer que bien des attitudes ou pratiques régulières des individus dominants ont été imitées, quotidiennement. De nombreux mèmes pré-hominiens ont circulé au sein des groupes qui occupaient les contours de la Rift Valley.

   Susan Blackmore affirme dans une conférence - dont le contenu a été traduit par Pascal Jouxtel -  que les premiers mèmes qui se sont diffusés dans le microcosme pré-humain l'ont été par "les meilleurs à imiter".

   Certes, mais elle oublie de dire qu'ils ont été créés, inventés  et lancés sur le marché, par les meilleurs pour inventer et  se faire respecter de la tribu. Nous les appellerons encore les "dominants", pour la commodité de l'exposé. Sue Blackmore ajoute que ce sont les gènes qui leur ont communiqué cette habileté et qu'il en est résulté pour eux le caractère physique de posséder les plus gros cerveaux.
  Là encore on peut se demander si c'était les fins observateurs-déducteurs et inducteurs de nouvelles pratiques collectives qui possédaient ou développaient les plus grosses capacités cérébrales ou leurs imitateurs serviles ? Rien n'est moins sûr !

   Le développement vers de plus en plus gros cerveaux des lignées d'homo xxxx  serait le fruit du "labeur" permanent des mèmes des bons imitateurs ? Cela ne peut être en tout état de cause qu'une hypothèse. On peut penser aussi que le volume de l'encéphale s'est développé pour de toutes autres raisons, (mutations génétiques par exemple) et qu'il a autorisé parallèlement l'installation de mèmes nombreux et attractifs.

   Quant à affirmer que dès que chacun se mit à imiter, "les mèmes furent alors libérés et purent entrer en compétition", c'est encore une toute autre histoire : la saga de la libération des mèmes...

    Mais ce n'est là bien sûr que le fondement de la théorie orthodoxe actuelle de la mémétique : les mèmes sont en compétition darwinienne entre eux comme l'ont été depuis toujours les gènes.

  En fait, tout remonte vraiment à la nuit des temps. Le parcours de l'Homme est celui d'un être vivant - un système de systèmes intelligents - qui prend à son compte, de manière aiguë et opportuniste, ses potentialités génétiques. À cet éveil aléatoire et finalement très chanceux s'ajoute en effet une autre capacité de l'espèce à imiter ses leaders et à transmettre le message. Marcel Gauchet explique cet asservissement progressif de l'homme et la dépossession primitive radicale de l'individu au profit de l'ordre qui rassemble, en ces termes (p. 13 in "Le Désenchantement du Monde") :

   "Il est vrai qu'on a quelque peine à concilier l'idée d'un choix d'institution avec la régularité sans faille dans la radicalité qui paraît avoir présidé à son adoption. Partout, sous les latitudes les plus variées, et ce sans une seule exception, c'est, dans les vestiges de sociétés d'avant l'État que nous sommes à même d'observer la même double observation, aussi diverse en ses expressions que monotone en sa teneur dernière, d'une dépossession radicale des hommes quant à ce qui détermine leur existence et d'une permanence intangible de l'ordre qui les rassemble. Nous ne sommes pour rien dans ce qui est. Notre manière de vivre, nos règles, nos usages, ce que nous savons, c'est à d'autres que nous le devons, ce sont des êtres d'une autre nature que nous, des Ancêtres, des Héros, des Dieux, qui les ont établis ou instaurés. Nous ne faisons que les suivre, les imiter ou répéter ce qu'ils nous ont appris. Par essence, en d'autres termes, tout ce qui règle les travaux et les jours est reçu ; grandes obligations et menus gestes, toute l'armature dans laquelle se coule la pratique des présents-vivants procède d'un passé fondateur que le rite vient en permanence réactiver comme inépuisable source et réaffirmer dans son altérité sacrée. Pareille récurrence uniforme d'un dispositif par ailleurs aussi complet dans sa cohérence tend évidemment à accréditer l'intervention d'un déterminisme à la fois originel, universel et particulièrement implacable. Il faut qu'il y ait plus même qu'une puissante raison, une impérieuse obligation, est-on tenté de penser, pour qu'une attitude aussi systématique ait unaniment prévalu, sur des millénaires, par-dessus l'infinie fragmentation planétaire des cultures et des groupes. L'un des points sans doute où s'atteste le mieux l'unité de l'espèce humaine et de son histoire - et donc, est-il logique de le supposer, où doit s'avérer le plus clairement l'identité des facteurs susceptibles d'en façonner le cours.
   Au nombre de ceux-ci, on songe aussitôt bien sûr au très faible développement des ressources techniques, et, en général, des moyens de contrôle de la nature - la dépendance religieuse traduisant en représentation l'infériorité ressentie devant ces puissances infiniment autres que l'homme. À quoi les objections se ramènent toutes au fond à faire ressortir la forte autonomie relative de ce système d'attitudes et de pensée par rapport à son substrat matériel et son organisation systématique au regard des données de l'expérience. Constat historique, pour commencer : un changement aussi capital dans les moyens de production et de subsistance que la "révolution du néolithique", l'une des deux grandes transformations de la base matérielle des sociétés, a pu survenir sans du tout systématiquement entraîner de mutation culturelle et religieuse"... [......]
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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:12

 

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La quête du feu dans les premiers incendies de broussailles

   Ce sont les premiers incendies de broussailles qui vont inciter des individus audacieux à "capturer" le feu et c'est assurément la maîtrise progressive du feu qui a déclenché la première révolution dans les processus d'hominisation. Entre - 790 000 ans et - 400 000 ans, les peuples hominidés vont s'approprier le feu sous des formes différentes. Ces mammifères devenus bipèdes ont fait petit à petit la découverte du feu et de ses multiples utilités pour le groupe au sein duquel ils vivaient.
   Tout d'abord, à la suite d'orages ou d'éruptions volcaniques générant des incendies ici et là, les Erectus ont constaté, par hasard, que les viandes des gibiers grillés, cuites par le feu avaient une autre saveur que la viande crue. Ils se sont essayés à reproduire cette cuisson en alimentant le premier "feu de camp". La première chose qu'ils surent faire bien sûr était de l'alimenter, de l'entretenir et ces actes si importants pour le clan devinrent vite des sujets de disputes et de pouvoir. 
   Il y eut rapidement sacralisation du feu...

   On peut dire que la conservation et la pérénisation de cet allié sacré a été à n'en pas douter l'un des premiers fondamentaux sociaux de ces hominidés. C'est en quelque sorte la forme archétypale du mythe de Prométhée : Erectus subtilise le feu aux puissances qui le produisent mais en même temps c'est un grand pas vers la connaissance car de cet acte fondateur vont découler quantités de découvertes technologiques qui auront une importance capitale dans toutes les civilisations humaines.
   À partir du moment où le feu a été un tant soit peu maîtrisé par ces primates évolués, un mème puissant s'est aussitôt développé et répliqué à loisir tant il avait de l'importance pour tous : "développer chez tous les congénères et dupliquer sans discontinuer le respect de cet allié puissant, indispensable qu'était devenu le feu, élément sacré du foyer tribal primitif."


   Bien des pouvoirs se sont alors assis, constitués, obtenus autour de ce feu, devenu indispensable à la survie de tous...

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:11
   Beaucoup plus tard, Homo néanderthalensis puis Homo sapiens vont apprendre à produire eux-mêmes le feu. Plusieurs techniques concurrentes mais également complémentaires seront utilisées et elles doivent autant au hasard qu'à la pure inventivité des ces hommes qu'ils sont devenus à part entière.


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   Ce sont d'autres mèmes et de nouveaux pouvoirs qui se sont alors mis en place car les individus les plus aptes à produire à volonté le feu et non plus à le conserver dans un foyer au service du clan sont devenus les chefs de tribus d'autant qu'ils étaient indispensables au cours des parties de chasse qu'ils organisaient. L'art de savoir reproduire le feu permettait aussi de continuer à être des nomades audacieux sans le risque de manquer de cet élément réchauffant, réconfortant, cuisant les viandes et effrayant les animaux prédateurs.
    Ce savoir-faire, le mème de la maîtrise du feu est devenu un pouvoir au sein des différents clans. Ceux qui l'avaient assimilé ne distribuaient leur compétence que très parcimonieusement. De tels mèmes sacrés ne se transmettaient que de père en fils ou au sein de la famille très proche (frères, oncles etc...)

   Les premiers "sorciers" se sont auto-proclamés ainsi, puis le chamanisme et le recours aux esprits divers sont apparus, donnant tous les pouvoirs à des chamanes de plus en plus inspirés. Ce fut le début des micro-sociétés hiérarchisées sur la base de pouvoirs plus ou moins occultes conférés par des savoir-faire utiles et assez exceptionnels. Le cadre des entrées des cavernes et des cavités plus profondes fut le décor idéal pour ces ébauches d'institutions dans lesquelles dominaient au départ la pensée magique et le désir d'avoir un effet sur les événements à venir. Les premières peintures rupestres datent de cette époque.

    Là encore, comme le signalait Marcel Gauchet, on ne peut être que frappés par l'universalité du phénomène 'chamane' qui s'est développé partout dans le monde, là où Homo sapiens a trouvé refuge.
    Dans ces conditions initiales on peut poser la question qu'est-ce donc qu'un mème ?

Ne serait-ce pas un élément de connaissance (savoir, savoir-faire ou savoir être) que l'on accepte de transmettre à ses semblables, sous certaines conditions ?

  - Une première catégorie de mèmes semble contenir avant tout des mèmes utilitaires, bénéfiques aux membres du clan.     Néanmoins, les leaders, les individus dominants se les approprient afin d'en retirer un pouvoir. Ils y associent les esprits dont ils affirment qu'ils communiquent avec eux au nom de tous les autres. Ils affirment qu'ils sont le lien sacré entre les esprits et leurs congénères.

  - D'autres mèmes plus banals se transmettent par imitation simple. On observe un geste de l'autre et on le reproduit par simple effet de mimétisme. On écoute les sons produits par son voisin et on les imite d'abord par jeu, mais tout cela finit par faire sens. Au départ, l'essentiel de la communication inter-groupe est de type non-verbal à peu près à 100 % puis progressivement des sonorités répétées codant pour du sens voient le jour pour atteindre aujourd'hui 45 % de notre communication. Il nous reste encore 55 % d'éléments signifiants faits de communication non-verbale, ce qui n'est pas rien ! Tous les langages sont nés ainsi.

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Débuts des premières industries humaines et débuts du langage
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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:10
Les Industries du Paléolithique

   Les premiers outils en pierre taillée datent de 2 700 000 ans environ, mais cette époque préhistorique appelée paléolithique va durer jusqu'à une période assez proche de nous, 6000 à 8000  ans environ avant JC.


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   Parallèlement à ces créations d'outils et également d'armes pour la chasse et les conflits naissants entre tribus voisines, l'homme va développer, il y a environ 5 dizaines de milliers d'années, (sans doute autour du feu où il fabrique tous ces outils qu'il invente) une capacité extraordinaire à se projeter dans le futur, à imaginer et à créer des nouveautés technologiques de plus en plus sophistiquées.

(Conférence par Mark Turner au Collège de France)

    À ce point d'humanisation - relativement récent si l'on rapporte cette période aux 3 millions d'années qui nous séparent des premiers Australopithèques graciles comme Lucy  (1/60è) - on peut se poser la question de savoir si les mèmes créés par ces Homo sapiens sapiens se sont mis à "voler de leurs propres ailes" en se répliquant à qui mieux mieux, au même titre que les gènes...
Rien n'est moins sûr !
   Le développement de ces industries, de toutes ces technologies premières, autour du feu, n'a pas toujours permis que chaque pattern nouveau soit divulgué dans le domaine public car très vite, au sein des clans, il s'est formé des corporations qui ont transmis leurs savoir-faire, leurs connaissances et de multiples petits secrets de fabrication, moyennant d'autres avantages. Les éléments minima d'information ne se sont pas transmis aussi vite ni aussi largement que semble le prétendre Susan Blackmore lorsqu'elle affirme que les capacités cérébrales de l'homme se seraient progressivement accrues en même temps que le volume du cerveau sous la "poussée mémétique" qui aurait incité les gènes à répondre en améliorant l'imitation sélective.


  "Si cette évolution mémétique va trop loin, les gènes répondront avec des améliorations dans l'imitation sélective, mais leur réponse sera toujours subséquente à la compétition mémétique. De cette façon, les mèmes tiennent toujours les rênes. Ceci est le processus que j'ai nommé "poussée mémétique" : les mèmes sont en concurrence entre eux et évoluent dans une direction. Les gènes répondent ensuite en améliorant l'imitation sélective. Ceci conduit à accroître les capacités cérébrales et le volume du cerveau." (Susan Blackmore)



EEt si c'était juste l'effet d'une mutation aléatoire réalisée en quelques dizaines de milliers d'années qui avait entraîné cette augmentation de la structure et du volume cérébral, notamment du néocortex frontal ?

Ces individus, mieux dotés en créativité et en imagination se seraient davantage reproduits et la sélection génétique darwinnienne aurait procédé naturellement à l'élimination progressive des moins bien pourvus, comme elle l'a fait inexorablement avec Homo néanderthalensis qui a été rayé de la carte. Les mèmes ont été davantage un moyen de développer le langage et les techniques qu'une source de modifications physiques de la physiologie du cerveau ou d'autres systèmes propres à la nature biologique de l'homme. Les mèmes ne changent que les modalités culturelles, pas la nature biologique profonde d'Homo sapiens.

Pour ne prendre qu'un seul exemple, ce ne sont pas les mèmes, ni la pression mémétique qui ont permis de constituer les aires du langage telles que l'aire de Broca et celle de Wernicke chez l'homme ou alors il faudrait m'expliquer aussi que dans le questionnement classique de "l'oeuf ou la poule ?" c'est le caquètement de cette volaille qui a permis de générer les poussins par suite de poussée mémétique...

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:09
Une évolution mémétique, ou opportuniste ?
    Le premier mème important pour l'humanité naissante a été celui qui lui a fait saisir l'importance du feu, de sa maîtrise et de la transmission de ce savoir-faire pour le devenir de l'espèce. Homo sapiens sapiens est alors devenu indiscutablement le mammifère le plus "maître de l'environnement" qu'on ait jamais connu, grâce à cette découverte entretenue et développée des millions de fois.
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     Après toutes ces périgrinations, de nombreux mèmes se sont transmis au sein des groupes constitués selon des règles universelles qui obéissent grosso modo à celles de la communication :
- Les mèmes ont été inventés, générés, créés par des individus plus imaginatifs que la moyenne.
- Ces mèmes se sont dupliqués avec un bonheur inégal en sautant de cerveau en cerveau, utilisant les réseaux relationnels du microcosme dans lequel ils avaient voix au chapitre.
- Ces unités d'information ont été parfois, souvent, reprises sous forme prosélyte à des fins intéressées. Des diffuseurs volontaires ou contraints les ont répandus ici et là.
- Ces mèmes ont été reçus, acceptés puis hébergés par des hôtes récepteurs dont on peut dire que l'état neuronal était satisafaisant pour recevoir ce type d'unité d'information (formatage ou climat social).

   Le plus étonnant dans le succès de certains mèmes est la facilité avec laquelle ils s'implantent dans les substrats neuronaux de leurs hôtes.
Quels sont alors les phénomènes chimico-hormonaux qui font que certains mèmes ont un succès phénomal par rapport à d'autres ? On a vraiment l'impression qu'il y a comme "un air du temps", une atmosphère de réceptivité inexplicable et indicible.

   J'ai le souvenir, à la fin des années 70, peu de temps avant les fêtes de Noël d'une grand-mère qui, dans un grand magasin de jouets, voulait acheter à l'un de ses petits enfants une mini-console électronique genre "Donkey-Kong". La vendeuse ne parvenait pas à lui expliquer le fonctionnement du jeu. Mon fils cadet - qui n'avait pas dix ans - était juste à côté, car il lorgnait lui aussi cette console... Il lui dit : "Madame, je veux bien vous expliquer si vous voulez." Ce qu'il fit sans la moindre difficulté. Il ne connaissait pas ce nouveau "jouet" mais il en maîtrisait déjà le fonctionnement...
  L'exemple est extensible aujourd'hui à tous les enfants et adolescents qui maîtrisent parfaitement toutes les arcanes de ce monde  à écrans LCD, cathodiques ou plasma. Il y a là une évolution très rapide des compétences due à la plus grande plasticité cérébrale de nos jeunes, certes, mais anticiper renvoie à autre chose...
   C'est ce qui s'est produit dans les cerveaux de nos ancêtres lointains qui peut, seul, expliquer cela : la capacité à la prévision, au calcul sur les idées et les concepts, l'imagination prospective. Une vraie révolution génétique quant aux nouvelles potentialités, une filière mémétique infinie s'agissant des découvertes multiples à transmettre de cerveau en cerveau.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:08
   Les débuts du Néolithique

   Il est très probable que c'est la possibilité de rester davantage autour des foyers de leurs clans, devenus des regroupements familiaux, qui va inciter les hommes à modifier leur genre de vie de chasseurs.
  Il est donc vraisemblable que c'est encore le feu qui va déterminer les hommes à rester désormais sur place. De nomades qu'ils étaient jusqu'alors, afin de poursuivre le gibier et pratiquer la cueillette saisonnière, ils vont devenir progressivement sédentaires et développer des techniques d'agriculture et d'élevage.

   Bien sûr la fin de la dernière glaciation est loin. La flore et la faune vont changer rapidement de lieux de distribution et c'est d'abord sous des climats propices, dans le Croissant Fertile, que vont se développer ces pratiques :

- Les outils et les armes de pierre ne seront plus taillés par percussion mais polis sur des polissoirs fixes.
- Les animaux (tout d'abord les caprins) seront capturés et domestiqués afin de fournir des réserves de viande.
- Les premières graines de céréales seront semées afin de pourvoir aux premières récoltes.
- Des villages, voire de véritables villes commencent à s'édifier progressivement entre - 12500 et - 7500 avant JC.

 

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Çatal Hüyük une des toutes premières cités du Néolithique - 6500  - 5700
(Dessin original de Nadine Grosgurin)
Çatal Hüyük s'étendait alors sur environ 13 hectares et
ne comptait pas moins de 1000 habitants.


     À cette époque, on trouve de nombreux indices d'une prééminence de la femme et du matriarchat. Les liens familiaux ont commencé à devenir très forts. L'argile occupe une place prépondérante tant dans les constructions que dans les objets d'art.
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Statuette en terre cuite datant de 8000 ans (11 cm de haut)
Elle représente la déesse-mère symbole de la fertilité et de la fécondité


    Les hommes ne vont pas tarder non plus à domestiquer les bovidés et les ovins, puis, plus tard, le dromadaire (3500 avant JC). Ailleurs, dans les Andes ce sera le lama.
   Progressivement, les communautés sédentarisées vont développer la culture du blé, de l'orge, des lentilles, des pois au Proche-Orient, du riz et du millet en Extrême-Orient, du maïs, du haricot, du piment et de la pomme de terre dans le futur Nouveau-Monde.

   Ainsi, grâce à la conjonction de la sécurité que lui donnait le feu et d'une amélioration climatique très sensible les groupes humains auront accompli une des plus grandes révolutions de leur histoire, celle du Néolithique. De nombreux mèmes nouveaux vont se répandre dans tous les continents de la planète bleue au sein de communautés à dominante agricole.

Mais le feu n'a pas fini d'inspirer Homo sapiens qui va encore trouver dans sa contemplation des ressources nouvelles pour inventer encore d'autres technologies surprenantes.


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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:07
L'âge du cuivre


   La fin du Néolithique voit apparaître des objets et des récipients en terre cuite. Grâce encore au feu et à des fours rudimentaires, l'homme a inventé le mème de la poterie dans toutes ses acceptions.
   Mais bientôt, les observations des esprits les plus curieux vont se focaliser  sur des écoulements de liquides jaunes le long des pierres qui enserrent le feu. Ces découvreurs vont aussi se rendre compte que ce liquide en durcit en refroidissant et prend la forme du creux du foyer dans lequel il s'est répandu.
  Ce sont les débuts de l'âge du cuivre pendant lequel des expériences métallurgiques vont être réalisées mais dans des proportions tout à fait raisonnables car ce métal bien ductile, comme l'or et l'argent ne présente guère qu'un intérêt décoratif. Ces métaux sont viables pour des bijoux mais pas pour des armes ou des outils.

 

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Pépite de cuivre trouvée dans le lit d'un gave (2cm X 1,5 cm)

   L'âge du cuivre correspond du point de vue culturel au calcolithique au cours duquel les productions en pierre et en os demeurent très largement majoritaires. Il s'étend globalement de - 2500 à - 1800.
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Hache de cuivre du Calcolithique

    À cette époque on voit s'édifier des mégalithes d'importance comme ceux des alignements de Carnac ou le complexe solaire de Stonehenge en Grande Bretagne.

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Les alignements de Carnac (56)

   Le plus ancien artisanat du cuivre connu date de - 4500 à - 4000 et en en a trouvé des éléments en Bulgarie...
  Par contre, dans les civilisations précolombiennes, le cuivre était encore utilisé à l'arrivée des conquistadors, au XVIè siècle. Mais il est vrai que les Incas et les Mayas n'ont guère connu d'âge de la métallurgie en tant qu'industrie.



 Il est intéressant de noter qu'une fois de plus les progrès humains ont eu un recours nécessaire au feu et que ce sont des observations autour du foyer entretenu régulièrement et entouré de pierres qui ont permis à Homo sapiens sapiens de faire ces bonds culturels assez fantastiques :
- La découverté du sacré et les prises de pouvoir qui en découlèrent
- Le recul de l'anxiété grâce au confort nouveau que le feu procurait aux groupes humains
- L'observation des actions du feu sur la matière et les conséquences dans la modification des états des matériaux aiguisant les capacités déductrices de l'homme
- Les effets de cohésion sociale du foyer, regroupant les familles, créant les langues premières, générant des villages, allaient devenir considérables dans l'avènement de véritables civilisations...


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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:06

L'ÂGE DU BRONZE


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Haches en bronze

   Ce sont les vrais débuts de la métallurgie. Toujours autour du feu nos hommes, curieux et observateurs, ont repéré - toujours par hasard - que le produit de la fusion de deux roches avait un aspect et des propriétés physiques plus intéressants. Entre - 2500 et - 1000, les premiers véritables forgerons vont allier l'étain et le cuivre pour réaliser un métal plus résistant, moins flexible que le cuivre seul : le bronze. Des armes diverses (haches, lances, poignards, épées, associées à des protections comme des cuirasses, des casques, des boucliers vont voir le jour.) Des outils nouveaux vont être créés ainsi que de nombreux accessoires utilitaires ou bijoux (vases, bracelets, épingles, fibules, colliers etc...)

   On assiste bientôt à l'essor d'un artisanat où, pour la première fois, les objets sont fabriqués en série.

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   Là encore, l'importance du feu dans le développements de ces technologies est primordiale et on peut affirmer que, sans sa maîtrise, sans les capacités fines d'observation des premiers fondeurs, notre civilisation actuelle n'aurait jamais pu émerger. Et seule, la compétence à déduire après observations et à vérifier des hypothèses par tâtonnements expérimentaux successifs à permis à l'homme de changer radicalement son avenir culturel.
    On peut dire que c'est autour du feu et grâce au feu que l'homme s'est extrait, affranchi définitivement de sa condition première et qu'il a développé son intelligence. En outre, ces mèmes technologiques, utilitaires par excellence, se sont transmis de groupe en groupe et de génération en génération, permettant de développer des compétences de plus en plus fines.
    À n'en pas douter, c'est cette spécificité humaine de capacité à observer, à faire des hypothèses, à déduire, à inférer, à vérifier que la projection de sa pensée était valide qui a permis un développement culturel et un artisanat métallurgique (entre autres) aussi surprenants.
   Mais le feu n'a pas encore terminé de faire avancer l'être humain dans ses spéculations et ses réalisations manufacturées...


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