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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 21:49

 

 


Instruments à cordes au Moyen-Age - Partie 1 par Nabuchodonosor-II


Instruments à cordes au Moyen-Age - Partie 2 par Nabuchodonosor-II


Instruments à cordes au Moyen-Age - Partie 3 par Nabuchodonosor-II

 

 

Loure (instrument)

Loure, collégiale Saint-Évroult de Mortain, 15e s.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Loure.

La loure écrit aussi loûre, était un instrument à vent normand de la famille des cornemuses.

On trouve également le vocable de haute loure qui était une grande cornemuse à long bourdon et chalumeau, qui la différenciait de la simple Loure. Tout comme en Bretagne, il y a une différence entre le binioù kozh (litt. : « vieux biniou ») et le binioù bras (« grand biniou »).

La loure fut un des instruments populaires de Normandie, du XVIIe siècle au XVIIIe siècle1, mais elle est disparue de nos jours et n'est plus connue que par l'iconographie.

Sommaire

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Étymologie[modifier]

Le mot normand loure viendrait du norrois luðr, lura. Cet instrument ayant notamment été fabriqué et joué en Normandie, d'aucuns tablent sur l'influence scandinave dans cette province pour lui accorder cette origine. Au Moyen Âge (XIIIe siècle), l'appellation loure était cependant générale en France2. Toutefois, À partir du XVIIIe siècle et jusqu'au début du XXe siècle, loure ne désigna plus qu'une variété de cornemuse populaire en Normandie et aux confins de l'Ille-et-Vilaine, les sonneurs de Normandie employant aussi une haute loure.

Selon le spécialiste en dialectologie romane Albert Dauzat, faire venir le nom de la loure du latin lūra « sac de cuir, sacoche » ne convient pas, le terme ne signifiant pas « sac à vent » et n'en ayant aucunement l'idée ni le sens, c'est seulement un rapprochement idiomatique, « qui ne convient ni par la forme ni par le sens », phonétiquement on aurait dû aboutir à *lure. Il lui préfère le norrois lúðr « trompe, corne » (parente du Carnyx celte), trompe dont se servaient les anciens scandinaves, auquel on peut comparer la forme du bourdon du sonneur de la tourelle de l'Hôtel de Bourgtheroulde de Rouen, sculpté vers 1502 (détruit en 1944)3.

Histoire[modifier]

Jusqu'au XVe siècle, la loure est considérée comme un instrument noble au plus, et bourgeois au moins, jusqu'au retour définitif de la Normandie continentale à la couronne de France en 1450. Au XVIe siècle, la loure est l'apanage des paysans et des bergers.

Son recul semble être fonction de l'acculturation due à la francisation, qui imposa des instruments considérés comme plus « modernes », plus « franco-parisiens », tel le violon et le hautbois, remplacé plus tard par la clarinette.

En Normandie, où la loure disparut au milieu du XIXe siècle4, époque qui vit la parution des premiers dictionnaires du patois normand (de Jean-Eugène Décorde, A. G. de Fresnay, C. Maze, Louis-François Vasnier, Eugène Robin, Edelestand et A. Duméril, Édouard Le Héricher), le mot loure et certains de ses nombreux diminutifs, ne prirent nulle part le sens de récipient d’air, vessie ou sac…, mais désigne un tuyau sonore et/ou d’instrument de musique genre "flûte" et/ou "flageolet". Ce qui confirme la proposition d'Albert Dauzat.

La particularité de cet instrument est qu'il n'est pas parvenu jusqu'à nous. Ce sont des textes, quelques rares descriptions qui nous en parlent. Les passionnés de cornemuse n'ont rien trouvé de tangible. On l'a rapprochée de la zampogna italienne, ou encore de la sackpipa suédoise.

Le mystère reste entier, à l'exception éventuellement de l'apport iconographique qui la représente, notamment dans les lettrines enluminées des manuscrits médiévaux, mais surtout de la sculpture : parmi ces derniers exemples, on peut signaler le joueur de loure sur un pilier de l'abbatiale de Cerisy-la-Forêt (XIIIe siècle), l'ange joueur sur l'église Notre-Dame de Carentan (XVe siècle), sur un cul-de-lampe de l'église de Montgardon (XVe siècle) ou encore dans la chapelle du manoir d'Hermerel à Gefosse-Fontenay pour cette même (XVe siècle), avec bourdon d'épaule à raccord médian. De même sur l'ancien autel polychrome de la cathédrale de Coutances (début XVIe siècle) aujourd'hui conservé dans l'abbatiale de Saint-Sauveur-le-Vicomte, dans le Cotentin. Des représentations semblables se retrouvent à plusieurs endroits de l'église Notre-Dame de Caudebec (début XVIe siècle), dans le pays de Caux.

Facture[modifier]

Composée comme toutes les cornemuses d'un réservoir aussi appelé la « pouque » (littéralement « sac » en normand septentrional comme le cotentinais ou le cauchois et signifiant "pochon/sac" ou "sac de toile")5, la loure était alimentée en air par un tuyau d'insufflation assez court aussi appelé la « porte-vent ». Le joueur jouait des deux mains sur un chalumeau avec ou sans pavillon, c'est-à-dire sans extrémité conique, tel les lures scandinaves. Dans les réprésentations normandes, on peut la trouver avec un hautbois à la place du chalumeau, et parfois avec un bourdon d'épaule.

Du XVIe siècle au XVIIe siècle siècle, la manufacture de cornemuses de la Couture-Boussey (Eure), était réputée6.

Jeu[modifier]

Sa musique rythmée, qu'on disait « lourée », a donné son nom à une danse7, la loure, danse traditionnelle normande, devenue une danse française de cour au XVIIIe siècle, proche de la bourrée auvergnate.

Voir aussi[modifier]

Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Le journal d'un bourgeois de Caen, 1652/1733, édité en 1848.
  2. M. Marie du Mesnil, dans ses Chroniques Neustriennes, s'exprime ainsi: "L'idiome des Trouvères a prédominé sur celui des Troubadours du Midi, dans la formation de la langue française. Celle-ci n'est autre chose que la langue des Trouvères normands, corrigée par Marot, adoucie épurée par Malherbe, ennoblie par Corneille et perfectionnée par le génie de Racine..."
  3. Le rapprochement et l'évolution sémantique de "trompe" à "cornemuse", du vieux-français corn: "corne" et muse: "musette" est semblable en breton, où le vieux-celtique benna: "corne", a donné le moyen-breton benny et le breton moderne biniou, et même le nom Bousine (petite cornemuse sans bourdon, du Sud de la Normandie et des régions voisines), que les linguistes font venir du latin Bucina « trompette » (cf. buccin)
  4. Mr. Edouard Colin, dans sa préface p. 8 du livre "25 Danses Normandes" de Jeanne Messager, mentionne la loûre, qui rythmait les branles de Basse-Normandie, au siècle dernier.
  5. Pouque forme du normand septentrional pour « poche » au sens de sac.
  6. cf. "Annales de Normandie", janvier 1953, p. 70, note 50.
  7. En dialecte, lourer signifie également « pleurer en une longue plainte », terme réservé surtout aux longs pleurs des enfants. Le normand Loure est aussi à l'origine de nombreux mots dialectaux de cette région.
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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 09:48

Fantasie-impromptu op 66 de Frederic CHOPIN  Christian PARENT

 

 

 

György CZIFFRA Fantasy-impromptu de Frederic CHOPIN opus 66

 

 Chopin - Fantaisie Impromptu, Op. 66 (Rubinstein)


 Hi, I am Enzo and I live in Manila, the Philippines. I started to play the piano in early 2005 when I was still 9 1/2 years old, with my older brother teaching me. My parents then enrolled me in a music extension program in a University here last February 2006 and that really started me to enjoy music and the piano.

 


Thanks for watching and rating! Best wishes. . . . E N Z O 

 

Chopin - Fantasie Impromptu Op.66 - Enzo 10 ANS


 

 

Chopin, Fantasie Impromptu Op.66, Michael Andreas Haeringer

 

 

 

Umi Garrett (9 ANS) -- Chopin Fantasy-Impromptu

 

 


Voici Éric Artz à peine 10 ans :

 

 

Un autre talent émerge qui se produit parfois avec Éric Artz ; il a 26 ans soit 4 ans de moins que le jeune prodige Français et lui est Taïwanais...

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 16:34

L'aria des Variations Goldberg de Jean Sébastien Bach est un petit bijou, une sarabande un peu lente mais ornée dont la structure sera la base de 30 pièces très diversifiés avec des contrepoints très élaborés aux fantaisies plus juvéniles ou dansantes et en faisant intervenir régulièrement des difficultés techniques bien spécifiques. Bon, il est certain que le piano permet à l'interprète plus de possibilités dynamiques que le clavecin mais il est bien précisé que ces Variations Goldberg ont été écrites pour des clavecins à deux claviers et ceci à mon avis pour trois raisons : d'abord le piano n'existait pas encore quand Bach a composé cette oeuvre, ensuite les 2 claviers d'un clavecin permettent de contourner certaines difficultés techniques dues aux croisements de mains mais surtout parce que le clavecin sonne très différemment et qu'il met beaucoup mieux en valeur les reprises (qui figurent dans la partition de l'aria) et les difféents caractères de chacune des variations. L'aria da capo étant à la fois un résumé et une synthèse de l'ensemble. Au clavecin toutes les voix s'entendent clairement et les harmoniques sont perceptibles dans la vibration qui n'est pas frappée.

 

Je voudrais commencer par l'écoute de Rosalyn Tureck qui joue cet aria avec beaucoup de sensibilité et de respect pour la partition et l'esprit de Bach. Elle le joue au piano avec les 30 variations à la suite, dans un concert donné à Saint Petersbourg en 1995. Les reprises sont jouées et la pièce dure donc. Un peu plus de 70% des interprètes de haut niveau jouent les reprises...

http://youtu.be/4PSUL_aRGZU

(Cliquer sur le lien)

 

Pierre Hantaï est un excellent claveciniste qui joue l'aria comme on devait la jouer à l'époque de Bach, avec la gestuelle adaptée au fait qu'il s'agit d'une danse mais il ne joue pas les reprises. 


Bach Variations Goldberg -Clavecin -Aria par Quarouble

 


Glenn Gould en 1964

  

 

Glenn Gould en 1955 puis 1981

 

 

Evgeni Koroliov  Aria & Var 1 et 2

 

Evgeni Koroliov var 30 & aria da capo

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 22:16

Johann Sebastian Bach: Concerto for 4 Harpsichords in A minor, BWV 1065 (after Vivaldi, Concerto for 4 violins)

U.C. Berkeley University Baroque Ensemble

Harpsichord soloists:
Stephen Gamboa, Tyrone Chan, Alex McLeod, Joyce Yang

Spring 2008 Concert, Hertz Hall 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 18:28

 

 
Luc Beauséjour, claveciniste et organiste, joue deux pièces d'orgue de Jean-Sébastien Bach sur un clavecin à pédalier réalisé par Yves Beaupré, facteur de clavecins...

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 11:01

Un clavecin peut sonner plus ou moins bien. Tout dépend qui en joue et pour un enregistrement bien entendu tout dépend aussi du savoir-faire du premeur de son. Ici, nous avons une jeunes claveciniste talentueuse, une excellente épinette formidablement bien accordée et une prise de son de très grande qualité. Je n'aime pas trop l'esthétique du meuble, ni la couleur choisie mais c'est vraiment affaire de goût personnel. D'ailleurs Gisele GREGORI a choisi une robe exactement dans la même teinte que celle de l'épinette.

Johann Sebastian Bach 1685-1750

Fantaisíe en Do mineur pour clavecin, BWV 906

Interprétée par Gisèle GREGORI, à l'épinette ; enregistrée en 2007

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 15:35

Trèfle, carreau ou pique, je choisis le coeur...

  Année de sortie : 1993

 

 

 


Sting

Shape Of My Heart

He deals the cards as a meditation
And those he plays never suspect
He doesn't play for the money he wins
He don't play for respect


He deals the cards to find the answer
The sacred geometry of chance
The hidden law of a probable outcome
The numbers lead a dance


I know that the spades are the swords of a soldier
I know that the clubs are weapons of war
I know that diamonds mean money for this art
But that's not the shape of my heart


He may play the jack of diamonds
He may lay the queen of spades
He may conceal a king in his hand
While the memory of it fades


I know that the spades are the swords of a soldier
I know that the clubs are weapons of war
I know that diamonds mean money for this art
But that's not the shape of my heart
That's not the shape, the shape of my heart.


And if I told you that I loved you
You'd maybe think there's something wrong
I'm not a man of too many faces
The mask I wear is one


Well, those who speak know nothin'
And find out to their cost
Like those who curse their luck in too many places
And those who fear are lost


I know that the spades are the swords of a soldier
I know that the clubs are weapons of war
I know that diamonds mean money for this art
But that's not the shape of my heart
But that's not the shape of my heart
That's not the shape, the shape of my heart
That's not the shape, the shape of my heart

 

 


Comme certains lecteurs m'ont reproché un manque de poésie, j'en profite pour  parodier outrageusement Arthur Rimbaud en faisant dévier les 2 balles vers le coeur du jeune soldat !

  http://goublin.over-blog.com/article-978211-6.html


However since 1946, I carry my heart in a sling.

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 21:28

 

 

Francois Couperin (1668-1733) - L'Art de Toucher le Clavecin (1717)

 

 

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Published by Merlin des mèmes - dans Les mèmes de la musique
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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 17:29

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Merlin le zététicien des Mèmes - dans Les mèmes de la musique
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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 16:22

  J'écoute Scott ROSS : 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Merlin des mèmes - dans Les mèmes de la musique
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