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11 mai 2006 4 11 /05 /mai /2006 10:54
La journée commémorative de l'abolition de l'esclavage

  Cette statue de Karl Broodhagen, le sculpteur le plus renommé de la Barbade, représente Bussa, héros noir qui dirigea la révolte des esclaves en 1816. Symboliquement, il est représenté ici, se libérant de ses chaînes et émancipant du même coup tous ses compagnons.





Cette statue imposante se trouve juste avant l'entrée
de l'Aéroport international de Bridgetown,
LA BARBADE-GRANTLEY



  
  L'esclavage sous toutes ses formes est une abomination. Il est né pratiquement avec l'émergence du Néolithique.
  Très répandu en Égypte (celle des pharaons) puis en Arabie pré-islamique et post Hégire, il a été exporté en Afrique de l'ouest par des caravaniers qui commerçaient aussi facilement avec le sel qu'avec la marchandise humaine...
  Très vite, des Portugais et d'autres Européens (des gens qui possédaient des navires marchands = armateurs français entre autres) ont compris le bénéfice qu'ils pourraient tirer de ce trafic sordide en rentabilisant au mieux leurs "voyages" vers le Nouveau Monde. Ils achetaient donc de jeunes Africains en bonne santé à des "rois nègres" qui se réjouissaient de ce négoce.
   C'est odieux et inqualifiable !

  Aujourd'hui, on voudrait faire partager la responsabilité de cette déportation ignoble de près de 20 millions de noirs à toute la population française...
  Je n'accepte pas ce procédé ! Qu'on condamne ceux qui ont pratiqué cette traite négrière, eux seuls et que leurs descendants qui en ont bien profité (voir les superbes maisons de Nantes par exemple) se repentent et fassent amende honorable, s'excusent et fassent un travail d'expiation. Mais 98 % des Français ne sont pas concernés par cet horrible négoce.
  Personnellement, je n'accepte pas que le Président de la République ou le Pape Jean Paul II en aient demandé pardon en mon nom. Je n'ai jamais été solidaire de ces horreurs et je ne le serai jamais. En Afrique, des enfants et de jeunes adultes sont encore esclaves : qu'on s'occupe de leur triste sort. C'est un devoir de mémoire... pour le futur.
  Je ne crois pas qu'il faille mélanger la colonisation et tout ce qu'elle sous-tend de mépris pour l'homme colonisé et la traite négrière, commerce d'êtres humains. Ce sont deux aspects aussi lamentables mais très différents de ce qu'on pouvait déjà appeler un libéralisme tous azimuts.

Mon ami Le Bateleur (Luc pour les intimes) a précisé :

« Il y a aussi un autre esclavage plus subtil dans lequel celui qui perd sa liberté doit même acheter ses chaînes. »

  C’est vrai aujourd’hui plus que jamais. Quand on voit tous ces hommes et ces femmes qui ne parviennent pas à boucler leur budget mensuel bien qu’ils reçoivent un « salaire » pour leur travail : payer leur loyer, leur nourriture, leurs déplacements (même uniquement ceux qui leur permettent de se rendre au travail), leur habillement, l’eau, l’électricité, le chauffage constituent pour eux une mission impossible. N’est-ce pas un nouvel esclavage pernicieux et sournois que celui-là ?
D’autant plus que les patrons qui les rémunèrent si… chichement récupèrent très vite les sommes « avancées » dans leurs affaires puisque leurs salariés 'achètent' chez eux, et ces bons messieurs du monde libéral récupèrent un peu partout dans les deals qu’ils entretiennent avec les actionnaires les mieux en vue dans le paysage de la petite, moyenne et grosse finance. Et ainsi, l’argent tourne mais le travail ne permet plus de vivre à des millions de salariés Français, esclaves d’un nouveau système dit « libéral ou ultra-libéral » C’est ce que j’appelle le nouvel esclavage.
Mais je vous assure que ça ne durera pas longtemps ! Je ressens déjà les prémices insistantes de quelque chose qui gronde sourdement…


      
   Vous souvenez-vous de la Révolte des Canuts ?

Pour chanter Veni Creator
 Il faut une chasuble d'or
 Pour chanter Veni Creator
 Il faut une chasuble d'or
 Nous en tissons pour vous, Grands de l'Eglise,
 Et nous, pauvres canuts, n'avons pas de chemise !

 
 C'est nous les canuts,
 Nous allons tout nus !

 Pour gouverner, il faut avoir
 Manteaux et rubans en sautoir
 Pour gouverner , il faut avoir
 Manteaux et rubans en sautoir
 Nous en tissons pour vous, Grands de la Terre,
 Et nous, pauvres canuts, sans drap on nous enterre !

 
 C'est nous les canuts,
 Nous allons tout nus !

 Mais notre règne arrivera
 Quand votre règne finira.
 Mais notre règne arrivera
 Quand votre règne finira.
 Nous tisserons le linceul du vieux monde,
 Car on entend déjà la révolte qui gronde !.....

 
 C'est nous les canuts,
 Nous n'irons plus nus !






Bien sûr ! Les noirs seront de la partie... N'est-ce pas Vincent ?





Savez-vous ce que représente cette scène ? Je vous le dirai... un jour.




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