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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 17:08


On trouve difficilement des vidéos de Gaston BACHELARD, même sur le site de l'INA et c'est bien dommage.

Celle-ci est très brève mais elle permet au moins de saisir la modestie et la lucidité du personnage qui reste malgré tout branché en direct sur le monde, sans toutefois laisser le soin aux autres de faire les commentaires des événements relatés par les médias.


GASTON BACHELARD
envoyé par MELMOTH

Je connais un autre grand esprit qui lui n'était pas philosophe mais plutôt philologue et poète. Je lui ai consacré cette petite page :


Au commencement était le verbe

   "Il émane des choses et de nous-mêmes un rayonnement invisible, des vibrations, des ondes indéfiniment propagées selon la diversité de rythmes nombreux ; il existe en nous, autour de nous, comme le flux et le reflux d'une mer où nous serions baignés jusqu'aux profondeurs de nos fibres charnelles, des pulsations mystérieusement accordées entre elles et d'une telle importance pour chcune de nous, à cause de leur étroite parenté avec le principe même de la vie, que les hommes reconnurent de tout temps un don céleste à quiconque se révélai capable de fixer pour les autres, fût-ce par hasard ou fugitivement, ces rapports étranges. Toute notre existence idéique semble ainsi sortir de nous-mêmes, pour constituer autour de notre être une sorte d'atmosphère obscure et se projeter à certaines heures, au souffle de nos volontés, loin par-delà la banalité des vulgaires contacts, dont la pression sur elle ne cesse, toutefois un seul instant d'agir. On a comparé l'âme humaine à un miroir, à la boîte sonore d'un instrument de musique, à ces harpes primitives dont les cordes se laissent doucement émouvoir par le vent qui passe, et voici que la nouvelle science vient, en effet, de découvrir de quels reflets cachés ou concordants s'animent, sous certains chocs, certains êtres, certains corps ou certaines ténèbres. Sonores, lumineuses, magnétiques ou radioactives, selon l'expression récente qu'il a fallu créer, mille ondulations s'entrelacent et se remplacent, se correspondent et se répondent, et le monde est comme un piano dont elles seraient les cordes et dont nous serions les touches... sous quels doigts ?"

Et de nos jours ? Y a-t-il encore des philosophes ou hommes de réflexion de cette envergure ?

Peut-être Marcel GAUCHET. Nous en reparlerons dans 10 ans, 15 ans, 20 ans...

Le blog sur Gauchet



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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 09:50
Charles CERISIER est  prêtre, comme l'était CÔTIS-CAPEL lui-même. Sans doute fut-il lui aussi un peu en dehors des sentiers battus traditionnels de cette fonction. Dans ce 'recueil de documents', il nous invite à mieux connaître celui qui fut pendant les quinze dernières années de sa vie (CÔTIS est mort en 1986) un compagnon de route tant au plan fraternel que spirituel.




  Beaucoup de lecteurs et admirateurs du poète connaissent son lyrisme incomparable et tous les vrais défenseurs de la langue normande ne tarissent pas d'éloges à l'égard
d'Albert LOHIER
devenu CÔTIS-CAPEL comme pour mieux s'ancrer dans ses origines haguaises.

   Mais dans ce livre, Charles CERISIER ne se contente pas de présenter des oeuvres poétiques de son ami. Il y ajoute quelque chose qu'il serait difficile d'appeler une biographie ou des 'mémoires par procuration' mais plutôt une sorte de mémorial fait d'archives et de scènes de vie réunies.

   Ce travail de compilation est précieux pour mieux comprendre l'oeuvre de CÔTIS-CAPEL, ses engagements et le souci permanent d'être au clair avec le cheminement entrepris depuis le début, tant dans le domaine de sa foi que dans celui de son rôle social auprès de ceux qu'il a souhaité approcher dans l'atmosphère de leur travail quotidien. À cet égard, le titre "J'ai gardé le cap" me paraît très évocateur de cette ligne de conduite toujours maintenue, contre vents et marées. Prêtre ouvrier, Albert fut le premier prêtre marin pêcheur et il dut subir les foudres vaticanes comme tant d'autres dès 1959.


   Albert LOHIER écrivait en 1951 :
"Être missionnaire de la mer n'est pas une fonction attribuée à un prêtre auquel l'autorité religieuse confierait le soin habituel des âmes avec l'obligation d'assumer le culte, de promouvoir les oeuvres diverses ou même d'animer l'action catholique dans le milieu.
Le missionnaire a accepté de vivre totalement la vie même des pêcheurs. Il est professionnel, inscrit maritime, embarqué. Il travaille comme un matelot. Il vit de son salaire. Il doit, le cas échéant, souffrir les aléas du métier : long séjour à terre à cause du mauvais temps, en cas de panne, en cas de chômage." (Extrait p. 107 du livre de Charles CERISIER.)











    Bien entendu, dans cet ouvrage, le défenseur de la langue normande et le poète ne sont pas oubliés. Dans le chapitre 5, "Une écriture", CERISIER présente l'oeuvre de CÔTIS comme un élément de sa quête, une recherche. Albert aurait aimé que l'on dise "ses méditations". Mais Albert LOHIER, c'est aussi une voix "persuasive, rapide, coléreuse, explicative et ponctueée..., retenue et méditative ... un peu éraillée par la pipe et marquée par des difficultés respiratoires, bronchite et asthme"...
  À la fin de l'ouvrage, un CD présente 16 enregistrements de la voix de CÔTIS-CAPEL et les textes se trouvent dans les chapitres 5 à 8. Je trouve cette idée tout à fait remarquable et, si les traductions du normand en français n'avaient pas de sens pour le poète CÔTIS, elles ont au moins le mérite de permettre à ceux qui ne comprennent pas parfaitement la langue normande, de saisir les idées et le sens général des méditations d'Albert, dans son loceis...
J'avais déjà eu l'occasion de faire une brève présentation de
ce très grand poète normand
(cliquer sur le lien ci-dessus)
à la mi-juin dernier, juste après que l'auteur nous eût présenté son livre.

Voici ce que CÔTIS-CAPEL écrivait à propos du   grand métier   qu'est celui de la mer :

 

(Le prêtre marin pêcheur dit lui-même son poème)

Pendant les vacances, des critiques injustifiées ont été formulées à l'encontre de ce travail. Je n'en dirai pas plus que ces quelques mots, pour quatre pages ignobles :
Tout ce qui est excessif est dérisoire et lorsqu'on aimerait soi-même être mis en valeur, on écrit quelque chose de positif, utile à tous et à la langue normande. C'est le cas lorsque l'on met à la disposition de tous un recueil de documents sérieux et faciles à consulter. Il n'en est pas de même lorsqu'on se prétend "expert en langue normande" et qu'on affirme que les mots "quétoun" et "devaunté" ne font pas partie de notre loceis et qu'il faudrait dire "âne" et "tablier". Mais voyons ! ...
Ce qu'il faut, c'est humblement se mettre au service de cette langue normande qui a déjà été si souvent bafouée par le passé. Chiche ! Il y en a qui le font déjà très bien et je pense en particulier au groupe Magène, à son site et à tous ses animateurs. Et puis, dans l'ombre et le silence, il y a les experts, les vrais qui se taisent en mesurant avec tristesse les dégâts occasionnés.
À l'évidence ces quatre pages vindicatives et remplies d'un fiel amer ont été écrites par un cuistre égocentrique. Ça ne l'empêche pas d'écrire :

"Certes, je peux lui savoir gré de ne pas m'avoir trop cité afin que ma modestie ne puisse en souffrir, je ne suis pas d'un naturel à me mettre en avant et je préfère la discrétion et la retenue aux effets de manchettes et aux déclarations intempestives si prisées des fans de la 'com'."

Une annonce en forme de précaution oratoire; un bel oxymoron ironico-paranoïde ou l'art de dire tout le contraire de ce qu'on pense. C'est pitoyable ! La suite du paragraphe le démontre d'abondance...

Je pense revoir Charles CERISIER  prochainement mais je recommande dores et déjà à tous la lecture de son livre qui est paru au 2ème trimestre 2008 chez isoète.   Un outil bien précieux !
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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 16:19


LA MER


Ainsi qu’une prairie au printemps sous la brume
La mer s’épanouissait en pétales d’écume
Et, papillons géants qui tournent et se penchent,
Les mouettes dans leur vol effleuraient ces fleurs blanches


À l’horizon fume le soleil rouge
Pareil à quelque tas broussailleux d’herbes rousses
Qui finit de brûler dans l’ombre
À petites secousses…

Là-bas aussi par où le ciel vient se confondre
Dans la nuance de l’eau
Les mâts des bateaux
Ont l’air de faner sur les roches
Le foin des nuages qui s’effilochent…

Ainsi qu’une prairie au printemps sous la brume
La mer s’épanouissait en pétales d’écume.




J'aime ce poème pour la simplicité harmonieuse des images qu'il évoque. Vous connaissez  son auteur j'imagine ? ...



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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 17:14
EN ROUTE VERS LE CANYON  DE LA MONTAGNE DE LA CHÈVRE...

   Un ami m'a dit : "Ce qui est curieux, c'est que tu aies été déçu de ne pas trouver les réponses à tes questions, sans comprendre que plus on cherche à répondre à des questions, et plus on en trouve des questions. C'est un des principes de la recherche..."
   Je propose tout d'abord à cet ami de lire ce texte qui est une parabole de la vie et de la manière de représenter les connaissances de toute nature qu'on y acquiert en se posant des questions dans tous les domaines, chemin faisant :

Le parcours initiatique de la vie

L'image « http://idata.over-blog.com/0/13/42/39/grand-canyon-mountain-goat.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

   Je voudrais reprendre aujourd'hui cette métaphore du canyon afin de mieux expliciter le cheminement de la pensée d'un être humain dans ce long et difficile chemin de l'acquisition de savoirs, de savoir-faire, de savoir-être et de savoir-vivre au final.

Ce canyon est magnifique ! C'est le Canyon de la Connaissance. Vous voulez bien que je l'appelle comme ça ?

    Je suis né, aux Sources d'Elle, une toute petite rivière normande, il y a un peu plus de six décennies. Au tout départ,  je ne voyais rien de ce canyon car je suis resté à l'horizontale ou à quatre pattes plus de seize mois, retardé sans doute par des souvenirs de guerre qui n'aident pas nécessairement à se redresser hardiment... Lorsque je me suis relevé un peu de mes frayeurs, j'ai commencé à apercevoir la belle ligne arborée que constitue sa partie la plus haute.
   Et puis, fasciné par l'étrange beauté de ce paysage lointain, j'ai pris la décision d'avancer vers lui pas à pas, à petits pas...
  J'ai découvert dès le début du sentier le langage des hommes, celui que m'a appris ma mère essentiellement et Cécile l'employée de maison ou la bonne comme on dit.
  J'ai rencontré la mort très tôt, celle de ma pauvre Maman, alors que j'avais deux ans, puis j'ai connu des maîtresses* exigeantes, compréhensives et bienveillantes à la fois jusqu'à cinq ou six ans...
*
Irène & Juliette furent des institutrices d'école maternelle exceptionnelles je dois le dire.

   Au fur et à mesure que mon pèlerinage avançait, je découvrais de nouveaux aspects du canyon, de plus en plus précis. Les détails s'accentuaient, se précisaient, et tout au long du chemin, je faisais de multiples hypothèses, car je n'avais pas de guide...
  Vers mes sept ans, la lune et ses aspects divers de croissant ou de disque d'or m'intriguait : je décidai d'imaginer que ce serait grossièrement une demi-sphère, semblable à un ballon dégonflé, dont l'une des parties était rentrée dans l'autre; la partie rentrée étant obscure alors que la partie convexe était toujours lumineuse. Elle tournait sur elle-même et se présentait donc sous tous ses aspects : disque plein, croissant vers la droite, croissant vers la gauche ou creux invisible. J'avais imaginé ces phases de la lune... parce que personne ne voulait ou ne savait m'expliquer la réalité du phénomène...
  Une partie de mon parcours a été difficile, triste, pénible même. J'avançais difficilement, souvent en pleurant, car j'étais seul au monde et l'image de la falaise du canyon, bien que je m'en approchasse chaque jour était troublée au travers de mes larmes.
  Un peu de volonté retrouvée me fit découvrir les joies de la géométrie dans l'espace, la magie des nombres et la beauté du dessin et de la peinture auxquels je pouvais m'adonner sans réserves. Je voyais de mieux en mieux la rive droite de mon canyon et j'y découvrais des secrets incroyables au fur et à mesure que je croisais des gens qui, comme moi, se dirigeaient vers les mêmes buts : comprendre, savoir, agir, grandir.

  Je commençai alors à saisir un peu mieux les règles de la société dans laquelle je vivais malgré moi : il s'agissait de reproduire les mêmes habitudes que celles que nos prédécesseurs avaient imaginées, reproduites, vécues. Les comportements, les mots, les gestes et les manières d'être étaient recopiés à l'infini et chaque rencontre nouvelle était l'occasion d'une nouvelle façon de singer ceux que nous croisions.

  Je m'approchais toujours, lentement, du bord du canyon, mais — si j'en découvrais les apparences et les évidences avec de plus en plus de netteté — je ne distinguais toujours pas encore les détails fins que j'aurais aimé pouvoir observer de beaucoup plus près.
  Bien sûr, des livres achetés dans les échoppes sur le parcours racontaient les merveilles et la beauté de la nature de l'autre côté ; la faune et la flore y étaient répertoriées par le menu. Mais je voulais voir tout ça en réalité,  par moi-même. J'achetai alors des jumelles, puis une lunette à fort grossissement. Je pouvais voir à présent des choses nouvelles qui m'éblouissaient et me comblaient de bonheur.
  Mes connaissances de la faune et de la flore de cette rive droite devenaient intéressantes. Mais je n'y étais toujours pas. Pendant ce temps, je rencontrais de plus en plus de semblables qui se passionnaient eux aussi pour cette quête de la réalité de l'autre rive qui s'approchait de plus en plus. Et là, il y avait un autre sujet d'étude, bien plus complexe, surtout le soir au bivouac. Les uns affirmaient qu'ils avaient imaginé une théorie globale explicative de tout ce qu'il y avait de l'autre côté, tandis que d'autres donnaient le détail de chaque élément  de vivant ou d'inerte présent le long de la merveilleuse falaise des connaissances. Et puis, ils inventaient des manières, des méthodes, des procédures, des protocoles et faisaient déjà des simulations informatiques sur les écrans de leurs portables de ce qu'on rencontrerait là-bas...
  Je fis, lors de ce périple, la connaissance de jeunes filles charmantes qui tournaient autour de moi, mais je continuai mon chemin et c'est seulement quelques années plus tard que j'en rencontrai une avec laquelle je poursuivis mon chemin, pour la vie, en compagnie de deux petits garçons qui nous accompagnèrent alors.
  Comme j'avais déjà acquis quelques rudiments, je les transmis en route à des centaines de jeunes gens car ma profession consistait à faire passer des mèmes dans les cerveaux d'enfants, d'adolescents ou de jeunes gens. C'était des moments passionnants pendant lesquels je leur faisais appréhender la nature des choses rencontrées le long du parcours commun, mais aussi des images de l'autre rive.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 17:23

Côtis-Capel

 


D'après une photo d'Alex BOIVIN prise en 1982 à la kermesse
d'Urville-Nacqueville, face à l'école qui, quelques années plus tard,
s'appelera "École Côtis-Capel".

Côtis-Capel, c'est le pseudonyme littéraire de l'un de nos plus grands poètes en langue normande. Cet homme, Albert LOHIER, naquit le 22 janvier 1915 à Urville- Hague.

On peut trouver une biographie de ce personnage atypique, qui étai prêtre ouvrier, mais qui fut surtout le premier prêtre marin pêcheur à ce lien Wiki :


La voix d'Albert était exceptionnelle et on peut mesurer ici toute la richesse de ses inflexions, toute l'expressivité et toute l'émotion qu'elle recèle dans ce texte de Jacques LANIÈCE où il fait parler un ouvrier agricole :



Ah ! Ah ! C'te jeunesse, la v'là déjà envolae... C'est byin comme la myinne de jeunesse. À c't'heure les trucs d'amoureux j'm'en fous pas mal, c'n'est pus d'mon temps. C'qui m'faudrait à mé, c'est une moque de beire à chaque coup qu'j'en ai envie.
Créyous qu'c'est juste d'arriver à m'n'âge sans beire, sans fagots ni bouais pour m'caoffer les pyids ?
Y' a byin la pension des vieux... Ah vé, la pension des vus... Quand vous aurez travailli coume mé garçons, quand vous auras fait autant d'fagots, autant d'bottes de foin qu'j'en ai fait dans ma vie, quand vous aurez sumé c'que j'ai sumé d'blé et d'orge et d'avaine et d'colza et r'piqui autant d'bettes et laboura, faochi, herchi autant d' vergies, quand vous n'n'aurez bavé coume mé à couri ces maudites gerces, à rapasser des génisses qu'étaient parties dans le clos au tauré...
Ah quand vous aurez ramassé dans la gelae autant de boussiaux d'poumes que mé qu'en avais les doigts tout raidis... Eh byi vous pourrez prêchi garçons...
NB : Ce texte lu par Albert LOHIER,n'est pas écrit en pur normand mais il représente bien la manière dont les journaliers agricoles pouvaient s'adresser à des horzains ou à des "gens de la ville" quand ils leur adressaient la parole.

Voici à présent un texte de Côtis-Capel en personne, dit par lui-même. Il s'agit de son "miserere", celui qui sera dit le jour de son inhumation. Une sorte de confession de vie grandiose et en même temps pleine de modestie et d'humilité :

 



Je donnerai bientôt la traduction de ce poème qui, dans sa langue originelle, est tout simplement sublime.

Albert LOHIER fut le premier prêtre marin pêcheur. Un de ses amis, Charles CERISIER (prêtre lui aussi) vient d'écrire un livre dans lequel il rapporte les événements forts de la vie de Côtis-Capel grâce à de nombreux documents, notamment écrits de la main du poète prêtre et marin.

"J'ai gardé le cap"
Albert Lohier/Côtis-Capel
Documents
de Charles CERISIER
Éditions Isoète 2ème trim 2008

Je ferai un article complet pour présenter cet ouvrage précieux dès que j'aurai fini de le lire jusqu'au dernier paragraphe.

<== Côtis-Capel dans son travail quotidien de marin pêcheur, au milieu de ses compagnons dont il a voulu partager la vie.






Un merveilleux poème de Côtis

Anichi dauns sen bèr, eun qu'nâlot qui vous guette,
Et vous v'là inochent, et vous v'là surgouolaé,
Y a-t-i d' quei d' pus jati qu'un p'tiotin afêtaé
Qu'en est ergouème' dé beire et qui fait des risettes.

J'n'ousons paé y touqui, ch'est gros coume eun' rébette !
Et touos, dé louen, j'prêchons dé sa joulie sauntaé,
D'sen ren et d' sen fèssyi qu'ount byin toutes les bountaés,
Et j'counv' nouons tout bouon'ement qu'i s'porte coume sounette.

Mei qui n'i janmais eu ni bourjouès' ni éfaunts
- Mais ch'est lo men histouèr', vous l'ont dit les set vents -
Chu qu'nâle e sen p'tit lyit toute la seirée m'assoument,

J'mé dis qu'chu p'tiotinet s' sa quiqu'eun d' counséquent
Pis qu'i réra des qu'nâl's et qu'cha r'séra des houmes.
Veir' ch'est eun gros dé d'quei qué d'mouri sauns éfaunt.

                                    (Les côtis éd Isoète 1985 p.167)



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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 10:38
Marcel Gauchet s'adresse aux journalistes de Marianne au sujet du phénomène Sarkozy.





1) Gauchet : "Putain 4 ans, c'est aussi valable pour vos lecteurs ! "







2) Gauchet : "Il faut se méfier d’une anti-pensée unique qui peut devenir un système."






3) Gauchet : "La principale menace qui pèse sur le journalisme, c’est l’inutilité !"









Gauchet : intervention intégrale à l'occasion du séminaire de Marianne le 31 mai 2008


Gauchet : Marianne, l'antisarkozysme et le journalisme
par Marianne2fr


NOUS VIVONS UN PHÉNOMÈNE HISTORIQUE OU HYSTÉRIQUE ?
 C'EST SELON !



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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 21:02


http://accel92.mettre-put-idata.over-blog.com/0/13/42/39/profil.jpg
   Profil de la Roche d'Oëtre

Je dédie ce poème à ma payse Aimela qui - comme moi - vit en Basse Normandie mais qui pour autant ne dédaigne pas s'aventurer en Suisse Normande.
Oui, celui à qui tu dis tendrement "mon chéri" s'est augmenté de 172 %. Il a de quoi voir venir et préparer ainsi en toute quiétude sa convention obsèques. Il est vrai que pour un homme obséquieux, ça n'a jamais posé de problème.
Je lis souvent tes commentaires Aimela, deça-delà, et je dois te dire que je me sens souvent très proche de toi. Viviane pourrait te confirmer mes dires...
Un jour nous pourrons dire de concert peut-être :"Laissez-moi m'endormir du sommeil de la terre !"

Voici donc ce poème chère Aimela :


 

        Clair-obscur de Georges de La Tourhttp://accel11.mettre-put-idata.over-blog.com/0/13/42/39/Fermer_les_yeux.jpgEntre l'ombre et la lumière, l'esprit cherche des décourcis puis se cache enfin.

PAX et LUX

   Quand ma petite fille guidée par la chandelle
      Viendra fermer mes yeux pour la dernière fois
De La Tour magnanime abaissant la ridelle

     Je quitterai enfin mon vieux masque narquois

          Je partirai serein pour des contrées lointaines
          Avec des souvenirs vieux de plus de mille ans
    J'abandonnerai là mes pensées incertaines
Et fixerai un point du bleu tunnel des ans

                 Alors dans un soupir je passerai la flamme
  À celle qui aura apaisé mon regard
Et je m'effacerai à jamais du décor

            Convenu de la vie et des  voeux en retard
     Je serai apaisé et couché sous la lame
Et seul le souvenir y planera  encor





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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 17:06
Une biographie de Jules BARBEY d'AUREVILLY
Par Michel PINEL


              Couverture du livre
undefined      Mon vieil ami, l'écrivain normand de Lessay, Michel PINEL vient de publier une excellente et originale biographie de Jules Amédée BARBEY d'AUREVILLY... (éditions Eurocibles*.)

 La richesse de ce travail tient au fait que l'auteur a passé trois années à compulser tous les documents qu'il a pu trouver & photographier au musée de St Sauveur Le Vicomte. La conception et la mise en page ont été intégralement réalisés par l'écrivain lui-même sous Quark XPress.

Je ne connais pas de biographie de Barbey qui soit aussi complète que celle-ci et surtout aussi richement illustrée. Le nombre de photographies, de lettres et de documents divers y est résolument impressionnant puisqu'il est de l'ordre de de 600...

Mais par ailleurs, le contenu en informations, rédigé par l'historien local, est lui aussi très riche et parfaitement organisé.

Ainsi, on trouvera
- Éléments biographiques incontournables, de la page 7 à la page 64.
- Barbey en son temps, vu par ses contemporains et à côté des autres écrivains de l'époque, de la page 65 à la page 94.
- Barbey et ses amis, de la page 95 à la page 130.
- Barbey et les femmes, de la page 131 à 158.
- Les oeuvres du connétable et les illustrateurs, page 159 à 206.
- Des traces d'événements dédiés au souvenir de Jules Barbey d'Aurevilly page 207 à 236.

Au total, un parcours biographique exceptionnel afin de bien faire la connaissance du personnage Barbey d'Aurevilly qui fut
à la fois scandaleux, talentueux, original, complexe, à multiples facettes et dont la vie et les romans ne  peuvent en aucun cas s'analyser à la sauvette.

Ce remarquable ouvrage de Michel PINEL nous aide à cheminer dans les labyrinthes de la pensée aurevillienne, grâce à une documentation iconographique (inédite à ce niveau de densité, et présentée dans une harmonie vraiment ordonnée), avec une rigueur et une élégance assez rares de nos jours.

* (Éditions du patrimoine Normand ; Eurocibles février 2008.
    EUROCIBLES 1,Centre du Clos l'Évêque BP3 50570 MARIGNY.)

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     L'ensorcelée L’abbé de la Croix-Jugan, après une tentative de suicide ratée qui laissera des traces indélébiles sur son visage, revient à Blanchelande, l’abbaye où il a suivi sa formation de prêtre. Ce retour va créer un véritable chambardement dans ce petit village paisible de Normandie et notamment dans la vie de Jeanne Le Hardouey,
« ensorcelée » par ce prêtre monstrueux.
 Le roman le plus extraordinaire de
Barbey d'Aurevilly sans doute. Mais on n'a que l'embarras du choix avec Barbey...

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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 22:59
René GIRARD SUR KTO

LE DÉSIR MIMÉTIQUE ET LA VIOLENCE HUMAINE


 













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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 21:54

Je ne savais pas que l'enfer était pavé de bonnes intentions.
Je ne savais pas que l'enfer (pas besoin de gril) c'est... les autres.
Je ne savais pas que par ces temps de grèves de la SNCF on pouvait aller un train d'enfer...
En fer et contre tous. Enfer et damnation.





Un homme est debout
La tempête est sous son crâne
Dès qu'il perd ses nerfs




Et les journaux people pour voir si on parle de lui et de sa bougitude..




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