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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 17:33
 
    Le Petit Prince voulait retourner vers sa planète pour revoir sa rose.

     Il emprunta un vol de bernaches nonnettes qui avaient échappé à la vigilance de leur propriétaire Jacques Perrin... Et la troupe s’envola.

    La huitième planète était habitée par un nain ternaute. Tout au moins, c’est ce que le Petit Prince crut comprendre... En réalité, il ne le trouvait pas si nain que ça. Il était même grand et fort barbu car, disait-il, il n’avait pas le temps de se raser. En effet il était toujours campé devant des écrans LCD, des écrans plasma, des vieux moniteurs cathodiques pas très catholiques et il disait qu’ainsi il était à l’écoute de la communauté du Net. Il parlait de réseaux de réseaux et d’informations en temps direct "live"...

   Cet homme étrange lui rappelait un peu le businessman de la quatrième planète mais en moins intéressé par la rentabilité et l’argent généré. Le Nain ternaute manipulait des informations écrites, photographiques ou vidéo et de la musique. Il parlait aussi de ’ouebecames’ placées ici et là dans le microcosme où il vivait mais aussi bien au-delà... Le Petit prince lui demanda :

- Est-ce que tu pourrais voir sur tes écrans si ma fleur se porte bien sur ma planète B 612 ?
- Oui, sans doute ! As-tu placé une web cam devant ta fleur et as-tu une connexion à Internet ?
- C’est quoi Internet ?
- Oh, c’est une installation complexe, une toile d'araignée qui tisse des liens entre les hommes dans le réseau infini des systèmes de planètes de cet univers. Nous pouvons tous communiquer, à tout moment, les uns avec les autres.
- Alors quand je voyage, je pourrais communiquer avec ma rose ?
- Oui, bien sûr !
- Et avec mon mouton ?
- Assurément, tu pourras parler avec lui quand tu le voudras.

  Le Petit Prince était vraiment très heureux d’avoir rencontré un homme qui lui permettrait de rester en relation avec ses amis. Il ajouta :

- Et avec Antoine l’aviateur que j’ai rencontré dans le désert ?
- Bien sûr petit ! Les aviateurs ont des ordinateurs très performants dans leurs cockpits, tu pourras...
- Et avec mon ami le Renard que j’ai apprivoisé ? Ce sera possible aussi ?
- Là, tu me poses une question plus difficile petit bonhomme. S’agit-il d’un Renard sauvage ou d’un Renard qui vit dans un parc zoologique ?
- Je crois qu’il est libre et sauvage. C’est comment ton nom à toi ?
- Je m’appelle Merlin.

  Le Petit Prince était vraiment content d’avoir rencontré un nain (Ternaute) aussi grand et il se demandait avec la dernière curiosité quelle pouvait être cette ethnie des Ternautes, mais comme il était très fatigué par son voyage sur le dos de ses amies les bernaches nonnettes, il s’endormit dans le duvet chaud des doux volatiles...


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Published by Merlin des mèmes - dans Poésie
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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 10:24
En écho à un commentaire de Viviane suivi d'un article dédié à la

LES VIEUX



Jacques Brel Les Vieux English subtitles
envoyé par lightning49




Jacques Brel   
Les vieux

Paroles: Jacques Brel. Musique: Jacques Brel, Gérard Jouannest et Jean Corti   1964
© Editions Musicales Pouchenel
 


Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
Même riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un cœur pour deux
Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d'antan
Que l'on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps
Est-ce d'avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d'hier
Et d'avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières
Et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit : je vous attends

Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s'ensommeillent, leurs pianos sont fermés
Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter
Les vieux ne bougent plus leurs gestes ont trop de rides leur monde est trop petit
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit
Et s'ils sortent encore bras dessus bras dessous tout habillés de raide
C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement d'une plus laide
Et le temps d'un sanglot, oublier toute une heure la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, et puis qui les attend

Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent par la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t'attends
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend.



Depuis plus de 40 ans, j'aurais eu envie que Jacques BREL transformât parfois les vers 13 & 14 :

"Et s'ils sortent encore bras dessus bras dessous tout habillés de raide
C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement d'une plus laide"


en

"Et s'ils sortent encore bras dessus bras dessous tout habillés de rêve
C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux et la fin d'une trêve"

Oui, j'avais envie de faire ressurgir les rêves endimanchés de nos vieux tout fanés
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Published by Merlin le zététicien des Mèmes - dans Poésie
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