Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 16:52

 

 

Vampires et morts-vivants au Moyen Âge

À l'été 2007, une équipe d'archéologues découvre en Irlande une série de tombes d'un genre inhabituel qui datent du Moyen Âge. Deux des squelettes plongent notamment les chercheurs dans une grande perplexité : ils ont été enterrés avec des pierres dans la bouche. Christopher Read et Catriona McKenzie, deux archéologues, sont chargés de percer le mystère de cette singulière découverte. Croisant des sources historiques avec le résultat des observations sur place, ils essaient de trouver comment les défunts sont morts et pourquoi ils ont été enterrés selon cet étrange rite funéraire. Les chercheurs supposent aujourd'hui que les morts en question étaient considérés par leurs contemporains comme des "revenants", des individus qui se seraient échappés du royaume des morts pour tourmenter les vivants. Associées à des scènes de reconstitution, ces découvertes archéologiques témoignent des pratiques visant à empêcher certains défunts de revenir, et éclairent d'un jour nouveau les légendes des vampires et des morts-vivants.

(Royaume Uni , 2011, 49mn)

 


 

 
Par Merlin - Publié dans : Drames humains
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 21:49

 

 


Instruments à cordes au Moyen-Age - Partie 1 par Nabuchodonosor-II


Instruments à cordes au Moyen-Age - Partie 2 par Nabuchodonosor-II


Instruments à cordes au Moyen-Age - Partie 3 par Nabuchodonosor-II

 

 

Loure (instrument)

Loure, collégiale Saint-Évroult de Mortain, 15e s.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Loure.

La loure écrit aussi loûre, était un instrument à vent normand de la famille des cornemuses.

On trouve également le vocable de haute loure qui était une grande cornemuse à long bourdon et chalumeau, qui la différenciait de la simple Loure. Tout comme en Bretagne, il y a une différence entre le binioù kozh (litt. : « vieux biniou ») et le binioù bras (« grand biniou »).

La loure fut un des instruments populaires de Normandie, du XVIIe siècle au XVIIIe siècle1, mais elle est disparue de nos jours et n'est plus connue que par l'iconographie.

Sommaire

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Étymologie[modifier]

Le mot normand loure viendrait du norrois luðr, lura. Cet instrument ayant notamment été fabriqué et joué en Normandie, d'aucuns tablent sur l'influence scandinave dans cette province pour lui accorder cette origine. Au Moyen Âge (XIIIe siècle), l'appellation loure était cependant générale en France2. Toutefois, À partir du XVIIIe siècle et jusqu'au début du XXe siècle, loure ne désigna plus qu'une variété de cornemuse populaire en Normandie et aux confins de l'Ille-et-Vilaine, les sonneurs de Normandie employant aussi une haute loure.

Selon le spécialiste en dialectologie romane Albert Dauzat, faire venir le nom de la loure du latin lūra « sac de cuir, sacoche » ne convient pas, le terme ne signifiant pas « sac à vent » et n'en ayant aucunement l'idée ni le sens, c'est seulement un rapprochement idiomatique, « qui ne convient ni par la forme ni par le sens », phonétiquement on aurait dû aboutir à *lure. Il lui préfère le norrois lúðr « trompe, corne » (parente du Carnyx celte), trompe dont se servaient les anciens scandinaves, auquel on peut comparer la forme du bourdon du sonneur de la tourelle de l'Hôtel de Bourgtheroulde de Rouen, sculpté vers 1502 (détruit en 1944)3.

Histoire[modifier]

Jusqu'au XVe siècle, la loure est considérée comme un instrument noble au plus, et bourgeois au moins, jusqu'au retour définitif de la Normandie continentale à la couronne de France en 1450. Au XVIe siècle, la loure est l'apanage des paysans et des bergers.

Son recul semble être fonction de l'acculturation due à la francisation, qui imposa des instruments considérés comme plus « modernes », plus « franco-parisiens », tel le violon et le hautbois, remplacé plus tard par la clarinette.

En Normandie, où la loure disparut au milieu du XIXe siècle4, époque qui vit la parution des premiers dictionnaires du patois normand (de Jean-Eugène Décorde, A. G. de Fresnay, C. Maze, Louis-François Vasnier, Eugène Robin, Edelestand et A. Duméril, Édouard Le Héricher), le mot loure et certains de ses nombreux diminutifs, ne prirent nulle part le sens de récipient d’air, vessie ou sac…, mais désigne un tuyau sonore et/ou d’instrument de musique genre "flûte" et/ou "flageolet". Ce qui confirme la proposition d'Albert Dauzat.

La particularité de cet instrument est qu'il n'est pas parvenu jusqu'à nous. Ce sont des textes, quelques rares descriptions qui nous en parlent. Les passionnés de cornemuse n'ont rien trouvé de tangible. On l'a rapprochée de la zampogna italienne, ou encore de la sackpipa suédoise.

Le mystère reste entier, à l'exception éventuellement de l'apport iconographique qui la représente, notamment dans les lettrines enluminées des manuscrits médiévaux, mais surtout de la sculpture : parmi ces derniers exemples, on peut signaler le joueur de loure sur un pilier de l'abbatiale de Cerisy-la-Forêt (XIIIe siècle), l'ange joueur sur l'église Notre-Dame de Carentan (XVe siècle), sur un cul-de-lampe de l'église de Montgardon (XVe siècle) ou encore dans la chapelle du manoir d'Hermerel à Gefosse-Fontenay pour cette même (XVe siècle), avec bourdon d'épaule à raccord médian. De même sur l'ancien autel polychrome de la cathédrale de Coutances (début XVIe siècle) aujourd'hui conservé dans l'abbatiale de Saint-Sauveur-le-Vicomte, dans le Cotentin. Des représentations semblables se retrouvent à plusieurs endroits de l'église Notre-Dame de Caudebec (début XVIe siècle), dans le pays de Caux.

Facture[modifier]

Composée comme toutes les cornemuses d'un réservoir aussi appelé la « pouque » (littéralement « sac » en normand septentrional comme le cotentinais ou le cauchois et signifiant "pochon/sac" ou "sac de toile")5, la loure était alimentée en air par un tuyau d'insufflation assez court aussi appelé la « porte-vent ». Le joueur jouait des deux mains sur un chalumeau avec ou sans pavillon, c'est-à-dire sans extrémité conique, tel les lures scandinaves. Dans les réprésentations normandes, on peut la trouver avec un hautbois à la place du chalumeau, et parfois avec un bourdon d'épaule.

Du XVIe siècle au XVIIe siècle siècle, la manufacture de cornemuses de la Couture-Boussey (Eure), était réputée6.

Jeu[modifier]

Sa musique rythmée, qu'on disait « lourée », a donné son nom à une danse7, la loure, danse traditionnelle normande, devenue une danse française de cour au XVIIIe siècle, proche de la bourrée auvergnate.

Voir aussi[modifier]

Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Le journal d'un bourgeois de Caen, 1652/1733, édité en 1848.
  2. M. Marie du Mesnil, dans ses Chroniques Neustriennes, s'exprime ainsi: "L'idiome des Trouvères a prédominé sur celui des Troubadours du Midi, dans la formation de la langue française. Celle-ci n'est autre chose que la langue des Trouvères normands, corrigée par Marot, adoucie épurée par Malherbe, ennoblie par Corneille et perfectionnée par le génie de Racine..."
  3. Le rapprochement et l'évolution sémantique de "trompe" à "cornemuse", du vieux-français corn: "corne" et muse: "musette" est semblable en breton, où le vieux-celtique benna: "corne", a donné le moyen-breton benny et le breton moderne biniou, et même le nom Bousine (petite cornemuse sans bourdon, du Sud de la Normandie et des régions voisines), que les linguistes font venir du latin Bucina « trompette » (cf. buccin)
  4. Mr. Edouard Colin, dans sa préface p. 8 du livre "25 Danses Normandes" de Jeanne Messager, mentionne la loûre, qui rythmait les branles de Basse-Normandie, au siècle dernier.
  5. Pouque forme du normand septentrional pour « poche » au sens de sac.
  6. cf. "Annales de Normandie", janvier 1953, p. 70, note 50.
  7. En dialecte, lourer signifie également « pleurer en une longue plainte », terme réservé surtout aux longs pleurs des enfants. Le normand Loure est aussi à l'origine de nombreux mots dialectaux de cette région.
Par Jipé - Publié dans : Les mèmes de la musique
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 10:28

La chifournie ou vielle à reue était encore utilisée au XIXème siècle en Normandie bien que la Révolution lui ait fait beaucoup de mal. Avec le violon du violoneux, elle était le seul instrument de musique couramment utilisé dans nos campagnes et nos bourgades. Chifournie (chifouornie) ou chifonie proviennent du mot grec symphonia (symphonie.)

On peut écouter d'abord une chifonie à ce lien :

  Une chifonie toute neuve 

(Cliquer sur le lien ci-dessus)

Puis une vielle à reue (chifouornie) dans cette petite vidéo

MA CHIFOURNIE

  Chantée par Théo Capelle (Concerts de Magène) 2000-2001


J'sis v'nun par mounts par vâos

Pilvâodaunt dauns la boe

Ma chifournie sus l'dos

S'i vouos pllaît eune goutte d'iâo


Deux p'tits sous s'i vouos pllaît

Ch'est pouor gangni ma vie

Que touos les jours je vas

D'aveu ma chifournie

Ma chifournie ma vie


Je vous vignonnerai

De petites sornettes

Et je vouos chanterai

De belles caunchounettes

 

Erfrain


Et quaund je s'rai chu nouos

D'aveu men père & ma mère

Souovenaunche de vouos

J'érai dauns ma priyire

 

Souovenaunche de vouos

J'érai dauns ma priyire

Ma chifournie ma vie

Souovenaunche de vous

Ma chifournie ma vie

 

Texte anonyme de JERSEY

 

 

 

 

Une chifonie médiévale reconstituiée 


La chifournie (article Wikipédia en jersiais)

Par Jipé - Publié dans : Loceis normand
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 10:26

 

 

MANOUN DES HÂOTS-VENTS


Manoun des Hâots-Vents, ol est belle et bllonde

Et ses biâos uus gris sount graunds coume la mé

J’aimerais muus l’avei que touot l’or du Mounde

Mais ol est mariée, j’nai paé l’ dreit d’ l’aimaer.

J’y le quoeu débâochi quaund j’ m’en vas rêvaunt

À Manoun la douche, Manoun des Hâots-vents.

 

Manoun des Hâots-vents ol est triste et belle

Ch’ tait sus l’asseiraunt d'eun biâo jou d’avri ;

Eun ouésé chauntait qu’ l’amour ch’est mervèle

Et j’ laissis men quoeu à mitan s’ouovri…

O m’dit  « Men pouor Jeaun ! » et j’ la vis s’ sâovaunt

Manoun, triste et belle, Manoun des Hâots-Vents.

 

Manoun des Hâots-Vents ol est belle et fyire

Si ol a souffert qui qui peut l’ savei ?

S’ n houme est un soutouon chaqueun peut vous l’ dire.

Qui bounheu do li qu’o pourrait avei ?
Mais vos n’ verrez pyiche s’en âler d’rivaunt

Manoun la fyirté, Manoun des Hâots-Vents.

 

Manoun des Hâots-Vents, ol est belle et sage

Et n’y éra janmais sus lyi ni sus mei

D’vents d’goule dauns l’hammé ni d’ bas rapsâodages

Mais ryin n’ m’ opposera même mort de l’aimaer.

Veire j’aimerai tréjous, après coume devant

Manoun ma Manoun, Manoun des Hâots-Vents.

                          Gires Gannes  Es set vents du Cotentin OCEP Coutances 1972 

345

Manoun des Hâots Vents par Théo Capelle

Par Jipé - Publié dans : Loceis normand
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 10:24

  Côtis-Capel est le nom d'écriture d'Albert Lohier, prêtre marin. Mais nous avons avec lui sans doute notre plus grand poète en langue normande :


D'après une photo d'Alex BOIVIN prise en 1982 à la kermesse
d'Urville-Nacqueville, face à l'école qui, quelques années plus tard,
s'appelera "École Côtis-Capel".
 

Prêtre-Marin et grand poète, c'est Côtis-Capel

(Cliquer sur ce lien)

Ma chifournie

Dauns men prêchi de Côtis-Capel chanté par Théo Capelle

 

Commander des CD sur le site de Magène :

http://magene.chez-alice.fr/

Par Jipé - Publié dans : Loceis normand
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